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MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Le commerce ambulant

Ce métier leur permet de faire face à certains besoins du ménage

 

IMG 5813La rédaction du journal Le Renouveau  s’est entretenue avec quelques femmes exerçant le commerce ambulant dans la zone urbaine de Kanyosha. Elles ont affirmé que ce métier leur procure un revenu pour  subvenir à certains besoins de leurs ménages. 

 

Hélène Hakizimana est une femme mariée et mère de trois enfants. Elle habite le quartier Gisyo de la zone urbaine de Kanyosha. Les  sources de revenu de famille proviennent essentiellement du travail de rabatteur que son mari exerce ainsi que le commerce ambulant qu’elle exerce. Mme Hakizimana vend du savon en poudre dit Omo. Elle circule dans différentes avenues du quartier pour trouver des clients ici et là. Avec un bébé sur son dos, elle crie à voix haute pour faire connaître ses produits. Elle emballe dans les sachets une quantité variée et vend des tas de 100, 200, 500 et 1 000 FBu. Selon Mme Hakizimana, cette activité est d’une importance non négligeable car elle peut gagner de l’argent, acheter un kilo de farine de manioc pour le repas. De cette façon elle contribue à la survie du ménage.Jeanine Ngendakumana quant à elle,  vend du manioc doux et des arachides que les gens mangent à l’état cru. Mme Ngendakumana a indiqué que les taximen, les transporteurs à vélo, les motards, les mécaniciens,… sont ses principaux clients. « Je peux vendre deux kilos d’arachides  et 10 maniocs par  jour. En  moyenne,  je gagne 5 000 FBu et ce montant me permet de couvrir la ration alimentaire au quotidien », a précisé Mme Ngendakumana.D’autres vendent des bananes mures et des citrons dans diverses rues de la zone urbaine de Kanyosha. Elles vont de porte en porte à la quête des clients. Chez elles, le client est un roi. Elles ont signalé qu’elles doivent entrer dans les parcelles pour inciter même ceux qui n’ont pas envie d’acheter pour les convaincre de s’en approvisionner dès qu’ils s’en aperçoivent.Une fille vendeuse d’avocats  rencontrée sur les lieux a fait savoir que la vente à la criée rapporte plus par rapport aux vendeurs installés au marché où la concurrence est vive. Elle écoule rapidement ses produits pour aller se ravitailler chez les agriculteurs. Cette stratégie lui permet de dégager l’épargne dans un délai court. « Je me procure des habits, des produits cosmétiques  facilement sans dépendre d’une autre personne. Je contribue quelques fois à la ration alimentaire chez nous », a-t-elle conclu. 

MIREILLE KUBWAYO (STAGIAIRE)

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