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EDUCATION> Atelier de réflexion sur la problématique de financement du secteur de l’éducation

Développer les ressources permettant le financement des dépenses de l’éducation

 

DSC08252La coalition « Bafashebige » et l’organisation «Action aid» ont organisé un atelier de réflexion sur la problématique de financement du secteur de l’éducation en dates des 12 et 13 juin 2018 à Bujumbura. L’objectif était d’explorer de nouveaux mécanismes d’accroissement et de pérennisation du financement intérieur du secteur. Parmi les thèmes débattus  figurent le cadre et le rôle des organisations non étatiques dans la mise en œuvre de la politique sectorielle de l’éducation au Burundi. 

 

D’après le représentant d’Action aid Burundi, le processus d’élaboration de la stratégie transitoire du secteur de l’éducation pilotée par le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle, a  ouvert de nouveaux horizons. Elle a permis de se rendre compte que la noble ambition du gouvernement de garantir l’accès, l’équité et l’inclusivité ainsi que l’éducation publique de bonne qualité, offre les possibilités d’apprentissage pour tous, tout au long de la vie. Elle exerce une pression plus forte sur le financement public de l’éducation dans un contexte macroéconomique défavorable et de contrainte budgétaire. Et d’ajouter qu’investir dans l’éducation, c’est investir dans un avenir meilleur.

Une visite à l’Ecofo Busoro permet de se rendre compte des effectifs élevés dans les classes

Dans l’organisation de l’atelier, il était prévu qu’avant d’aborder les thèmes, les participants visitent d’abord une Ecofo (école fondamentale) qui fait face à beaucoup de difficultés. En mairie de Bujumbura, l’Ecofo Busoro située dans la commune Muha a été choisie. A cette école, comme l’a souligné la directrice Clotilde Kwizera, les élèves font face à de nombreux défis. Ce sont notamment ceux liés aux infrastructures inadéquates dans un contexte d’apprentissage, aux effectifs pléthoriques dans les classes où elle a évoqué une moyenne de cent (100) élèves par classe, etc. Mme Kwizera a fait remarquer que les élèves abandonnent les études à cause de la pauvreté de leurs familles et des grossesses non-désirées. Elle a indiqué que pour l’année scolaire 2017-2018, une centaine d’élèves ont abandonné l’école et trois filles ont été renvoyées à cause des grossesses.La directrice de l’Ecofo Busoro a demandé au gouvernement et à ses partenaires d’installer une cantine scolaire pour éviter des abandons car, des élèves avouent très souvent qu’ils n’ont rien mangé à la maison. C’est très facile pour eux d’abandonner l’école, a-t-elle dit. Mme Kwizera a donné l’exemple des élèves qui s’évanouissent en classe et, au fond, les enseignants trouvent que cela est dû au manque de nourriture. Au cours des deux jours de réflexion, les participants ont échangé sur trois thèmes. Les défis pour le financement du secteur de l’éducation, le cadre et rôle des organisations non étatiques dans la mise en œuvre de la politique sectorielle de l’éducation au Burundi ainsi que la privatisation et la réalisation du droit à l’éducation de qualité. 

Amédée Habimana ,Sonia Busogoro (Stagiaire)

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