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JOURNAL LE RENOUVEAU> Quarante-et-unième anniversaire

Le directeur général des Publications de presse burundaise s’exprime

 

DSC01176Le journal « Le Renouveau », seul quotidien  burundais dont la direction générale est assurée par les Publication de presse burundaise (PPB), va souffler sa 41e bougie, le samedi 13 avril 2019. Le directeur général des PPB, Louis Kamwenubusa, porte un regard positif sur la marche de ce journal malgré les difficultés financières. Il parle des opportunités, des projets d’avenir et du partenariat avec les médias étrangers. Ci-après, les propos recueillis lors d’une interview qu’il a accordée à ce quotidien, le jeudi 11 avril 2019. 

Le Renouveau (L. R.) : Monsieur le directeur général, quel regard portez-vous sur la marche du journal « Le Renouveau » ?

Louis Kamwenubusa (L. K.) :  Je porte un regard très positif. Le Renouveau est un journal qui, tant bien que mal, essaie de s’organiser malgré les difficultés financières. C’est quand même un journal qui essaie de remplir ses missions. Même ces difficultés tendent à se résorber parce que le gouvernement a compris que tous les départements ministériels doivent payer les dettes arriérées aux Publications de presse burundaise. Je suis donc confiant que la 41e année qui vient de se terminer est une réussite. Nous avons pu introduire un éditorial, alors qu’il y avait plus d’une quinzaine d’années que les éditoriaux n’existaient plus au sein du journal « Le Renouveau, bien qu’il faille absolument montrer le plus clairement possible les activités, non seulement des hautes autorités de la République mais aussi de tous les secteurs de la vie nationale. Nous avons également un personnel assidu, des journalistes compétents et des responsables qui sont capables de mener  à   bon  port notre   mission d’accompagner l’action gouvernementale. C’est une action qui est très bien remplie puisque nous n’avons pas raté les occasions d’accompagner cette action gouvernementale. Le Renouveau  est un journal qui est d’ailleurs touche-à-tout puisqu’il contient des rubriques bien alimentées. Il n’y a pas de secteur de la vie du pays qui n’est pas couvert. Il s’agit de la rubrique Politique, coopération et actualités internationales, la rubrique Genre, santé et environnement, la rubrique Economie, science et éducation/formation, la rubrique Société, justice et sécurité et la rubrique Sport, culture, art et loisirs. Ces différentes rubriques présentent des journalistes suffisamment compétents. Après une analyse du Plan national de développement (PND), nous avons découvert que ces rubriques embrassent très bien les priorités qui se trouvent dans ledit Plan. Je ne peux pas manquer de mentionner que les PPB disposent également d’un journal « Ubumwe » qui publie en langue nationale. C’est aussi un journal important qui travaille avec la population à la base et qui arrive sur la colline. Mieux encore, il est distribué dans les communes. C’est un journal qui devrait être soutenu. Nous sommes en train d’approcher des partenaires qui sont sur terrain, les communes, les provinces et le ministère en charge de l’Intérieur pour que nos journaux puissent arriver sur les collines afin que les contenus puissent servir d’enseignements et de guide et qu’ainsi les programmes gouvernementaux soient connus.

L. R. : Quelles sont les contraintes auxquelles fait face le journal « Le Renouveau » ?

L. K. :  A part les difficultés financières, il n’y a pas d’autres contraintes. Nous avons des ressources humaines compétentes, des journalistes et des services techniques capables dans la production du journal. Le remplacement de certains techniciens mis à la retraite est également en cours. Le problème qui arrive, pas plus souvent qu’avant, est que certaines sources d’information officielles ne veulent pas livrer l’information. Il faudrait que l’administration centrale sensibilise tous les porte-parole afin qu’il n’y ait plus de cas de rétention de l’information.

L. R. : Quelles sont les projets d’avenir pour le journal en vue d’améliorer sa performance ? 

L. K. :  Nous devons nous adapter à la situation actuelle du numérique. Nous sommes déjà présents sur certains réseaux sociaux comme Tweeter. D’ici, en moins d’un mois, nous aurons déjà mis le journal sur d’autres comptes de réseaux sociaux. Nous comptons aussi faire un Web journal où on ne devra pas uniquement lire pour pouvoir informer beaucoup plus efficacement, mieux que le papier.

L. R. : Qu’attendez-vous  du partenariat avec les médias étrangers, notamment  l’Agence Xinhua news ?

L.K. :  Nous avons accepté ce genre de partenariat avec les journaux étrangers car nous savons que ce sont des journaux qui ont beaucoup plus d’expérience que nous et qui sont beaucoup plus lus que les nôtres. Si nos articles sont édités dans les journaux étrangers, nous pouvons faire connaître notre pays. Avec Xinhua news, par exemple, nous pourrons atteindre plus d’un million de lecteurs par jour,  y compris les Burundais qui sont à l’étranger souvent abusés par certains médias étrangers. Nous avons trouvé ce moyen pour que la vérité sur le Burundi soit mieux connue par le biais de ces médias qui sont nos partenaires.

Propos recueillis par Eric Mbazumutima
 

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