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NYANZA-LAC> Inauguration des fontaines d’eau potable par la fondation Buntu

Denise Nkurunziza demande aux bénéficiaires d’en faire bon usage

 

La fondation Buntu a inauguré le jeudi 7 avril 2016, des fontaines d’eau potable construites dans la province de Makamba, d’une valeur d’environ 20 millions chacune. A la fin du projet, vingt fontaines d’eau potable seront construites dans les communes de Kibago et Nyanza-lac. Sur la colline Mugerama, Denise Nkurunziza, présidente de la fondation Buntu a demandé à la population de bien entretenir ce don afin de lutter contre les maladies des mains sales.

 

DSC 0835Dans le but d’appuyer le gouvernement dans ses projets de développement, et surtout l’octroi de l’eau potable à la population nécessiteuse, la Première dame du Burundi et présidente de la fondation Buntu a inauguré les fontaines d’eau potable construites par la fondation avec l’appui de l’association « Million from one ». Dans la province de Makamba les maladies des mains sales sont monnaie courantes suite au manque d’eau potable est surtout le long du lac Tanganyika.
Denise Nkurunziza a indiqué qu’environ 30 000 personnes seront touchées par le projet. La Première dame a demandé à la population de faire bon usage du don de ces fontaines, car l’eau est source de la vie. Le représentant de «Million from one» a indiqué que cette organisation chrétienne a pour but de distribuer l’eau potable mais que l’eau qui donne la vie éternelle est Jésus Christ.
Dans son mot de bienvenue, le gouverneur de la province de Makamba a indiqué que ce don vient à point nommé car l’eau potable va permettre l’amélioration de la santé de la population bénéficiare qui fait face à des défis énormes en matière d’accès à l’eau potable. Gad Niyonkuru gouverneur de la province de Makamba a de son côté invité la population à rompre avec la consommation de l’eau souillée du lac et à prendre soin de l’eau qui leur est offerte. En guise de remerciement des actes de charité de la Première dame envers la province de Makamba, la population de cette dernière lui a offert une génisse nommée « Bigiyinama »
Charles Makoto

 

MAKAMBA> Remise des chaises roulantes au centre de handicapés

Un accomplissement d’une promesse

 

La Première dame de la République du Burundi a offert, le jeudi 7 avril, un don composé de cinq chaises roulantes au centre de handicapés et de réappareillage Saint Bernard de Makamba, d’une valeur de cinq cent mille chacune. Ces chaises ne sont pas disponibles au Burundi comme l’a indiqué Sœur Odette Gakunzi responsable dudit centre.

 

DSC 0773Selon Nadine Nzomukunda chargée du protocole auprès de la Première dame. c’est la concrétisation de la promesse faite par Denise Nkurunziza, présidente de la fondation Buntu, lors de son passage en mars dernier dans ce centre. Ce centre qui a la capacité d’accueil de 150 personnes compte aujourd’hui 120 individus.
Sœur Odette Gakunzi n’a pas caché sa satisfaction. Elle a indiqué que ce don arrive à point nommé et a remercié la Première dame pour la spontanéité avec laquelle elle a concrétisée sa promesse. « C’est le respect d’une parole donnée et nous ne pouvons que nous en réjouir », a-t-elle dit. Elle a demandé à la présidente de la fondation Buntu de rester toujours au côté de ce centre qui ne manque pas de défis.
Fondé en 1977, le centre de handicapés et de réappareillage Saint Bernard de Makamba, œuvre pour la scolarité des enfants handicapés et accueille les enfants en provenance des provinces Makamba, Rutana Bururi et Rumonge. Quant aux conditions d’accueil, Sœur Gakunzi indique que l’accès est gratuit mais qu’une contribution de 10 000 FBu est demandée par enfant et par trimestre. Les enfants de moins de cinq ans sont reçus moyennant un extrait d’acte de naissance. Pour cette religieuse, le don des chaises roulantes permettra aux nécessiteux d’aller à l’école et de se déplacer aisément.
« Bien que le centre offre des béquilles aux handicapés, certains d’entre eux ne peuvent pas marcher même à l’aide de béquilles », affirme-t-elle. Ceux qui ne sont pas capables de suivre les cours dans les classes classiques, apprennent des métiers variés dont la vannerie et la couture. Sœur Odette Gakunzi a indiqué que le gouvernement appuie ce centre à travers le ministère de la Solidarité qui offre des vivres et le ministère de la Santé qui offre des soins aux malades dudit centre.

Charles Makoto

 

Personnes vivant avec un handicap>Leur accès à l’éducation scolaire

Il n’est pas facile

 

Les personnes vivant avec un handicap, rencontrent des problèmes lorsqu’il s’agit d’avancer dans leurs études. Au moment où certaines ne dépassent pas le niveau primaire, d’autres sont contraintes de rester à la maison de peur de « faire honte à la famille ». Cela ressort d’un exposé du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, présenté par Etienne Gashamura à l’occasion d’une réunion avec l’Assemblé législative de la Communauté est-africaine sur les Droits de la personne vivant avec un handicap au sein de la communauté et quelques recommandations des participants.

 

Il est important que les parents soient sensibilisés sur le fait que tous les enfants bénéficient des mêmes droits. Le rôle du ministère dans tout cela est aussi de convaincre le public qu’il doit considérer les enfants sur un même pied d’égalité. En effet, certains parents, se cachant derrière leur ignorance, privilégient les enfants qui sont « normaux » par rapport à ceux vivant avec un handicap.
En plus, des écoles adaptées pour ces enfants ne sont pas nombreuses. Diverses associations des personnes vivant avec un handicap se plaignent du fait que les milieux qu’ils doivent fréquenter ne leur facilitent pas le déplacement dans leurs conditions. C’est le cas des enfants qui marchent à l’aide des béquilles ou qui boitent. Les infrastructures doivent être aménagées pour leur faciliter l’accès aux classes.

Sensibiliser les parents sur la problématique des enfants vivant avec un handicap

Après l’école primaire et secondaire, certains enfants vivant avec un handicap sont contraints de retourner à la maison. Ceux qui ont les moyens d’aller loin peuvent continuer leurs études à l’étranger là où l’éducation scolaire des personnes vivant avec un handicap est évoluée. C’est le cas des enfants aveugles qui peuvent difficilement continuer leurs études au Burundi.
Dans tout cela, il s’est avéré que le rôle des parents reste prépondérant. Il revient aux parents de ne pas faire de choix entre les enfants vivant avec un handicap et ceux qui ne le sont pas. Cela est une question de sensibilisation. Les personnes vivant avec un handicap quant à elles demandent qu’elles soient représentées dans toutes les instances de la vie nationale pour que leurs questions soient prises en compte.

BLANDINE NIYONGERE

 

Communication non violente> L’écoute empathique

Elle désigne notre capacité à se mettre à la place de l’autre et à comprendre son point de vue

 

L’empathie est une qualité d’écoute et de présence à l’autre, à ses sentiments et à ses besoins, sans vouloir l’amener quelque part et sans se souvenir du passé. L’écoute empathique désigne notre capacité à se mettre à la place de l’autre et à comprendre (ce qui ne signifie pas nécessairement approuver) son point de vue.

 

DSC04185Dans un atelier de formation sur la communication non violente(CNV) organisée dernièrement par le DSS (programme de Développement du secteur de sécurité) à l’intention des organisations de la société civile œuvrant au Burundi, des représentants du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants, du ministère de la Sécurité publique et des médias. Le formateur Dr Adolphe Sururu, professeur à l’Université du Burundi, a indiqué que cette communication privilégie une écoute empathique.
Le formateur Sururu a précisé qu’on donne de l’empathie à l’autre lorsqu’on essaie vraiment de l’entendre et de l’écouter sans le juger ni essayer de le prendre en charge ou de l’enfermer dans un moule par des conseils ou de mises en garde. Il a dit : « plus nous parvenons à reconnaître les sentiments et besoins derrière les paroles de l’autre, moins nous avons peur de nous ouvrir à lui ».
Il a fait savoir que l’empathie est une façon de comprendre avec respect ce que les autres ressentent et vivent. L’empathie véritable exige que l’on écoute de tout son être et non uniquement avec nos oreilles et les autres organes de sens. Il a ajouté que dans l’empathie, ce qui compte le plus et avant tout c’est la qualité de présence qu’on offre. Etre empathique, c’est tenter de voir l’autre comme un être humain et de créer avec lui une qualité de présence.
La communication non violente nous invite à dépasser l’écoute auditive et l’écoute intellectuelle pour aboutir à l’écoute de l’être tout entier. « Ceci exige de notre part de nous défaire les préjugés et de jugements à l’égard de notre interlocuteur qui a besoin d’écoute », a dit M. Sururu. Mais il a souligné qu’il faut éviter une écoute impassible, distraite, réactive, directive et une écoute seulement bienveillante. Il faut plutôt écouter avec tous les signes possibles d’attention, enregistrer avec soin tous les propos de l’autre, prêter attention à ce qu’on n’aurait pas bien saisi, poser des questions de clarification. Il faut ainsi savoir bien clôturer la phase d’écoute, a-t-il ajouté.
Emelyne Iradukunda

 
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