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La fête du Nouvel an 2016> Célébration en famille

C’est une occasion de retrouvailles et de communion familiale

La fête de Nouvel an au Burundi reste une occasion de grand rassemblement familial. Cette année le Nouvel an s’est fêtée à Bujumbura dans la sobriété suite à la conjoncture économique que connaît notre pays. Mais cela n’a pas empêché certaines familles de respecter cette tradition de se retrouver et de partager, le peu de fruit de l’année écoulée.

02A01Le Burundi est un pays qui, d’habitude, aime la fête. Chaque événement est une occasion pour les Burundais de se rassembler autour d’un verre. Depuis l’époque monarchique avant la colonisation, la fin de l’année a été toujours célébrée en grande pompe. Le roi « Mwami », bénissait son peuple, les cultures et le bétail. Après la bénédiction du roi, c’était le tour des chefs de famille de faire la même chose dans leurs concessions. Au cours de cette fête, la nourriture préférée était composée de viande, de pâte de maïs ou de sorgho. Aujourd’hui, la fin de l’année reste toujours une occasion de retrouvailles et de communions familiales autour de la bonne nourriture et de boissons.

La bière est au rendez-vous dans les fêtes burundaises
Le repas burundais typique se compose de patates douces, de maïs et de haricots. La consommation de la viande devient occasionnelle quelque fois le mois ou l’année en raison de son coût selon les capacités financières. Lorsque les Burundais se retrouvent lors de grandes fêtes, ils boivent de l'impeke, une bière de sorgho servie dans un pot unique. Chaque personne y trempe son chalumeau en symbole d'unité. Plus quotidiennement, les Burundais sont de très gros consommateurs de vin de banane, qui revêt une incalculable quantité de noms (Rugombo, Insongo) en fonction de sa préparation et de sa durée de fermentation. La bière la plus consommée reste l'Urwarwa. Mais, il faut souligner que la classe moyenne consomme le plus souvent les bières brassées au Burundi ou importées, et les limonades.
A cette même occasion, les familles rivalisent aussi en habillement. Mais la conjoncture économique que connait le Burundi surtout dans la capitale Bujumbura n’a pas permis que les gens fêtent en grande pompe comme d’habitude. Toutefois, les gens ont fêté de leur mieux sauf que la musique n’était pas au rendez-vous dans cette ambiance de fête.

Robert Gilbert Sayumwe

 

 

Témoignage>Importance du souvenir

Il mène à la reconnaissance

Se souvenir des bienfaits du Seigneur, de ses merveilles, d’obstacles qu’il t’a fait surmonter, cela te pousse à le louer et à lui rendre grâce. Cela est l’invitation de la première dame, Denise Nkurunziza. Elle demande de ne jamais oublier les bienfaits de Dieu car, l’oublie est une action de Satan.

 

01A01Se référant à la Bible, Denise Nkurunziza a fait savoir que Josué est le successeur de Moïse qui a conduit les Israélites après sa mort. Dieu lui a demandé de rappeler aux Israélites, de se souvenir de l’alliance afin de louer l’Eternel.
« …le Seigneur donna les instructions suivantes à Josué : choisis douze hommes, un par tribu, et ordonne-leur d’aller chercher douze pierres dans le lit du Jourdain, à l’endroit exact où les prêtes ont posé leurs pieds. …Ces pierres vous rappelleront ce qui s’est passé ici. Lorsque dans l’avenir, vos enfants vous demanderont ce qu’elles signifient pour vous, vous leur répondrez : ‘Le cours du Jourdain s’est arrêté au passage du coffre de l’alliance du Seigneur. …ces pierres doivent rappeler pour toujours aux Israélites le souvenir de ce prodige », Josué 4, 1-7.
Mme Nkurunziza a fait savoir que Dieu savait que les Israélites sont ses élus mais qu’ils oublient beaucoup. C’est pourquoi, a-t-elle explicité, Moïse leur rappelait souvent les réalisations de Dieu en leur faveur. Durant les quarante ans dans le désert, ils n’ont rein manqué. Ainsi, Moïse leur rappelait chaque fois que quand ils arriveraient à la terre promise, ils ne devaient pas oublier ce que Dieu avait fait pour eux.
« Se souvenir de ce que Dieu a fait pour nous, nous pousse à craindre et à respecter le vrai et unique Dieu », a indiqué Mme Nkurunziza. Elle a aussi rappelé que Dieu a fait beaucoup de choses pour le Burundi et les Burundais. Raison pour laquelle, eux non lus, ne doivent pas oublier.

Faire un monument de souvenir
A cet effet, elle a indiqué qu’elle a eu une inspiration pour cette année de faire un monument souvenir en guise de reconnaissance de ce que Dieu a fait pour les Burundais au cours de l’année 2015.
Ainsi, elle a demandé de faire un monument de trois pierres représentant les trois ethnies du Burundi et la Sainte trinité. Sur ces pierres on va inscrire l’année 2015. Elle leur a aussi demandé de mettre ces pierres dans un endroit visible et de raconter aux visiteurs, aux enfants la raison d’être de ces trois pierres sur lesquelles est inscrit 2015.
Elle a aussi rassuré les Burundais que Dieu en trois Personnes qui les a sauvés en 2015, sera aussi avec eux pour cette année 2016.
Notons que le chef de l’Etat a appuyé cette inspiration en demandant de mettre au centre de ces trois pierres le drapeau national, symbole que le pays aussi a été sauvé avec ses trois ethnies. « Et à chaque fois que tu entres dans ta maison et passes devant cet endroit, rappelle-toi de saluer en signe du respect », a-t-il ajouté
Bénigne Gahimbare

 

NOUVEL AN 2016> Ambiance au centre ville de Bujumbura

Elle est inhabituelle

Le quotidien burundais d’information Le Renouveau s’est rendu le 1er janvier 2016 au centre-ville de Bujumbura pour se rendre compte de l’ambiance qui y règne à l’occasion du Nouvel an 2016. Elle est inhabituelle. La circulation était moins intense, la plupart des magasins fermés et les gens restent chez eux pour fêter le Nouvel an parmi les leurs pour des raisons de sécurité.

04A1Au passage du Renouveau au centre-ville de Bujumbura à 10 heures, il s’observait dans les différentes avenues une circulation de véhicules et de personnes peu intense. Au parking de l’ex-marché central, l’effectif des bus y garés était moins nombreux que d’habitude. La plupart des magasins étaient fermés. Le petit marché Grocery store était peu fréquenté. Le tronçon Onatel-BCB près de l’ex-marché central qui, auparavant regorgeait des vendeurs, des acheteurs et des passants, était également aéré. Il en était de même pour le tronçon Grocery store-parking des bus du sud de la capitale Bujumbura. Il paraitrait que les vendeurs qui y font leurs activités n’étaient pas encore venus.
Selon un homme rencontré près de l’ex-marché central, les gens restent chez eux pour fêter le Nouvel an parmi les leurs pour des raisons de sécurité. « J’avais l’habitude de faire avec ma famille une veillée de prière à l’église à l’occasion du Nouvel an mais cette fois-ci je ne m’y suis pas rendu à cause des rumeurs comme quoi la ville sera attaqué », a-t-il expliqué. Il a indiqué qu’il n’allait pas fréquenter les bistrots pour la même raison. En plus, il a indiqué que la pauvreté le frappe et qu’il ne gaspille pas le peu d’argent qu’il avait alors qu’il en a besoin pour les frais scolaires de ses enfants. Il a encore fait savoir qu’il n’allait même pas inviter les voisins parce qu’il n’avait pas de quoi partager avec eux.
A l’occasion de la fête du Nouvel an, les gens trouvent le moment opportun pour partager avec les leurs et les amis afin de se souhaiter la paix, le bonheur, la prospérité et ainsi renouveler leurs relations.

Ezéchiel Misigaro

 

VILLE DE BUJUMBURA> Célébration du Nouvel an

« Nous remercions Dieu de nous avoir gardés durant toute l’année »

La célébration de la fête du Nouvel an dans la ville de Bujumbura était caractérisée en grande partie par la prière dans différentes églises. La plupart des personnes rencontrées le vendredi 1er janvier 2016, ont fait savoir que la fête de fin d’année 2015 arrive au moment où elles vivent dans une extrême pauvreté.

 

03AA1La plupart des personnes précisent qu’elles n’ont pas fêté le Nouvel an étant donné que leur revenu est trop dérisoire pour le leur permettre. « Je ne reste pas avec même un franc pour célébrer cette bonne année », indique un fonctionnaire rencontré au centre-ville de Bujumbura. « Malgré le manque de moyens, nous remercions Dieu de nous avoir gardés durant toute l’année », précise-t-il.
Quant aux conducteurs de taxis, ils se lamentent que leur travail n’est plus rentable comme avant. « Je n’ai pas fêté car je n’ai pas de moyens », se lamente un chauffeur de taxi.
Des commerçants se plaignent aussi. « La situation politico sécuritaire s’est détériorée et nous travaillons à perte. Nous avons presqu’arrêté les activités car nous avons peur de travailler à cause de l’insécurité qui s’y observe ».
Une femme habitant dans Bujumbura rural rencontrée dans la rue estime que la célébration des fêtes de fin d’année concerne les citadins ayant des moyens.
Cette fête de Nouvel an arrive au moment où les prix des denrées alimentaires de première nécessité ont augmenté dans différents marchés de la municipalité de Bujumbura.
La plupart des églises ont suspendu les veillées de prière. Par conséquent, les croyants ont pris part à la prière du matin. A la cathédrale Regina Mundi, les fêtes de fin d’année ont été célébrées sous le thème « une année spéciale du pardon ».
Plusieurs restaurants, bars ou d’autres places publiques étaient ouverts comme à l’accoutumée.
Afin que les festivités de fin d’année se déroulent dans la tranquillité, un communiqué rendu public indique le gouvernement du Burundi a pris toutes les dispositions utiles pour assurer la sécurité sur tout le territoire.
Eric Mbazumutima

 

 
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