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DEUXIEME VICE-PRESICENCE DE LA REPUBLIQUE> Départ de Joseph Butore pour l’Egypte

Il va participer à un forum des investisseurs

000a12Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a pris l’avion, le mardi 5 décembre 2017 en fin d’après-midi, à destination de l’Egypte.


Selon le porte-parole de la Deuxième vice présidence de la République, Isidore Ntirampeba, le Deuxième vice-président de la République se rend en Egypte où il va représenter le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, dans un forum d’échange d’expériences qui va réunir les investisseurs. Ce sera, a dit M. Ntirampeba, une opportunité pour le Deuxième vice président de la République de donner l’image positive du Burundi à toutes les hautes personnalités qui vont répondre à cette réunion et de démentir les informations négatives sur le Burundi qui circulent sur des réseaux sociaux.Le Burundi est plein d’opportunités, ce sera une occasion pour le Deuxième vice président de la République d’échanger avec les jeunes entrepreneurs. Ce forum est d’une grande importance pour le Burundi car le pays a besoin des investisseurs. Joseph Butore va également tenir des réunions avec les partenaires du Burundi présents à cette réunion.

 

Kazadi Mwilambwe

 

PROVINCE DE MUYINGA> Réunion du chef de l’Etat avec les gouverneurs de province

Les gouverneurs ont été invités à rester de bons leaders

00aaLe chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a tenu une réunion avec tous les gouverneurs des provinces, le mardi 5 décembre 2017, au chef-lieu de la province de Muyinga. Dès l’année prochaine, il y aura collecte des produits alimentaires et vestimentaires pour venir en aide aux nécessiteux.


A la sortie de la réunion qui s’est tenue à huis clos, le porte-parole du président de la République, Jean Claude Karerwa, a indiqué que la réunion tenue par le chef de l’Etat à l’intention de tous les gouverneurs de province était une réunion ordinaire qui se tient tous les 45 jours. Mais elle revêtait un cachet particulier pour la qualifier de réunion extraordinaire par le fait qu’elle se tient à une période particulière, la fin de l’année.

L’année 2017, une année qui se termine sur une bonne note

Les gouverneurs de province ont d’abord pris la parole  pour faire le point sur la situation qui prévaut dans leurs provinces respectives, a fait savoir M.Karerwa. La situation est très satisfaisante en dépit de quelques défis qui s’observent ici et là, mais que les gouverneurs et leurs collaborateurs essaient de surmonter. Cela a poussé le chef de l’Etat à leur exprimer ses félicitations, a dit M.Karerwa. L’année 2017 se termine sur une bonne note car le Burundi continue à prouver à la face du monde que c’est un pays capable d’assurer la survie de son peuple sans attendre la main de qui que ce soit. En plus, c’est aussi un pays qui donne une contribution dans le concert  des nations, a dit M.Karerwa.Le président de la République, Pierre Nkurunziza, a néanmoins saisi cette opportunité pour prodiguer différents conseils aux gouverneurs de province pour que le travail abattu ne soit pas vain. Il a conseillé aux gouverneurs  de ne pas délaisser leurs populations, qu’il faut faire en sorte que la collaboration soit renforcée. Pour le chef de l’Etat, les gouverneurs doivent comprendre que leur rôle est avant tout de gouverner. Les gouverneurs doivent rester de bons leaders et s’assurer qu’ils conduisent leurs dirigés sur une nouvelle étape, a indiqué M.Karerwa.

Prendre des décisions justes et équitables

Le chef de l’Etat, dans sa série de conseils aux gouverneurs de province, a insisté sur la prise de décisions mais qui sont justes et équitables. Il a aussi insisté sur le concept de Justice. Ici, le chef de l’Etat a fait allusion  au retrait du Burundi de la Cour pénale internationale (CPI). Le président de la République a indiqué que cela ne signifie pas que la justice doit être lettre morte, mais les gouverneurs de province et leurs collaborateurs dans tous les domaines doivent plutôt prouver à la face du monde que le Burundi est un pays capable d’assurer la justice à sa population. Le chef de l’Etat a aussi fait part d’un nouveau projet de loi qui a été adopté au conseil des ministres en rapport avec la solidarité locale. Le chef de l’Etat a demandé aux gouverneurs de se préparer car dès l’année prochaine il y aura des collectes de produits alimentaires et vestimentaires pour venir en aide aux nécessiteux, a dit M. Karerwa.Le président de  la République a insisté que s’il y a des personnes adultes dans le pays, ces personnes ont contribué à ce que le Burundi soit ce qu’il est aujourd’hui.

Quant aux enfants en situation de rue, leur situation n’est pas volontaire car ils auraient aimé être des populations ordinaires.Pour terminer, le chef de l’Etat a parlé de la vérité et de la réconciliation. M. Karerwa a indiqué que le chef de l’Etat a fait savoir que pour que le Burundi puisse s’inscrire dans une dynamique  de vérité et de réconciliation définitive, il faut que tout un chacun comprenne que la justice et l’équité doivent être les mots d’ordre. Même si c’est un médicament amer, l’on doit l’avaler pour nous débarrasser  des maux qui ont  endeuillé le Burundi. Le chef de l’Etat a invité  chacun d’entre eux à faire des éforts pour que la population burundaise ait des chances de léguer un beau pays aux génération futures.

Martin  Karabagega

 

EDITORIAL> La paix est une réalité tangible, tirons-en profit !

Il y en a certainement parmi celles et ceux qui lisent cet éditorial, qui ont passé une soirée exceptionnelle, vendredi dernier en assistant à un événement sportif inédit. Il s’agit d’un rallye qui, de 18 à 22 heures, est passé dans les artères du centre-ville de Bujumbura, avant de se poursuivre, le lendemain, dans la province de Mwaro, au centre du pays, sous les applaudissements nourris du public venu nombreux. Le rallye, précisons-le, est une course automobile, comportant des épreuves chronométrées sur routes fermées.

Le rallye du week-end dernier, précède de peu une course cycliste qui, à partir du 11 décembre prochain, traversera tout le territoire national, les participants venant des pays membres de la Communauté est-africaine.Ces deux événements réunis viennent montrer à suffisance que la paix et la sécurité sont une réalité vivante dans notre pays. Quel pays de bonne foi, quelle communauté internationale tout aussi de bonne foi peut en douter ? Avant de rédiger cet éditorial, nous avons relu les commentaires du gouvernement du Burundi sur le rapport de l’enquête indépendante des Nations unies sur le Burundi (EINUB) établie conformément à la résolution S.24/1 du Conseil des droits de l’Homme.

Dans ces commentaires, on peut lire et relire notamment ce qui suit : «Quand aucune des milliers d’écoles d’un pays n’est fermée et quand les gens sont libres de vaquer  à leurs activités quotidiennes, quand des matchs internationaux y sont organisés et quand des concerts à ciel ouvert s’y déroulent jusqu’au petit  matin, quand des agences de l’Onu y organisent des festivals de la Paix et quand des mois passent sans qu’il y ait des crépitements d’armes, ce ne sont pas là les caractéristiques d’un pays en crise » ?Certains quartiers de la capitale burundaise ont été en crise sécuritaire en 2015, certes, mais il faut avoir l’honnêteté de constater les avancées positives déjà obtenues en matière de paix et de securité, même si le Burundi fait encore face à de grands défis socio-économiques, qui sont  d’ailleurs communs à beaucoup d’autres pays de la planète. L’installation des institutions démocratiquement élues a consacré le retour à la normale sur toute l’étendue de la république du Burundi.

Ce qui explique aisément le retour massif et volontaire des réfugiés, heureux de regagner leur pays natal où la paix et la sécurité sont en train d’être consolidées, grâce à l’engagement ferme des institutions démocratiquement élues à mobiliser toutes les potentialités humaines autour des idéaux d’unité de paix, de sécurité, de démocratie et de réconciliation. Nous ne le répéterons jamais assez, seuls les gens malhonnêtes disent que le Burundi est un pays non encore fréquentable. C’est à leurs dépens qu’ils apprennent que des événements nationaux, régionaux et internationaux se déroulent régulièrement sur le sol burundais, dans la sérénité la plus totale.Nous ne pouvons donc que nous réjouir des acquis déjà obtenus en matière de consolidation de la paix et de la sécurité sans lesquelles rien de durable ne peut être entrepris pour l’avenir du pays. A nous de savoir en tirer profit au seul service de la société burundaise et de la défense de ses intérêts légitimes.

Louis Kamwenubusa

 

Assemblee nationale > Questions orales adressées au ministre des Finances et de la planification

 Le projet de loi portant révision du Code des marchés publics  a été adopté à l’unanimité

0a120Présidé par Pascal Nyabenda, l’Assemblée nationale a tenu le vendredi 1er décembre 2017 une séance plénière pour adresser des questions au ministre des Finances et de la planification sur le projet de loi portant révision du Code des marchés publics. Après certains amendements, ledit projet de loi a été adopté à l’unanimité. 

Dans son exposé des motifs, le ministre des Finances et de la planification, Domitien Ndihokubwayo, a fait savoir que l’objectif principal de la révision du Code des marchés publics est la réduction de la lenteur et de lourdeur de la procédure de gestion des marchés publics.  Il a indiqué que c’est aussi pour encourager la transparence dans la passation des marchés en évitant toute corruption. Aussi, c’est pour harmoniser les lois des marchés publics et celles des partenaires. Au cours de cette séance plénière, le président de la commission des Comptes publics et des finances, des affaires économiques et de la planification, Gabriel Ntisezerana, a présenté le rapport qui contient les réponses aux questions qui ont été posées au ministre en charge des finances.

Dans ce rapport, M. Ntisezerana a indiqué que l’objectif de la révision du Code des marchés publics est la réduction de la lenteur et de la lourdeur de la procédure de gestion des marchés publics. Mais, au cours des descentes qui ont été effectués par les députés, il a été constaté que les administrateurs communaux se plaignent qu’il y a manque d’expertise dans la préparation des dossiers d’appel d’offre et des mouvements des va et vient à Bujumbura, et cela a pour conséquences les retards dans la finalisation des dossiers d’appel d’offre et les dépenses excessives à la charge de la commune. Pour faciliter et alléger les procédures de la gestion des marchés publics dans les communes, il a été demandé  si ce n’est pas logique de décentraliser la direction nationale de Contrôle des marchés publics en créant des bureaux régionaux à défaut de créer un bureau par province. Le ministre en charge des finances a fait savoir que la gestion des marchés publics au niveau des communes a été une préoccupation du gouvernement.  Cependant, il a précisé que si la décentralisation de la direction nationale de Contrôle des marchés publics paraît pertinente, elle bute sur l’insuffisance des moyens. Mais le gouvernement envisage de revoir à la hausse les seuils de Contrôle, ce qui rendrait superflu cette décentralisation.

La part du Fonic dans le développement des communes 

Dans ce même rapport, M. Ntisezerana a indiqué que selon les informations recueillies sur terrain, il a été remarqué que certaines communes se lamentent que le processus de passation des marchés est très long. Il a été demandé au ministre en charge des finances de préciser le rôle joué par le Fonic  dans la gestion des marchés passés par les collectivités territoriales décentralisées. Le ministre en charge des finances a répondu que le Fonic accompagne les communes sur tout le processus de passation jusqu’à l’exécution du marché. Il les accompagne par des appuis, conseils et assistance technique. Il a tenu à signaler que le Fonic ne représente ni n’agit à la place de la commune. C’est pour cette raison qu’il a interpellé les députés de suivre de près les projets prévus par les communes pour être réalisés afin de voir si le Fonic ne s’ingère pas dans la gestion des fonds alloués à ses projets.Après certains amendements de fond et de forme,  sur 82 députés présents et 24 procurations, le projet de loi portant révision du Code des marchés publics a été adopté à l’unanimité.   

Rose Mpekerimana

 
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