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13 AVRIL 2019 > Quarante-et-unième anniversaire du Journal Le Renouveau

« Faire la promotion de l’activité gouvernementale» «avec l’esprit d’informer et de former»

DSC03603Ambassadeur Callixte Sinzinkayo, conseiller principal chargé des questions politiques et diplomatiques à la Première vice-présidence de la République est un ancien journaliste du quotidien Le Renouveau qui atteint quarante- et-un an au service du peuple burundais, le 13 avril 2019. Il a salué le fait que le journal a gardé le cap dans sa destination de faire la promotion des activités du gouvernement, tout en ayant un esprit d’informer et de former.

 

« J’ai fait mes premières armes au  Le Renouveau du Burundi. A partir de juin 1980 à avril 1981, j’ai fréquenté assidûment la salle de rédaction qui était située à l’époque au siège actuel de l’Ecobank. De la salle de rédaction, je suis devenu premier secrétaire d’ambassade du Burundi à Bruxelles où je m’occupais essentiellement des questions de la presse», a indiqué Ambassadeur Callixte Sinzinkayo, conseiller principal chargé des questions politiques et diplomatiques à la Première vice-présidence de la République. Concernant les souvenirs qu’il garde de l’époque quand il exerçait au Renouveau, notre interlocuteur a expliqué que les facilités technologiques actuelles n’existaient pas encore   à l’époque. « On n’avait pas d’ordinateur, on utilisait des machines à taper et on ne pouvait pas avoir sa machine chacun. Il fallait rédiger son article et le remettre au dactylographe. Ce qui fait que les erreurs qui devaient s’y glisser, les corrections qui devaient se faire, c’était fastidieux   Nous investissions notre savoir-faire, notre dévouement, notre abnégation», a-t-il souligné. Toutefois, le souvenir qui lui reste mémorable de cette époque, c’est la solidarité entre les rédacteurs et la direction. «Tout le monde mettait la main à la pâte comme on dit. Je me souviens que le directeur du journal à l’époque, feu Côme Mikaza, était très gentil mais, quand il voulait que le papier rentre à temps et que ça traînait, il se fâchait. Mais qu’à cela ne tienne, après le boulot, il n’hésitait pas à offrir un verre au journaliste qu’il avait un peu engueulé. Il n’y avait pas de rancune», a-t-il dit. 

Trouver des mots pour rendre la vérité

Ambassadeur Sinzinkayo a positivement apprécié la présentation physique actuelle du journal. « Il n’y a pas de comparaison sur le plan de la présentation parce que la technologie évolue. Aujourd’hui vous avez la quadrichromie, par exemple, les choses ont positivement évolué», a-t-il salué. En ce qui concerne le contenu du Le Renouveau, il a salué le fait que le journal a gardé le cap dans sa destination de faire la promotion des activités du gouvernement tout en ayant un esprit d’informer et de former. S’exprimant sur les champs d’information à agrandir, notre interlocuteur a expliqué que le journaliste pourrait s’ouvrir davantage et être libre de s’exprimer sans tomber dans le libertinage. «Le journaliste doit rendre compte de la vérité et peut-être l’habiller pour qu’elle soit dite sans devoir choquer. Quand, par exemple, le journaliste est amené à couvrir un événement dans une province qui a une famine, il faut le dire. C’est au journaliste de trouver les mots pour ne pas choquer ceux qui ont faim et ceux qui devaient les nourrir. Ce n’est pas toujours évident de trouver des mots qui ne choquent pas mais, qui n’en disent pas moins», a-t-il conseillé.

Grâce-Divine Gahimbare

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