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CENTRE MPORE> Prise en charge des victimes des violences sexuelles basées sur le genre (VSBG)

Les VSBG sont de plusieurs types

 

DSC 0964Les violences basées sur le genre restent une réalité dans différentes localités du pays. En province de Makamba, le centre «Mpore» prend en charge les victimes de ces violences. 

 

Dans un entretien avec Béatrice Ndayishimiye, l’infirmière au centre « Mpore », elle a fait savoir que ce dernier existe depuis 2017. Il comprend six services, à savoir, le service d’accueil, le service d’un psychologue, le service d’un médecin, le bureau des officiers de police judiciaire, le bureau des magistrats et la salle d’hébergement. Mme Ndayishimiye a indiqué que depuis sa création jusqu’au mois de décembre 2018, le centre a enregistré 906 cas de violences, et depuis 2018 jusqu’au mois de septembre 2019, il y a eu 519 cas et globalement, les chiffres s’élèvent à un total de 1 425 cas. Il y a eu une augmentation de cas parce que les victimes sont au courant de l’existence du centre grâce à la sensibilisation et à l’accompagnement des victimes par les ONGs qui collaborent avec le centre « Mpore ».  Les violences basées sur le genre sont de plusieurs types. Il y a les violences physiques, socio-économiques, sexuelles et psychologiques.Mme Ndayishimiye a fait savoir que  les hommes et les femmes subissent toujours des violences mais pas au même degré. Les hommes subissent des violences mais suite à la coutume burundaise, les hommes n’osent pas en parler. Ce sont surtout les femmes qui ont le courage de le dire. Les femmes subissent beaucoup de violences socio-économiques. La coutume burundaise ne donne pas à la femme l’autorisation de gérer le patrimoine du foyer, d’où ces violences.

Quels sont les grands défis ?

Mme Ndayishimiye a fait savoir que depuis l’existence du centre « Mpore », il y a eu le défi lié aux infrastructures. Par exemple, un seul bureau est réservé à l’accueil, à l’écoute et aux soins. Un autre défi est lié au manque d’antirétroviraux pédiatriques car il y a de très petits enfants victimes de violences sexuelles. L’autre défi est dû au nombre insuffisant d’officiers de police judiciaire (OPJ). Il y a un seul OPJ alors que les victimes sont nombreuses. Ces dernières ont également besoin d’avocats car il arrive des fois où les victimes ne parviennent pas à s’exprimer.

Lucie Ngoyagoye

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