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ART> Cinéma burundais

L’avenir est prometteur malgré les défis

 

DSC 2058Des sources s’accordent pour dire que le cinéma burundais est un secteur jeune qui se cherche encore. Elles font remarquer aussi que ce secteur a beaucoup de forces et que son avenir est prometteur malgré les défis.  

 

Selon Jean Richard Niyongabo alias Tuguru, le cinéma est l’une des branche de la culture au Burundi mais qui n’est pas assez développé malgré les efforts des différents intervenants. Il a souligné que, par rapport aux années passées, le cinéma burundais connait des progrès. Il a salué les initiatives des jeunes qui ont créé des associations pour produire un film. Il a cité notamment Tous ensemble, Gift focus studio et KMM films. Il s’est réjoui que le Festicab reçoit plus de films chaque année et des films réalisés avec des techniques modernes. Il a souligné que le cinéma burundais a été développé grâce aux formations organisées par le Festicab ou le Collectif des producteurs pour le développement de l’audiovisuel et du cinéma du Burundi (Coprodac). « Les différents intervenants dans secteurs du cinéma au Burundi sont à l’œuvre mais ont besoin d’être soutenus pour que le secteur soit développé davantage», a-t-il dit.

Seuls les passionnés du métier peuvent continuer

M. Niyongabo est un acteur-réalisateur depuis dix ans. Différents films dont «Après la pluie » (prix meilleur rôle masculin Festicab 2015), « Les gros cailloux» (prix mention spécial du jury Festicab 2016), « Smile » (tourné en Égypte), etc. sont inscrits à son actif. Il a fait savoir que le fait qu’il a des cinéastes burundais qui ne prospèrent dans le métier est dû à plusieurs facteurs. « Il y a ceux qui commencent avec des illusions des profits rapides et qui se découragent rapidedment comme ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent au bout du compte. Il y a aussi ceux qui manquent du matériel et qui se rendent compte que ce n’était qu’une perte de temps. Seuls les passionnés du métier peuvent continuer grâce à leurs sacrifices», a-t-il dit. Selon lui, le cinéma est un meilleur moyen pour transmettre ses idées. «Grâce au cinéma, j’ai pu étudier deux ans à l’université et participer à des formations à l’étranger. Le fait de voir mes films primés m’a donné le courage de continuer cette carrière», a-t-il souligné. M. Niyongabo a indiqué que les défis du cinéma burundais sont liés au manque de formation ou de moyens financiers et matériels pour faire de bonnes productions. « Personnellement, mon propre matériel me fait défaut. On travaille sans garanti de récupérer l’argent engagé et encore moins d’en tirer bénéfice», a-t-il dit. Il a expliqué que ce manque de moyens oblige à une seule personne d’exécuter plusieurs métiers du cinéma, ce qui influe sur la qualité des productions. Toutefois, il s’est réjoui du pas déjà franchi et espère qu’une industrie cinématographique est possible au Burundi. « Il faudrait que les différents intervenants dans le secteur travaillent en synergie. Il faudrait aussi que le ministère de la Culture et des sports soutienne vraiment le secteur et qu’il ait la création d’un cabinet chargé du cinéma, je l’ai vu au Burkina-Faso. Il faut aussi des initiatives des personnes sponsors», a-t-il dit. Il a conseillé les jeunes intéressés par la carrière dans le domaine de l’audiovisuel de postuler dans des compétitions comme celle organisée par le Festicab chaque année.  

L’école de cinéma serait une meilleure opportunité

DSC 2025Francine Munyana, cinéaste-réalisatrice burundaise et directrice du Festival international du cinéma et de l’audiovisuel du Burundi a indiqué que le cinéma burundais est encore jeune. «Nous nous cherchons encore mais bien évidemment il avance depuis les années 2000. Il y a l’émergence des jeunes qui commencent à faire des films, ce sont notamment des jeunes qui ont étudié à l’université lumière de Bujumbura et qui ont continué dans le domaine de l’audiovisuel. Ils font des filme de création. Ils se débrouillent bien. Nous le constatons par le nombre de films que nous recevons au Festicab, chaque années le nombre de films augmente», a-telle indiqué. Concernant la formation dans le domaine du cinéma au Burundi, Mme Munyana a expliqué que l’université Lumière de Bujumbura dispense des cours dans la branche de l’audiovisuel mais que ce n’est pas une école de cinéma. « La meilleur opportunité qu’on pourrait avoir ici au Burundi serait une école de cinéma qui pourrait former des cinéastes et donner des cours entièrement réservés au cinéma. L’audiovisuel est un domaine très vaste, l’idéal serait d’avoir une école spécialisé dans le cinéma. Ainsi, les jeunes qui sont passionnés par ce métier pourraient aller à cette école et on serait sûr d’avoir des productions audiovisuelles bien faites», a-t-elle dit. 

Au Burundi, les cinéastes sont considérés comme des journalistes

Selon la même source, il y a aussi des jeunes cinéastes qui sont formés sur le tas. « Il y a des jeunes très passionnés qui font des films malgré le manque d’argent pour le faire ou de formation assez suffisante. Ils n’ont pas fait l’université mais, ils se forment grâce aux petites formations de deux semaines. Certains de ces jeunes n’ont même pas bénéficié de ces petites formations mais par passion, ils arrivent à produire. La formation c’est quelque chose d’important et de primordiale pour prétendre être cinéaste», a-t-elle souligné.Il y a quelques cinéastes burundais qui vont dans les autres pays mais selon la directrice du Festicab, les raisons qui les poussent à partir ne sont pas seulement liées au fait qu’ils ne peuvent pas faire du cinéma au Burundi. « Je connais ceux qui sont partis pour étudier. Ils font trois  ou une année de formation professionnelle et reviennent au pays pour continuer à faire des films. D’une manière générale, je ne dirais pas qu’il y a beaucoup de jeunes du domaine de l’audiovisuel qui partent à l’étranger pour faire des films», a-t-elle souligné. Elle a indiqué que les cinéastes burundais sont toujours considérés comme des journalistes. « Il y a une politique de l’audiovisuel mais les cinéastes burundais n’ont pas encore des lois qui les régissent directement comme tel mais d’une manière générale, nous sommes satisfaits. Nous espérons qu’à l’avenir, il y aura des lois spécifiques aux cinéastes», a-t-elle dit.

La volonté des jeunes cinéastes compte

Mme Munyana a suggéré qu’il y ait un fonds pour soutenir les jeunes cinéastes car, il y a beaucoup de scénarios dans les tiroirs qui ne demandent qu’à être produits. « On espère qu’on aura un jour un fonds pour pouvoir par exemple faire un film d’auteur par an et faire un concours. Il y a beaucoup d’histoires à raconter ici au Burundi», a-t-elle suggéré. Elle a expliqué qu’il y a beaucoup de films burundais bien qu’ils ne soient pas connus. Elle a fait savoir que dans le cadre du Festicab, on compte plus de cinquante films burundais. «Pour que les Burundais connaissent ces films, il faut que ces derniers soient diffusés mais, ce lien entre le diffuseur et le réalisateur et le producteur n’est pas encore assuré. Tous les métiers du cinéma se rencontrent sur une seule personne. L’idéale serait que de l’idée originale à la diffusion, il y ait un distributeur du film. Il y a aussi le fait que la RTNB qui devait acheter les droits pour diffuser ces films n’en a pas les moyens et les réalisateurs qui refusent de donner leurs films gratuitement. Ainsi, les Burundais ne peuvent voir que des productions étrangères. C’est un grand défis mais on espère qu’un jour il sera levé», a-t-elle dit. Selon Francine Munyana, il y a un programme de projection mobile dans les quartiers pour surmonter ce problème de diffusion et dire aux Burundais qu’il y a bel et bien des productions burundaises.Selon notre interlocutrice, l’avenir du cinéma burundais est prometteur malgré les défis. « Je serais peinée de voir que les cinéastes sont toujours les mêmes après des générations. Je suis une nouvelle tête de cette génération de cinéastes et après moi, je commence à voir de nouvelles têtes. C’est un plaisir de voir un jeune qui ose faire un film sans moyens. C’est surtout cette volonté qui compte et avec le concours de chaque personne, artistes cinéphiles et des amoureux du cinéma, on pourra fait des films extraordinaires et faire connaître le Burundi au monde entier», a conclu Francine Munyana. 

Grâce-Divine Gahimbare

 

Messager Ngozi > Soirée de gala

Pour la célébration de sa première coupe du championnat Primus Ligue A

 

Le club de football Messager Ngozi a organisé, le samedi 28 juillet 2018, les cérémonies de la célébration de  la toute première coupe du championnat national, Primus ligue A, remportée au cours de la saison 2017-2018. Le président de la République et président fondateur de l’Académie Le Messager, Pierre Nkurunziza, a reçu le certificat d’honneur pour avoir soutenu financièrement et matériellement le club  Messager Ngozi.   

 

Lesdites cérémonies se sont déroulées dans la salle de réception Nazareth dans la ville de Ngozi, devant les plus hautes autorités du pays dont l’Ombudsman du Burundi, Edouard Nduwimana, qui est également président du club Kayanza united qui vient de monter en première division cette saison.Dans le mot d’accueil, le gouverneur de la province de Ngozi a souligné que la victoire de Messager Ngozi est une fierté pour toute la province de Ngozi. Cette victoire, a-t-il poursuivi, reflète la paix, le développement et l’épanouissement de la jeunesse qui se fait remarquer dans la province de Ngozi. Il a enfin félicité les dirigeants, le staff technique, les joueurs et les supporteurs pour le travail accompli qui fait honneur à la province de Ngozi.

Le championnat n’a pas été facile

De son côté, le président du club Messager Ngozi, Marc Manirakiza alias « Poche » a d’abord reconnu que le championnat n’a pas été facile car le combat pour le titre s’est disputé jusqu’à la dernière journée. Il a tenu pour cela à remercier tous ceux qui ont soutenu, d’une manière ou d’une autre, l’équipe  Messager Ngozi jusqu’à ce succès, à commencer par le président de la République du Burundi et président fondateur de l’Académie Le Messager, Pierre Nkurunziza.Marc Manirakiza en a profité pour demander aux membres de Messager, selon leurs rangs, de continuer à soutenir l’équipe, surtout pendant le championnat qui va commencer, le 15 août prochain.Pour le représentant des supporteurs, Jérémie Nizigiyimana, c’est une grande joie pour les amoureux de Messager Ngozi et il a promis le soutien du douzième joueur (supporteurs) pour la saison qui va bientôt commencer. Les portes sont ouvertes pour le groupe des fans de Messager Ngozi, a-t-il dit.

Félicitation au président fondateur de l’Académie Le Messager

*L’Ombudsman du Burundi, Edouard Nduwimana, a d’abord félicité le président fondateur de l’Académie Le Messager et président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, pour avoir pris l’initiative de créer cette académie dont ressort le club  Messager Ngozi. Il a ensuite félicité tous ceux qui ont contribué à ce succès.Il a, en outre, souhaité au club Messager Ngozi de faire encore mieux la saison prochaine.

Remise des certificats

Parmi les personnes qui ont reçu des certificats d’honneur pour avoir soutenu le club pendant le championnat, il y a d’abord le président de la République du Burundi et président fondateur de l’Académie Le Messager, Pierre Nkurunziza. Il y a aussi l’Ombudsman du Burundi, Edouard Nduwimana, le président du Sénat du Burundi et président de la Fédération de football du Burundi, Révérien Ndikuriyo, le gouverneur de la province de Ngozi, le staff technique, le capitaine du club, Cédric Urasenga Kagabo et le joueur Idi Museremu.

Kazadi Mwilambwe

 

ENTERTIEN > Sur la chanson «Intwari»

«Chacun peut être “héros” dans son domaine»

 

IMG WA0006La chanson «Intwari» Signée Sag Wise et Spoks man est sortie le dimanche 01 juillet 2018. L’un de ces auteurs, Spoks man partant de cette chanson nous a parlé du concept de l’héroïsme à cette époque. Il a encouragé toute personne à être “héros” à travers ce qu’il fait.  

 

Eric Dushimirimana connu sous le nom de Spoks Man est le co-auteur de la chanson Intwari qui signifie héros. « Le chanteur Sag Wise qui évolue en Belgique m’a contacté et nous nous sommes convenus sur le thème de la chanson Intwari. C’est une chanson qui appelle tout un chacun à être loyal dans ce qu’il fait. Les héros ne se limitent pas à ceux qui sont morts pour l’indépendance de leurs pays, chacun peut être un héro en faisant du bien là où il vit par le biais de son métier. Qu’il soit chanteur, journaliste, etc., la société se rappellera de lui à partir des œuvres qu’il aura réalisées», a-t-il expliqué. Il a souligné qu’ils ont préféré sortir la chanson le 1er juillet 2018, le jour de la commémoration de l’indépendance du Burundi pour donner un sens aux paroles de la chanson. « Qui dit indépendance du Burundi, voit directement notre héros de l’indépendance Rwagasore. Bien que nous n’ayons pas chanté spécifiquement le héro de notre indépendance, nous appelons les gens à être comme lui», a-t-il souligné.

Il faut encourager tous ceux qui font le bien

Il s’est réjoui qu’il y a plusieurs Burundais qui ont bien exécuté les tâches qui leur étaient confiées. « En plus de Rwagasore et Ndadaye, il y a beaucoup de Burundais qu’on peut qualifier de héros. Dans une autre chanson intitulée « Iy’uba wobaye uwundi » j’ai parlé de plusieurs héros comme Bihome, Mamfu, Ntunguka, etc. C’est surtout quand une personne n’est plus qu’on ose la qualifier de héro, il faudrait aussi encourager tous ceux qui font le bien de leur vivant», a-t-il dit. En écoutant la chanson «Intwari» on remarque que Spoks Man a changé son style. « Quand Sag Wise m’a contacté j’étais grippé et je ne pouvais pas chanter comme d’habitude. Je devais faire recours à des rythmes qui ne sont pas trop exigeants en matière de qualité de la voix et j’ai opté pour le hip pop. Je ne vais pas définitivement changer mon style. J’aime beaucoup le R and R», a-t-il souligné.
Grâce-Divine Gahimbare

 

MUSIQUE> Des avis sur son état des lieux

Malgré l’amélioration, le manque d’infrastructures et  de matériel persiste

 

DSC01472La musique burundaise connaît une certaine évolution, selon certains artistes. Pour d’autres, le manque d’infrastructures et de matériel musical reste toujours un tabou pour le développement de la musique burundaise. 

 

Le manque d’infrastructures et de matériel est l’un des éléments qui hantent l’évolution de la musique burundaise. Le président de l’Amicale des musiciens du Burundi, Bruno Simbavimbere, évoque le manque de salles et de matériel adaptés aux concerts du moment pour pouvoir accueillir les festivals internationaux. « C’est un défi pour nous car nous n’avons pas encore une sonorisation capable d’animer convenablement », indique-t-il. S’agissant du problème soulevé sur l’absence de l’orchestre national, M. Simbavimbere indique que ce dernier manque du matériel complet pour pouvoir produire. Pour lui, il faut que l’orchestre national soit bien encadré, étant donné qu’il donne référence à la nouvelle génération. Il invite le ministère ayant la culture dans ses attributions à bien encadrer cet orchestre national et mettre à sa disposition le matériel nécessaire.Sur la question du piratage des chansons burundaises, M. Simbavimbere indique que cette question a trouvé une solution grâce à la mise en place de l’Office burundais des droits d’auteur (OBDA) et du Conseil d’administration. « Nous sommes en train de faire des efforts au niveau de  l’Office pour que nous puissions, avec le temps, arriver à autoriser les gens qui aimeraient installer des maisons d’édition et la vente légale des chansons », précise-t-il, en invitant les  artistes de  commencer à porter plainte à l’endroit des récalcitrants afin de prendre des mesures à leur encontre.Le chanteur et producteur Roméo Ininahazwe du groupe Etoile du Centre estime, quant à lui, que la musique au Burundi est relativement bonne. En ce qui le concerne, la situation semble évoluée. « Plus la sécurité évolue, plus la musique aussi évolue du côté financier mais également du côté des talents. Nous essayons tant bien que mal de nous adapter face à la situation d’après la crise ». Pour lui, les choses semblent évoluer du bon côté. Même ceux qui étaient à l’extérieur du pays commencent à revenir. Il appelle les musiciens à chercher  toujours à améliorer leurs talents.
Eric Mbazumutima

 
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