Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

PNUD> Inauguration des marchés inclusifs de Mucungwe et de Rugaragara

Un marché pour une cohésion sociale

 

DSC 0342Le 29 octobre dans la zone Rushubi, commune Isare, province de Bujumbura, deux marchés ont été inaugurés. Ces projets ont été financés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Les cérémonies d’inauguration ont été rehaussées par la présence de la représentante du PNUD au Burundi, Nicole Flora Kouassi. Cette  activité a débuté par une visite du village construit pour les anciens déplacés rentrés au pays et les vulnérables sur la colline Bibare. Il s’agit de 50 maisons. 

 

Dans son discours madame Kouassi a exprimé sa satisfaction quant à l’inauguration du marché d’Isare : « Cela fait un bout de temps qu’on attendait ce marché. C’est encore un plus grand plaisir pour moi de venir pour son inauguration. » Elle a continué son propos en remerciant la population de sa patience tout au long de ces années dans l’attente que la construction de ces marchés s’achève. Ces marchés font partie de l’appui que le PNUD donne au Burundi mais qui se fait à travers les provinces et les communes de par le projet appelé « Projet d’appui à la décentralisation et au développement économique local ».Madame Kouassi a ajouté que, par sa nature, le PNUD appuie beaucoup le développement dans les pays et surtout le développement local car si les communautés, les villages, les collines, les provinces se développent cela contribue énormément à un développement intégré d’un pays.

DSC 0351Les marchés mis en place sont des marchés dits inclusifs : ils permettent d’avoir un espace d’achat de biens et services qui devient un pont entre les producteurs, les commerçants, les populations et l’autorité locale pour un avantage mutuel qui va au-delà des revenus immédiats mais qui sont encore plus élevés.« La particularité de ces marchés dans certaines communautés est de faire rapprocher les populations locales et les populations déplacées pour une cohésion sociale et faciliter le vivre-ensemble […] ensuite les femmes et les hommes deviendront un peu plus économiquement autonomes grâce aux nouvelles opportunités de transaction qui vont se développer », a expliqué la représentante. Ces marchés vont également favoriser la création de revenus tant pour les producteurs, les commerçants et les habitants de la commune. Elle a tenu à encourager vivement les femmes à être la majorité des commerçantes dans ces marchés sachant que ces revenus permettront de combler les besoins de base des populations et des familles. A la population, il leur a été demandé de bien prendre soin de ces infrastructures et que ces endroits soient un lieu de convivialité, de rencontre et d’échanges.L’administrateur communal, Gilbert Niyonkuru, a exprimé sa satisfaction quant à l’inauguration de ces marchés. « Un marché dans un monde rural comme le nôtre représente beaucoup en ce qui concerne le développement de notre population. Nous ferons tout pour que ces infrastructures soient bien entretenues et puissent bien être utilisées pour un développement intégral des habitants. Les localités avoisinantes pourront aussi en bénéficier comme celles de Nyabiraba et même la ville de Bujumbura. C’est un grand atout car les habitants auront un endroit où ils pourront écouler leurs produits. »L’administrateur a tenu à rappeler aux habitants et aux commerçants de ne pas dormir sur leurs lauriers ; certes, ils viennent de bénéficier de trois hangars et des sanitaires mais il n’empêche que l’espace ne manque pas pour en construire d’autres. Il leur a demandé de fournir beaucoup d’efforts et suivre l’exemple en construisant d’autres infrastructures pour pouvoir satisfaire la demande.Quant au représentant des bénéficiaires, il a réitéré ses remerciements pour le don du PNUD, surtout le Centre Jeunes qui a été équipé et où les jeunes apprennent d’autres langues étrangères ainsi que l’utilisation de l’ordinateur.Rosalie Nshinyabigoye, 43 ans, veuve et mère de trois enfants raconte qu’ils étaient obligés de parcourir des kilomètres pour arriver au marché le plus proche. L’acquisition de ses nouvelles infrastructures ne vient que pour leur alléger le fardeau. Le seul bémol c’est le manque de capitaux. Pour y trouver une solution, l’administrateur a invité ses habitants à faire partie des coopératives. 

Carlène Mugisha

Ouvrir