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Célébration du 57e anniversaire de l’indépendance> Préparatifs

«Le nombre de défilants devra être compris  entre cent et cent-vingt»

 

DSC 1306Le président du Comité national des fêtes Zéphyrin Maniratanga, a animé un point de presse à propos de la célébration du 57e anniversaire de l’indépendance du Burundi, le vendredi 21 juin 2019 à Bujumbura. Lors de la célébration du 57e anniversaire de l’indépendance du Burundi, le nombre de défilants devra être compris  entre cent et cent vingt. 

 

Suite à la déclaration que le président du Comité national des fêtes a faite précédemment, M. Maniratanga a indiqué qu’il y a eu beaucoup de réactions dans le sens de revoir à la hausse le nombre de défilants. Ces réactions étaient fondées sur les résultats des séances de moralisation de la société, faites par le chef de l’Etat. Ces réactions sont aussi le résultat de la participation de l’équipe nationale de football à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations.C’est sur base de ces demandes, a dit M. Maniratanga, que le Comité a finalement décidé de revoir à la hausse  le nombre de défilants. Le président du Comité national des fêtes demande aux institutions qui vont défiler de ne pas dépasser le chiffre de cent vingt. Il serait logiquement idéal que le nombre de défilants soit compris entre cent et cent vingt, a-t-il ajouté.Pour les personnalités qui auront été invitées à la tribune d’honneur, il est souhaitable qu’elles soient en tenue traditionnelle d’apparant. Pour les dames, elles doivent porter « les imvutano » et pour les hommes, il n’est pas du tout exclu d’être en tenue qui reflète un peu le Burundi. Même ceux qui seront en chemises en pagnes sont les bienvenus.  A moins de dix jours de la célébration de l’indépendance, M. Maniratanga a demandé aux médias de multiplier les émissions sur le nationalisme et sur les héros de l’indépendance. «C’est pour cette raison que nous demandons aux stations des radios et aux journaux d’essayer de produire des émissions et des articles sur le roi Ntare Rushatsi Cambarantama, le roi Mwezi Gisabo et autres», a-t-il insisté.

Martin  Karabagega

 

PROVINCE DE MUYINGA> Emission publique

Le chef de l’Etat, à travers son porte-parole, demande à la jeunesse de ne pas se laisser tromper

 

IMG A0023Le vendredi 21 juin 2019, il a été organisé au chef-lieu de la province une émission publique des porte-parole des institutions publiques et parapubliques au cours de laquelle ces derniers ont répondu aux questions des journalistes et de la population. La décision prise par le président Nkurunziza de ne pas se faire élire en 2020 reste inchangée selon son porte-parole. 

 

Dans son mot liminaire, le porte-parole du chef de l’Etat, Jean Claude Karerwa, a dit que le chef de l’Etat se réjouit que l’émission survienne au moment où le pays est calme. Et d’ajouter que le président de la République encourage la population au travail pour le développement durable. A la jeunesse, il demande de ne pas se laisser tromper ou s’adonner à la débauche.Puisque l’Union africaine a dernièrement demandé que les élections de 2020 soient plus transparentes et plus inclusives; qu’il faut la relance du dialogue entre le gouvernement et les Burundais de l’extérieur, les journalistes ont voulu savoir si le gouvernement participera à ce dialogue une fois invité. Le porte-parole du gouvernement, Prosper Ntahorwamiye, a dit que les dialogues ont été clôturés et que le facilitateur a donné son rapport aux ayants droit. Actuellement, a-t-il ajouté, le Burundi se prépare activement aux élections de 2020. Il a demandé à tous de ne pas se laisser distraire par les idées de certains. Il a toutefois signalé que ceux qui sont en conflit avec la loi se réconcilieront d’abord avec elle et puis suivra le dialogue. Concernant les rumeurs qui disent qu’il y aurait des marches manifestation en préparation qui demanderaient le retour du président actuel aux présidentielles de 2020, le porte-parole du président a dit que chacun a le droit de manifester pour autant qu’il respecte la loi. Et de signaler que la décision prise par le chef de l’Etat après avoir consulté le Tout-Puissant, demeure encore inchangée.Une autre question qui a fait la préoccupation des journalistes burundais est celle concernant le sort des habitants de Gasenyi en commune Mutimbuzi, se trouvant dans le périmètre des 160 ha délimités au-delà de la rivière Gasenyi pour faire partie du domaine de la nouvelle présidence. A cette question, le porte-parole du gouvernement a dit qu’une équipe technique est à l’œuvre et qu’une réponse précise sera donnée après la remise du rapport. Il a ajouté que l’espace reste toujours nécessaire même si la capitale politique est à Gitega car les infrastructures ne sont pas encore suffisantes. Dans cette rubrique, une autre question soulevée est celle de l’état des lieux de l’amélioration du transport en mairie de Bujumbura. Celui qui a parlé au nom du ministre ayant les transports dans ses attributions a signalé que le ministère est à l’œuvre et que des automobiles pouvant transporter un grand nombre de passagers ont été importés et que certains exploitent l’axe centre-ville-Mutakura et d’autres compagnies ont émis leurs demandes pour des axes à exploiter. 

Dans les domaines politique et diplomatique

Ces derniers jours, sur certains monuments, il s’observe la modification de la devise nationale qui passe de l’Unité-Travail-Progrès à Imana-Umwami-Uburundi. Cela inquiète plus d’un, étant donné que la modification de la devise nationale doit passer par une loi. A cette inquiétude, le porte-parole du gouvernement a rappelé qu’avant  l’indépendance la devise était Imana-Umwami-Uburundi mais qu’avec l’avènement de la République, la devise est devenue Unité-Travail-Progrès, laquelle reste valide aujourd’hui. Il a tranquillisé l’opinion que le gouvernement burundais est une République mais que toutefois quand la population le voudra bien, cela passera par un référendum. Jean Claude Karerwa l’a complété en disant que ceux qui avaient modifié la devise sur le mausolée du Prince Louis Rwagasore avaient mal agi. Que donc, remettre les transcriptions de départ, n’a rien de mauvais.Sur les rumeurs de l’intolérance politique qui s’observe quelques mois à la veille des élections, M. Niyongabo du ministère de l’Intérieur l’a démenti car de tout ce qui s’est dernièrement passé, cela ne reflète pas des conflits entre les membres des partis politiques. Le porte-parole du gouvernement s’est exprimé sur la question de l’accusation du Rwanda qui dit que le gouvernement burundais ne veut pas livrer des Burundais qui seraient impliqués dans le génocide de 1994 au Rwanda. Il a indiqué que ces accusations sont très fausses et que le Rwanda cherche par-là à incriminer le Burundi à cause du différend qui les oppose. Car, selon lui, après 25 ans, ce n’est pas à ce moment que le Rwanda devait dire qu’il y aurait des Burundais qui ont participé dans le génocide alors que dans les rapports déposés aux instances de l’Onu, cela n’a pas été révélé avant.Concernant la contribution aux élections, le porte-parole, Christian Kwizera, parlant au nom du ministère des Finances,  a dit qu’une somme de plus de 61 milliards de FBu était déjà collectée jusqu’au début de ce mois de juin. Sur les besoins de la Ceni, il a dit que les données seront communiquées très incessamment. Dans le domaine socialDans le domaine social, les journalistes ont demandé aux porte-parole des institutions ce que le ministère de la Défense nationale serait en train de faire pour les militaires blessés sur le champ de bataille qui ne reçoivent plus de soins y relatifs. Le porte-parole de la FDN, Floribert Biyereke, a démenti ces rumeurs. Il a dit que les militaires, partout où ils sont, reçoivent ces soins de santé. Pour ceux de l’intérieur, il a fait savoir qu’un médecin fait la tournée dans tous le pays pour consulter les blessés vivant dans les centres qui leur ont été construits. Pour les autres qui vivent loin de la capitale Bujumbura, il a indiqué qu’ils ont des cartes d’assurance maladie qui leur permettent de se faire soigner.Pour les annales et la politique salariale, Rosette Marie Nizigiyimana, parlant au nom du ministère de la Fonction publique et du travail, a dit que dans le ministère, on s’est beaucoup borné sur la préparation de la Politique salariale. Et de dire que les annales reviendront avec cette Politique dont le pas franchi dans son élaboration est significatif. Elle a tranquillisé tout et un chacun que la Politique sera bénéfique et qu’il faut l’attendre patiemment.Une autre question posée par les journalistes est relative à l’enveloppe de cinq cents millions de FBu que le gouvernement donne à chaque commune. Tharcisse Niyongabo, au nom du ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, a dit que l’utilisation de ces fonds est suffisamment contrôlée. «L’octroi de ces fonds se fait régulièrement selon l’avancée des marchés, a-t-il, indiqué. Les rapports se donnent régulièrement aux gouverneurs jusqu’au ministre ». Et il a tranquillisé que les rapports sont là, sauf que certaines personnes ignorent où les trouver.

La population a aussi manifesté ses inquiétudes

Sur l’inquiétude de la famille Juma Nshimirimana qui réclame le périmètre abritant l’aéroport international de Bujumbura, Jean Claude Karerwa l’a tranquillisé que le rendez-vous d’août sera respecté. Mais le porte-parole de la CNTB a dit qu’il faut des recherches approfondies car ce périmètre est réclamé actuellement par plus de mille personnes.Pour un parent de la province de Cibitoke qui a réclamé la libération de son fils détenu, le porte-parole a.i. du ministère de la Justice a dit que plus de 2 000 prisonniers ont été acquités mais qu’il y a encore ceux qui ne sont pas encore libérés à cause de l’une ou l’autre raison. Mais il a ajouté que lorsqu’une personne est graciée selon le jugement rendu, et que la famille victime de l’infraction commise a droit à une indemnisation, celle-ci doit d’abord être réglée avant la libération.Pour la question concernant les conflits dans les églises et surtout au sein de l’Eglise adventiste, M. Niyongabo a répondu que le conflit est né avec le limogeage illégal du Représentant-légal, d’où le ministère n’a pas accepté cette modification. Il a dit que le représentant légal actuel, malgré qu’il assure l’intérim,  toutes les prérogatives du représentant. Et de dire que ce conflit s’arrêtera aussitôt que les fidèles de cette Eglise le voudront. Il a mis en garde le bloc qui ne veut pas se conformer à la loi. 

Jean Bosco Nkunzimana

 

ENVIRONNEMENT> Descente sur terrain du Premier vice-président de la République

Pour se rendre compte de l’état des lieux des ravins de Mugoboka I, Ecofo Mutanga sud et l’Ecole primaire du jardin public

 

DSC 1272Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a effectué le jeudi 20 juin 2019 une descente sur terrain pour visiter les ravins qui menacent les infrastructures érigées dans les localités de Mugoboka, I’Ecofo Mutanga Sud et l’Ecole primaire du jardin public (EPJP). 

 

Accompagné du ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema , du maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa et de la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Burundi, Nicole Kouassi, le Premier vice-président de la République a fait savoir que cette visite a été effectuée dans le cadre du comité de pilotage pour la prévention des catastrophes naturelles et autres risques. « Nous sommes venus pour voir de nos propres yeux les glissements qui se font ici sur l’appel de la population. Nous profitons de cette opportunité pour lancer un cri d’alarme et surtout conscientiser les ministères concernés pour qu’ils conjuguent leurs efforts en vue de venir en aide à la population qui est menacée par des glissements des terres. Chaque ministère travaille individuellement mais nous voulons qu’ils travaillent en synergie pour remédier à ce problème. Nous profitons de cette occasion pour remercier le ministère  de l’énvironnement, de l’agriculture et de l’élevage pour le pas déjà franchi dans la protection de l’environnement en rassemblant tous les ministères chargés de protéger l’environnement» et ils ont très bien aménagés l’EPJP qui était menacé par la rivière Ntahangwa. »Le Premier vice-président n’a pas oublié de réitérer ses sincères remerciements au Pnud qui a pu aider dans la disponibilisation du carburant lors de l’exécution de ces travaux d’aménagement de la rivière Ntahangwa pour protéger l’EPJP et leur demander de continuer dans la même voie. «Il y a beaucoup de moyens qui sont consentis pour le renforcement des capacités, ou pour le perfectionnement des fonctionnaires alors qu’il fallait tout mettre en place pour stabiliser d’abord le sol et le coup d’envoi va être bientôt lancé. »Selon Nicole Kouassi, le Pnud est en train de se concerter à l’interne pour ajouter un montant d’un million et demi de dollars américains au million qui était déjà prêt pour réduire les éboulements des terres et sécuriser les habitations des populations. « Le Pnub est un partenaire du Burundi et dans des situations pareilles, le pays va compter sur lui. » 

Olivier Nishirimbere

 

CONFERENCE DE PRESSE> A l’occasion de la Journée mondiale du réfugié

Le Burundi abrite 73 454 refugiés dont 99% sont d’origine congolaise

 

DSC02717A l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés HCR, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local, a organisé le jeudi 20 juin 2019 une conférence de presse. Le Burundi abrite 73 454 refugiés et 6 380 demandeurs d’asile dont 99% sont d’origine congolaise.

 

L’assistant du ministre de l’Intérieur et porte-parole de ce ministère, Tharcisse Niyongabo, a fait savoir que le gouvernement ne ménage aucun effort pour manifester sa solidarité avec les réfugiés. « Cette solidarité se traduit par la façon dont ils sont accueillis par les services habilités», a-t-il signalé.La représentante du HCR au Burundi, Gogo Hukportie a indiqué qu’au niveau mondial, le HCR estime à 70 millions le nombre de personnes déplacées, 85% d’entre eux ont été accueillies dans des pays en voie de développement dont le Burundi. Comme indiqué, en 2018, un sur deux réfugiés était un enfant. Parmi ces enfants nombreux sont ceux qui étaient seuls et sans famille qui cherchent refuge ailleurs. Mme Hukportie a également indiqué qu’au Burundi, les réfugiés urbains sont au nombre de plus de trente mille, et que la durée d’exil en général va de cinq à plus de 20 ans.M. Niyongabo a rappelé la manière satisfaisante selon laquelle les réfugiés se trouvant sur le sol burundais sont traités. « Ils sont traités au même titre que tout Burundais conformément aux lois et règlements qui les régissent». Concernant les activités génératrices de revenu, cet assistant du ministre se réjouit du fait qu’ils exercent tout métier comme n’importe quel Burundais. Il a ainsi souligné la manière dont ils respectent les lois Burundaises.A la question de savoir si les réfugiés congolais ne vont pas regagner leur patrie, étant donné qu’il y a eu un changement de régime, Mme Hukportie a rappelé que le rapatriement est volontaire. Cependant elle a souligné que le HCR a l’obligation de leur dire l’évolution de la situation de leur pays.Concernant les défis, Gogo Hukportie affirme qu’effectivement, le HCR a rencontré des défis liés aux finances. « Chaque année le budget diminue et nous devons user de toute initiative pour faire face aux priorités des réfugiés dont la santé, l’éducation, etc.».

MOISE NKURUNZIZA

 
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