Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Emploi> Les défis des jeunes diplômés à la recherche de l’emploi

Les années d’expérience exigées dans le recrutement constituent un frein majeur pour les jeunes diplômés

 

DSC 14737Les jeunes diplômés sont confrontés à certains obstacles dans la recherche de l’emploi, d’où nombreux d’entre eux restent au chômage pendant de nombreuses années. Le quotidien « Le Renouveau » s’est entretenu le jeudi 27 octobre 2016 avec certains jeunes diplômés de la capitale Bujumbura. Les années d’expérience exigées dans les avis de recrutement constituent un frein majeur à l’acquisition de l’emploi par ces jeunes.

 

Le chômage constitue un frein au développement de tout pays. Beaucoup de jeunes sont détenteurs de diplômes universitaires, mais ils rencontrent des obstacles à l’obtention de l’emploi. Certains d’entre eux se sont confiés à nous en parlant des défis rencontrés dans la recherche de l’emploi, et certains ont préféré garder leur anonymat. Ils ont dit que l’obstacle majeur est que là où ils trouvent un poste disponible, on exige des années d’expérience de travail alors qu’ils viennent de conclure leurs études universitaires. Josiane Kaze, une jeune diplômée, a indiqué que dans les offres d’emploi, il est demandé une expérience de deux à trois ans, voire de cinq ans, alors qu’ils terminent à peine l’université avec au moins quelques mois de stages. Quant à l’autre de rétorquer, « comment peut-on attendre de nous des années d’expériences sans nous en avoir donné l’opportunité ? ». Certaines organisations ne motivent pas les jeunes à s’exercer au travail et ne les forment pas à l’aptitude entrepreneuriale, a-t-il fait savoir Landry Muhimpundu, un autre diplômé en économie sans emploi.
Gracia Simbarakiye a révélé que le problème réside dans le fait que les jeunes diplômés sans emplois sont nombreux par rapport aux opportunités d’emploi qui ne sont pas suffisantes pour tout ce monde. D’autres défis observés dans certaines ONG, sont liés au favoritisme tel que, pour décrocher un emploi, il faut avoir une relation au sein des organisations, sans oublier des exigences discriminatoires d’embauche.
Pour certaines entreprises ou institutions, les sélectionneurs lors des appels d’offre ont déjà des listes préétablies des candidats qui vont être engagés, soit ce sont des personnes provenant des divers partis politiques ou des parentés des cadres, ont expliqué nombreux d’entre eux.

Des stages professionnels et des formations pour permettre aux jeunes de s’adapter au monde du travail

Pour contourner ces défis, les jeunes demandent aux ONG d’arrêter d’exiger de l’expérience dans le recrutement des employés. A la place, ils proposent des stages professionnels et des formations à l’endroit des nouveaux employés pour leur permettre de s’adapter au monde du travail, d’après Gracia Si-mbarakiye. Il faut donner aux jeunes l’opportunité de faire ressortir leurs compétences, dans le but de se sentir utile et contribuer au développement de leur pays. Ils ont interpellé le gouvernement à s’investir plus dans la création des petits emplois, à inciter les jeunes à entreprendre leurs propres projets et à exploiter leurs talents. En ce qui concerne les jeunes entrepreneurs, il faut les soutenir financièrement et moralement. Du côté des jeunes, Nicole Ndikumana, diplômée en sciences de la communication, interpelle ces derniers à créer leurs propres emplois, et cesser de toujours tendre la main à l’Etat.

Lorene Nubwabo (stagiaire)

 

Dossier> Circulation et Sécurité routière

Des mesures d’amélioration de la situation sont nécessaires pour réduire les dangers

 

DSC 1781La circulation routière est une affaire qui doit être réglementée et contrôlée pour s’assurer que cela se fait de manière à garantir la sécurité des biens et des personnes. La Police spéciale de roulage et de sécurité routière a été mise en place pour veiller à la bonne circulation et la sécurité routière. Néanmoins, bien qu’elle soit présente sur tout le territoire du pays, tout ne se fait pas toujours comme prévu, il y a des irrégularités ici et là, ce qui cause souvent des accidents emportant des vies humaines et causant des dégâts matériels. Mais, il existe aussi des défis qu’il faut relever pour améliorer la situation.

 

Le gouvernement du Burundi, à travers le ministère de la Sécurité publique, a mis en place une unité spéciale de Police de roulage et de sécurité routière pour contrôler et réguler le secteur de roulage. Dans la présentation de cette unité par son commandant, Alfred Museremu, il indique qu’elle compte le service judiciaire, le service permis, le service prévention et le service comptabilité. Elle compte 221 policiers en mairie de Bujumbura dont quinze officiers, quarante-deux brigadiers et cent-soixante-trois agents plus un personnel d’appui civil. Au niveau des provinces, le rôle de cette unité est assuré par des éléments qui sont sous le commandement des commissaires de police provinciaux. Le service prévention intervient dans la régulation de la voie publique, la recherche et la répression des infractions au cours de la route, faire des dispositions nécessaires pour prévenir les accidents de la circulation. La PSR-SR (Police spéciale de roulage et de sécurité routière) a également un service permis. Ce service est chargé de faire la délivrance des permis de conduire, la passation des examens y relatifs et la délivrance des duplicata de permis de conduire pour ceux qui les ont perdus. Elle a aussi un service judiciaire chargé du constat des accidents sur les voies publiques et de la confection des dossiers y relatifs à transmettre au parquet.
Selon le commandant Alfred Museremu, la PSR-SR a recensé 1 961 cas d’accident pour l’an 2015 dont 973 blessés et 69 décès avec 834 dossiers clôturés et transmis à l’officier du ministère public. 363 dossiers ont été réglés à l’amiable entre les parties, il y a eu 107 retraits et 182 dossiers étaient en cours à la fin de l’année.

Les causes fréquentes des accidents

Les accidents sont dans la plupart des cas causés par le manque d’expérience et le déficit de connaissances, la distraction due à la fatigue ou aux produits consommés. Selon les usagers de la voie publique, les motos sont aussi une source des accidents de roulage. En effet, disent-ils, la plupart des conducteurs de motos ignorent presque tout du code de la route. Il en est de même pour les conducteurs de vélos. Ils empruntent la voie publique, mais comme on n’exige même pas de permis de conduire pour le vélo, ils ne semblent pas concernés par le code de la route. Mais, quand ils font du n’importe quoi dans la voie publique, cela brouille les conducteurs de véhicule qui, en cherchant à éviter l’accident à gauche, le font à droite. Malheureusement, déplorent les conducteurs de véhicules « quand le vélo te percute ou est percuté entraînant des dommages sur le véhicule, on n’a pas où faire recours, d’autant que le vélo n’est pas assuré ». Ces usagers de la voie publique déplorent aussi le comportement des conducteurs de bus et de taxis. « On dirait qu’ils sont les seuls admis à emprunter la voie publique. Ils semblent toujours pressés, toujours prioritaires ; ils ne respectent pas les signalisations, sauf quand un policier est à proximité, et cela cause beaucoup d’accidents. Les conducteurs craignent les bus comme on craint un chien errant». Selon M. Museremu, les infrastructures non conformes sont également à l’origine de certains accidents. Lors de leur visite à la PSR-SR, le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda et son vice-président, Rwasa Agathon, ont soulevé leur inquiétude face au nombre élevé d’accidents. M. Nyabenda se demande pourquoi il n’y a pas de feu de signalisation sur les voies publiques. Il propose aussi d’organiser des séances de formation à l’intention des usagers de la voie publique sur le code de la route. M. Rwasa propose de mettre en place des arrêts bus visibles et connus pour éviter les arrêts non coordonnés. Il propose aussi d’explorer les voies et moyens pour changer le mode de conduite de véhicule. Il estime que, comme dans la Communauté est-africaine on conduit à gauche, il faut harmoniser. En effet, cela réduirait les accidents qui se produisent quand on débarque des bus, qui pour la plupart, ouvrent dans la rue et non sur le trottoir. Ceci permettrait aussi de lutter contre les accidents dus à la vétusté des bus, d’autant plus que le gouvernement a interdit l’importation des bus main gauche. Pour les feux tricolores, M. Museremu indique que ce travail revient au ministère ayant les transports dans ses attributions. Il tranquillise cependant qu’il y a des informations faisant état d’une probable prochaine installation de ces feux tricolores. M. Museremu appelle la population burundaise toute entière à dénoncer toute personne qui s’arroge le droit de conduire sur la voie publique sans détenir un permis de conduire valable. Il considère cette personne comme un criminel, car, fait-il un clin d’œil, « en cas d’accident causé par ce conducteur qui n’a pas de permis, les maisons d’assurance n’interviennent en rien, raison pour laquelle il faut dénoncer ce genre de conducteurs ».

Les défis de l’unité de PSR

Le commandant de la PSR-SR déplore le manque de fourrière, là où garer les véhicules saisis sur la voie publique pour des infractions commis au code de la route. Il en est de même pour les véhicules accidentés. Cette unité connaît aussi un problème de manque de mobilité pour permettre de dissuader les usagers de la voie publique en vue d’observer rigoureusement le code de la circulation routière. Il y a aussi un manque d’équipement moderne de contrôle routier. M. Museremu souhaite qu’il y ait un guichet de l’OBR à l’intérieur de ses bâtiments pour permettre aux contrevenants qui doivent payer une amende de pouvoir le faire sur place.
Dans les perspectives, cette unité compte créer une base de données des véhicules et des motos qui font le transport rémunéré. On va également intensifier des recyclages à l’intention des agents de cette unité pour renforcer leurs capacités, numériser l’archivage ; on va également faire une vaste campagne d’éducation au respect du code de la route.

Obtention du permis de conduire

Le permis de conduire est régi par la loi N° 1/26 du 23 novembre 2012 portant code de circulation routière. Le permis est d’abord de deux niveaux : il y a le permis de conduire provisoire et le permis de conduire définitif délivré après vérification des connaissances et de la vérité du requérant. M. Museremu indique que personne ne peut accéder au test pour l’obtention du permis sans avoir préalablement suivi une formation en conduite automobile dans une auto-école agréée par le ministère des Transports et sanctionné par un certificat de réussite. L’organisation des tests pour obtenir l’un ou l’autre de ces permis est déterminée par une ordonnance conjointe des ministres aynant la police et le transport dans leurs attributions. Pour le permis provisoire, l’inscription au test est subordonnée à la présentation de ces documents : une copie de la carte nationale d’identité, une attestation d’aptitude physique, une attestation de réussite délivrée par un centre de formation théorique en conduite automobile. Cependant, les candidats à la passation du test de conduite automobile de l’intérieur du pays sont souvent confrontés aux problèmes de manque de centres de formation et donc n’ont souvent pas assez de connaissances en cette matière. M. Museremu indique que le candidat réussit s’il obtient 75% de la note maximale. Aujourd’hui, on est en train de retirer le permis de conduire sur papier, car, dit-il, il était facilement imitable, le processus d’acquisition n’était pas non plus sécurisé, l’archivage était aussi archaïque et ne permettait pas de retrouver le document facilement. Il y avait beaucoup de faux permis en circulation et il était possible que des personnes différentes utilisent le même permis. Il révèle que la police saisissait 100 faux permis en moyenne par mois. La plupart de faux permis sont utilisés à l’intérieur du pays. Le permis de conduire biométrique vient donc apporter une solution à ce fléau. Ce permis dont le coût est fixé à 100 000 francs burundais sera renouvelé tous les 5 ans, mais le sera tous les 3 ans pour les transporteurs de passagers et les personnes âgées de plus de 65 ans. Le prix du permis de conduire provisoire est fixé à 20 000 FBu.

Alfred Nimbona

 

ECASSA> Neuvième conférence des décideurs politiques des pays membres

« Innover la sécurité sociale pour le 21e siècle »

 

Créée en 2007, l’Eastern and central Africa social security association (Ecassa) est une association qui œuvre dans la protection sociale. Les membres sont le Burundi, le Rwanda, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, la Zambie et le Ghana. La 9e conférence des décideurs politiques des pays membres s’est tenue le jeudi 27 octobre 2016 à Bujumbura. Voir ensemble les défis auxquels ils doivent faire face, procéder à l’innovation du système de sécurité sociale, échanger des expériences, etc., tels étaient entre autres les points à l’ordre du jour.

 

Le président entrant de l’Ecassa et directeur général de l’ONPR, Valentin Bagorikunda, a fait savoir que depuis sa création en 2007, l’Ecassa est fait de sept pays membres de l’Afrique orientale et centrale. Ces pays se sont mis ensemble pour améliorer la qualité des services offerts par le système de sécurité sociale. C’était aussi un moyen d’échanger des expériences afin d’apporter des innovations à cette institution. En effet, l’Ecassa joue un rôle important dans la gestion des défis auxquels doivent faire face ces institutions. Pour cela, il faut que les associations qui œuvrent dans ce domaine soient appuyées et mieux outillées car elles constituent un socle solide pour la protection sociale. Dans ce même cadre, le président de l’Ecassa a dit que cette dernière vise à prévenir les inégalités sociales, l’exclusion sociale, investir dans les hommes et les femmes qui œuvrent dans ce domaine de renforcement de la sécurité sociale.
Quant au chef de cabinet à la Deuxième vice-présidence de la République, il a fait savoir que le gouvernement a déjà fait des efforts pour soutenir l’Ecassa. Cela se montre à travers la politique d’allègement des fardeaux aux populations comme les soins gratuits pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. A cela s’ajoute le fait que toutes ces stratégies ont été accompagnées par l’adoption de la Politique nationale de la sécurité sociale. Ce qui montre que la sécurité sociale est une des priorités du gouvernement burundais.
Des prix ont été décernés à des personnes ou organisations qui ont eu quelque chose à apporter dans la promotion de la sécurité sociale.

Blandine Niyongere

 

 

Croix Rouge>Lancement officiel du projet « Amélioration de la prévention et la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre »

L’objectif du projet est de contribuer à la réduction des VSBG

 

croiLa Croix-rouge du Burundi a procédé le jeudi 27 octobre 2016 au lancement officiel du projet « Amélioration de la prévention et la prise en charge des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) ».

 

La zone d’action du projet est la mairie de Bujumbura, dans deux sites de déplacés internes en province de Bujumbura, et deux autres sites de déplacés se trouvant en province de Rumonge. Ce projet qui vient d’être lancé officiellement va durer deux ans, c'est-à-dire jusqu’au mois de décembre 2018.
Dans son discours de circonstance, Anselme Katiyunguruza, secrétaire général de la Croix-Rouge du Burundi a indiqué que l’objectif général du projet est de contribuer à la réduction des violences sexuelles et basées sur le genre et à la prise en charge holistique des survivants des violences sexuelles et basées sur le genre.
M. Katiyunguruza a fait savoir que ce programme qui vient d’être lancé va s’articuler sur trois grands volets. Le premier volet est lié à la prise en charge communautaire, prise en charge holistique des victimes des VSBG. On doit solidairement prendre en charge les victimes. Le second point de ce programme consiste en l’inscription dans la logique de la prévention. La Croix- Rouge du Burundi, comme le mouvement international de la Croix-Rouge, s’est de tout temps inscrit dans la logique de la prévention. Le troisième volet constitue l’accès facile aux structures d’accueil et de prise en charge.
M. Katiyunguruza a révélé que dans ce programme, on va renforcer les capacités d’accueil des différentes structures de prise en charge. Ces structures avaient déjà leur travail de tous les jours, aujourd’hui, elles se trouvent en face d’une autre forme de vulnérabilité à savoir les VSBG.

Les volontaires de la Croix-Rouge essaient de porter secours aux VSBG

Christine Ntahe, présidente de la branche des volontaires de la Croix-Rouge en mairie de Bujumbura, a fait savoir que les violences sexuelles et basées sur le genre, la violence sexuelle en particulier, pose un grave problème de protection et affecte en premier lieu les femmes et les enfants au niveau de la municipalité de Bujumbura. Les VSBG constituent une violation des droits fondamentaux de l’être humain qui étaient censés être protégés par tout un éventail de conventions, et les conséquences y afférent affectent la communauté dans toutes ses dimensions. Dans leurs activités d’assistance aux plus vulnérables, les volontaires de la mairie de Bujumbura sont aux prises avec les survivants des VSBG et essayent de leur porter secours en fonction de leurs capacités de réponse. Mme Ntahe a révélé que la branche des volontaires de la Croix-Rouge en mairie de Bujumbura, en collaboration avec les structures administratives, vont tout faire pour mener à bon port les différents objectifs du programme.
Pour Claver Ngendakumana qui a représenté le maire de la ville de Bujumbura, la population de Bujumbura est en face de plusieurs problèmes et vulnérabilités dont ceux des VSBG avec une recrudescence accrue dans les quartiers populaires. Les structures de soins et de prise en charge font de leur mieux, la mairie de même.

Lucie Ngoyagoye

 
Ouvrir