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DEUXIEME VICE-PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Rencontre avec les acteurs du secteur minier

Une semaine est accordée aux irréguliers pour se conformer à l’ordre établi

 

DSC 0336 1Alors que le Conseil national de sécurité a dernièrement suspendu, pour un mois, toutes les activités des coopératives et sociétés œuvrant dans le secteur des mines, le Deuxième vice-président de la république du Burundi Joseph Butore, a rencontré, le mardi 9 octobre 2018, les responsables de ces coopératives et sociétés. Au terme de la rencontre, une semaine est accordée à tous les irréguliers pour se conformer à l’ordre établi et, après, l’on pourra voir les modalités de reprise d’activités pour les sociétés en ordre. 

 

Selon  le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, le Burundi n’est pas un pays minier comme certains le pensent. « Toutefois, dit-il, il présente une gamme variée de substances minérales dont le nickel, le vanadium, l’or, les terres rares, etc. ». Et d’ajouter que, pour exploiter ces richesses du sous-sol, il existe un cadre légal dont un code minier de 2013 mais qui a été révisé en juin 2016 ainsi que le règlement minier pour mettre en exécution cette loi. Pour M. Manirakiza, au niveau de l’exploitation, les activités du secteur minier se font par des coopératives dont 40 qui exploitent de l’or, 102 qui exploitent les minerais des 3Ts (Colombo-tantalite, Cassitérite, wolframite), 174 dans le secteur des carrières et par des sociétés industrielles dont deux dans le domaine aurifère et une autre dans le domaine des terres rares.M. Manirakiza a signalé que ce secteur fait face aux  phénomènes de la fraude, de la dégradation de l’environnement ainsi que du rapatriement des devises qui méritent d’être  débattus. 

L’économie nationale devrait reposer sur le secteur minier

Dans son discours, le Deuxième vice-président de la République a rappelé que le secteur minier devrait fortement contribuer dans l’économie nationale. « Le secteur minier doit occuper une place de choix dans l’économie nationale. Malheureusement, faute de législation adéquate au Burundi, ce secteur a enregistré des fuites énormes depuis plusieurs années. Il a longtemps opéré dans l’informel, laissant le terrain aux exploitations artisanales qui échappaient au contrôle du gouvernement », a déclaré Joseph Butore.M. Butore a ensuite fait entendre que, pour pallier à cette situation, le gouvernement du Burundi a déployé beaucoup d’efforts visant la création des conditions en même temps favorables à l’Etat et à ses partenaires du secteur comme la création de l’Office burundais des mines.  Joseph Butore a également indiqué que, malgré tous les efforts fournis, le pays semble ne pas en tirer profit car, a-t-il souligné,    « En termes de recettes, le Burundi comptait recevoir 44 957 519 $ rapatriés pour l’exercice 2017, mais il n’a reçu que 15 957 288 $, tandis que pour 2018, l’on a déjà rapatrié 13 164 172,61 $ alors qu’on espérait recevoir 33.474.813 $. Il est donc plus que temps d’appliquer strictement et rigoureusement la règlementation en la matière ». 

Les coopératives du secteur aurifère semblent ne pas vouloir rapatrier les devises

Certains des participants, surtout ceux du secteur des 3Ts, se sont dit indignés par cette mesure de suspension de leurs activités alors qu’ils ne sont pas redevables et ont demandé qu’on leur autorise de travailler le plus rapidement possible pour ne pas continiuer à  perdre. Soulignons ici que les coopératives opérant dans le secteur de l’or ont  à elles seules rapatriés 45 350 833,38 $ soit 82% de la valeur de leurs exportations. Après les échanges, Joseph Butore a rappelé que des problèmes existent mais qu’ils doivent être  traités cas par cas. Il a pour cela accordé une semaine à toutes les coopératives et sociétés qui ne sont pas en ordre pour régulariser et se conformer à l’ordre  après quoi, l’on pourra voir comment permettre à ceux qui sont en ordre de reprendre leurs activités. Il a aussi demandé qu’il y ait amélioration de collaboration entre l’OBR, l’OBM et la BRB pour lever les fautes constatées dans le secteur des mines.
JEAN BOSCO NKUNZIMANA

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