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LA SEMAINE DU TAMBOUR> Avis des tambourinaires

Différentes suggestions pour enrichir cet événement

0000aecpDans le cadre de la mise en œuvre du programme annuel du gouvernement, le ministère de la Culture et des sports a organisé la 3ème édition de la Semaine dédiée à la danse emblématique du Tambour burundais. Les activités de cette semaine ont été officiellement lancées le mardi 26 novembre et seront clôturées le samedi 30 novembre 2019. Différents tambourinaires se sont exprimés sur cet événement dont ils saluent l’initiative.  


Selon Athanase Bizindavyi du club culturel «Ihunja», l’organisation d’une semaine dédiée à la danse du Tambour burundais est une bonne initiative. «Etant donné que le Tambour burundais est inscrit sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco, il est nécessaire que des activités pour promouvoir cette richesse nationale soient organisées au pays. C’est un moyen de montrer à la population l’importance du tambour», a-t-il indiqué. 

Caravane du tambour et débats sont sollicités 

Dans le cadre de la semaine dédiée au Tambour burundais, les différents groupes des tambourinaires participeront à un concours qui va déterminer les meilleurs groupes des tambourinaires. Ces derniers vont participer à la finale le samedi 30 novembre 2019 dans la province de Gitega. Selon notre interlocuteur, cette compétition est à encourager car, toute compétition pousse les concourants à acquérir de l’expérience. Il a, toutefois, mentionné qu’il y a moyen de diversifier les activités dans le cadre de cette semaine et d’échanger à chaque édition afin de rompre la monotonie. Il a proposé l’organisation d’une caravane du tambour qui ferait le tour du pays durant cette semaine. Il a également suggéré l’organisation des soirées autour du tambour dans différents endroits surtout, dans la municipalité de Bujumbura. M. Bizindavyi a fait un constat que la loi régulant le tambour a conduit à la disparition de plusieurs groupes de tambours suite au manque de frais de fonctionnement qu’ils gagnaient en animant les fêtes mondaines. A ce propos, il a suggéré l’organisation d’un débat pour redynamiser différents groupes de tambourinaires tout en respectant  ce patrimoine de l’humanité.Alain Lionel Ingabire, président du club Indangaburundi salue également l’organisation de la Semaine du tambour. Selon lui, elle contribue à l’amélioration de l’image que la société se fait des tambourinaires et du tambour. Il a ajouté que c’est une façon de manifester l’importance que le gouvernement attache à cette discipline et d’encourager les tambourinaires car, ils ont été déconsidérés dans le passé. Il  demande aux organisateurs de faire tout leur possible pour que cet événement aille en s’améliorant édition après édition et qu’il puisse perdurer.  

Il faut harmoniser la qualité de la danse

Alain Lionel Ingabire est du même avis que l’interlocuteur précédent quant aux activités qui ont marqué les différentes éditions de la Semaine du tambour. Selon lui, la qualité des concours qui marquent cette semaine a été améliorée  par rapport aux éditions ultérieures et son souhait est  qu’on améliore davantage notamment en ce qui concerne le lieu du concours, le nombre des participants et surtout la médiatisation de cette Semaine. «Beaucoup de gens ne sont pas au courant, il n’y a que les tambourinaires et le jury qui sont informés, c’est dommage», a-t-il déploré. Il a suggéré qu’il y ait des sessions de formations sur le Tambour burundais dans le cadre de cette Semaine. Il a expliqué que ces formations permettraient de connaitre de plus en plus le tambour et  tisser plus de liens entre lui et la population burundais. Il a souligné que les formations permettraient également d’harmoniser la danse emblématique du tambour car, son constat est que la qualité n’est pas la même en ville et à l’intérieur du pays.

Grâce-Divine Gahimbare

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