Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Ajax Nzeyimana> Artiste-illustrateur-caricaturiste

Son parcours artistique

 

Ajax Nzeyimana est un jeune artiste illustrateur caricaturiste faisant des bandes dessinées et de la peinture. Actuellement membre du « Collectif MaoniI » qui regroupe les artistes burundais et étrangers, femmes et hommes, afin de dynamiser et stimuler l’expression de chaque artiste, les arts plastiques et la création au Burundi, il nous a partagé sa carrière artistique.

 

DSC08129Interrogé par le quotidien Le Renouveau, Ajax Nzeyimana a indiqué que sa passion pour l’art a commencé dès son jeune âge. Déjà à l’école primaire, il refaisait les dessins vus dans les bandes dessinée (Lucky Luck, Tintin …) et l’école technique secondaire d’art de Gitega (ETSA), lui a permis d’élargir ses connaissances artistiques.
« Je dessinais juste pour mon plaisir mais en 2006, j’ai intégré le collectif maoni, une association d’artistes burundais et étrangers, qui était déjà en fonctionnel depuis 2001 »

Le début de sa carrière

Tout ce qui est de la bande dessinée et de la caricature, a commencé en 2008 lorsque l’ex CCF (centre culturel français) aujourd’hui IFB (institut français du Burundi) a organisé un concours de dessin.
« J’ai eu la chance d’être le premier et d’avoir un prix. Par la suite le CCF a organisé une formation avec un dessinateur professionnelle français jean marc Troublet sur les techniques de comment faire la bande dessinée, le scénario. On a eu droit, de faire un petit livret où chaque artiste devrait y faire une présentation et mettre des dessins » , a poursuit M. Nzeyimana. Il a aussi souligné qu’il a fait une formation avec un peintre italien Giovanni Boccia en matière des techniques et des couleurs ; comment faire des tableaux, etc.
Il a indiqué que son inspiration vient de la vie quotidienne : « Je suis profondément touché par l’hospitalité des gens, parfois très pauvres et malgré le fait qu’ils n’aient rien, ce sont des gens qui m’intéressent beaucoup ».
L’artiste a une grande place dans la société mais tout dépend de sa volonté et de son vouloir faire. Il interpelle le gouvernement de les soutenir moralement, mettre en place de politiques qui permettent à l’artiste de se développer et de s’épanouir. Selon lui, es autorités responsables devraient les accompagner en ayant accès à certains matériaux et peintures de qualité qu’on ne trouve pas ici au Burundi.
Chanelle Irabaruta (Stagiaire)

 

ENTRETIEN> Sur les objets d’art générateurs de revenu

«Leur apport numéraire demande de la patience»

 

«La rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est dernièrement entretenue avec un artiste-sculpteur burundais, Bernard Bigendako, sur la valeur fructueuse dont dispose les objets d’art. Avec 46 ans d’expérience, M. Bigendako se dit être satisfait de son métier car, ajoute-t-il, pendant tout ce temps, ça lui a permis de s’organiser dans la vie qu’il mène jusqu’à ce jour.

 

DSC07205Dans son tablier de travail, Bernard Bigendako, devant ses objets d’art en exposition permanente au Musée vivant de Bujumbura, a d’abord indiqué les quelques problèmes qui handicapent la reconnaissance de la culture burundaise vue à travers les images de ces objets d’art. Cet artiste-sculpteur trouve paradoxal le fait que les étrangers achètent les objets d’art fabriqués au Burundi alors que les Burundais ne peuvent pas les acheter. M. Bigendako a fait savoir que ces derniers apprécient ces objets mais qu’ils ne s’en procurent pas. Il a indiqué, que les Burundais en général ont du mal à acheter les objets fabriqués chez eux et préfèrent ceux de l’étranger alors qu’ils sont chers comparativement aux objets conçus au Burundi.

Un métier rejeté mais plutôt rentable

Bernard Bigendako a regretté la plupart des raisons avancées par les clients burundais en sous-estimant les objets fabriqués manuellement soi-disant qu’ils ne sont pas durables par rapport à ceux fabriqués à l’aide des machines. Toutefois, a révélé M. Bigendako, ces objets peuvent durer plus de cent ans. De plus, a ajouté l’artiste-sculpteur, à part que ces objets relatent l’histoire du pays, les artistes contribuent, par ces objets d’art, à faire connaître la culture burundaise à l’étranger.
A cette occasion, M. Bigendako a révélé que ces objets génèrent des revenus, mais que ça demande une persévérance voire de la patience car, a-t-il dit, les clients ne sont pas réguliers. S’il y a un achat, ça lui permet de couvrir pas mal de ses besoins.
Bernard Bigendako a saisi l’opportunité pour déplorer la négligence de certaines autorités administratives dans la prise des décisions pouvant promouvoir la culture burundaise à travers les objets qui découlent des œuvres de ces artistes et artisans. Il a fait constater le manque d’éducation culturelle vue à travers l’absence des écoles ou centres d’instructeurs au Burundi. Et d’interpeller tout un chacun à fournir des efforts enfin d’inciter la jeunesse burundaise à aimer ce que nous renseigne la culture et à se lancer dans ce domaine.
Rosine Mugisha

 

Artistes de l’intérieur du pays> Difficultés rencontrées

Elles sont de plusieurs ordres

 

Elie Ntibanyiha a fait l’Ecole d’art de Gitega. Il est un artiste plasticien, exerçant son métier dans la province de Cankuzo. Il fait des tableaux, et des fois des œuvres céramiques car ce sont des objets très fragiles. « Il préfère beaucoup plus la peinture, en faisant des tableaux ». Les artistes de l’intérieur du pays se heurtent à pas mal de problèmes qui freinent leur développement.

 

artisteM.Ntibanyiha a indiqué que ses tableaux trouvent des acheteurs à certaines occasions comme les mariages et les décorations à la maison. Aussi, de petits marchés de panneaux publicitaires ou de banderoles se présentent quelques fois. « Etant à l’intérieur du pays, on ne peut pas vivre de l’art seulement, on exerce d’autres petits métiers à côté », a-t-il déploré. Les artistes doivent descendre à Bujumbura pour chercher du matériel à utiliser (la peinture, les tissus). A cet effet, la peinture peut leur causer parfois des ennuis car elle n’est pas de bonne qualité, pour leurs œuvres.
Des rencontres réunissant les artistes région par région ont été organisées afin de les sensibiliser sur la conception des projets. La première chose à faire pour ces artistes est de se regrouper en associations pour faire évoluer leur métier. Egalement, cette sensibilisation concerne leur représentativité pour qu’ils puissent participer aux festivals à l’étranger. Que ce ne soit pas seulement les artistes de la capitale qui reçoivent toujours de telles opportunités, a-t-il souhaité.
Beaucoup de talents se cachent et ne sont pas connus. C’est pour cette raison que leur recensement s’avère nécessaire. Ils font de beaux produits mais n’ont pas de marchés d’écoulement. « Plusieurs enquêtes ont été faites mais nous n’avons jamais vu leur issu. Mais cela ne nous empêche pas de continuer à travailler afin de faire avancer notre métier », a souligné Elie Ntibanyiha.
Yvette Irambona

 

FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDi> Coupe du président de la République, 4e édition

Elle commence ce vendredi 24 avril 2015

 

Quarante-huit équipes vont prendre part à cette quatrième édition de la Coupe du président de la République pour une place de qualification en Coupe d’Afrique de la Confédération africaine (Coupe de la Caf). Elles proviennent de toutes les provinces du pays et des différentes divisions confondues.

 

Le tour préliminaire se joue à partir de ce vendredi 24 jusqu’au dimanche 26 avril 2015. Selon le règlement, pour ce premier tour, les matches vont se jouer en éliminatoire direct. En cas de match nul après le temps règlementaire, on procède directement aux tirs au but. Et pour le deuxième tour, il y aura un nouveau tirage au sort qui est déjà programmé à partir de ce lundi 27 avril 2015, au siège de la Fédération de football du Burundi.
A titre de rappel, les trois éditions précédentes ont été, toutes, remportées par la formation de Lydia Ludic Burundi. La troisième édition a connu la participation de trente-deux équipes alors que la présente compte quarante-huit équipes. Ce qui démontre que cette coupe est devenue de plus en plus ouverte à toutes les équipes qui remplissent les conditions.
Pour ce qui est des pronostics, il est difficile de dire qui va gagner car nous avons encore en mémoire les surprises de la première journée de la précédente édition où les équipes de la Ligue A sont tombées devant celles des divisions inférieures. Le cas de Flambeau de l’Est de Ruyigi, éliminé par Delta de Gatumba. Il y a aussi beaucoup des nouvelles équipes.

Le calendrier du tour préliminaire

Vendredi 24 avril 2015
- Inter star – Busoni stars (Prince Louis Rwagasore (PLR), 14h)
- Lydia Ludic – Inter FC (PLP, 16h)

Samedi 25 avril 2015
- Académie Tchite – Musongati (PLR, 14h)
- Bujumbura City – Messager Bujumbura (PLR, 16h)
- AC Tanganyika – Jeca Regina Mundi (Centre technique national, 15h)
- Flambeau du centre – Prince Louis (Gitega, 15h)
- Espoir – Unité (Gatumba, 15h)
- Olympic star – Les Lierres (Muyinga, 15h)
- Super Lado – Athletico (Ruyigi, 15h)
- Volontaire – Manchester (Kanyosha, 15h)
- Ligala’s – Moso suger FC (Kanyanza, 15h)
- Aigle Noir – Flambeau de Rumonge (Makamba, 15h)
- Young city – Butaganzwa FC (Kigwena, 15h)

Dimanche 26 avril 2015
- Les Lierres – Nyanza United (PLR, 14h)
- Vital’0 – Muzinga (PLR, 16h)
- BS Dynamik – Mugina (CTN, 14h)
- Flamengo – Mamba vert (CTN, 16h)
- Rusizi – Les Eléphants (Cibitoke, 15h)
- Delta star – Messager Ngozi (Gatumba, 15h)
- Aigle de Kigwena – Etoile du Nord (Kigwena, 15h)
- Le Messager Nyanza – Younger’s team (Nyanza Lac, 15h)
- Butihinda FC – Les Crocos FC (Muyinga, 15h)
- Olympic Muremera – Rugofarm FC (Ngozi, 15h)
- Flambeau de l’Est – Royal FC (Ruyigi, 15h)
Kazadi Mwilambwe

 

 
Ouvrir