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PREMIERE VICE-PRESIDENCE> Supprimer la traite des personnes au Burundi

La traite des êtres humains est un crime qui nous concerne tous

 

DSC 0354Le mardi 6 novembre 2018, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a procédé à l’ouverture d’un atelier consultatif sur l’élaboration d’un plan d’activités intégré visant à prévenir  et à supprimer la traite des personnes au Burundi. Il a appelé tous les responsables concernés à renforcer la lutte contre les réseaux des trafiquants organisés, grâce à une gestion efficace des frontières. 

 

Dans son allocution, la cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations au Burundi (OIM), A.J. Morgen, a dit que la traite des êtres humains est un fléau qui touche chaque pays dans le monde. Elle a indiqué que les femmes, les enfants et les hommes victimes de la traite subissent des formes d’exploitation qui portent atteinte à leur dignité et à leurs droits fondamentaux, ils endurent des violences et des traumatismes irréversibles. Elle a ajouté que l’OIM œuvre étroitement avec tous ses partenaires pour que les migrations s’effectuent dans l’ordre et dans le respect de la dignité humaine. « Au Burundi, l’OIM couvre plusieurs aspects de la migration dont la réinstallation des réfugiés, la matrice de suivi des déplacements, les besoins d’assistance en abris et la santé. La lutte contre la traite des êtres humains reste une de nos tâches principales », a-t-elle précisé.Dans son discours d’ouverture de cet atelier, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a fait savoir que l’atelier s’inscrit dans le cadre d’une consultation sur l’élaboration d’un Plan  d’activités intégré à prévenir et à éradiquer la traite des personnes au Burundi, conformément à la volonté du chef de l’Etat exprimée à travers la promulgation de la loi n° 1/28 du 29 octobre 2014 portant prévention et répression de la traite des personnes et protection des victimes de la traite. 

Travailler en synergie

« Pour lutter contre les réseaux des trafiquants, il convient de travailler en synergie avec les partenaires techniques et financiers impliqués dans la lutte contre la traite des personnes et la protection des victimes, et les pays de transit, afin d’éradiquer les réseaux, accompagner les victimes avec une grande priorité accordée aux mineurs et aux femmes », a déclaré M. Sindimwo. Il a rappelé que pour y arriver, les responsables des corps de police et les procureurs généraux constituent la clé de voûte de la répression. Cela parce qu’ils ont la possibilité de mener la poursuite des trafiquants. Il leur a demandé de faire preuve de pragmatisme dans ce travail, tout en respectant la loi.Pour M. Sindimwo, le gouvernement du Burundi est aux côtés de tous les partenaires qui s’efforcent de lutter contre ce fléau, l’OIM en particulier, et réaffirme qu’il est fermement résolu à respecter les obligations internationales et les droits de l’Homme, qu’il est conscient du degré élevé de l’interdépendance entre les nations quand il s’agit de faire face à des défis communs. « Pour cela, dit-il, le gouvernement s’engage à identifier les efforts pour prévenir, combattre et éradiquer la traite des êtres humains et lutter contre tous ceux qui exploitent les personnes vulnérables. La traite des êtres humains est une forme grave de criminalité et une violation intolérable des droits fondamentaux de l’Homme »

On ne peut pas rester indifférent

Gaston Sindimwo appelle tous les responsables concernés à renforcer la lutte contre les réseaux criminels organisés, grâce à une gestion efficace des frontières, à une coopération accrue et à la mise en œuvre des cadres juridiques et institutionnels prévus par la loi y relative. « Dans ce monde caractérisé aujourd’hui par la globalisation, nous ne pouvons pas rester indifférents et silencieux devant une telle tragédie qui se déroule dans le monde. C’est pour cette raison qu’il est indispensable que l’opinion publique soit informée correctement, d’où les médias ont un grand rôle à jouer », s’est-il exprimé.  M. Sindimwo n’a pas manqué d’encourager les responsables de la justice et de la police pour les efforts déployés dans la lutte contre cette criminalité.

Jean Bosco Nkunzimana

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