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Assemblée nationale> Questions posées à la ministre en charge de l’éducation

« Les activités liées à la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement fondamental vont bon train »

 

0a17anvAu cours de l’analyse du projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord de don n° D320-BI entre la république du Burundi et l’Association internationale de développement (IDA) relatif au financement du projet d’amélioration des apprentissages en début de scolarité, la ministre ayant l’éducation, la formation technique et professionnelle dans ses attributions, Janvière Ndirahisha, a été amenée à répondre  à quelques questionS des députés pour  donner plus de lumière.

A la question de savoir si  ce projet tiendra compte de la réforme des deux premiers cycles de l’enseignement fondamental tant public que privé, elle a indiqué que le montage de ce projet tient bien compte de l’enseignement aussi bien dans le secteur public que privé. « La moitié du financement est orientée vers la révision des programmes d’enseignement dans les deux cycles ; la mise à disposition des manuels scolaires et autres outils didactiques ; la formation de tous les enseignants de ces niveaux et leurs responsables scolaires ». A ce titre, Mme Ndirahisha a aussi indiqué que les manuels scolaires sont distribués dans les écoles publiques et privées. Concernant le troisième cycle, c'est-à-dire les 5e et 6e années, elle a indiqué que le ministère prendra les dispositions nécessaires pour poursuivre les activités liées à la révision des programmes et à la mise à disposition des manuels scolaires.A propos de l’état des lieux du processus de réforme de l’enseignement fondamental, les avancées enregistrées, les leçons apprises et les contraintes rencontrées pendant les cinq ans de mise en œuvre de cette réforme, la ministre Ndirahisha a souligné que les activités liées à la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement fondamental vont bon train. Parlant du quatrième cycle, elle a laissé entendre que tous les enseignants ont été formés sur l’exploitation des nouveaux outils et que des séances de recyclage sont organisées chaque fois durant les périodes des vacances. « Les manuels d’élèves ainsi que les guides des enseignants ont été distribués, la dernière distribution ayant été faite en 2017 avec une ratio d’un manuel  pour  chaque  élève ». A propos du sort des enseignants des écoles privées en ce qui est de l’accompagnement des enseignants par la formation intensive, la ministre Ndirahisha a expliqué que tous les enseignants sont concernés, même ceux des écoles privées. 

Astère Nduwamungu

 

Sénat du Burundi> Analyse et adoption du projet de loi relatif au financement de l’éducation au Burundi

Il a été adopté à l’unanimité

al17Sous la présidence  du Premier vice-président du Sénat burundais, les sénateurs se sont réunis, le jeudi 13 septembre 2018, dans une séance plénière. C’était  pour analyser et adopter le projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord de don entre la République du Burundi et l’Association internationale de développement (IDA) relatif au financement du Projet d’amélioration des apprentissages en début de scolarité signé le 18 juin 2018. Et après plusieurs éclaircissements sur les atouts dudit projet de loi, apportée par la ministre en charge de l’éducation, les sénateurs l’ont adopté à l’unanimité.


Dans son exposé des motifs, Janvière Ndirahisha, ministre de l’Education, de la formation technique et professionnelle, a indiqué que  ce don qui sera accordé par l’IDA à la république du Burundi est  équivalent à quarante millions de dollars américains, et que ce projet sera exécuté pendant une durée de cinq ans. « Le financement de ce projet vient comme  un appui dans la poursuite des actions du gouvernement burundais liées au renforcement des acquis de la réforme de l’enseignement fondamental, à la révision des programmes de formation des deux premiers cycles de l’enseignement fondamental  de la première à la quatrième année primaire, à l’accompagnement des enseignements par les formations intensives et un encadrement de proximité ; à la mise à la disposition des écoles des manuels scolaires et d’autres outils didactiques,  ainsi qu’à l’amélioration du système de gestion des écoles par l’encadrement des parents et des comités.  A cela, Mme Ndirahisha a également ajouté qu’une partie de ce don sera de préférence utilisée dans le renforcement des capacités des enseignants qui dispensent les matières dans ces deux cycles.

« Veillez à ce que les fonds soient utilisés pour les fins qui leur sont destinées »

Après la présentation du rapport d’analyse par  la Commission permanente chargée des questions politiques, diplomatiques, de défense et de sécurité, les sénateurs ont soulevé certaines inquiétudes pour avoir des éclaircissements.  A la question de savoir les conditions pour une bonne mise en exécution de ce projet, la ministre Ndirahisha a informé que deux conditions ont été exigées pour la mise en œuvre dudit projet. Il s’agit de la mise sur pied d’un comité de pilotage et d’un comité technique de gestion du projet ainsi que l’élaboration d’un manuel de procédures de suivi évaluation de ce projet. « Et en plus de cela,  la ministère s’est engagée à suivre de près l’exécution de ce projet, afin que tous les fonds soient utilisés pour les fins qui leurs sont destinées », a promis Mme Ndirahisha.


 « La mise en application du programme révisé dans les écoles sera organisée une année après une autre »

A la question concernant les motifs de révision intempestive des programmes dans les écoles fondamentales ainsi que l’atteinte des résultats escomptés en introduisant l’école fondamentale au Burundi, elle a d’abord rappelé que dans un premier temps, la révision des programmes  avait visé seulement le 4ème cycle fondamental, donc de la 7ème année à la 9ème année. « Et dans le but d’avoir un enchainement logique du programme, le présent projet de loi va se focaliser sur les deux premiers cycles, c'est-à-dire de la 1ère à la 4ème année primaire », a-t-elle mentionné, tout en  assurant que même la révision des programmes du  3ème  cycle reste également une préoccupation du ministère de tutelle. Enfin, elle a affirmé que  l’évaluation à mi-parcours des écoles fondamentales déjà introduites a eu lieu et que le rapport montre que les résultats escomptés ont été atteints.

Avit Ndayiragije

 

EDITORIAL>Le Flambeau de la paix vient de traverser le Burundi en tous sens

Officiellement lancé  le 5 septembre dernier en commune Bugendana de la province de Gitega, au centre du pays, par le président de la République Pierre Nkurunziza, le Flambeau de la paix est arrivé ce 14 septembre 2018  à Vyerwa en  province de Ngozi,  au Nord du pays, dernière étape de son périple. Pendant neuf jours, le Flambeau de la paix a traversé le pays en tous sens, offrant à chacune de ses étapes une précieuse occasion aux Burundaises et aux Burundais de participer massivement aux travaux de développement communautaires. C’est le chef de l’Etat qui a accueilli le Flambeau de la paix à son arrivée à Vyerwa, en présence d’une foule immense venue applaudir des deux mains ce qui, aujourd’hui, rassemble et organise toutes les énergies saines du peuple burundais, autour des questions essentielles de l’heure qui s’appellent notamment unité, paix, sécurité, démocratie et développement. Comme à son lancement, le président de la République a, en accueillant le Flambeau de la paix, rappelé son intérêt et son importance dans la vie de la Nation. Rappelons de notre côté que le Flambeau de la paix est à sa 12e édition et qu’il a déjà fait preuve de ses capacités à rassembler le peuple burundais autour des travaux de développement dans la paix et la sécurité.Le Flambeau de la paix nous éclaire sur les voies les plus justes à emprunter pour réaliser, chacun en ce qui le concerne, des transformations visant l’édification moderne de la société burundaise. La juste voie n’est-elle pas dans l’application de tout ce qui nous est proposé, favorisant un développement tourné vers la satisfaction des besoins vitaux de la population ? La juste voie n’est-elle pas à chercher dans les propos du chef de l’Etat, initiateur du Flambeau de la paix, insistant sans cesse sur ce qui doit être fait et qui nécessite des efforts accrus et une mobilisation de toutes les forces vives de la Nation, pour parer à tout ce qui est de nature à enfreindre notre processus de développement ? La juste voie n’est-elle pas celle de dénoncer et de combattre tous les agissements négatifs qui mettraient en doute la crédibilité des efforts sans cesse déployés pour assurer, dans la paix et la sécurité, notre développement sous la direction des institutions démocratiquement élues ? N’est-ce pas dans l’effort collectivement consenti que le peuple burundais affirme sa détermination dans l’action à engager pour édifier solidement la société burundaise, lourdement mise à l’épreuve par les violences interethniques de triste mémoire héritées du pouvoir colonial ?Dans son message adressé à la Nation à l’occasion du Nouvel An 2018, le président de la République Pierre Nkurunziza disait : « Méditons profondément sur notre pays, sachons d’où nous venons et où nous allons ». Le Flambeau de la paix n’est-il pas la voie la mieux indiquée nous permettant une réflexion profonde sur notre passé pour mieux construire l’avenir ? En demeurant profondément attaché au Flambeau de la paix et aux valeurs qu’il inspire, nous éviterons d’emprunter des chemins sans issues, comme cela a été le cas en 1965, en 1972, en 1988 et en 1993. Tournons-nous vers l’avenir, le Flambeau de la paix nous y aidera.

Louis Kamwenubusa

 

Assemblée nationale > Analyse et adoption du projet de loi relatif à l’éducation

Il a été adopté à l’unanimité

IMG 5428Sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, les députés se sont réunis, le jeudi 13 septembre 2018, dans une séance plénière qui était dédiée à l’analyse et l’adoption du projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord de don entre la république du Burundi et l’Association internationale de développement (IDA) relatif au financement du Projet d’amélioration des apprentissages en début de scolarité signé le 18 juin 2018. Ils l’ont adopté à l’unanimité.


Dans son exposé des motifs, la ministre ayant l’éducation, la formation technique et professionnelle dans ses attributions, Janvière Ndirahisha, a indiqué qu’il s’agit d’un don équivalent à quarante millions de dollars américains, et que ce projet est d’une durée de cinq ans. Elle a aussi souligné que deux conditions sont exigées pour sa mise en œuvre. Il s’agit de la mise sur pied d’un comité de pilotage et d’un comité technique de gestion du projet ainsi que de l’élaboration d’un manuel de procédures. Selon la ministre Ndirahisha, le financement de ce projet constitue un appui dans la poursuite des actions liées au renforcement des acquis de la réforme de l’enseignement fondamental ; à la révision des programmes de formation des deux premiers cycles de l’enseignement fondamental ; à l’accompagnement des enseignements par les formations intensives et un encadrement de proximité ; à la mise à la disposition pour les écoles, des manuels scolaires et d’autres outils didactiques ; ainsi qu’à l’amélioration du système de gestion des écoles par l’encadrement des parents et des comités. La vision étant de rester dans le contexte de l’Agenda de l’éducation 2030 à travers l’ODD4 (Objectif du développement durable) . Celui-ci consiste à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, équitable et inclusive, et à promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.Elle a aussi laissé entendre que ce projet sera réalisé dans toutes les écoles du pays qui organisent l’enseignement des deux premiers cycles. C'est-à-dire de la première année à la quatrième année de l’enseignement fondamental. Ainsi, cette présentation de l’exposé des motifs a été suivie par des questions d’éclaircissement des députés. Après avoir eu des réponses à toutes les questions posées, ils ont adopté ce projet de loi à l’unanimité. 

ASTERE NDUWAMUNGU

 
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