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EDITORIAL>

Le ministère de la Communication et des médias vient d’organiser, du 16 au 17 mars 2020, au chef-lieu de la province de Muramvya, une retraite médiatique destinée aux responsables des médias et des journalistes, dans l’objectif de parler des élections démocratiques pluralistes que nous débuterons le 20 mai prochain, après une campagne électorale attendue à partir du 25 avril prochain.Le ministère de la Communication et des médias vient d’organiser, du 16 au 17 mars 2020, au chef-lieu de la province de Muramvya, une retraite médiatique destinée aux responsables des médias et des journalistes, dans l’objectif de parler des élections démocratiques pluralistes que nous débuterons le 20 mai prochain, après une campagne électorale attendue à partir du 25 avril prochain.Ouvrant officiellement les travaux , le ministre de la Communication et des médias Frédéric Nahimana a appelé les journalistes à une bonne couverture médiatique de l’échéance électorale en vue, en fonction de leurs qualités morales, intellectuelles, professionnelles et patriotiques, loin de tout esprit partisan et de tous ceux qui, directement ou indirectement, s’activeraient de quelque manière que ce soit, à semer  le trouble au sein de la population attendant sereinement le bon déroulement des  élections en question. Le ministre de la Communication et des médias Frédéric Nahimana  a invité les participants à faire une analyse rétrospective de la couverture médiatique des élections antérieures, c’est-à-dire celles de 2005, de 2010, de 2015, sans oublier le référendum constitutionnel du 17 mai 2018, grâce auquel l’actuelle Constitution de la république du Burundi a vu le jour. Tous ces rendez-vous électoraux ont-ils été médiatiquement bien couverts ?  Sinon,  quelles en ont été les raisons ? C’est après un examen minutieux de la couverture médiatique des échéances électorales en question, que les participants se sont accordé à noter que les médias ont fait ce qui était attendu d’eux, et  qu’après de bons résultats viendront d’autres bons résultats. C’est donc à la lumière de cette évaluation que les participants à la retraite médiatique ont affirmé sans risque de se tromper, que les médias occuperont le devant de la scène pour que l’échéance électorale en vue se déroule dans des conditions satisfaisantes, conformément à la volonté  du peuple burundais, seul garant de son avenir. Nul doute que la compétence par l’expérience amènera les médias au succès attendu d’eux. Ne pas y croire relèverait tout simplement de la mauvaise foi. A quelques jours des élections du Président de la République, des députés et des conseillers communaux, les journalistes burundais s’associeront à leurs collègues du monde entier pour célébrer, le 3 mai prochain, la Journée internationale de la liberté de la presse votée par l’Assemblée générale de l’Onu en 1991. Ce sera une précieuse occasion offerte aux journalistes burundais de réfléchir sur leur métier quotidiennement exercé dans des conditions parfois difficiles, mais surmontables. Nous disons bien surmontables, car le journalisme burundais est doté d’un niveau élevé de maturité, de réalisme et d’engagement professionnel lui permettant une meilleure prise des responsabilités et un effort considérable assidûment  déployé dans la vie active de tous les jours . Comment, dans de telles conditions, ne pas croire à une meilleure contribution des journalistes au bon déroulement des prochaines élections démocratiques pluralistes dont la finalité est le développement par et pour tous ?Les échanges fructueux et d’un niveau élevé sur la prochaine échéance électorale entre les participants à la retraite médiatique, augurent d’un bon travail attendu des médias prêts à s’opposer à tout ce qui est de nature à porter atteinte, de quelque manière que ce soit, au principe intangible, sacré, de la démocratie qui ne fera que se renforcer grâce à l’apport conscient et volontaire de chaque citoyen burundais, auquel le Burundi demande que les potentialités qu’il recèle, notamment sur le plan humain, soient mises en valeur. Les médias ne feront qu’y apporter tout leur appui.

 Louis Kamwenubusa

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