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CNIDH> Liberté d’association

«C’est le droit de constituer, d’adhérer et de refuser d’adhérer à une association »

00aztgdsAprès avoir reçu, à maintes reprises les plaintes de la part de certains enseignants burundais en rapport avec l’adhésion par force dans la coalition des syndicats des enseignants pour la solidarité nationale (Cossesona), le président de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme au Burundi (CNIDH), Sixte Vigny Nimuraba, a animé, le vendredi 10 janvier 2020, une conférence de presse. Cette conférence était centrée sur le thème : « Exercice du droit à la liberté d’association, un droit et non un devoir ».

Dans son mot liminaire, M. Nimuraba a fait savoir que les syndicats sont des associations  ayant pour but la défense des intérêts communs, et dont l’objectif spécifique est de défendre les droits professionnels des travailleurs et des employeurs. M. Nimuraba a ensuite indiqué que le droit syndical est même reconnu par les conventions internationales ratifiées par le  gouvernement  du Burundi, ainsi que par d’autres lois en vigueur au Burundi. « Les travailleurs et  les employeurs, sans distinction aucune, ont le droit, sans autorisation préalable de constituer  des organisations de leurs choix, et de s’y affilier librement, à la seule condition de se conformer aux statuts de ces dernières », a ajouté M. Nimuraba.

Une équipe chargée de mener des investigations sur le dossier est déjà mise en place

Au regard  du cadre légal national et international, M. Nimuraba a informé que l’adhésion à toute association est libre comme il en est de même pour en sortir. Donc, il n’y’a aucune disposition spéciale d’une loi quelconque qui contraint les individus ou les groupes à adhérer à une association par force, dit le président de la CNIDH. Dans cette même perspective, il a signalé qu’une équipe de trois commissaires et deux cadres de la CNIDH  est déjà mise en place dans le but de mener des investigations profondes sur cette affaire. « Cette équipe est priée de présenter le rapport dans un délai ne dépassant pas sept jours, et devra par la suite continuer à suivre de près l’évolution de cette affaire », a précisé M. Nimuraba. Ce dernier a également profité de cette occasion pour demander à toutes les personnes qui aimeraient fournir  des informations, à la CNIDH, surtout en rapport avec les violations des droits de l’Homme en général ou violations du droit d’association en particulier, de se rendre à son siège situé à Bujumbura, dans l’une de ses agences régionales de Gitega, Ngozi et Makamba ou téléphoner au 22277121.

Avit Ndayiragije

 

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