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EDUCATION> Point de presse du mercredi 8 août 2018

Sur la tricherie dans les épreuves des Sciences humaines et d’Entrepreneuriat

 

IMG 036La Commission d’organisation de la passation et de la correction du concours national de certification et d’orientation à l’enseignement post-fondamental, édition 2018, a tenu un point de presse le mercredi 8 août 2018 pour porter à la connaissance du public que les épreuves de Sciences humaines et d’Entrepreneuriat ont été trichées lors de la passation dudit concours au centre de passation du lycée communal de Mitakataka, DCE et DPE Bubanza. 

 

Le président de ladite commission, Firmin Vyumvuhore, a fait savoir qu’en date du 5 juin 2018, il y a eu suspicion de tricherie d’épreuves du concours national de certification et d’orientation à l’enseignement post fondamental au centre de passation du lycée Mitakataka, DCE et DPE Bubanza. Il a ajouté qu’à partir du 6 juin jusqu’à la fin, tous les présidents des centres de passation ont été remplacés par des cadres de l’administration centrale du ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle pour des enquêtes approfondies.A cet effet, le parquet de la République près le tribunal de Grande instance (TGI) de Bubanza est saisi pour mener des investigations approfondies sur ce cas de flagrance et les deux principaux suspects sont arrêtés. Il s’agit de Ferdinand Hakizimana et Eraste Hashemagizwe, respectivement directeur de l’école fondamentale Gahongore en même temps président du centre de passation du lycée communal de Mitakataka et le directeur du lycée communal Ngara.M.Vyumvuhore a indiqué que dans l’audience publique pour cas de flagrance du 13 juin 2018 au TGI de Bubanza, l’officier du ministère public a chargé le premier prévenu, un des directeurs qui avaient accompagné les élèves de roder autour de la salle de passation du concours après installation des candidats, préparer les réponses de l’épreuve d’Entrepreneuriat et faire entrer les réponses dans la salle d’examen via un élève candidat à ce concours. Le deuxième prévenu est président du centre de passation du concours  et directeur du lycée communal Ngara qui est accusé d’organiser la surveillance dans l’esprit de faciliter les tricheries, sortir le questionnaire de l’examen d’Entrepreneuriat en vue de produire des réponses et laisser entrer dans la salle d’examen les réponses élaborées par un des directeurs qui avaient les élèves dans le centre.M. Vyumvuhore a signalé que deux prévenus écopent d’un emprisonnement  de deux ans et demi tandis que tous les témoins à décharge devraient payer une amande de 100 000 FBu chacun ou accepter un emprisonnement d’une année.Après l’affirmation de la tricherie par la commission, le MEFTP a décidé d’annuler les résultats en ces deux cours pour les élèves qui ont présenté l’examen à ce centre et a ordonné la reprise de ces épreuves en date du 10 aout 2018. Ces examens seront surveillés par des cadres provenant de l’administration centrale. 
Olivier Nishirimbere

 

REGIDESO> Flagrance

Plus de vingt congélateurs saisis pour fraude d’électricité

 

DSCI6415Une visite surprise a été effectuée le matin du 8 août 2018 par les services de la Regideso au poste de la Société nationale d’électricité de la république Démocratique du Congo (Snel) se trouvant en zone Buyenzi tout près du marché de Ruvumera pour se rendre compte de la fraude effectuée par le chef de poste. Vingt- cinq congélateurs sont branchés sur les services auxiliaires de la Regideso.   

 

Sur un des bâtiments occupés par le chef de poste du Snel, Olivier Ndikumana, sont branchés des congélateurs qui servent à congeler surtout de la viande vendue sur le marché de Buyenzi. Plus d’une vingtaine de congélateurs ont été saisis. Pour Charles Kumwami, directeur commercial de la Regideso, vingt-cinq congélateurs sont alimentés à partir de la maison du chef de poste. Là, il y a un compteur fictif puisque le courant consommé par ces congélateurs ne passe pas par ce compteur. La maison est alimentée à partir des auxiliaires Snel, et alimente toute la clientèle qui vend de la viande au marché de Buyenzi. La Snel fournit de l’énergie à la Regideso, et il revient à la Regideso de fournir de l’énergie à sa clientèle. Elle ne peut pas se substituer à la Regideso pour connecter les clients en dehors du poste, ajoute M.Kumwami.Le poste est devenu une activité génératrice de revenu. Ces congélateurs fournissent chacun un revenu de quatre-vingts mille francs (80 000) par mois, précise-t-il. Cette situation existe probablement depuis que la Regideso faisait du délestage électrique.  

Un inventaire est nécessaire

Pour savoir la quantité d’électricité volée, le directeur commercial a fait savoir qu’ils vont faire le travail de tous les jours, c’est-à-dire une inspection comme celle qu’ils ont faite aujourd’hui, pour pouvoir traquer tous les clients qui font de la fraude d’eau et d’électricité. Il a profité de l’occasion pour lancer un appel à la clientèle d’arrêter ce genre de comportement, car, si un client est attrapé en train de faire la fraude, il est premièrement déconnecté du réseau eau et électricité pour une période de six mois. Deuxièmement, il doit payer les frais de rebranchement qui sont de cinq cents mille pour les ménages, deux millions pour ceux qui sont sur le tarif commercial et de cinq millions pour les industriels. En plus de cela, il doit payer la facture de redressement qui calcule tout ce qu’il a subtilisé, et cela, avec des pénalités.
Aline Nshimirimana

 

UNIPROBA> Atelier

Analyser ensemble les problèmes qui hantent les Batwa

 

DSC 0784L’organisation « Unissons-nous  pour la promotion des Batwa (Uniproba) a organisé, le mercredi 08 août 2018, un atelier d’échanges dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des peuples autochtones,  édition 2018 à Bujumbura. L’objet était d’analyser ensemble les problèmes qui hantent les Batwa. 

 

Cet atelier a été organisé à l’intention des représentants de l’Uniproba dans toutes les provinces du Burundi. C’était dans le cadre de la célébration de la journée internationale des peuples autochtones, célébrée normalement en date du 9 août de chaque année. Dans son discours, le  représentant légal de l’Uniproba, Emmanuel Nengo a fait savoir que les peuples autochtones du monde, en général, et ceux du Burundi, en particulier, ont toujours vécu et vivent jusqu’aujourd’hui  dans des conditions caractérisées par la discrimination, la marginalisation et la pauvreté extrême. Ces conditions  précaires les condamnent à vivre dans une situation de vulnérabilité.Pour ce, l’Uniproba n’a ménagé aucun effort pour sensibiliser les Batwa sur la prise de conscience de leur situation et de conjuguer leurs efforts pour participer à la promotion  et à la protection de leurs droits  et au changement de mentalité, a dit M. Nengo. L’Uniproba ne cesse de plaider en faveur de cette communauté auprès du gouvernement, des organisations internationales et locales pour que cette communauté  recouvre le respect et la dignité réservés à l’être humain afin de se développer au même titre que leurs concitoyens, a-t-il ajouté.M. Nengo a vivement remercié le gouvernement du Burundi pour les efforts déjà consentis en faveur de la communauté Batwa. Il s’agit, notamment, de la représentation des Batwa dans certaines institutions nationales, sans oublier la prise en compte des Batwa dans certains projets du gouvernement appuyés  par la Banque mondiale.Comme l’a indiqué M. Nengo, certains défis restent majeurs. Il s’agit, en l’occurrence, des problèmes de manque de terres, le servage existant dans certaines provinces, la certification des terres appartenant aux Batwa et le manque d’un logement décent  pour la majorité des Batwa. Il a également ajouté la difficulté d’accéder à l’argile se trouvant dans les marais jadis exploités par les Batwa pour exercer librement leur métier de poterie. Il sied de noter que la tenue de cet atelier a été financée par l’ambassade de France au Burundi.
Martin Karabagega

 

Bujumbura> Impact des différentes fêtes d’été sur les économies familiales

Elles épuisent les participants

 

Depuis très longtemps, la population burundaise célébrait différentes fêtes de toutes sortes de bonheur  ou de malheur. C’est pendant la période d’été qu’on observe une multitude de fêtes durant lesquelles les organisateurs utilisent beaucoup de moyens qui vont même pour certains au-delà de leurs revenus mensuels. La rédaction du quotidien d’information Le Renouveau s’est entretenue avec certains habitants de la capitale pour essayer de comprendre quel effet cela donne sur l’économie des familles. 

 

La période d’été se caractérise  par des fêtes un peu partout dans le pays. Le week-end, toute la ville de Bujumbura est remplie de gens bien habillés sans oublier des voitures décorées de toutes sortes de fleurs. Des maisons où on loue les habits des fêtes sont remplies de gens venus de tous les coins pour louer des habits dont les couleurs ressemblent aux couleurs du décor.Selon Marie Chantal Niyonzima, les fêtes les épuisent physiquement et financièrement. Il arrive des fois où on peut avoir 2 à 3 fêtes par jour voire même 4, durant lesquelles on doit donner sa contribution, et si on s’absente à quelques unes, ce sont les discordes qui commencent dans les familles, a signalé Mme Niyonzima. Ces fêtes sont, entre autres, les mariages, les dots, les anniversaires, les diplômes, les levées de deuil partielles ou définitives etc., et tous cela demande beaucoup de moyens alors que la majorité de Burundais n’en a pas. « On essaie de demander des crédits pour que la fête soit agréable et que les autres ne disent pas du mal de toi », a-t-elle dit.Aloys Niyonkuru, quant à lui, a dit qu’il ne comprend pas pourquoi les gens programment toutes ces fêtes pendant l’été alors qu’ils auraient pu les faire pendant les autres périodes pour que les gens ne soient pas débordés de fêtes durant une seule période de l’année. Pour M. Niyonkuru, les Burundais devraient changer de comportements et diminuer les fêtes parce que les gens ne trouvent pas de moyens de contribuer vu que certains d’entre eux ont un revenu très bas. Il  leur est même difficile de joindre les deux bouts du mois. Si on y ajoute ces contributions à des fêtes, cela devient un problème. 
Sonia Busogoro (Stagiaire)

 
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