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Province de Kayanza> Situation sociopolitique

La sécurité est globalement bonne

 

DSC 0574Le quotidien « Le Renouveau » s’est rendu dans la province de Kayanza pour s’enquérir de la situation socio-politique de cette province. Ainsi, notre rédaction s’est entretenue avec le gouverneur de cette province Anicet Ndayizeye.

 

« La situation sécuritaire est globalement bonne dans la mesure où il n’y a pas d’incidents majeurs, hormis des crimes de droit commun dont des assassinats liés aux litiges fonciers , des coups et blessures à cause del’alcoolisme, des accidents de roulage, des cas de viol mais on est en train de travailler dans le cadre de la quadrilogie pour éradiquer ces crimes », a précisé le gouverneur de la province de Kayanza .

Bonne cohabitation entre les formationpolitiques et construction des écoles d’enseignement des métiers

Au niveau politique, toutes les formations politiques agréées fonctionnent normalement. Selon les rapports reçus par M. Ndayizeye, il n’y a pas de parti politique qui se lamente qu’on l’empêche de travailler. Pour lui, il y a une bonne cohabitation politique. Mais, il y a parfois des problèmes avec certains politiciens, surtout les coalitions, qui veulent travailler alors que la loi ne le leur permet pas selon la Constitution qui le définit ainsi. Les coalitions travaillent au moment des élections et après cette période, leur gestion devient de plus en plus difficile mais là aussi, a-t-il poursuivi, on parvient à travailler ensemble pour une meilleure cohésion politique. La quadrilogie est à pied d’œuvre dans la province de Kayanza et fonctionne correctement à plus de 90 %.
Au niveau de l’enseignement des métiers, la province de Kayanza est en train de se préparer à accueillir les élèves qui n’ont pas pu aller à l’école post- fondamentale. « On est en train de construire les écoles d’enseignement des métiers dans toutes les communes et on est à l’étape de finition de construction et d’ici un à deux mois, les écoles pourront ouvrir », a souligné notre interlocuteur.

Problèmes de feux de brousse et de production agricole insuffisante

Au niveau agricole, le gouverneur de Kayanza a indiqué que la production ne sera pas bonne à cause de l’insuffisance des pluies et d’autres intempéries. C’est pour cette raison que les prix des denrées alimentaires ne diminuent pas. Normalement, les prix devraient être très bas au mois de janvier mais on remarque que les prix ne le sont pas parce que la production est insuffisante, d’après M. Ndayizeye.
Sur le plan environnemental, cette province a connu des problèmes car il y a eu des feux de brousse (à peu près 20 à 30 hectares ont pris feu) pendant la dernière saison sèche. « Mais on est parvenu à les éteindre grâce à la collaboration de la population et des forces de sécurité. Nous avons préparé beaucoup de pépinières et on est en train de planter des arbres si la pluie tombe à suffisance. Pour cela, huit millions d’arbres vont être plantés cette année. Quatre millions d’arbres avaient été plantés l’année passée. Les courbes de niveau sont tracées jusqu’à 65%, a-t-il souligné.

Yvette Irambona

 

Mutuelle de la Fonction Publique> Fonctionnement des pharmacies

Elles sont mises en place pour servir les affiliés de la mutuelle

 

DSC09986Certains affiliés de la Mutuelle de la Fonction Publique (MFP) se plaignent qu’ils ne sont pas bien accueillis dans les pharmacies de la mutuelle alors qu’ils ont parcouru un long trajet ou ont attendu beaucoup de temps. La direction des pharmacies à la MFP dit qu’elle reconnaît qu’il y a certaines erreurs. Mais, il affirme que les pharmacies de la MFP sont mises en place pour faciliter leurs affiliés.

 

Dans un entretien qu’ils ont accordé au quotidien le Renouveau, les affiliés de la MFP rencontrés dans la pharmacie située à l’immeuble « excellence house » ont fait savoir qu’ils ont parcouru un long trajet pour venir chercher les médicaments. Ils ont précisé que quand ils ont les bons de soins signés par un médecin, ils sont obligés de chercher d’abord les médicaments dans les pharmacies de la mutuelle. Ils ont ajouté que dans ces dernières, ils passent beaucoup de temps en faisant la queue sans savoir s’ils peuvent avoir le médicament ou pas. « Il y a des cas où, un affilié peut attendre plus d’une heure. Et, quand son tour arrive pour être servi, les agents qui travaillent à la pharmacie de la mutuelle lui annoncent que les médicaments cherchés ne sont pas disponibles. Ces agents mettent un cachet sec sur les bons et proposent à l’affilié d’aller chercher les médicaments ailleurs », ont précisé nos sources.
Ils ont ajouté qu’ils comprennent bien qu’ils doivent d’abord acheter les médicaments dans les pharmacies de la MFP. Ils ont néanmoins suggéré que ceux qui travaillent dans les pharmacies de la mutuelle devraient faciliter la tâche aux affiliés en rassurant que les médicaments sont disponibles avant qu’ils fassent la queue pour attendre.
Ils ont également proposé que la MFP multiplie ses pharmacies dans les quartiers dans le but de faciliter la tâche de ses affiliés
Ceux qui travaillent dans les pharmacies ont le devoir de donner toutes les informations demandées par les affiliés
Le directeur des pharmacies à la MFP, Benjamin Ndayiragije a fait savoir que la MFP a exigé que ses affiliés doivent d’abord acheter les médicaments dans les pharmacies de la mutuelle. Ceci parce que celles-ci sont mises en place pour rendre disponible la qualité et la quantité des médicaments demandées par les affiliés de la mutuelle. « Dans la vie courante, il est compréhensif que quand quelqu’un possède une boutique, avant d’aller chercher ailleurs, il doit d’abord vérifier si ce qu’il cherche ne se trouve pas chez lui ». C’est la même chose que la MFP. Ses affiliés devraient comprendre qu’avant d’aller dans d’autres pharmacies, ils doivent d’abord acheter les médicaments qui se trouvent dans leurs pharmacies », a dit Ndayiragije.
Notre interlocuteur est conscient qu’il y a des dérapages qui peuvent se remarquer auprès de ceux qui travaillent dans les pharmacies de la mutuelle. Mais, en général, il affirme qu’ils savent qu’ils ont le devoir de donner toutes les informations demandées par les affiliés. Il a enfin fait un clin d’œil à ces derniers qu’ils ont le droit de savoir si les médicaments cherchés sont disponibles ou pas avant d’attendre.

ROSE MPEKERIMANA

 

Ancien site de Carama> Regard sur la mise application de la décision du Gouvernement d’expulser les déplacés

Certains ont préféré rester dans le voisinage

 

DSC 0318Il y a quelques semaines, le gouvernement du Burundi a pris une décision d’expulser tous les déplacés qui vivaient dans le site de Carama. Il leur a ordonné de retourner chacun dans sa province natale car selon l’Etat, chacun d’eux connaît d’où il est venu. La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est rendue sur les lieux le mardi 10 janvier pour voir si cette décision a été pratiquement mise en application. Certains d’entre eux ont préféré rester dans le voisinage de cette place dans des maisons en cours de construction.

 

Arrivé à la place qui abritait l’ancien site de Carama situé à quelques mètres de la RN9 dans la zone de Kinama en commune urbaine de Ntahangwa, on est accueilli par une foule de femmes et d’enfants qui y circulent. Selon les informations fournies par Mapendo Zaida, une des femmes qui vivait dans ledit site, les déplacés se retrouvent là-bas par containte. Ils ont besoin d’aide de la part de n’importe qui, visiteur de ce lieu. «Nous venons ici pour chercher des plantes légumineuses afin d’avoir quelques chose à mettre sous la dent», a dit Mme Mapendo. «Nous sommes obligés de venir ici car nous n’avons pas d’autre choix du fait que beaucoup d’entre nous n’avons pas d’origine comme le croit notre gouvernement», a-t-elle ajouté.
En effet, Mme Mapendo a indiqué qu’elle a été mariée en République démocratique du Congo avec un Burundais né en Tanzanie qui ne connaît pas l’origine de ses parents. De retour au Burundi, a continué Mapendo, ils ont été accueillis dans les enceintes de l’office national de protection de réfugiés et apatrides (l’Onapra). Après cinq ans, les autorités de cet office leur ont dit de rejoindre d’autres déplacés qui vivaient dans le site dit Kumase. Notre interlocutrice a précisé que sa famille et d’autres ont été amenés au site de Carama après avoir fermé celui de Kumase. Ils croyaient qu’on allait leur attribuer leurs propres parcelles, malheureusement le gouvernement les a encore chassés d’ici en leur ordonnant de retourner là d’où ils étaient venus. Mapendo indique qu’elle ne voit pas où installer sa famille, et c’est le même cas pour les autres ayant les mêmes problèmes.
Mme Mapendo et les autres trouvés sur place ont dit qu’ils ont préféré rester aux alentours de ce site dans les maisons en cours de construction tout en espérant que le gouvernement ou les autres bienfaiteurs vont voler à leur secours,
VINCENT MBONIHANKUYE

 

 

SOCIETE> Les orphelins du Sida

Les traiter comme les autres enfants en famille est un avantage

 

DSC 0508Lors des fêtes de fin d’année, différentes personnalités se sont jointes aux orphelins du Sida pour les aider à fêter Noël et le nouvel an. Comme ces enfants demandent d’être suivis, surtout pour ceux qui prennent des médicaments, il est important qu’ils n’aillent pas vivre dans des orphelinats. Les propos des uns et des autres montrent que les défis ne manquent pas quand il s’agit de la prise en charge de ces enfants.

 

Ces enfants ne sont pas comme les autres enfants quand il s’agit de leur suivi. La plupart prennent des médicaments. Pour cela, il leur faut des parents ou des amis pour les aider à ne pas omettre ce programme combien important pour leur santé. Comme la plupart d’eux se sentent seuls dans leur situation, il faut qu’ils soient dans des familles pour se sentir entourés, calmes et moralement encouragés. C’est pour cela que les institutions qui se sont donné la mission de suivre ces enfants ne souhaitent pas les mettre dans des orphelinats ; des orphelinats qui les mettraient à l’écart des autres, loin de la chaleur familiale.
Dans ce même cadre, il faut signaler la présence de certaines personnalités, durant les fêtes de fin d’année, comme la Première dame du Burundi afin d’aider ces enfants à mieux fêter. Il leur a été recommandé à mieux prendre les médicaments pour ceux qui en prennent. Mme Nkurunziza a fait remarquer que le pays a besoin de citoyens fortifiés pour son développement. Ces enfants peuvent aussi être parmi ces derniers. En effet, on a des personnes infectées par le VIH-sida dans tous les services de la vie publique. Ils sont acteurs du développement comme tous les autres ; c’est pour cela que leur suivi est important. Qu’il n’y ait pas de discrimination envers ces personnes car la mort n’est pas le sort réservé à elles seulement. Qu’on n’associe plus sida avec la mort, insiste la Première dame.
Toutefois, certains enfants sont abandonnés par leurs parents tandis que d’autres se retrouvent sans parents alors qu’ils sont malades. Certains n’ont pas d’extrait d’acte de naissance, alors qu’ils doivent se faire régulièrement soigner. Cela constitue une entrave pour l’évolution de ces enfants. Ce qui requiert des âmes charitables pour se consacrer à la survie de ces enfants. Les responsables chargées du suivi de ces enfants demandent d’être appuyés. Ces enfants sont l’avenir du pays, qu’ils soient encouragés dans leur éducation.

BLANDINE NIYONGERE

 
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