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ATCP> Un café politique

Sous le thème : « Avancement des travaux de la Commission vérité et réconciliation »

 

DSC 1286L’Association Tugenderubuntu pour la consolidation de la paix (ATCP) a organisé, le lundi 12 août 2019, un café  politique sous le thème ; « Avancement des travaux de la Commission vérité et réconciliation ». Le président de l’ATCP, Saturnin Coyiremeye , a salué  le travail de cette commission, qui a déjà mené son travail sur la quasi-totalité du territoire national. 

 

Cette activité à laquelle étaient présents les représentants des institutions, des partis politiques, des corps de défense et de sécurité et des confessions religieuses, de la société civile et des médias a vu également la participation du président de la Commission vérité et réconciliation (CVR), Pierre Claver Ndayicariye.Dans son discours d’ouverture, le président de l’ATCP, Saturnin Coyiremeye a indiqué que la méconnaissance de la vérité des fois entretenue à dessein vient compliquer toute recherche de réconciliation. « Sans la stabilité, tout effort d’épanouissement et de développement s’amenuise au jour le jour », a-t-il indiqué.Il a aussi rappelé que l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi a recommandé la mise sur pied de cette commission et a reconnu que le conflit burundais était fondamentalement politique. Et d’ajouter qu’il s’agissait d’un conflit découlant d’une lutte de classe politique pour accéder au pouvoir ou pour s’y maintenir. 

La commission vérité et réconciliation est à l’œuvre

Tous les participants sont unanimes sur l’importance du travail de la CVR dans la recherche de la réconciliation. « La CVR est à l’oeuvre et s’attèle à dégager dans les prochains jours la vérité sur tout ce qui s’est passé au Burundi ».Selon le président de la CVR, Pierre Claver Ndayicariye (qui était conférencier du jour)  a fait savoir que le travail abattu par la CVR permettra de tourner la page sombre de notre histoire. « La mémoire est d’abord la base première de toute l’identité. Elle est ensuite une prise en charge incontournable de notre héritage économique, culturel intellectuel et spirituel ». Il a insisté en affirmant que  le travail de la CVR est doué d’une capacité thérapeutique pour guérir les traumatismes laissés par l’histoire.

Les participants ont apporté leur pierre à l’édifice

Les participants à ce café politique ont voulu savoir comment sortir des chambres suicidaires de la globalisation qui prend en otage les innocents et les coupables globalement. A cette question, M. Ndayicariye a répondu  qu’on y arrivera au fur et à mesure car, selon lui, le travail de  la CVR est comparable à une grosse pierre qu’on doit pousser. « Certains veulent qu’on la pousse directement, d’autres exigent la patience et d’autres encore ne veulent pas qu’on la pousse », a-t-il signifié.   Ils ont recommandé de veiller à la véracité de certains écrits.Concernant les mécanismes qui permettront d’atteindre ce stade, Pierre Claver Ndayicariye préconise la communication non violente à laquelle s’ajoutent le comportement et les gestes non violents. Cela sera possible lorsque chaque personne comprendra que tout le monde n’est pas coupable et que tout le monde n’est pas non plus innocent », a-t-il enfin souligné.Il sied de rappeler que ce café politique a été préparé dans le but de contribuer au maintien de l’espace de dialogue démocratique afin d’accompagner le processus de réconciliation.                                                                       

Moïse Nkurunziza

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