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ASSEMBLEE NATIONALE> Audience accordée à Jurg Lauber

Améliorer la coopération avec le Burundi sur le plan politique et socio économique

 

DSC04983Le président de l'Assemblée nationale du Burundi, Pascal Nyabenda,  a accordé une audience à la délégation de la Configuration-Burundi de la Commission de consolidation de la paix présidée par Jurg Lauber. Les échanges ont porte sur comment améliorer la coopération avec le Burundi sur le plan politique et socioéconomique. 

 

A la sortie de l'audience, le président de la Configuration-Burundi de la Commission de consolidation de la paix, Jurg  Lauber,  a informé que les échanges ont porté sur comment la Configuration pour la consolidation de la paix peut encore améliorer la coopération avec le Burundi sur le plan politique et socioéconomique. Sur le volet politique où les élections de 2020 s'approchent, a indiqué M. Lauber, la configuration est prête à contribuer en tant que partenaire pour que ces élections puissent se dérouler de façon libre, inclusive et paisible. Sur le volet socioéconomique, a-t-il poursuivi, la configuration continue de travailler avec le Burundi afin d’assurer le développement de la société du pays pour leur avenir, prospérité et paix durable. 

Ezéchiel Misigaro

 

PREMIERE VICE-PRESIDENCE> Audience accordée au représentant résident de la Bad

La Bad est disponible pour appuyer le Plan national de développement

 

DSC 0399Le mercredi 7 novembre 2018, le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a reçu en audience le nouveau représentant résident de la Banque africaine de développement (Bad), Daniel Ndoye. Leurs échanges ont essentiellement porté sur la coopération du Burundi avec cette banque, surtout dans le domaine des infrastructures routières.   

 

A la sortie de l’audience, le nouveau Responsable pays de la Bad, Daniel Ndoye a informé la presse qu’il était venu pour une visite de courtoisie et que leurs échanges ont essentiellement porté sur la coopération de la Bad avec le gouvernement de la république du Burundi. « J’ai eu l’honneur d’être reçu par le Premier vice-président de la république du Burundi. Il s’agissait de ma première visite depuis ma prise de fonction en tant que nouveau Responsable pays de la Bad au Burundi, une visite de courtoisie pour me présenter à son excellence », a-t-il indiqué. Pour M. Ndoye, la coopération entre la république du Burundi et le groupe de la Bad est de bonne qualité. « Nous en avons profité pour lui faire  le point sur la coopération entre la république du Burundi et le groupe de la Bad, une coopération qui est de bonne qualité et qui date de 1972. Nous avons travaillé durant tout ce temps avec le gouvernement dans différents secteurs d’intervention notamment, les transports, l’énergie, l’agriculture, les finances publiques, etc. Et nous avons saisi cette opportunité pour réitérer l’engagement du groupe de la Bad  à appuyer le gouvernement du Burundi dans ses efforts de développement. Etant mis au courant du récent lancement du programme national de développement 2018-2027, nous avons réitéré à son Excellence le Premier vice-président de la République, notre disponibilité à appuyer ce Plan national de développement, et je l’ai informé que les discussions ont déjà commencé pour pouvoir identifier la meilleure façon pour pouvoir appuyer ce Plan. Nous avons aussi reçu des orientations bien éclairées concernant le renfoment de notre collaboration. Nous avons également été mis au courant des secteurs les plus pertinents et nous en avons pris note et tout cela rentrera dans le cadre des travaux que nous devons réaliser dans le nouveau cadre de coopération entre le Burundi et la Bad », a fait entendre M. Ndoye. 

Jean Bosco Nkunzimana

 

Ngozi> Réunion du chef de l’Etat avec les administratifs sur les mines

Il s’agissait d’une réunion-retraite pour évaluer le secteur minier

 

DSC 0036Après que le Conseil national de sécurité a pris une mesure de suspendre pour un mois toutes les activités des coopératives et associations qui travaillent dans le secteur des mines et carrières d’une manière artisanale, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a tenue le mercredi 7 novembre 2018 à Ngozi une réunion-retraite à  l’intention des dirigeants de tous les échelons de la république du Burundi. Il s’agissait d’une évaluation pour voir l’état des lieux actuel de ce secteur.   

 

A la sortie de cette réunion, le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, Alain Diomède Nzeyimana, a indiqué que, ont participé à cette réunion, les dirigeants du haut jusqu’au niveau communal. Selon lui, les activités des coopératives et associations qui travaillent d’une manière artisanale ont été suspendues parce qu’il s’était bien remarqué que ce travail se fait d’une manière désordonnée tellement que l’environnement continue à se dégrader. Cela du fait que les gens qui creusent des carrières, des pierres ou tout simplement qui travaillent dans le secteur minier ne s’occupent pas de ce dont ils devraient s’occuper. 

Les fonds doivent être rapatriés

D’après M. Nzeyimana, au cours de cette réunion,  il a été observé que les exportateurs des pierres précieuses qui sont supposés rapatrier des fonds de l’étranger ne le font pas,  qu’il y a un manque à gagner au niveau de la Banque de la république du Burundi (BRB), par conséquent au niveau de l’Office burundais des recettes (OBR) et du ministère des Finances. « Alors, il a été recommandé que dans les très brefs délais, le Conseil des ministres va se réunir et va dresser une liste des gens qui n’ont pas pu rapatrier ces montants qui s’élèvent à près de trente millions de dollars. Ceux qui n’ont pas respecté leurs obligations seront punis conformément à la loi mais tout en privilégiant le fait que ces fonds doivent être rapatriés ».Il a été aussi recommandé que, dans un proche avenir, l’on va désormais privilégier l’exploitation industrielle au détriment de l’exploitation artisanale qui continue à le faire d’une manière désordonnée. « L’on va former les gens qui travaillent dans secteur mais d’une manière artisanale pour qu’ils soient intégrés dans le secteur industriel et on va aussi encourager les gens qui le font au niveau des coopératives d’investir, c'est-à-dire qu’on va créer des actions au niveau de l’exploitation industrielle pour que, désormais, peut être à un certain moment, l’on exploite seulement les minerais d’une manière industrielle ». 

« Ce qui est en train d’être fait est un combat comme un autre »

Au cours de cette réunion, il a été remarqué des gens qui ne rapatrient pas les fonds. Les devises vont gonfler le marché noir qui vient à son tour déstabiliser le taux de change de la monnaie burundaise. « On a décidé qu’on va essayer de suivre de près tout cela  pour que les choses se passent en toute tranquillité ». Le chef de l’Etat a clôturé cette réunion en disant que ce qui est en train d’être fait pour le moment est un combat comme un autre. Selon lui, le Burundi existe aujourd’hui parce qu’il y a des gens  qui sont combattus. « Le combat que nos ancêtres ont mené est différent du combat d’aujourd’hui et si l’on ne travaille pas pour que, peut être, d’ici vingt ans, nos ressources minières servent à un bon mode de vie de nos enfants, nous serons en train de faire notre travail d’une manière non respectueuse ». 

Astère Nduwamungu

 

Conseil des ministres> Communiqué de presse de la réunion du mercredi 31 octobre 2018

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 31 octobre 2018 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza. Les points suivants ont été analysés :Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 31 octobre 2018 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza. Les points suivants ont été analysés :
1. Projet d’ordonnance ministérielle régissant les Abattoirs et les aires d’abattage
2. Projet d’ordonnance fixant les conditions et les modalités de l’inspection sanitaire des animaux et des produits alimentaires d’origine animale
3. Projet d’ordonnance relatif à l’examen des animaux d’abattage et à l’inspection sanitaire vétérinaires des viandes et des produits à base de viande
Tous ces trois projets ont été présentés par le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage. La croissance démographique ainsi que l’augmentation du niveau de vie de la population engendre une augmentation du nombre de consommateurs de produits d’origine animale que ce soit  dans les villes, les circonscriptions périurbaines ou en milieu rural.
  Ces produits consommés proviennent souvent des animaux abattus de manière clandestine. Ces abattages clandestins s’observent essentiellement dans les milieux ruraux et périurbains où le consommateur n’est pas très exigeant sur la qualité du produit. Ainsi, le consommateur n’est pas protégé de maladies des animaux transmissibles à l’Homme.
Conscient que les abattoirs et les aires d’abattage jouent un rôle hygiénique important et en vue de protéger la santé de la population et de préserver l’environnement contre les pollutions éventuelles par des déchets issus de ces abattages clandestins, il a été mis en place le décret n° 100/177 du 9 juillet 2013 portant mesures d’inspection sanitaire des animaux et des produits alimentaires d’origine animale.
La mise en application de ce décret nécessite des textes d’application en vue de corriger les lacunes observées en matière d’agrément des abattoirs et des aires d’abattage, de leur fonctionnement ainsi que sur leur responsabilité dans le suivi épidémiologique des maladies animales.
Ces textes d’application donnent également des éclaircissements en rapport avec l’inspection des animaux avant leur abattage, les techniques d’abattage, les conditions hygiéniques de préparation, de conservation et d’inspection des viandes et produits issus de l’abattage. C’est dans ce cadre que ces trois projets d’ordonnances ont été présentés. Les trois projets ont été adoptés moyennant quelques corrections à opérer.
4. Projet d’ordonnance ministérielle portant fixation des modalités de mise en œuvre du projet de modernisation des services de contrôle technique automobile et de l’octroi des autorisations de transport, présenté par le ministre des Transports, des travaux publics, et de l’équipement et de l’aménagement du territoire. Depuis 2001, le gouvernement du Burundi a entrepris d’importantes réformes de développer et renforcer les capacités des institutions publiques du secteur des transports. C’est dans ce cadre qu’un Mémorandum d’entente a été signé en mars 2014 entre le ministère en charge des Transports et la Société Gobal Smart Technologies (GST) Burundi pour la modernisation, la sécurisation et l’informatisation des services de contrôle technique automobile et l’octroi des autorisations de transport, suivi en avril 2015, de la signature d’une Convention de partenariat public-privé en rapport avec ces services.
Ce projet d’ordonnance vient donc concrétiser les engagements déjà pris par le gouvernement à travers les deux documents ci-haut cités.
Après échange et débat, le Conseil  a reconnu l’urgente nécessité de disposer des équipements modernes de contrôle technique automobile mais a trouvé que le projet nécessitait d’être retravaillé sur certains aspects. Il a, à cet effet,  mis en place une équipe ministérielle avec la recommandation de ramener en Conseil des ministres le projet retravaillé dans un délai de deux semaines.
5. Projet de  Mémorandum d’entente entre le ministère de la Culture de la Fédération de Russie et le ministère de la Culture et des sports de la République du Burundi dans le domaine de la culture, présenté par la ministre de la Culture et des sports
Depuis longtemps, différentes civilisations humaines se sont enrichies mutuellement dans différents aspects de la vie par des échanges de plusieurs ordres, dont la culture, qui a toujours été un facteur clé de développement de tout pays.
C’est dans ce cadre que le ministre de la Culture de la Fédération de Russie a saisi le ministère de la Culture et des sports du Burundi pour signer un Mémorandum de coopération bilatérale dans domaine de la culture. Ce Mémorandum apportera une plus value pour le Burundi dans certains domaines jusque là inexploités ou peu exploités comme la bibliothéconomie, le cinéma et le théâtre, la musique et les arts folkloriques, etc. Ce Mémorandum vient renforcer des relations privilégiées déjà existantes entre nos deux pays.
Le Conseil a adopté le projet avec entre autres recommandations de construire le plus rapidement possible la Maison de la Culture et de rendre opérationnel l’Académie Rundi.
6. Projet de Mémorandum d’entente entre le Gouvernement de la République du Burundi et le gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite en matière de la sécurité et de la gestion des catastrophes, présenté par le ministre de la Sécurité publique et de la gestions des catastrophes. La coopération dans divers domaines est d’une importance capitale pour tout pays car l’union fait la force. C’est pourquoi, pour le Burundi, les accords en matière de sécurité avec de nouveaux partenaires qui s’ajoutent aux partenaires traditionnels sont plus que nécessaires surtout à l’heure actuelle où les actes de terrorisme et les crimes transfrontaliers se multiplient dans le monde.
C’est dans le cadre de multilatéralisme que le Burundi veut développer ses relations de coopération policières avec le Royaume d’Arabie Saoudite dans les domaines de la prévention et de la gestion des catastrophes, la lutte contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers organisés sous toutes leurs formes. Ce projet de Mémorandum intervient dans ce cadre. Après échange et débat, le projet de Mémorandum a été adopté.
7. Divers  Le ministre de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local a parlé de l’état d’avancement de l’opération de  réenregistrement des ONG étrangères. Il a informé également le Conseil sur une réunion des gouverneurs de province et des administrateurs communaux qui aura lieu le  vendredi 2/11/2018 ainsi que sur la Finale de la coupe interprovinciale de Volleyball qui aura lieu le samedi 3/11/2018 à Ngozi. [ NDRL : Ces activités ont déjà eu lieu au moment de la publication ]
Le ministre des Transports, des travaux publics, de l’équipement et de l’aménagement du territoire a parlé de l’attitude négative de certains propriétaires de maisons louées par l’Etat qui n’accepte pas les tarifs de loyers nouvellement fixés. Le Conseil a recommandé de chercher d’autres maisons à louer tout en privilégiant les maisons de l’Etat là où elles existent.
Le ministre de la Défense national et des anciens combattants a informé le Conseil que la Conférence internationale sur la Région des Grands lacs a trouvé fondée la plainte déposée par le Burundi après la violation du territoire Burundais par un avion rwandais.
Le Conseil a demandé au ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines d’inventorier les besoins nécessaires pour équiper le Laboratoire d’analyse et de contrôle chimique (Laca) afin de permettre que les analyses dans les secteurs des mines soient effectuées sur place.
Il lui a également été demandé de faire l’état des lieux, à l’instar du ministre de l’Intérieur sur les ONGs étrangères, au Conseil des ministres à sa prochaine séance sur l’état du secteur minier après la décision de suspension de l’exploitation minier artisanale. 

Bujumbura, le 31 octobre 2018       

Le Secrétaire Général du Gouvernement et Porte-Parole du Gouvernement

Prosper Ntahoryamiye

 
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