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CNC> Présentation du rapport trimestriel du monitoring

Le travail abattu par les médias est à saluer

 

IMG 212Le mercredi 6 novembre 2019, à la Maison de la presse, le président du Conseil national de la communication (CNC), Nestor Bankumukunzi, a procédé à la présentation du rapport trimestriel du monitoring. L’objectif était de jeter un regard critique sur les prestations des médias et la prise en compte de la dimension genre. Comme il l’a affirmé, le travail abattu par les médias est à saluer du fait que bon nombre de médias et de journalistes ont essayé de faire leurs les trois attributs du bon journaliste à savoir l’exactitude, l’impartialité et la responsabilité. 

 

Nestor Bankumukunzi a d’emblée rappelé que  cet exercice constitue un passage exigé pour une autocritique constructive en vue de s’améliorer car « le métier de journalisme ne s’épuise jamais ». Ce rapport qui concerne les mois de juillet, août et septembre a amené à constater que si les médias burundais ne cessent de fournir des efforts pour améliorer leurs prestations, des manquements persistent et, a-t-il ajouté, deviennent endémiques chez certains. Comme le montre le rapport, ces manquements sont par exemple le déséquilibre de l’information, des images pouvant porter atteinte aux bonnes mœurs burundaises, ainsi que plusieurs sources qui sont anonymes.Toutefois, le président du CNC se réjouit du fait que les prestations globales des médias ayant fait objet de monitoring laissent entrevoir une volonté manifeste de la part des responsables des médias et des journalistes à travailler professionnellement. « La responsabilité sociale des journalistes est manifeste, la volonté de travailler sur base des principes journalistique est évident chez la majorité », s’en est-t-il réjoui. Cependant, M. Bankumukunzi a affirmé que des tâtonnements et tergiversations persistent chez certains journalistes et que celles-ci s’accompagnent de fautes professionnelles qui méritent une attention particulière des responsables des médias. 

Le travail des journalistes ne se concentre que sur la capitale économique

De même, selon ce rapport, les sujets d’intérêt pour les populations ne sont pas nombreux à être abordés. « Des secteurs combien importants pour les communautés comme l’économie sont souvent légués au second plan à l’avantage de la politique ou des faits divers », a renchéri le président du CNC. Cette situation est la même pour l’information en rapport avec la période électorale. « L’analyse de l’information électorale qui intéresse également le CNC laisse aussi apparaître  les mêmes failles. Sur 216 sujets traités, une infime partie relève de l’initiative des rédactions. La capitale économique, Bujumbura, se taille la part du lion avec plus de 57% de sujets diffusés tandis que les provinces de Rutana et Ruyigi n’ont pas été couvertes du tout », a-t-il expliqué.

La femme est représentée à moins de 30%

La présidente de l’Association des femmes journalistes (AFJO), Diane Ndonse, a fait savoir que la participation de la femme reste très basse dans les médias. Selon  les  données collectées par l’AFJO en  2018, la femme est représentée à 22%. « Elle occupe moins de 10% des postes de prise de décision dans les institutions médiatiques », a-t-elle indiqué. Pour ce fait, Nestor Bankumukunzi fait son constat. « Il y a beaucoup à faire en matière de la représentativité des femmes ». Il a salué les avancées déjà enregistrées car, en 2016, on n’était qu’à 16%. Il a demandé aux responsables des médias de faire des efforts afin que la femme soit suffisamment représentée.                                                                                         

Moïse Nkurunziza

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