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ENTRETIEN> La formation des journalistes en rapport avec la sécurité

Les conflits armés et les prises d’otages des situations délicates


L’organisation Global journalist security , en collaboration avec la radio Voix d’Amérique a organisé un séminaire de formation des journalistes en rapport avec la sécurité, du 21 au 25 novembre 2015 à Bujumbura.

 

DSC03698Au cours de la formation, les journalistes invités ont abordé plusieurs thèmes relatifs à l’essence du métier et comment ils peuvent se sauver et secourir ses coéquipiers en cas de danger ou de risque sur terrain.
Jean Bosco Muzize est l’un des participants à cette formation qui a accordé une interview à la rédaction du journal Le Renouveau. Il a révélé que la formation s’est passée au moment opportun compte tenu de la situation actuelle du Burundi. Cette formation parle de la sécurité, ce qui est le cas pour le pays.
Les thèmes abordés au cours de la formation se rapportent sur différentes situations qui se posent au journaliste au cours de l’exécution de son métier. Toutes les facettes du métier ont été abordées partant de la simple préparation mentale, de l’essence du journalisme et de la gestion des situations délicates qui peuvent arriver lors de la recherche des informations sur terrain. Parmi ces situations délicates, il y a les conflits armées, les prises d’otages, les accidents de la route et les incendies.
Une journaliste participant à la formation prénommée Alice a ajouté que dans ces situations, elle sait maintenant comment elle peut secourir ses prochains en cas d’accident, comment un journaliste doit se comporter en cas de prise d’otages. Autrement dit, au cours de cette formation, ils ont appris comment un journaliste doit se comporter dans les situations difficiles. « Les exercices de simulation que nous avons effectués nous ont aguerris davantage car nos formateurs étaient bien expérimentés. Ces derniers, nous ont formés professionnellement avec des exemples à l’appui des cas vécus. Et de conclure que leurs deux formateurs ont effectué des missions dans les zones dangereuses comme l’Afghanistan et la Colombie », a-t-elle indiqué
Cependant certains participants affirment que la formation les a laissés sur leur soif car le temps des exercices de simulation était insuffisant. Toutefois, ils précisent que les connaissances acquises vont leur être utiles professionnellement au cours de l’exécution de leurs travaux quotidiens.

Robert Gilbert Sayumwe

 

Cour anti-corruption> Audience 29 septembre 2015

Condamnation pour corruption active et corruption passive respectivement d’un moniteur agronome et d’un chef de position

 

Condamnation à une peine de deux ans et six mois de servitude pénale principale chacun, confiscation au profit du Trésor public de 250 000 FBu et la mise des frais de justice à tarif plein à charge des condamnés, telles sont certaines des sanctions que la Cour anti-corruption a infligé aux condamnés Fr.N. et M.C. en audience publique du 29 septembre 2015

 

La Cour anti-corruption de Bujumbura a déclaré établie à charge des prévenus Fr.N. et M.C. dans l’audience publique du 29 septembre 2015 les infractions respectivement de corruption active et de corruption passive. Elle a condamné par conséquent chacun des prévenus à une peine de deux ans et six mois de servitude pénale principale et de 250 000 FBu d’amende payable dans huit jours ou, à défaut, subir une peine subsidiaire de six mois d’emprisonnement. La cour a dit pour droit que le montant 250 000 FBu objet de corruption est confisqué au profit du Trésor public, et a mis les frais de justice à tarif plein à charge des condamnés.
La Cour a condamné d’une part Fr.N. pour avoir, à la position de Muzye en date du 22 février 2014, étant moniteur agronome à Muzye en commune Giharo de la province de Rutana, cédé aux sollicitations de M.C., chef de poste de Muzye un montant de 250 000 FBu pour que ce dernier le libère, lui et un certain Cr.Mb, alors qu’ils étaient attrapés avec des sacs d’engrais chimiques DAP destinés aux agriculteurs, faits prévus et punis par l’article 48 alinéa 2 de la loi n° 1/12 du 18 avril 2006 portant mesures de prévention et de répression de la corruption et des infraction connexes, dit l’arrêt.
Fr.N.plaide non coupable et explique qu’il a été appréhendé par un agent du service national des renseignements (SNR) du nom de C.Nd. qui l’a conduit à la position de Muzye avant de donner l’ordre à M.C. de le libérer moyennant paiement d’un montant de 250 000 FBu. Il a souligné que pour réunir ce montant, il a pris la somme de 180 000 FBu qui venait de la vente de l’engrais puis y a ajouté les différentes contributions apportées par ses voisins pour le faire libérer. Fr.N. a précisé qu’il a remis le montant de 250 000FBu à M.C. qu’il l’a aussitôt libéré.
Quant au M.C., chef de position de Muzye en répliquant aux accusations, il a expliqué qu’il reconnaît l’infraction qu’il a commise contre son gré. Il a aussi reconnu avoir suggéré à l’agent Service national de renseignement (SNR) de relaxer la personne de Fr.N. Le chef de poste M.C., a bel et bien précisé que Fr.N. a été libéré dès qu’il a remis le montant sollicité. Il a ajouté que cet agent du SNR C.Nd lui a donné un fanta et a fait de même pour les autres policiers de la position, continu l’arrêt.
Attendu que cette inconstance dans ses déclarations démontre à suffisance que le prévenu M.C veut cacher une vérité qui n’est autre que la personne qui a exigé et réceptionné le montant de la corruption, attendu que cette vérité est mise à nu à travers les déclarations du prévenu Fr.N. dans la fraîcheur des faits et attendu que tout le long de l’instruction pré-juridictionnelle de cette procédure le prévenu Fr.N. a toujours déclaré que c’est le chef de position M.C. qui a exigé le montant de 250 000 FBu et qui l’a réceptionné, la Cour a pris une telle décision.

VINCENT MBONIHANKUYE (stagiaire)

 

OBEM> Atelier d’évaluation du projet « Emploi jeunes ruraux »

Plus de 20 000 emplois créés dans les communes pilotes

 

Plus de 20 000 emplois ont été créés pour les jeunes de quatre communes du Burundi. Cela ressort de l’atelier organisé dans la province de Ngozi, les 24 et 25 novembre 2015, par l’Office burundais de l’emploi et de la main d’œuvre(Obem), en collaboration avec le Projet de développement des filières (Prodefi), dans le cadre de l’’évaluation de l’impact du projet « Emploi jeunes ruraux » (EJR).

 

DSC09962Les travaux de l’atelier ont été ouverts par l’assistant du ministre de la Fonction public, du travail et de l’emploi, Didace Nzambimana.
Dans son discours, M. Nzambimana a indiqué que la pauvreté et le chômage des jeunes a été, durant ces dernières années, une grande préoccupation du gouvernement du Burundi et ses partenaires. C’est pourquoi, a-t-il mentionné, des grandes mesures ont été prises pour stimuler l’implication de tous les acteurs dans la création d’emploi, notamment des mesures incitant le secteur privé à la multiplication des petites et moyennes entreprises. Il a poursuivi en disant que des cadres de dialogue pour trouver une solution durable aux problématiques de chômage et de pauvreté des jeunes ont été organisés pour que les concernés eux-mêmes puissent dégager des recommandations claires sur lesquelles le gouvernement et ses partenaires devront s’appuyer pour asseoir des cadres institutionnels durables.

Des emplois permanents ont été créés

Selon le responsable de l’EJR, Benoit Ndikumana, 20 089 emplois ont créés, dont 10 152 emplois permanents et plus de 11 000 emplois saisonniers, dans les communes de Ngozi, Gashikanwa, Bubanza et Gihanga . Il a précisé que ces emplois sont créés en s'appuyant sur le renforcement des capacités et la promotion d'innovations engendrées par la dynamique de transformation et de modernisation de l’agriculture lancée par le Prodefi dans au moins deux provinces pilotes.
Le projet EJR a été lancé en 2013, la population bénéficiaire étant celle de quatre communes pilotes des provinces de Ngozi et Bubanza (Ngozi, Gashikanwa, Bubanza, Gihanga). Il sera étendu dans les autres provinces s’il présente des résultats satisfaisants dans les communes précitées.

Eric Mbazumutima

 

SECURITE> Dans la zone urbaine Nyakabiga

Des tirs nourris causent des dégâts humains et matériels

 

La population de la zone Nyakabiga a passé une nuit blanche à couse des crépitements d’armes dont l’origine est encore inconnue . Les habitants semblent ne pas connaître ceux qui tirent. Une personne morte, deux maisons brûlées, deux fusils et un chargeur découverts à la VIe avenue de Nyakabiga III, tel est le bilan de cette attaque.

DSC08884 1Deux personnes mortes, un atelier et une partie d’un bistrot incendiés, tel est le bilan des crépitements d’armes qui ont eu lieu dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 novembre 2015 dans la zone Nyakabiga située dans la commune urbaine de Mukaza. Cette situation a poussé la police à organiser une fouille-perquisition qui a abouti à une découverte de deux fusils et d’un chargeur.
Selon les informations recueillies sur place, le mercredi 25 novembre 2015 des tirs nourris ont été entendus aux environs de 23 h 40 min. Ils se sont poursuivis jusqu’aux heures avancées de la nuit. La Police a alors procédé, le matin du mercredi 25 novembre 2015, à une fouille-perquisition. Elle est parvenue à découvrir deux fusils de type kalachnikov qui étaient enfouis dans un tas du moellon. En ce qui concerne le chargeur, il a été retrouvé en dessous d’une épave de voiture garée devant une parcelle située à la VIe avenue du quartier Nyakabiga III. Personne n’a été inquiété dans la mesure où ces armes se trouvaient dehors.
Au quartier Nyakabiga II, nous avons vu un attroupement de gens. Nous nous sommes approchés avant de nous rendre compte de deux dépouilles mortelles VI tendue à même le sol dans une parcelle sise à avenue de ce même quartier. Les deux personnes auraient été victime des balles perdues. Quelqu’un a fouillé dans les poches d’une des victimes jusqu’à y retrouver la carte nationale d’identité du nommé Cyrille Sinduhije. Celui-ci avait 29 ans.
Non loin du lieu où l’on a découvert ce corps sans vie, nous avons vu deux constructions calcinées, d’après les personnes trouvées sur place, par les éclats de grenades. Il s’agit d’un atelier de menuiserie et d’une partie du bistrot dénommé « Kumugumya».
A en croire les propos de certaines gens, il n’y a plus d’activités dans la zone Nyakabiga à partir de 18 h. Les gens restent à l’intérieur de leurs parcelles pour ceux qui ont des enclos et dans les maisons pour ceux qui n’en ont pas et cela à cause de la sécurité qui n’est pas tellement bonne.
Sans doute qu’il existe des gens qui détiennent encore illégalement des armes. La tâche de désarmement ne peut que se poursuivre.
Masta Shabani
Vianney Ngendakumana (stagiaire)

 
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