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Deuxième Vice-présidence de la République> Sensibilisation des chercheurs, auteurs et artistes sur la protection de la propriété intellectuelle

Les artistes burundais ne jouissent pas pleinement de leurs droits

 

DSC 1088Le Deuxième vice-président de la République Joseph Butore a procédé le mardi 12 novembre 2019 à l’ouverture d’un atelier de sensibilisation  des chercheurs, auteurs et artistes sur la protection de la propriété intellectuelle. L’objectif de l’atelier est d’échanger les idées, promouvoir les artistes burundais, et de pouvoir appliquer les lois sur la protection du droit d’auteur. 

 

Au Burundi, il existe 871 artistes plasticiens (étude de 2016), 235 artistes musiciens (répertoire du ministère en charge de la culture), 80 écrivains (répertoire de l’association des écrivains) et 37 cinéastes (répertoire du Coprodac).Dans son discours de circonstance, le Deuxième-vice président de la République Joseph Butore a indiqué que le PND 2018-2027 (Programme national de développement) a classé le secteur du droit d’auteur parmi les secteurs de croissance économique.  « Nous n’oublions pas aussi la protection des artistes et de leurs œuvres dans leur travail quotidien des droits de l’Homme comme cela est stipulé dans l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ».                   

Enregistrer les œuvres et connaître les lois    

Pour bien accomplir cette mission, le gouvernement du Burundi a adopté des lois (de 2005, 2009 et 2011) sur la protection de la propriété intellectuelle, en se basant sur l’organisation mondiale pour la propriété intellectuelle dont notre pays est membre depuis 1977. Le Deuxième vice-président de la Répubnlique a aussi ajouté que des lois spécifiques ont été mises en place pour que les artistes puissent jouir pleinement de leurs droits. Mais, il a déploré le fait que les artistes burundais n’arrivent toujours pas à subvenir à leurs besoins et à faire vivre leurs familles ; mais aussi le fait que leurs œuvres n’ont pas de valeur dans le pays et leur entourage. Cela est dû au piratage des oeuvres des artistes.Il n’a pas manqué de remercier les artistes pour le travail accompli, et les a invités à faire enregistrer leurs œuvres à l’OBDA (Office Burundais des droits d’auteur et des droits voisins) car cet office a déjà signé des contrats avec 170 sur 1500 artistes. Mais il a fait remarquer que personne n’a encore suivi le contrat signé.Quant à la ministre en charge de la culture Pelate Niyonkuru, elle a fait savoir que la balle est dans le camp des artistes afin de participer à la valorisation de leur métier. «Vous êtes les premiers à comprendre l’importance de faire enregistrer vos œuvres. Il est temps que chaque artiste sache les lois qui le régissent et qui protègent ses œuvres».                                                                                         

Yvette Irambona

 

Politique > Entretien sur la mise en application des principes de démocratie au Burundi

« Un véritable rêve est en train de se réaliser»

 

« La mise en application des principes de démocratie dépend de la culture de chaque pays». Cela ressort de l’entretien que la rédaction du quotidien Le Renouveau a eu avec le président du Rassemblement des démocrates du Burundi (Radebu), Jean de Dieu Mutabazi. Il indique aussi que le Burundi est une véritable démocratie avec des pouvoirs séparés exercés pour l’intérêt général. 

 

D’après M. Mutabazi, l’application des principes de démocratie dépend de  chaque pays.  «De la Chine à la France, de l’Angleterre à la Libye sous Kadhafi, du Burundi à l’Afrique du sud, chaque pays applique ces principes selon sa culture ».  Il se réjouit du fait que, pour le moment au Burundi,  il y a une démocratie avec pluralisme politique. « C'est-à-dire que nous avons plusieurs partis politiques qui font la compétition pour conquérir le pouvoir.  Mais ce pluralisme politique, avec élections libres, démocratiques et apaisées, doit être dosé par une représentation stricte des communautés pertinentes au Burundi, c'est-à-dire les Hutu, les Tutsi et les Twa, dans le respect des quotas ethniques ».  

Le système de quotas dans le souci de stabilité du pays

D’après M. Mutabazi, le système des quotas est un héritage de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation. « Cet héritage a mis en avant le souci de stabilité d’un pays compte tenu du contexte historique de la démocratie au Burundi. Il ne faut pas oublier que la démocratie ne date pas de 1993, mais elle date bel et bien des années 1960 avec le choix de l’indépendance sous la houlette du héros de l’indépendance nationale le Prince Louis Rwagasore ». Par le vocable démocratie, il faut entendre que le pouvoir est exercé par le peuple à travers ses élus. C'est-à-dire le parlement. Celui-ci va contrôler l’action du gouvernement issu des élections libres et démocratiques. C'est-à-dire que le peuple va se choisir ses propres dirigeants en toute souveraineté.  Et ce pouvoir exécutif issu des élections sera exercé pour son intérêt. C’est ainsi qu’en cas de défaillance du gouvernement ou d’un membre du gouvernement, le Parlement peut voter une motion de censure et démettre soit tout le gouvernement ou bien un membre du gouvernement. « En résumé, le Burundi est une véritable démocratie avec des pouvoirs séparés. L’exécutif, le législatif et le judiciaire qui doit être indépendant. Et ces trois pouvoirs sont exercés pour l’intérêt général ». 

« La démocratie n’est seulement pas un jeu électoral »

Revenant sur les événements qui ont endeuillé le Burundi depuis son indépendance, notre interlocuteur indique que la démocratie au Burundi a connu de véritables obstacles à son évolution. « Si un Burundais peut se choisir ses dirigeants des chefs de colline au chef de l’Etat en passant par l’administrateur communal, le député  qui le défendra ainsi que le sénateur, c’est un véritable rêve qui est en train d’être réalisé aujourd’hui. Nous ne devons donc pas oublier d’où la démocratie au Burundi provient et chacun de nous doit la protéger pour permettre son évolution positive ». D’après M. Mutabazi, la démocratie n’est seulement pas un jeu électoral. Elle ne doit pas s’arrêter aux élections. Les élections doivent installer au pouvoir des hommes et des femmes patriotes au service du peuple et soucieux de l’intérêt général. « Les élus doivent avoir à cœur, et de manière constante, le souci du bien être du peuple burundais et dans tous les secteurs ».

Astère Nduwamungu

 

MINISANTE> Réalisations du premier trimestre de l’année 2019-2020

Le screening et le traitement de première ligne du paludisme sont quelques-unes

 

DSC 1073Le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana  a présenté le vendredi 8 novembre 2019, les réalisations du premier trimestre pour l’année 2019-2020. Les grandes réalisations de ce premier trimestre s’inscrivent dans la mise en œuvre du Plan national de développement sanitaire IIIème génération 2019-2023 dont les priorités sont alignées au Plan  national de développement 2018-2027. 

 

Dr Ndikumana a indiqué que dans le cadre de pérenniser la politique nationale de gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, un atelier de haut niveau sur le financement basé sur les performances et la gratuité a été organisé. Cela à l’intention des acteurs de mise en œuvre,  des partenaires techniques et financiers et des décideurs politico- administratifs.Ainsi, dans le domaine de la préparation et réponses aux épidémies et catastrophes, le ministère  en charge de la santé publique a poursuivi l’activité de screening de tous les passagers qui entrent au Burundi par voie terrestre, lacustre et aérienne afin de prévenir la maladie à virus ébola.  Cette surveillance a été accompagnée par des séances de sensibilisation des leaders communautaire sur la surveillance intégrée de la maladie et ripostes dans les provinces frontalières avec la République Démocratique du Congo, la Tanzanie et le Rwanda. Dr Ndikumana a signalé que les travaux de  construction d’un centre qui remplit les normes de prise en charge d’ébola ont commencé à Mudubugu. Aussi, ce ministère  a renforcé la capacité de diagnostic de la maladie à virus ébola dans le laboratoire national de référence de l’institut national de la santé publique (Insp).

Il a  été décidé de changer le traitement de première ligne du paludisme  

Dans le domaine de la lutte contre le paludisme, il a été décidé de changer le traitement de première ligne du paludisme au Burundi. Ce traitement était l’artésunate et de l’amodiaquine.  Cela a été décidé suite aux résultats d’une étude sur l’efficacité thérapeutique de cette combinaison dans  4 sites dont Buhiga, Kigobe, Mutoyi et Kazirabageni. Ainsi, l’artemeter lumefantrine (coartem) a été adopté sur base des évidences factuelles. Dans le même objectif de lutte contre le paludisme, Dr Ndikumana a souligné qu’en collaboration avec le projet « Karire product », l’université du Burundi et l’Institut national de la santé publique(Insp), le ministère en charge de la santé a commencé les recherches sur la plante cataire qui pourra contribuer dans la prévention du paludisme.  Pour la lutte contre les maladies chroniques non transmissibles, quatre cent soixante treize patients(473) qui avaient des troubles auditifs ont reçu des appareils auditifs. Des sensibilisations à l’endroit de la population dans le cadre de lutte contre les maladies chroniques et non transmissibles dont le diabète et l’hypertension artérielle ont été organisées à travers tout le pays. La population est ainsi appelée  à éviter la consommation des drogues et des stupéfiants car ce sont des facteurs favorisant ces maladies chroniques.Dans le cadre d’appuyer les hôpitaux et les centres de santé dans les équipements adéquats, trois cent cinquante(350) réfrigérateurs photovoltaïques ont été installés à travers tout le pays. Ces équipements vont permettre une bonne conservation des vaccins et d’autres médicaments qui nécessitent une conservation à froid.

Fidès Ndereyimana 

 

APDR> Conférence de presse du lundi 11 novembre 2019

Les femmes ont été invitées à se soutenir mutuellement afin d’avoir des postes de responsabilité sans attendre le processus de cooptation

 

Le parti APDR (Alliance pour la paix, la démocratie et la réconciliation) a animé une conférence de presse, le lundi 11 novembre 2019 à sa permanence nationale située en zone Kamenge. Les femmes ont été invitées à se soutenir mutuellement afin d’avoir des postes de responsabilité sans attendre le processus de cooptation.

 

Au cours de cette conférence de presse, le président de l’APDR Gabriel Banzawitonde a fait savoir qu’il  est prévu, du 12 au 11 novembre 2019, au siège de l’Union africaine (UA), un atelier de l’Onu en collaboration avec l’UA et la CIRGL. Le thème retenu pour cet atelier est « Participation et protection des femmes dans les processus  électoraux dans la région des Grands lacs ». La candidate du parti APDR aux élections générales de 2020, Fidélité Nibigira  a été invitée pour participer à cet atelier d’importance capitale, a dit M. Banzawitonde.Au Burundi, les avancées sont nombreuses dans les processus électoraux protégeant et donnant la chance aux femmes. M.Banzawitonde a cité, notamment, la Constitution burundaise octroyant  au minimum 30% de représentation des femmes dans les différentes instances. Malgré ces efforts conjugués du gouvernement, M.Banzawitonde a indiqué que les entraves ne manquent pas. Il s’agit, entre autres, des coutumes burundaises qui considèrent une femme comme une personne incapable. Les femmes n’ont pas de solidarité entre elles, sans oublier les partis politiques qui ne donnent pas la chance aux femmes d’être en tête des listes électorales. Pour le parti APDR, cet atelier, sera une bonne occasion d’inciter les gouvernements à continuer à considérer les femmes et à leur donner plus de chances. M.Banzawitonde a demandé aux femmes de se soutenir mutuellement afin d’avoir des postes de responsabilité sans attendre le processus de cooptation.A travers leur candidate présente dans cet atelier, M.Banzawitonde a indiqué que l’APDR va demander la mise en place d’une caisse de fonds pouvant soutenir les femmes qui prendront le flambeau pour se faire élire aux différents postes. L’APDR va inciter les gouvernements et les partis politiques à octroyer 50% aux femmes dans les organes dirigeants. A la question de savoir si les élections générales de 2020 seront bonnes, M. Banzawitonde a rassuré les Burundais que les élections seront bonnes et transparentes parce que les préparatifs vont bon train. 

MARTIN  KARABAGEGA

 
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