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SENAT> Séance plénière du 12 septembre 2018

Le projet de loi sur la stabulation permanente et l'interdiction de la divagation des animaux domestiquesa été adopté

13ababababjLe mercredi 12 septembre 2018, le Sénat du Burundi a organisé une séance plénière pour analyser et adopter un projet de loi relatif à la stabulation permanente et l’interdiction de divagation des animaux domestiques et de la basse-cour au Burundi. Le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema était là pour apporter plus de lumière.


Dans son allocution, M. Rurema a fait savoir que l’économie burundaise repose essentiellement sur l’agriculture et l’élevage. Il a indiqué que c’est dans ce contexte qu’avec les conditions de surpopulation ainsi que l’exigüité des terres observées au Burundi, il est difficile d’encourager un élevage extensif. Il a ajouté que cela est d’ailleurs contraire à la politique d’intensification de l’agriculture et de l’élevage prônée par le gouvernement du Burundi. « En vue d’augmenter  la production animale et de préserver l’environnement surtout que le monde est confronté aux phénomènes de changements climatiques, le ministère de l’Environnement de l’agriculture et de l’elevage, soucieux d’adapter un dispositif légal qui fait face au contexte actuel, propose ce projet de loi », a dit M. Rurema. Il a rappelé que les animaux domestiques et de la basse-cour reposent sur le gros bétail et sur le petit bétail dont les bovins, les porcs, les lapins, la volaille, les poissons, les abeilles, etc. Les éleveurs traditionnels doivent être convertis en éleveurs modernes mais cela nécessite leur opération en les amenant à investir dans la production du fourrage pour un nombre limité d’animaux. Ce projet de loi prône alors la vente des animaux dits improductifs pour acheter ceux à haut potentiel de production, et l’accompagnement technique par les services de l’encadrement devrait s’investir à assister les éleveurs. Le gouvernement à travers le ministère en charge de l’environnement de l’agriculture et de l’elevage va veiller à ce qu’il y ait assez de semences fourragères tant de graminées que de légumineuses, à ce que des unités de fabrication d’aliments du bétail soient répandues dans différentes régions et que la commercialisation des produits d’élevage soit assurée; a-t-il promis.Enfin, il a indiqué qu’un délai de grâce de trois ans est accordé aux éleveurs pour se conformer à la présente loi à compter de sa promulgation. Le projet loi amendé a été adopté.

Olivier Nishirimbere

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