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DGAC>La vie au quotidien des handicapés de guerre.

Travailler pour gagner la vie

 

Mener une vie étant handicapé n’est pas chose facile. Cela activité qui demande de la force ainsi que des moyens financiers. La Direction Générale des Anciens Combattants (DGAC) aide les handicapés de guerre dans leur vie au quotidien.

 

DSC08568Dans un entretien accordé au journal « le Renouveau du Burundi », le Colonel Nzohabonimana Oscar a fait savoir que les handicapés de guerre sont classés en deux groupes : d’une part, il y a ceux qui peuvent vaquer à des activités génératrices de revenu et d’autre part, ceux qui sont inaptes à faire aucune activité.
Pour la première catégorie, il a dit que la direction les aide à s’organiser dans des associations et à définir des projets qui peuvent leur raporter de l’argent. En matière de santé, la direction est chargée de les faire soigner. Elle organise aussi des séances de sensibilisation et d’adaptation dans la société parce qu’ils doivent comprendre que le gouvernement ne peut pas assurer leur vie totalement, a-t-il ajouté.
Pour la seconde catégorie, la direction générale met à la disposition de ces handicapés de petits projets qui leur permettent de se procurer de petits revenus pour subvenir à leurs besoins comme un atelier de soudure, des moulins, pour ne citer que ceux-là. Le Colonel Nzohabonimana a signalé qu’il y a des sites qui ont été érigés pour héberger 150 handicapés inaptes. Ces sites se trouvent à Mpanda, Bugarama, Cibitoke, Ngozi, Muyinga, Rumonge, Makamba, Rutovu, Mugamba, Mwaro, Gitega et Ruyigi.
Nzohabonimana Jean Paul, un des handicapés de guerre avec lequel nous nous sommes entretenus a dit : « Je ne fais aucune activité. Je ne peux pas cultiver parce que j’ai un seul bras et je ne peux pas me tenir longtemps debout. C’est difficile d’avoir de quoi mettre sous la dent. Pire encore, je paie les frais de déplacement pour venir me faire soigner alors que je n’ai pas d’argent ». C’est ainsi qu’il demande à la DGAC de voir comment prendre en charge les patients venus de l’intérieur du pays comme c’était le cas pour le PDRT (Projet d’urgence de démobilisation et de réintégration transitoire).
A ce propos, le directeur général a dit qu’il n’y a pas de budget pour répondre à toutes les doléances de tous les handicapés. La ligne budgétaire est rouge, a-t-il indiqué. Il demande aux handicapés de travailler pour ceux qui le peuvent .

ALICE NGENZEBUHORO (Stagiaire)

 

ENTRETIEN> Enregistrement des naissances à l’état civil

Un droit pour chaque enfant

 

La loi stipule que tout enfant doit être enregistré dans les registres d’acte de naissance dans les quinze jours suivant sa naissance. L’enfant se fait enregistrer par son père ou sa mère ou par toute autre personne ayant assisté à sa naissance. En cas du non respect de ce délai, l’enregistrement se fait sur décision du maire de la ville ou du gouverneur de province sur demande de l’intéressé.

 

DSC 1253Dans un entretien que Claver Nzoyisaba, chef du département administratif à la mairie de Bujumbura, a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, il indique que la loi dispose que tout enfant doit être enregistré dans les registres d’acte de naissance dans les quinze jours suivant sa naissance. Il se fait enregistrer par son père ou sa mère ou par toute autre personne ayant assisté à sa naissance. En cas du non respect de ce délai, l’enregistrement se fait sur décision du maire de la ville ou du gouverneur de province sur demande de l’intéressé ou de ses parents. Pour que cette demande soit acceptée, il faut produire un certificat de naissance délivré par un médecin et une photocopie de la carte d’identité. Ces documents doivent être annexés à une lettre indiquant les motifs de non enregistrement et demandant ainsi l’enregistrement malgré l’expiration du délai prévu par la loi,a-t-il ajouté.
S’agissant d’un accouchement à domicile, on exige une attestation de naissance à domicile signée par le chef de quartier ou le chef de la colline et approuvée par l’administration communale. Il a expliqué que c’est pour éviter les cas de fraude qui ont été observés. En cas de désaveu de l’enfant par son père, l’enfant se fait enregistrer par sa mère au nom du père inconnu.

Une procuration du conseil de famille est obligatoire

Si l’enfant est orphelin et que ses parents sont décédés avant l’enregistrement, il se fait inscrire par toute personne ayant assisté à sa naissance. Mais cette dernière doit se munir d’une procuration du conseil de famille pour éviter les cas de fraude. Cette procuration doit être notariée et approuvée par l’administration de cette localité. Concernant les enfants adoptifs dont on ne connaît ni leur père ni leur mère, l’enregistrement se fait au nom du père et de la mère inconnus. Quant à la question de savoir pourquoi ce délai de 15 jours n’est pas respecté par certaines personnes, il a répondu que cela est lié à l’ignorance de la loi.
Emelyne Iradukunda (stagiaire)

 

CNAP>Détention illégale d’armes à feu

Le port d’une arme est règlementé par la loi

 

Il n’est pas permis à tout le monde de détenir une arme à feu. Toutefois certaines gens peuvent en être autorisés. Il existe toute une série de conditions à remplir pour avoir accès au port d’armes. Il faut encore savoir que des peines sont appliquées aux gens qui les détiennent illégalement. Cela ressort d’un entretien avec le président de la Commission nationale pour la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, «(CNAP), le commissaire de police Laurent Kabura.

 

« Une personne qui veut détenir une arme doit s’adresser aux autorités compétentes pour une permission spéciale à cela. Sinon, la loi inflige des peines à celui qui les détient illégalement », fait savoir le commissaire de police (CP) Laurent Kabura.
En dehors du permis de port d’arme, personne n’a le droit de détenir une arme. A moins qu’il soit un agent de l’ordre et de la sécurité dans l’exercice de ses fonctions. Selon le C.P Kabura, qu’on l’utilise pour se défendre ou pour faire autre chose, il n’y a aucune raison qui permette à quiconque de détenir une arme illégalement car on devient condamnable par les juridictions. Certains détiennent ces armes pour se «protéger». D’autres n’ayant pas confiance dans les institutions chargées de l’ordre et de la sécurité recourent à l’achat et à l’emprunt de ces armes.

Ce n’est pas synonyme de sécurité

Toutefois, il a été constaté que certaines personnes ne veulent pas remettre leurs armes de leur propre gré. Il a donc fallu qu’une loi soit promulguée pour mettre en garde toute personne détenant illégalement une arme à feu. Selon cette loi, la détention illégale d’armes à feu est passible d’une prison de 2 à 10 ans et d’une amende de 100 000 FBu à 5 000 000 FBu.
La Cnap, à travers les messages de sensibilisation, recommande à toute personne détenant une arme illégalement de la remettre aux corps de sécurité. Une arme dans la maison n’est pas du tout synonyme de sécurité. Notre interlocuteur demande à la population d’avoir confiance dans les institutions de l’ordre. Ces armes sont souvent sources d’insécurité car elles sont utilisées dans les différentes attaques à main armée et dans les vols.

BLANDINE NIYONGERE

 

Entretien> Les causes du divorce

Il peut être prononcé pour des causes déterminées par la loi ou par consentement mutuel

 

Le divorce est la rupture du vivant des époux d’un mariage au départ régulier. C’est la séparation définitive des conjoints dont la vie commune s’est avérée impossible. Il prive le mariage de ses effets seulement pour l’avenir. Il peut être prononcé pour des causes déterminées par la loi ou par consentement mutuel.

 

DSC 3501Dans un entretien que Jacques Ntakirutimana a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, il indique que le divorce peut être prononcé pour des causes déterminées par la loi. Certaines fautes considérées comme graves commise par un époux à l’égard de l’autre peuvent justifier le recours au divorce. On distingue parmi ces causes, les excès et sévices, les injures graves, l’adultère, et la condamnation pour un fait entachant l’honneur. Mais il peut également être prononcé par consentement mutuel des époux, a-t-il ajouté. Les excès sont les actes de violence de nature à mettre en danger la vie de l’époux qui en est victime tandis que les sévices sont les mauvais traitements corporels ou autres qu’un époux inflige à l’autre, a-t-il expliqué.
Quant aux injures graves, notre interlocuteur a signalé qu’il s’agit de tout manquement grave offensant portant atteinte à la foi conjugale. Il a notamment cité le cas des personnes qui se marient au Burundi et après un certain temps le mari va à l’étranger, y passe 5 ans et plus, et son épouse n’a plus de nouvelle. Dans ce cas, le divorce peut être prononcé à la demande de l’épouse.
L’infidélité est l’union sexuelle d’une personne déjà mariée légalement et dont le mariage n’est pas dissout avec une autre que son conjoint. Dans ce cas, le mariage est dissout à la demande de l’époux lésé, a rappelé notre interlocuteur. La condamnation pour un fait entachant l’honneur porte sur un fait qui déshonore la famille et que l’époux non coupable se sent humilié. Par exemple, la sexualité avec un animal, violence d’un enfant de 2 ans, a poursuivi notre interlocuteur.

Le divorce prononcé à la requête conjointe des époux

Le divorce par consentement mutuel peut être prononcé à la requête conjointe des époux, s’il apparaît des circonstances de la cause que la vie commune est devenue insupportable et que le maintien du lien conjugal est devenu intolérable. Dans ce cas, il n’y a pas énumération de causes par les époux. Ils précisent eux-mêmes les dispositions envisagées pour le partage de leurs biens communs, la garde et l’éducation des enfants mineurs, ainsi que le versement d’une pension alimentaire au profit de l’époux pouvant se trouver dans le besoin du fait du divorce.

Emelyne Iradukunda (Stagiaire)

 

 
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