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MEDIAS> Echanges d’expériences

Les médias chinois prônent la diversification dans l’objectivité

 

IMG 20170615 102657 2Le monde occidental décrit et la Chine et l’Afrique comme des entités arriérées où il ne se passe rien de bon, mais plus de maux. On l’a vu dans les medias occidentaux, l’image de l’Afrique est beaucoup plus celle d’un continent de guerre, de conflits sociaux, de famine et d’ignorance, alors que la plupart des dirigeants africains se donnent corps et âme pour relever la situation de leurs nations. Les medias chinois ont compris cela. A part qu’ils veulent faire connaitre au monde leur vraie image de la Chine, ils veulent aussi aider l’Afrique à être bien connue par sa vraie image. Des journalistes chinois voyageant en Afrique en témoignent.

 

Dans une visite au quotidien China Daily, les journalistes nous indiquent que dans les 36 ans d’existence de leur journal, il a fallu mettre une grande importance sur l’image de la Chine. A travers leurs publications, que ce soit sur papier ou en ligne, via les sites web, les sujets sont variés. Certains parlant de la politique de développement, d’autres, des innovations en terme économique et la promotion de la jeunesse par des pages destinées aux enfants et aux adolescents. Cela les incitant à la lecture et à l’apprentissage des langues. Ils sont ainsi ouverts au monde, connaissent d’autres peuples et d’autres histoires d’ailleurs.

CGTN, une jeune chaîne, mais devenue mondiale

Une autre visite nous conduit au CCTV (China Central Television) une chaîne de télévision nationale, où l’on découvre la chaîne CGTN (China Global Television Network), née de CCTV en décembre dernier. On apprend qu’elle a des branches un peu partout dans le monde opérant dans plus de 70 pays et régions, dans les langues comme l’anglais, le français, l’espagnol, l’arabe et le russe. Pour l’Afrique, elle est basée à Nairobi au Kenya. Le directeur adjoint du département des informations en Anglais, Li Bin, indique que le secret de leur succès en si peu de temps est dû à la collaboration avec le peuple chinois et son gouvernement. Il invite les gouvernements africains à être plus ouverts dans le monde des medias. En moins de 6 mois, CGTN affiche déjà 3 millions de téléspectateurs et 12 millions de personnes qui suivent ses vidéos en lignes, rien qu’en français.

L’objectivité dans la couverture des événements

Comme cela est dans leur objectif : montrer au monde la vraie image de la Chine, les reporters de CGTN ne cessent de sillonner le monde a la recherche de la vérité. Dans beaucoup de pays africains, via leur base au Kenya, des villages et des villes africaines sont découverts. Les peuples autochtones racontent leurs vies et leur développement face à la mondialisation. Les niveaux d’éducation étonnants des Africains aujourd’hui font objet de reportage. Une Afrique longtemps décrite comme pauvre alors qu’elle est riche, se retrouve en train d’évoluer car ses évolutions sont vues à travers la chaîne internationale CGTN Afrique. Des journalistes sont éparpillés à travers le Kenya, l’Egypte, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie et le Nigeria pour couvrir les événements africains.
Mais à ce point, les journalistes africains visitant la maison ont émis le souhait de voir leurs pays être représentés pour aider à plus d’objectivité avec des journalistes nationaux sur place. A cela, M. Li indique que c’est le rôle des gouvernements d’être plus ouverts dans ce domaine. En attendant, il a proposé à ces journalistes d’envoyer des vidéos et des images des évènements se passant dans leurs pays qui pourraient être intéressants dans les infos de la CGTN afin de les partager avec le monde. Dans les pays comme le Kenya, les institutions sont beaucoup plus ouvertes aux medias, a-t-il indiqué.
Toutefois, CGTN entreprend d’engager des reporters locaux dans les pays africains afin d’atteindre tous les terrains et avoir des informations chaudes et sures. Les journalistes africains espèrent que le système de numérisation qui s’étend dans presque tous les pays africains va aider à la collaboration et à l’échange d’expériences entre les chaînes de télévision. Mais il faudra d’abord relever le défi des signaux car cela est un problème souvent rencontre en Afrique dans le domaine de la télévision numérique. Le rôle des gouvernements est primordial. Ainsi l’Afrique sera connue par la Chine et par le monde. La Chine aussi sera connue à travers les pays africains où certaines populations ne connaissent pas ce peuple, participant ainsi au renforcement de la coopération et à l’échange des services et des biens.
Blandine Niyongere

 

HCR> Préparation de la campagne pour la journée mondiale des réfugiés

Ensemble pour leur autonomisation effective

 

hcrLe jeudi 15 juin 2017, le Haut commissariat pour les refugiés (HCR) a organisé un point de presse pour faire connaître aux journalistes les préparatifs pour la journée mondiale des réfugiés. Des descentes sur terrain sont prévues dans quelques provinces notamment Muyinga, Cankuzo, Ruyigi, Makamba et Bujumbura.

 

Le représentant du HCR au Burundi, Abel Mbilinyi, a fait savoir que les réfugiés sont encore nombreux dans les pays voisins dont le Rwanda, la Tanzanie, la République démocratique du Congo et l’Ouganda mais que le HCR, en collaboration avec le gouvernement du Burundi, est en train de préparer la place pour accueillir les réfugiés qui veulent volontairement regagner leur pays natal. Il a évoqué surtout le cas des cent trente-huit refugiés qui sont en République démocratique du Congo, qui veulent rentrer.
M. Mbilinyi a fait savoir que lors de la journée mondiale des réfugiés, beaucoup d’activités sont organisées. Il s’agit notamment d’un match de football entre les réfugiés du Nord et ceux de l’Est, des sketchs sur l’autonomisation des réfugiés, des danses traditionnelles burundaises, danses modernes des réfugiés de kinama, de la remise des primes aux groupes modèles dans les activités d’intérêt communautaire, etc. A cette occasion, on va signer une pétition avec les réfugiés laquelle va être envoyé aux chefs d’Etats pour améliorer les conditions des réfugiés.
M. Mbilinyi a profité de l’occasion pour relever quelques uns des problèmes que les réfugiés rencontrent à leur retour au pays natal. Tantôt leurs maisons sont brulées ou sont de mauvaises qualités d’où la nécessité de les améliorer. Certains disent que leur sécurité n’est pas bien assurée. Il a aussi fait savoir que leur mission est de promouvoir l’éducation et que c’est pour cette raison que le HCR est en train de tout faire pour savoir les effectifs des enfants qui sont en âge scolaire pour les réintégrer à l’école. Il n’a pas manqué de dire que le volet travail va aussi être favorisé. Il a dit qu’ils ont constaté que beaucoup de réfugiés ont besoin du travail, c’est pour cela qu’ils vont essayer de voir comment donner du travail aux réfugiés pour améliorer leurs conditions de vie. Le représentant du HCR au Burundi n’a pas oublié de dire que les ressources financières sont pour le moment limitées pour bien satisfaire les besoins de tous les réfugiés.

Olivier Nishirimbere

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Les acquis du Burundi depuis son adhésion à la Communauté est-africaine

Les enquêtes ont montré que le commerce s’est remarquablement développé

 

DSC05929La Commission permanente chargée des affaires politiques, administratives et des relations extérieures et de la Communauté est-africaine a présenté le rapport sur les descentes qu’elle a effectuées sur les frontières du Burundi avec les pays de la Communauté est-africaine (CEA). C’était lors de la séance plénière des députés en présence de la ministre à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine le jeudi 15 juin 2017. Les échanges ont porté sur les acquis du Burundi depuis son adhésion à cette communauté.

 

Selon Gélase Daniel Ndabirabe, président de la Commission permanente chargée des affaires politiques, administratives et des relations extérieures et de la Communauté est-africaine, qui a présenté le rapport sur les descentes de la commission, le but de cette mission était de se rendre compte du pas déjà franchi depuis l’adhésion du Burundi à la Communauté est-africaine en 2007. Il a fait savoir que cette visite a été faite au mois d’avril 2017 dans les provinces de Kirundo, Muyinga, Rutana, Rumonge, Makamba, Ruyigi, Cankuzo, Bujumbura et Cibitoke.

Il y a des acquis et des défis

M. Ndabirabe a souligné que les députés ont été informés sur les avantages que le pays tire de son adhésion à la CEA. Il a cité notamment l’augmentation des échanges des biens et services, la suspension de visa qui était exigé pour traverser les frontières, les taxes sur les produits commerciaux qui ont sensiblement diminué, les Burundais qui vont étudier dans les pays membres de la communauté, etc. Les députés ont également apprécié les relations sur les frontières de la RDC avec le Burundi, bien que ce pays ne soit pas encore membre de la CEA.
Toutefois, il a souligné que quelques défis subsistent. Il s’agit de la hausse des prix des denrées alimentaires suite à la mesure du président tanzanien interdisant l’entrée de ces produits au Burundi, le manque de l’eau et de l’électricité qui gêne les activités à la frontière à arrêt unique de Kobero, la mutation des agents de l’OBR, etc. Il a souligné que les responsables rencontrés lors des descentes ont formulé des requêtes. Il s’agit de sensibiliser la population et les autorités burundaises sur les lois régissant la CEA, sensibiliser les Burundais pour décourager le commerce frauduleux, la décentralisation de l’octroi des passeports et des laissez-passer, etc.

Les pays membres doivent rester unis et solidaires

Isabelle Ndahayo, ministre à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine répondant aux questions des députés, a expliqué que lors de l’adhésion du Burundi à la CEA, il n’y avait aucune réserve sauf sur les conventions sur le Marché commun. Elle a souligné que le pays qui entre en apposant sa signature sur la Convention s’engage à respecter les acquis communautaires. Elle a précisé que les enquêtes ont montré que le commerce s’est remarquablement développé en Tanzanie et en Ouganda du fait qu’ils sont membres de la CEA et que les études préliminaires montrent que c’est aussi le cas pour le Burundi. Mme Ndahayo a souligné que les objectifs que les pays membres de la communauté se sont fixés ne seraient atteints que si les pays restent unis et solidaires. D’où le conflit entre le Burundi et le Rwanda est un problème sérieux mais, elle a tranquillisé l’opinion que les chefs des Etats membres ont déjà pris cette question en main en vue de trouver une solution.
Les députés se sont également plaints de l’effectif des Burundais qui vont travailler à la CEA. La ministre Ndahayo a expliqué que le recrutement est transparent et que les Burundais sont bloqués par le niveau d’études et la langue. Elle a fait savoir que le ministère informe sur les postes disponibles et a promis qu’on peut aussi assister les postulants dans la formulation des CV. Elle a demandé aux candidats d’informer le ministère dès le dépôt du dossier pour le suivi.

Grâce-Divine Gahimbare

 

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE > Lancement de l’atelier d’échange à l’intention des partenaires sociaux

Mettre la performance, l’administration au service des citoyens

 

DSC 1117Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de gestion des performances dans le secteur public, le ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a organisé un atelier d’information et d’échange à l’intention des partenaires sociaux. C’est dans le souci de permettre à ces derniers de s’imprégner du contenu de ladite politique pour ensuite donner des avis et considérations pour sa meilleure mise en œuvre.

 

Le secrétaire exécutif permanent de la réforme de l’administration publique, Charles Berahino qui a représenté le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, a procédé, le jeudi 15 juin 2017, au lancement d’un atelier d’information et d’échange à l’intention des partenaires sociaux sur la politique de gestion des performances dans le secteur public.
Il a, dans son discours de circonstance, laissé entendre que le Burundi a toujours eu le souci de l’efficacité et de l’efficience de ses services publics. Les plans décennaux et quinquennaux, la Vision 2025 et les Cadres stratégiques de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLP I et II) sont des illustrations de cette préoccupation. Il a ajouté que le gouvernement du Burundi ne s’est pas arrêté là. Il a adopté, en 2012, le programme national de réforme de l’administration publique (PNRA) avec comme objectif d’asseoir une administration publique qualifiée, performante, responsable, orientée vers l’intérêt général et le service à la citoyenneté qui s’articule sur quatre axes. Il s’agit de la restauration de la capacité de conception et de coordination du gouvernement, de la restauration des principes de gestion des agents publics autour des valeurs d’équité, de performance et de transparence, de mettre la performance, l’administration au service des citoyens et enfin de créer les conditions de développement des technologies de l’information et de la communication dans l’administration.
Avec l’adoption du PNRA, le Burundi s’est résolument engagé dans l’approche de la gestion axée sur la performance, les résultats et le service au citoyen. Il veut également s’adjoindre aux bonnes pratiques de l’ensemble des pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est. De plus, le gouvernement du Burundi a adopté, lors du Conseil des ministres du 22 mai 2014, « la politique de gestion des performances dans le secteur public». Un mandat a été confié à l’Ecole nationale d’administration pour former tous les hauts cadres de l’administration publique, qu’elle soit centrale, déconcentrée ou décentralisée et de les accompagner dans la mise en œuvre de la politique de gestion des performances dans les différentes institutions ou services par voie d’un coaching permanent.
Ce coaching consiste à aider les institutions à élaborer des plans stratégiques sectoriels qui vont permettre de mettre en place des plans annuels de travail et par après les contrats de performances institutionnelles et individuelles.
Il n’a pas manqué de rappeler certaines étapes-clés déjà franchies dans la mise en œuvre de la politique de gestion des performances dans le secteur public. C’est là qu’il a cité la formation de cinq cadres par ministère sur la politique de gestion des performances dans le secteur public et ses outils de mise en œuvre, la mise en place des comités ministériels de gestion des performances dans tous les ministères, la formation de tous les comités ministériels sur la politique de gestion des performances dans le secteur public et ses outils de mise en œuvre, l’élaboration et la multiplication du guide de gestion des performances dans le secteur public et ses outils de mise en œuvre ainsi que la signature des contrats de gestion des performances institutionnelles au ministère de la Fonction publique, du travail et de l’emploi.
Masta Shabani

 
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