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ENVIRONNEMENT> Quartier Gihosha-rural

L’inaccessibilité de certains de ses endroits,un problème qui hante ses habitants

 

IMG 0005Le quotidien burundais d’information « Le Renouveau » s’est rendu le lundi 6 août 2018 au quartier Gihosha rural de la zone urbaine Gihosha. Il a constaté que certains de ses endroits sont inaccessibles à cause du manque de voies d’accès. 

 

Se trouvant dans la zone urbaine de Gihosha, le quartier Gihosha-rural est un quartier qui est né sur le piémont des collines qui surplombent la capitale Bujumbura. Quand « Le Renouveau » l’a visité, il a constaté que certains endroits dans ce quartier sont totalement inaccessibles. D’une part, parce qu’il n’y a pas d’axes de circulation aménagés et praticables à bord d’une automobile. D’autre part, parce qu’il y a des axes sans issus car ils sont interceptés par des constructions.Cette inaccessibilité trouve son explication dans l’historique du quartier. Comme son nom l’indique, le quartier s’est érigé dans un périmètre qui se trouvait autrefois en dehors de la ville. C’est l’extension urbaine qui a fait que la ville y déborde. Ainsi, le quartier Gihosha rural est né de façon spontanée.Suite à la spéculation foncière, les anciens propriétaires de terrain ont vendu les parcelles qui leur revenaient, dans leur entièreté. Ils n’ont pas pu penser à l’extension. Beaucoup de gens qui y habitent aujourd’hui, après avoir acquis leurs parcelles, ont construit leurs maisons sur tout leur périmètre, sans laisser des voies de passage. Par cet effet, certaines parcelles demeurent alors inaccessibles car les propriétaires actuels de parcelles n’acceptent pas  facilement de céder des portions destinées aux routes. Ils exigent aux demandeurs de voies d’accès d’acheter ces espaces car eux aussi les ont acquis par achat.Les habitants de Gihosha rural, propriétaires de véhicules et dont les parcelles n’ont pas d’accès aux voies routières sont les plus touchés par cette inaccessibilité. Ne trouvant pas de chemins pour rentrer chez eux, ils sont obligés de laisser leurs voitures dans des garages de nuit qu’ils sont obligés de payer, et rentrent à pied.Suite à cela, une cohorte de problèmes s’observe. C’est notamment l’adressage dans ce quartier. Il est difficile d’orienter quelqu’un dans ce quartier sans avenues. L’intervention rapide en cas d’incendie ou d’urgence médicale est totalement impossible.Il serait souhaitable que les services d’urbanisme songent au réaménagement et à l’adaptation de la voirie de ce quartier pour un sort meilleur de ses habitants.
Evelyne Habonimana

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