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COMMERCE> La vente des feuilles de manioc

Elle est florissante à la 8e avenue de Bwiza

 

Les feuilles de manioc font des recettes à certaines marchandes qui les commercialisent à la 8ème avenue du quartier Bwiza. Non seulement, elles vendent leurs produits, mais également elles les pilent dans des mortiers moyennant un tarif supplémentaire.

 

DSC08158La vente des feuilles de manioc communément appelé « Isombe» n’aurait pas intéressé le quotidien « Le Renouveau» si cette activité n’était pas cuplée d’une autre activité en produit fini par les vendeuses elles-mêmes. C’est ce qui nous a impressionné lors de notre passage dans le quartier Bwiza le lundi 13 juillet 2015.
Selon Alice Twagirayezu, vendeuse de ce produit, les consommateurs des feuilles de manioc qui veulent partir avec le produit fini demandent aux marchandes de cette denrée de la piler avant de l’enfiler dans un sachet. Arrivés à la maison, les acheteurs n’ont d’autres préalables que de procéder à la cuisson. Dans ce cas, ils ont obligés de payer une somme supplémentaire à côté du prix d’achat de la feuille elle-même.
Twagirayezu fait savoir qu’un tas de feuilles de manioc coûte 100 FBu. L’acheteur est prié d’ajouter 300 FBu pour cinq tas de feuilles de manioc. Ainsi, le prix de revient passe de 500 FBu pour cinq tas de feuilles de manioc correspondant à 800 FBu.
Les clients souhaiteraient payer 100 FBu pour dix tas de feuilles de manioc. Sinon, ils estiment que l’argent qu’ils ajoutent au prix d’achat est élevé. A la question de savoir pourquoi ils ne vont pas broyer leurs feuilles de manioc à la machine appropriée, ils ont répondu que le produit perd toute la saveur y afférente. En outre, les propriétaires des broyeurs des feuilles de manioc exigent beaucoup plus d’argent que les marchandes qui les pilent sur place en utilisant leurs mortiers.
Cette marchande a fait remarquer qu’elle reçoit beaucoup de clients les samedis et les dimanches. Les autres jours, les clients sont peu nombreux.
A d’autres endroits, quatre tas de feuilles de manioc reviennent à 500 FBu. Mais le prix de les broyer reste inchangé. C’est ce que Divine Kwizera a relevé peu après l’entretien avec Alice Twagirayezu.
Masta Shabani

 

GARE DU NORD> La migration des vendeurs de chaussures

Pour des raisons de sécurité

 

Depuis le début des manifestations à Bujumbura contre la candidature du président Pierre Nkurunziza aux échéances électorales de 2015, certains commerçants ont été déstabilisés. C’est le cas des vendeurs des chaussures des différents marchés des quartiers en insécurité liée aux manifestations. La plupart des commerçants des chaussures se sont retrouvés à la Gare du nord où la sécurité était encore bonne.

 

DSC08201A la Gare du nord, la sécurité était une réalité au moment où l’insécurité régnait dans certaines communes de la municipalité de Bujumbura. Cette localité est devenue alors attractive pour la plupart des personnes. C’est pour cette raison qu’on y trouve beaucoup de vendeurs de chaussures qui ont fui l’insécurité qu’ils jugeaient insupportable dans les marchés situés dans les quartiers menacés par les manifestations. La plupart de ces vendeurs se sont installés à la première entrée du Centre hospitalo-universitaire de Kamenge (Roi Khaled).
D’après Jérémie Ngendabanka, le chef de ces vendeurs, la plupart d’entre eux étaient aux marchés de Jabe et Ngagara. Il dit qu’ils se sont mis ensemble pour continuer ce travail afin de ne pas prêter une oreille attentive aux personnes animées par de mauvaises intentions. C’est une forme d’encadrement pour empêcher les jeunes de se livrer aux mauvais comportements, a expliqué M. Ngendabanka. Ce dernier a ajouté qu’ils attendent le retour de la sécurité dans des quartiers où ils étaient afin qu’ils puissent retourner dans leurs places respectives. « La Gare du nord est un lieu stratégique, les gens sont satisfaites d’y trouver les chaussures car aller les chercher dans les anciens marchés provoque des doutes. Les habitants vivant dans des quartiers où règne l’insécurité ont apprécié notre idée », a dit M Ngendabanka.

Les autorités administratives et les forces de sécurité sont au courant

M. Ngendabanka a indiqué à la rédaction du journal Le Renouveau que les autorités communales de Gihosha et le commandant de cette localité sont au courant de leur présence. Il a ajouté que pour question de sécurité, ils quittent le lieu à 18 heures pour permettre aux forces de sécurité d’assurer l’ordre. Il indique enfin que quand le président de la République veut passer, ils ramassent toutes les chaussures afin d’aider les forces de sécurité à contrôler les mouvements.

Martin Karabagega (Stagiaire)

 

Transport> Taxiwomen

Les femmes peuvent exercer le transport rémunéré comme les hommes

 

Les femmes changent progressivement de mentalité. Dans le temps, elles pensaient qu’il y avait des métiers réservés aux hommes seulement. Mais, aujourd’hui, les femmes et les filles se retrouvent dans presque tous les secteurs et exercent des métiers de diverses sortes.

 

DSC07758Au Burundi, le métier de transport rémunéré avec des taxis voiture a longtemps été exercé par les hommes uniquement. Mais, timidement, les femmes commencent à entrer dans la danse. Les femmes qui ont requis l’anonymat viennent de passer près d’un mois exerçant le métier de transport rémunéré avec taxi voiture. Dans un premier temps, elles se demandaient si elles pouvaient parvenir à faire ce travail longtemps réservé aux hommes.

Les conditions sécuritaires rassurent

Ces femmes qui exercent le métier de transport rémunéré avec voiture n’ont pas connu un même début. Certaines n’ont pas connu un début difficile contrairement à leurs collègues. En effet, les premières ont connu l’encouragement de leurs maris, tandis que les secondes se sont heurtées à leur opposition. Les conditions de travail rassurent sur le plan sécuritaire. En effet, révèlent-elles, tout est né d’une association de transport rémunéré avec voiture. Ainsi, cette association a voulu nouer des contrats avec les banques et hôtels VIP (Very important person) comme KCB (la Kenya Commercial Banque) et l’hôtel Club du Lac. Ceci signifie que les clients sont des personnes de confiance qui ne peuvent pas constituer un danger pour elles. De surcroît, ces femmes travaillent jusqu’avant 18h, toujours pour cette raison de sécurité. Mais, rien n’empêche que les personnes qui leur sont connues ou qui ne sont pas soupçonnées d’être des malfaiteurs puissent faire leurs courses avec ces taxis voiture de luxe. Ces taxiwomen se réjouissent de ce métier car, en plus du fait que les femmes doivent changer de mentalité, il faut aussi chercher à éviter le chômage. Elles révèlent en outre que rien ne les empêche de remplir pleinement le rôle de femme dans le ménage. « Nous avons une organisation interne de sorte que si l’une d’entre nous a un petit problème à régler à la maison, elle peut faire un saut à condition qu’au moins deux taxis soient sur place pour assurer la garde », a indiqué une de ces femmes. Elles indiquent que jusque-là, elles n’ont pas rencontré de problème lié à ce métier.
Alfred Nimbona

 

MARCHE DE BUKIRASAZI> Panier de la ménagère

Les prix des produits alimentaires sont en baisse

 

Au marché de Bukirasazi, commune Bukirasazi en province de Gitega, les produits alimentaires de première nécessité enregistrent une baisse des prix. Cette baisse est relative à la bonne production qui a été observée au cours de la saison culturale écoulée.

 
D’après la population contactée, dans les routes et chemins menant au marché de Bukirasazi, les commerçants achètent le haricot à 450 FBu le kilo. A la question de savoir pourquoi cette baisse, les marchands ont indiqué que c’est parce que la récolte, surtout celle des haricots, a été bonne. La plus grande partie de la population trouve de quoi manger et ne se bouscule pas à aller au marché. Les dires des marchands et de la population convergent à propos de la raison de cette bonne récolte. C’est parce que les agriculteurs ont eu des intrants agricoles à temps et que les conditions climatiques ont été bonnes.

Martin Karabagega (stagiaire)

 

 

 
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