Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

ENFANCE> Gestion de l’adolescence

Elle demande la patience et la compréhension des parents

000aaeaesLes parents ne comprennent pas toujours la crise d’adolescence de leurs enfants. Il arrive des fois même où ils sont débordés et qu’ils perdent patience. Dans ce cas, il leur est demandé d’être patients et compréhensifs. Ce sont les avis de Rénovate Irambona, psychologue et professeur à l’Université du Burundi dans un entretien  où elle apprend aux parents que l’adolescence est une période difficile en soi, donc qu’il faut en  tenir compte dans toutes ses dimensions.

L’adolescence est normalement comprise entre 14, 15 jusqu’à 19ans, mais rien n’empêche qu’elle peut prolonger au-delà de 19 ans. Si l’enfance s’est bien déroulée, l’adolescence va aussi en dépendre.Pour la psychologue Irambona, les parents n’ont pas assez de patience pour mieux gérer le stade d’adolescence. Ils doivent savoir que cette période provient de l’enfance et, par conséquent, si cette dernière  a été perturbée, l’adolescence le sera aussi. C’est vrai que l’adolescent est difficile à gérer, car précise-t-elle, il est à ce moment en train de découvrir son identité, de manifester son affirmation de soi, bref il est en train de construire sa personnalité. Les parents pensent encore que l’adolescent est difficile alors que quand il était tout petit, il était facile à gérer. 

Des pratiques pouvant conduire à l’adolescence difficile

Selon Mme Irambona, quand l’enfant est encore plus jeune (petit), les parents le laissent souvent avec les nourrices. Ils n’ont pas le temps de causer avec leurs enfants et, les travailleurs domestiques remplacent complètement les parents. Vers 14-15 ans, le parent s’étonne, ne reconnaît plus son enfant. Il devient inquiet car son enfant ne lui parle pas, c’est là que le parent commence à s’intéresser à son enfant.L’adolescence devrait normalement prendre fin vers 19-20 ans, mais actuellement l’adolescence a tendance à prolonger à cause des circonstances de la vie. Il arrive même que l’adolescent ne puisse pas se déconnecter avec cette vie adolescente, il n’est pas conscient qu’il est devenu adulte. Par conséquent il continue  les faits et gestes des adolescents comme la consommation des drogues, faire  fugues,  etc, affirme Mme Irambona.Pour mieux gérer l’adolescent(e), Mme Irambona a suggéré aux parents d’être patients, compréhensifs et cohérents. Le parent doit comprendre que l’adolescence est difficile mais pas toujours négative. Il y a des fois où le parent interdit quelque chose à l’enfant et que celui-ci refuse, cela est normal pour l’adolescent.  Il est en train de préparer ses choix pour la vie.  Il est confronté aux changements du corps. Il doit intérioriser cela et puis l’adulte doit l’aider et non le contraindre. Et puis l’adolescence doit se clôturer avec l’autonomie. Or, les jeunes d’aujourd’hui ont du mal à être autonome puisque la plupart d’entre eux n’ont pas d’emploi. Ils terminent les études et restent à la maison sans rien faire. Cela  perturbe beaucoup leur stade de croissance. Pour les jeunes qui ne veulent pas entendre ce que disent leurs parents, Mme Irambona a demandé à ces derniers de ne jamais battre un adolescent, puisqu’il y en a qui le font. Elle a demandé aux parents d’être patients et d’avoir le courage de continuer à leur montrer le bon chemin à suivre. Un jour il pourra comprendre que ce que dit son parent est la meilleure solution. Les parents ont donc un grand rôle à jouer dans la réussite ou l’échec de l’adolescent.

Aline Nshimirimana

Ouvrir