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ICB> Café politique

Sur l’explication des amendements de la Constitution de 2005

 

DSC02175Initiatives et changement Burundi (ICB) a organisé le 31 janvier 2018 un café politique sur  l’explication des amendements de la Constitution du 18 mars 2005 à l’intention des représentants de la société civile, de confessions religieuses et des médias. L’objectif est que le peuple burundais en sache l’essentiel afin d’exercer le droit de référendum.  

 

Le président de l’ICB, Saturnin Coyiremeye, a indique dans son mot d’accueil que cette activité s’inscrit dans son champ d’action de créer des espaces d’échanges et de dialogue sur la vie sociale, économique et politique du pays. C’est dans le but d’offrir aux cadres de sensibilisation les valeurs morales,  éthiques et démocratiques pour une culture de non violence  et de résolution pacifique des conflits. Il a ajouté que  la compréhension  du projet de Constitution par les participants va leur permettre de l’expliquer aux autres. Dans son explication du projet de Constitution, l’assistant du ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique, Thérence Ntahiraja, a indiqué qu’il a 292 articles alors que l’actuelle Constitution en a 307. Il a dit que des innovations au niveau de l’exécutif sont nombreuses. Au niveau de la superstructure, il y avait le chef de l’Etat et deux vice-présidents de la République. Dans la nouvelle Constitution, il est prévu le président de la République, le vice-président et le Premier ministre. Ils devront jouir uniquement  de la nationalité burundaise d’origine. Dans l’article 97, le mandat présidentiel va passer de 5 ans à 7 ans avec la limitation à deux mandats. Le président a le droit de se faire élire encore après avoir quitté le pouvoir.  Au niveau de l’administration communale, a signalé M. Ntahiraja, l’administrateur va diriger la commune sous le contrôle du Conseil communal alors qu’auparavant c’était l’inverse, la commune était administrée par le Conseil communal et l’administrateur, d’où il y avait toujours des chicaneries.M. Ntahiraja  a fait savoir qu’au niveau du législatif, il n’y a pas beaucoup de changements. Le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat devront eux aussi jouir uniquement de la nationalité burundaise d’origine. Le changement est aussi au niveau du vote des lois où on est passé des 2/3 à la majorité absolue mais pour le vote des lois organiques,  on est passé des 2/3 aux 3/5. Au sénat les anciens présidents de la Répubique ne seront plus des sénateurs à vie. M. Ntahiraja  a informé qu’au judiciaire, les innovations ne sont pas non plus multiples. Il y aura le Conseil supérieur des parquets et il y aura une loi organique qui va déterminer comment celui-ci fonctionne. Désormais le président de la Cour suprême est de droit le vice-président du Conseil supérieur de la magistrature.   

Ezéchiel Misigaro

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