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MINEAGRIE>Clôture de la retraite

Le plan d’action annuel du secteur de l’environnement a été incorporé dans celui de l’ancien ministère de l’Agriculture et de l’élevage

 

DSC 3039La retraite de deux jours organisée à l’intention des directeurs généraux et des directeurs du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a pris fin le vendredi 1er juin 2018.  Entre autres résultats, Déo Guide Rurema fait savoir que le plan d’action annuel du secteur de l’environnement a été incorporé dans celui de l’ancien ministère de l’Agriculture et de l’élevage. 

 

Selon le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage indique que la retraite organisée à l’intention des cadres dudit ministère avait un double objectif. En premier lieu, il était question de se faire connaissance. En deuxième lieux, la retraite a permis de se rappeler l’importance et la mission  assignées à ce ministère par le gouvernement en matière de développement du pays et de la population. « Cette mission est centrée sur l’augmentation de la production agricole dans les conditions écologiquement saines et durable et durable sans agresser l’environnement qui nous entoure.

Deux résultats ont été dégagés de la retraite

Selon le ministre Rurema, deux résultats ont été dégagés de la retraite. Il s’agit, premièrement, du consensus sur la réorganisation du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage. « Nous avons discuté sur la mission que chaque direction générale doit accomplir du sommet jusqu’à la base », a dit M. Rurema.Le deuxième concerne la finalisation et la fusion des plans d’action annuelle des deux anciens ministères. Ainsi, poursuit-il, le plan d’action du secteur de l’environnement a été incorporé dans celui du ministère de l’Agriculture et de l’élevage ».Pour le ministre Rurema, le budget alloué au ministère de l’agriculture devrait donner des résultats concrets sur terrain. C’est la raison pour laquelle ladite retraite a été couplée avec les visites sur terrain en vue de constater l’état des lieux des secteurs que le ministère commence à encadrer et ceux qui étaient déjà sous son encadrement. «Ainsi, nous avons pu voir de nos propres yeux comment les rivières se comportent et l’état des berges des rivières», se réjouit le ministre Rurema, avant d’ajouter que lorsqu’il y a des inondations au niveau des rivières, la production agricole et réduite. Les participants à la retraite se sont convenus de la nécessité de végétaliser les berges des rivières comme activité prioritaire.Les visites sur terrain ont également permis de se rendre à certaines sources d’eau, notamment, la source de la rivière Ruvubu en vue de constater l’état de leur gestion et de leur entretien. «Nous avons remarqué certaines espèces végétales, notamment l’eucalyptus, qui sont plantées au sein ou au bord de ces sources ; ce qui est dangereux parce que ce sont ces espèces qui accaparent beaucoup d’eau et  il y a le risque du tarissement de certaines sources d’eau. Les participants à la retraite se sont convenus d’entamer une gestion raisonnée qui va assurer la durabilité et chercher d’autres espèces qui vont maintenir ces sources d’eau de façon durable», a poursuivi M. Rurema.En outre, M. Rurema a précisé qu’il s’est rendu sur certains endroits pour observer l’état de la mise en œuvre du programme de courbes de niveaux végétalisés en vue de lutter contre l’érosion dans les champs de la pupolation.Le ministre Rurema s’est dit satisfait des résultats et a demandé aux autres provinces dont les directeurs provinciaux de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage (DPEAE) de faire en sorte que, d’ici la fin de l’année, on atteigne le résultat de 100% s’il n’y a pas d’autres problèmes à gérer.Pour lui, on ne peut pas parler de l’environnement sans parler des forêts. A ce sujet, les participants à la retraite ont visité certaines parties du parc national de Kibira du côté Muramvya et du coté Kayanza.  A Muramvya, sur la colline Busekera, il a été constaté que cette partie a été sérieusement agressée. De même, à Kayanza, ce qui a été vu en matière de destruction de cette forêt est inacceptable. « Des gens y vont pour chercher des planches et du charbon, ce qui agresse considérablement la forêt et cela fait des ouvertures sous forme de blessures souvent difficiles à guérir et qui laissent des cicatrices comme marque », a fait savoir M. Rurema. Pour lui, les leçons apprises de ces visites interpellent tout un chacun à être responsable et en tant que ministre en charge de l’environnement, il rassure qu’il est prêt à assumer cette responsabilité pour la protection de la Kibira.Il conclut en disant que, compte tenu de la mission assignée à son ministère, les cadres qui ont participé à la retraite ont été appelés à se doter de plusieurs tenues de terrains car c’est là que se trouve leur travail et non au bureau.
Jean Etienne NDAYIZIGIYE.

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