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ACADEMIE LE MESSAGER> Assemblée générale

Elle concernait la mise sur pied des organes

 

Elle a eu lieu le mardi 6 janvier 2014 dans les enceintes sportives du stade Urukundo de Buye, dans la province de Ngozi. Parmi les points à l’ordre du jour figurait entre autre la présentation des membres du comité exécutif et des présidents des centres ainsi que la vision pour les dix prochaines années.

 

Dans le mot introductif, le président de l’académie Le Messager, Athanase Hatungimana alias ‘’Chokoloko’’, a parlé de modification des statuts dont les premiers concernaient l’école et ceux qui viennent d’être agréés récemment par le ministère de l’Intérieur concernent maintenant l’académie. L’école, a-t-il dit, avait une structure fermée mais pour l’académie, la structure est ouverte. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, l’académie Le Messager dispose de six centres (Bujumbura, Rumonge, Ngozi, Gitega, Nyanza Lac et Bururi) avec plusieurs disciplines sportives (football, basketball, volleyball, athlétisme, le judo et bientôt le karaté).
Il a par après présenté les membres du Comité exécutif. Il s’agit d’Athanase Hatungimana (coordonnateur général principal et représentant légal), Dr Athanase Nsengiyumva (coordonnateur général-adjoint et représentant légal suppléant), Dieudonné Gasore (coordonnateur technique), Fabrice Nyandwi (coordonnateur trésorier), Arcade Nimubona (coordonnateur juridique) et Elysée Niyubahwe (coordonnateur de la communication et porte parole).
Et pour les présidents des centres, il y a : Adolphe Nshimirimana(Bujumbura), Innocent Nzopfubusa(Ngozi), Gérard Ndikumana(Rumonge), Dismas Minani(Gitega), Jean Paul Ribakare(Bururi) et Renovat Ndayizeye (Nyanza Lac). Les deux listes ont été approuvées par les trente trois membres présents à cette assemblée.
Athanase Hatungimana a ensuite demandé aux uns et aux autres de se mettre au travail et la première tâche était, a-t-il dit, celle de trouver des membres pour la meilleure répartition et efficacité du travail.

Faire de l’académie Le Messager celle, la mieux organisée en Afrique

Le président fondateur et président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, qui a honoré de sa présence cette assemblée, a d’abord rendu grâce à Dieu car Le Messager, qui a commencé comme une école, est tout de même parvenue à se classer parmi les trois meilleures académies les mieux organisées en Afrique. Il a indiqué que le début est toujours difficile.
Son souhait, a-t-il souligné, est que pour les dix prochaines années, l’académie Le Messager soit la pépinière du sport au Burundi. Il a en outre exprimé sa satisfaction pour les dix premières années où l’académie a honorablement représenté le Burundi sur le plan international en remportant des trophées et des médailles : en Russie et en Turquie pour le tournoi de football dans les catégories U20 et U19 et en athlétisme aux derniers jeux olympiques de la jeunesse, en Chine. En plus de cela, l’équipe de l’académie, Messager Ngozi, va représenter le pays à la Coupe de la Confédération africaine de football(CAF) au mois de février prochain.
Il a invité tout un chacun à travailler pour faire honneur d’abord à son centre et ensuite à toute l’académie. Les nouveaux statuts, selon le président fondateur, sont ceux qui sont appliqués par les autres grandes académies du monde.
Pour ce qui est des projets, le président fondateur a laissé entendre que l’académie est en train de construire un troisième stade à Gitega qui pourra être fonctionnelle d’ici deux ans ou deux ans et demi.
Il a rappelé aux entraineurs et les joueurs qu’à la fin de chaque année, il y aura des critères d’évaluation en rapport avec les performances ; les meilleurs seront retenus et ceux qui n’auront pas satisfaits seront renvoyés, a-t-il dit.

Kazadi Mwilambwe

 

CULTURE> Lancement officiel des activités du collectif « URUBUMBIRO»

Pour l’amélioration des conditions de la culture burundaise

 

Soutenir les activités visant la promotion de la culture burundaise, faire une défense commune en ce qui concerne les droits d’auteur, éduquer la jeunesse au leadership, tels sont les principaux objectifs poursuivis par le collectif des associations culturelles du Burundi (COACUB – URUBUMBIRO). Pour le collectif tout dépendra de la volonté des membres du collectif en vue de tenter de lutter contre l’acculturation tant observée au sein de la société burundaise.

 

DSC 1307Le collectif des associations culturelles du Burundi (COACUB – URUBUMBIRO) a organisé, le mardi 6 janvier 2015, une conférence de presse au cours de laquelle il a lancé officiellement ses activités dont l’objectif principal est d’améliorer les conditions de la culture burundaise.
Dans son mot liminaire, le président dudit collectif, Ernest Nahimana, a relevé quelques objectifs poursuivis par cette organisation. Il s’agit notamment de créer un cadre d’échanges, d’épanouissement socioculturel et de défense des intérêts communs liés à leurs droits ; de créer un cadre d’apprentissage et d’enrichissement culturel ; de créer un cadre de solidarité et d’entraide mutuelle, de soutenir les activités visant la promotion de la culture burundaise, et d’éduquer la jeunesse au leadership. Encore faut-il lutter contre l’acculturation et la manipulation de la jeunesse, chercher des partenaires étrangers pouvant aider à l’amélioration des pratiques culturelles au Burundi. Il a aussi évoqué la création d’un site Web débattant des sujets en rapport avec la culture sans oublier d’informer les artistes et les promoteurs culturels des opportunités à l’échelle internationale.

L’importance de l’identité culturelle burundaise

Pour lui, la conservation de notre identité culturelle s’avère nécessaire avec bien sûr une amélioration qui ne va pas au-delà de ce qui est pris comme normal par la société. Et de préciser que s’il est indispensable de consulter la culture traditionnelle, ce n’est pas pour y retourner. C’est pour rechercher un humanisme de synthèse entre le passé et le présent, tradition et modernité.

Certaines recommandations à l’endroit de quelques partenaires

Il n’a pas manqué de lancer un appel à certains partenaires. A l’endroit de la diaspora burundaise, il faudra qu’elle se rappelle que « notre culture jouit d’une grande ouverture disposant à une entrée heureuse au carrefour d’autres cultures ». Au gouvernement du Burundi, de profiter de ce champ mûr en vue de mettre en place un ballet national rajeuni et créatif. Il a demandé aux profiteurs des œuvres du collectif de se mettre en accord avec l’Office burundais du droit d’auteur (OBDA).
Signalons que ce collectif est constitué de 9 clubs culturels à savoir l’association Abagenderabuntu, l’association culturelle abagumyabanga, l’association Abaragwakaranga, le club socioculturel Giramahoro, le club Himabaza, le club culturel Ihunja, l’association pour la promotion des danses traditionnelles Umuhanga, le club Higa et l’association culturelle Komezakaranga.
Répondant aux questions des journalistes liées essentiellement à l’acculturation déjà ancrée dans la société burundaise, M. Nahimana a noté que l’important est le fait que le collectif est né. Il est maintenant question d’unir les forces. Quant à la question liée aux moyens, il a répondu que tout dépendra de la volonté des membres du collectif. Et d’ajouter que celui-ci reste ouvert à toutes les autres associations qui le souhaitent.
Signalons que le collectif a été créé le 14 juin 2014.
Masta Shabani
Martin Karabagega (stagiaire)

 

ATTAQUE A CIBITOKE> Les rebelles ont subi un revers

Quatre-vingt-quinze tués et un important arsenal de guerre saisi

 

Le porte-parole de la Force de défense nationale (FDN), a animé une conférence de presse, le lundi 5 janvier 2015 au camp militaire de Cibitoke. C’était pour faire le point sur l’attaque d’un groupe de criminels armés non encore identifié qui s’est infiltré à partir de la République démocratique du Congo (RDC) et a attaqué la province de Cibitoke, le matin du 30 décembre 2014.

 

DSC 2097Colonel Gaspard Baratuza a indiqué que ces malfaiteurs avaient comme intention de rallier la Kibira, d’y établir un centre de recrutement et d’enseignement de leur idéologie afin de passer aux attaques dans tout le pays avant les élections de 2015.
Dressant le bilan des affrontements qui ont duré cinq jours, col Gaspard Baratuza fait état de 95 rebelles tués et 9 capturés. Il déplore 4 morts côté ami dont 2 militaires et 2 civils parmi lesquels, un enfant. Un important arsenal militaire a été saisi, dont 45 fusils kalachnikov, 9 lance-roquettes, 5 mitrailleuses, 1 mortier 60, des radios et des munitions.
Les forces de l’ordre ont été renseignées dès leur traversée de la Rusizi la même matinée et ont agi conformément à leur mission principale de protéger le pays, la population et leurs biens contre toute agression, affirme le porte-parole de la FDN. Les combats, dit-il, se sont déroulés dans les communes Murwi et Bukinanyana et la collaboration de la population a été d’un apport considérable.

Le combat n’est pas un jeu de football

Sur la question de savoir la raison du silence qui aurait caractérisé les autorités militaires sur cette attaque, col Baratuza répond que la bataille n’est pas un jeu de football où on rapporte chaque action et tout exploit des joueurs. “Nous nous sommes exprimés sur cette attaque le matin du 30 décembre sur les stations locales et internationales d’une manière précise”, a-t-il souligné.
Il a remercié les journalistes qui ont rapporté les faits avec professionnalisme et a fustigé ceux qui ont franchi les limites en décourageant les troupes au front. « L’armée burundaise est professionnelle et jouit d’une réputation internationale », a souligné le porte-parole de la FDN avant de fustiger ceux qui l’accusent d’avoir délibérément exécuté les ôtages et ceux qui se sont rendus. « Ce que nous ne faisons pas pour les étrangers en Somalie et ailleurs, ce n’est pas ce que nous ferons sur les Burundais », a-t-il martelé. Il a dénoncé une manœuvre masquée de certaines personnes qui, d’après lui, n’ont d’autre objectif que de discréditer le noble travail accompli par les forces de l’ordre et la population.

Des stratégies appropriées ont été adoptées

Sur la question des imbonerakure qui auraient participé au front contre les rebelles, col Baratuza n’y va pas par quatre chemins. La casquette qu’on attache à la population qui a fourni une information précieuse pour démasquer et mettre hors d’état de nuire les rebelles, n’est qu’une manœuvre politicienne. Sinon, dit-il, le rôle de la population s’est limité à fournir l’information sur le déplacement de l’ennemi. Quant à la question de leur provenance, col Baratuza indique que les rebelles provenaient de Mutarure en RDC. « Nous étions, dit-il, informés de l’attaque par nos services de renseignement. Cela nous a permis d’adopter des stratégies appropriées et une réponse adéquate à l’attaque. Ceux qui ne sont pas tombés ou capturés sur le champ ont été mis en déroute. Le bilan est toujours provisoire car la population continue à ramasser des armes qui ont été laissées par les rebelles. Il ne serait pas étonnant qu’il y ait également des rebelles qui seraient tombés et dont les corps n’ont pas été retrouvés. Ce qui est sûr, poursuit-il, ils n’ont pas atteint la Kibira, leur premier objectif ».
Il a salué le travail accompli par les membres de la FDN, en collaboration avec les autres corps de sécurité, l’administration ainsi que la vigilance exemplaire de la population de Cibitoke.
Charles Makoto

 

Circulation routière> Les irrégularités observées

Un contrôle et une gestion embarrassante de certains cas

 

Le gouvernement du Burundi possède beaucoup de véhicules pour accomplir ses activités. Parmi ces véhicules, certains présentent des irrégularités. Il en est de même pour ceux des corps de défense et de sécurité. Mais, des cas pareils sont relevés aussi chez les particuliers. Cependant, le contrôle et la gestion de certaines situations deviennent embarrassants.

 

DSC 3471La sécurité routière rassemble un nombre donné de conditions à remplir. Si nous lisons le Code de circulation routière, des amendes sont prévues en fonction de l'infraction. Ainsi, chaque matin, chaque soir, nous observons des contrôles de police sur différents axes des routes de la capitale et de l'intérieur du pays. Mais, à la surprise de plus d'un, certains véhicules passent sans que leurs conducteurs se soucient de leur état. La police fait semblant de ne rien voir!

Prêcher par un bon exemple

La Police de circulation routière et de la sécurité routière est là certainement pour faire respecter le Code de la route. Mais, à la surprise des propriétaires de véhicules, cette Police viole elle-même ce code. En effet, certains de ses véhicules circulent sans remplir les normes. « Les uns n’ont pas de clignotants pour indiquer les éventuels changements de directions ; les autres n’ont pas de plaques pour identification ; d’autres n’ont pas de rétroviseurs, etc.». Cette situation se remarque aussi au sein du Corps de la défense nationale et parmi les véhicules du gouvernement. Les propriétaires privés de véhicules estiment qu’il y a une injustice dans l’application de la loi. En effet, disent-ils, « si la loi est là, il faut qu’elle soit appliquée pour tout le monde. Il est désagréable de voir que celui qui est sensé faire appliquer la loi la viole lui-même ». Ils interpellent les pouvoirs publics de donner un bon exemple dans l’application de la loi. Selon des sources policières, le problème réside au niveau du ministère en charge des transports. Néanmoins, il arrive que la police saisisse ces véhicules, mais manque la piste pour faire payer l’amende surtout pour le charroi de l’Etat. Bien entendu, cela est le cas pour le charroi des forces de défense et de sécurité. Les deux ministères, celui de la Sécurité publique et celui des Transports, des travaux publics et de l’équipement devraient conjuguer les efforts pour corriger ces irrégularités.

Alfred Nimbona
Jean Bosco Nduwayezu (stagiaire)

 
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