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Editorial> Somalie : Après le Burundi, l’Ouganda

Après le Burundi, c’est  l’Ouganda  qui est dans le viseur de l’Union africaine en ce qui concerne le retrait d’une partie de son contingent militaire œuvrant dans le cadre de la Mission africaine pour la Somalie (Amisom). Suivant  l’exemple du parlement et du gouvernement  burundais, les autorités ougandaises ont, dès l’annonce de cette nouvelle, réagi en indiquant que si tel était le cas, l’Ouganda prendrait la mesure de retirer tout son contingent militaire de ce pays en proie  à  l’insécurité et à l’instabilité. Il ne resterait  alors que les contingents militaires kenyans, éthiopiens et djiboutiens  pour assurer la lourde et difficile mission africaine, avant qu’eux-mêmes ne soient éventuellement  concernés par cette mesure de l’Union africaine anti-somalienne. Nous disons bien une mesure anti-somalienne car il ne s’agit que de cela en réalité.Après le Burundi, c’est  l’Ouganda  qui est dans le viseur de l’Union africaine en ce qui concerne le retrait d’une partie de son contingent militaire œuvrant dans le cadre de la Mission africaine pour la Somalie (Amisom). Suivant  l’exemple du parlement et du gouvernement  burundais, les autorités ougandaises ont, dès l’annonce de cette nouvelle, réagi en indiquant que si tel était le cas, l’Ouganda prendrait la mesure de retirer tout son contingent militaire de ce pays en proie  à  l’insécurité et à l’instabilité. Il ne resterait  alors que les contingents militaires kenyans, éthiopiens et djiboutiens  pour assurer la lourde et difficile mission africaine, avant qu’eux-mêmes ne soient éventuellement  concernés par cette mesure de l’Union africaine anti-somalienne. Nous disons bien une mesure anti-somalienne car il ne s’agit que de cela en réalité.Triste  réalité que de priver la Somalie des contingents militaires du salut parmi lesquels  les militaires burundais occupent une place de choix! Pourquoi  vouloir condamner la Somalie à son triste sort, celui d’une insécurité sans  nom  imposée par des islamistes radicaux qui tuent avant de se tuer, au nom de leurs croyances  fondamentalistes ? Discrètement  attachées à leurs ceintures mortifères,  des bombes en miniature explosent emportant la vie de nombreux paisibles citoyens dont le seul tort  est de s’appeler Somaliens et d’appartenir à la Somalie, un pays en train d’être scandaleusement lâché par le panafricanisme  et ses  idéaux  hérités de Kwame  N’krumah, Nasser et Hailé Selassie, les pères fondateurs de l’Organisation  de l’unité africaine (OUA) qui a donné naissance à l’actuelle Union africaine (UA) dont l’Histoire dira qu’elle s’est désolidarisée  de la Somalie, en  prenant  une décision injuste et unilatérale de retirer  des contingents  militaires au grand  dam du peuple somalien, et au seul profit des seuls islamistes radicaux qui ne feront  que gagner du terrain dans le pays d’Aden Osman, premier président de la  Somalie indépendante.Pourquoi l’Union africaine n’organise-t-elle pas  un sommet extraordinaire sur la Somalie, sommet au cours duquel toutes les questions concernant ce pays seraient examinées en profondeur et les décisions prises de commun accord, en favorisant le consensus et non  l’unilatéralisme  contraire aux principes et règles démocratiques ? L’Union africaine se rend-elle bien compte des fâcheuses conséquences qui découleront de son injuste et imprudente mesure anti-somalienne ? Cette décision ne serait-elle pas dictée par les pays outre-Méditerranée pour assouvir  leurs appétits féroces néocoloniaux ?Nous  ne le répèterons jamais  assez, la décision de retirer des contingents militaires de la Somalie ne fera qu’affaiblir l’Amisom face à la rage meurtrière des  terroristes islamistes, qui n’attendaient que cela pour imposer leur loi et bondir définitivement sur leur proie tant convoitée et tant fragilisée qui s’appelle  peuple somalien qui, plutôt, ne demande que rien ne vienne perturber tous les contingents militaires se trouvant sur son sol, animés de la seule et même foi de tirer  la Somalie du bord du gouffre islamiste. Si Al-chabab et tous les  mouvements islamistes radicaux qui lui sont affiliés s’emparaient  de la Somalie, ce serait  le péril en la demeure pour l’Afrique de l’est devant demeurer unie face au danger islamiste radical. A l’Union africaine de reconsidérer vite sa position pour le bien de la Somalie, de celui de l’est du continent  en ne se conformant qu’aux décisions concertées. 

Louis KAMWENUBUSA

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