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MEFTP> Formation des enseignants sur l’éducation dans les urgences

Deux cents quarante bénéficaires au total

 

DSC04823Avec l'appui de l'Unicef et Hope,87- Burundi, le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle a organisé du 6 au 9 août 2019, un atelier de formation des enseignants dans les provinces de Rumonge, Makamba et Rutana. La formation est centrée sur l'éducation en situation d'urgence et le renforcement des compétences lingustiques et méthodologiques pour une reintegration scolaire effective des enfants rapatriés, retournés et déplacés internes. 

 

Les bénéficaires de cette formation sont au nombre de 240 et sont composés d’enseignants, de directeurs communaux de l’enseignement (DCE) et de  directeurs des établissements choisis selon l'enquête menée dans les provinces des grands retours. Les  cérémonies d’ouverture dans la province de Rumonge ont débuté par l'allocution du representant du gouverneur et du directeur provincial de l'enseignement de la province de Rumonge, Rémy Ndayikengurukiye.  Celui-ci  a remercié Hope’87-Burundi pour ses initiatives à promouvoir l'éducation pour tous. Il a souhaité la bienvenue aux participants et facilitateurs tout en signalant que la paix est totale dans cette province. Il leur a ainsi demandé d'être tranquilles durant  leur séjour  dans cette province. Benoît Muhimuzi,  représentant de Hope 87-Burundi, a fait savoir que cette organisation collabore  avec le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle pour la réforme éducation pour tous, tout en se focalisant sur l’éducation dans les urgences. 

La formation vise l’appui de l’accès des enfants rappatriés à l’éducation

M. Muhimuzi à signale que cette formation a pour but d'appuyer l'accès à l'éducation des enfants  et des adolescents rapatriés, retournés et déplacés internes. C’est après avoir remarqué, qu’au moment où beaucoup d’entre ces derniers sont  réintégrés dans le système éducatif  burundais conformément aux directives du ministère ayant l’éducation dans ses attributions, d’autres demeurent  en dehors du système, notamment ceux arrivés au 3è trimestre de l’année scolaire écoulé ou encore ceux qui continuent d’arriver. Un travail d’identification  de ces enfants et de leurs besoins d’apprentissage a été effectué et a montré que l’une des barrières clés de l’accès à l’éducation pour les jeunes est d’ordre linguistique. La formation est alors organisée, précise M. Muhimuzi, en vue d’outiller les directeurs et les enseignants des trois premiers cycles des écoles fondamentales qui accueillent les enfants rapatriés, retournés et déplacés, étant donnée que la qualité de l'éducation passe par le renforcement des compétences  des enseignants et du personnel de supervision. 

Une grande importance  est accordée à cette formation par les bénéficiares

Au cours de la formation, les participants ont réfléchi sur les meilleures approches pour pallier les difficultés d'apprentisage remarquées essentiellement dans les cours de Kirundi et de Français.Ils ont enfin revu leurs pratiques en didactique des langues et ont de l’ adopté une méthodologie qui favorise l'amélioration de la communication orale et écrite dans les deux langues. Les participants ont signalé que cette formation vient au moment opportun, étant donné un  grand nombre d’élèves rapatriés et retournés qui s’observent sur différentes écoles des provinces qui accueillent beaucoup de rapatriés. Sylvestre Ntakamaro, directeur communal d’enseignement de la commune Giharo en province de Rutana signale que cette formation est d’importance capitale. Il explique que les modules de cette formation permettra aux enseignants d’ améliorer les résultats d'apprentisage et de promouvoir l'école comme zone de la paix et ami de l'enfant. Il a demandé que de telles formation de renforcement  des compétences methodologiques des enseignants continuent dans d’autres communes, car ajoute-t-il, le problème de réintegration des enfant rapatriés préocupe plusieurs écoles. Ce dernier a est complété par Clotilde Ndayisenga,  une enseignante qui signale qu’elle éprouvait des difficultés de mettre au même niveau  ces enfants raptriés ou déplacés internes que les autres dans les cours de Kirundi et de français. Elle ajoute qu’elle va cette fois-ci adopter une autre méthodologie dans l’enseignements des cours de Kirundi et de français selon les enseignements réçus dans cette formation. Quant à Antoinette Irankunda, directrice de l’Ecole fondamentale  Kayogoro en province de Makamba, elle se rejouit que cette formation cadre bien avec le nouveau programme  prevu en 1ère année de l’Ecole fondamentale  avec l’année de 2019-2020. Vous saurez que la même formation est prévue prochainement dans les provinces  de Cankuzo et Kirundo. 
           

ERIC SABUMUKAMA

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