Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

JOURNEE DE LA FEMME> Avis de certaines femmes leaders sur leur contribution dans la promotion des femmes burundaises

Le mouvement féministe en plein essor, sa contribution est inestimable

 

DSC09854L’autonomisation des femmes et filles est essentielle pour construire un avenir du Burundi collectif, prospère, équitable et pacifique. Hélas, bien que certaines femmes leaders affirment que le mouvement féministe est en plein essor et que sa contribution est inestimable au développement, elles déplorent l’existence des barrières structurelles et des standards sociaux discriminatoires.

 

Les femmes leaders qui se sont entretenues avec la rédaction du journal Le Renouveau affirment que la célébration de la journée dédiée aux femmes est d’une grande importance. Yolande Nintunze, la présidente adjointe de l’Association des femmes journalistes (AFJO), affirme que cette journée est très bénéfique. « Elle est une occasion d’évaluer le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, dans le relèvement économique mais également son rôle social». Quant à  Menedore Nibaruta, vice-présidente du Forum des femmes, cette journée est l’occasion d’évaluer le pas déjà franchi dans la promotion de la femme burundaise. Selon Mme Nibaruta, c’est le moment aussi de planifier de nouveaux projets et de corriger les imperfections observées.En ce qui est de la femme comme socle de l’économie nationale, Mme Nintunze dit que les femmes rurales, fortement attachées aux activités champêtres, jouent un rôle capital dans le développement tant local que national, individuel que collectif. « De fois, c’est la femme qui fait vivre toute une famille grâce à son travail ». Elle déplore, par contre, le fait qu’elle ne bénéficie pas suffisamment le fruit de son travail et que c’est le mari qui s’occupe du contrôle des récoltes dans certaines familles.Mme Nintunze partage la même idée avec  Mme Nibaruta en affirmant que cette journée est aussi une occasion de voir ce qui doit être fait pour vaincre la peur des femmes. « La femme, surtout rurale, doit avec sa sagesse et son intelligence arriver à son plein épanouissement», martèle Mme Nintunze.

Des barrières structurelles etdes standards sociaux discriminatoires

Toutes les deux convergent sur l’existence encore des barrières structurelles ou de standards sociaux discriminatoires qui entravent la représentation de la femme dans les instances de prise de décision. Menedore Nibaruta trouve qu’un grand défi sur lequel les femmes se heurtent est que la femme burundaise n’est pas bien représentée surtout dans les domaines techniques et dans différentes commissions. Elle ajoute aussi certaines lois qui ne s’appliquent pas correctement.  Yolande Nintunze trouve que les femmes sont discriminées aussi longtemps qu’il n y a pas une loi sur la succession. Alors que les femmes ne connaissent pas  suffisamment les lois qui les protègent, Mme Nibaruta dit qu’il y a aussi un manquement dans le Code des personnes et de familles. Yolande Nintunze a interpelé les femmes à adhérer dans des associations. « Elle appartient aux femmes de se lever et d’unir leurs forces afin d’avoir ce que le droit leur accorde ».Toutefois, ces femmes leaders saluent le pas déjà franchi dans la  promotion de la femme burundaise. « Le gouvernement du Burundi a déjà éliminé certaines mesures discriminatoires. Par exemple, il y a eu un moment où la femme ne pouvait pas voyager sans la permission préalable de son mari », a rappelé Mme Nintunze.  Le taux de 30% que la Constitution du Burundi accorde aux femmes explique aussi cette avancée. « Si le minimum est de 30%, c'est-à-dire que le maximum n’est pas paritaire ». Elle salue certaines avancées car la Constitution du Burundi ainsi que d’autres textes ratifiés donnent la place importante à la femme. « La femme a droit aux biens tant familiaux que nationaux ». Pour le compte de l’AFJO, Mme Nintunze demande aux décideurs de bien appliquer la loi car la femme est capable que l’homme. Il faut signaler ici que le gouvernement du Burundi a élaboré des politiques qui tiennent compte de sa volonté d’améliorer le sort de la femme. Ces politiques sont entre autres la Politique nationale genre (2012-2025), le guide d’intégration du genre dans le Programme nationale de reformes de l’administration publique (PNRA) ainsi que la création du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre 

Moise Nkurunziza (Stagiaire)

Ouvrir