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BRB> Conférence de presse du comité de politique monétaire

Présentation du rapport du troisième trimestre 2014 et les perspectives financières

 

Le gouverneur de la BRB (Banque de la République du Burundi) a animé une conférence de presse le mardi 16 décembre 2014. Il était question de présenter le rapport de politique monétaire du troisième trimestre 2014 et la déclaration de politique monétaire. L’intervention de la BRB sur le marché interbancaire des devises a permis d’appuyer les banques dans le financement des importations et d’éviter de fortes fluctuations du taux de change.

 

DSC 0030Jean Ciza, gouverneur de la BRB, a fait savoir que la conjoncture économique internationale au troisième trimestre 2014 a été marquée par une reprise de la croissance après la morosité observée au cours du premier semestre. Concernant la conjoncture économique et financière nationale, il a indiqué que le taux de croissance de l’économie burundaise est projeté à 4,8% en 2014 contre 4,7% en 2013 en liaison avec la progression des secteurs secondaire et tertiaire. Du côté de la demande intérieure, les investissements privés devraient s’accélérer en 2014 par rapport à 2013. L’inflation enregistrée au cours des neuf premiers mois de 2014 a été, en moyenne, de 4,6%, et les prévisions montrent qu’elle s’établira en dessous de 5% en annuelle, alors qu’elle était de 7,9% en 2013.
S’agissant des comptes extérieurs, Jean Ciza a dit que la balance des paiements au troisième trimestre 2014 s’est caractérisée par un besoin de financement plus important que celui du deuxième trimestre en raison de la détérioration du compte courant. Toutefois, il a annoncé que les réserves officielles de change ont progressé de 6,6% à fin septembre 2014 par rapport à juin 2014 et couvrent 4,4 mois d’importations.

Certaines mesures sont envisagées pour mettre en œuvre la politique monétaire

Selon M. Ciza, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique monétaire, la BRB continuera à surveiller le marché monétaire pour réguler la liquidité bancaire. Elle veillera aussi au respect du plafond des avances à l’Etat dans les limites légales avec l’objectif de les ramener à zéro en 2016.
La BRB interviendra sur le marché de changes pour limiter la volatilité du taux de change tout en privilégiant les mécanismes du marché dans la détermination du taux de change.
La Banque centrale continuera à suivre de près l’évolution des indicateurs macroéconomiques, dont l’inflation et les taux d’intérêt, afin de conduire des opérations monétaires permettant d’assurer un rythme de croissance de la masse monétaire nécessaire pour le financement de l’économie.
AMEDEE HABIMANA

 

 

ISTEEBU> Célébration de son cinquantenaire

Créer une école de statistique et d’économie appliquée est une priorité

 

L’Isteebu (Institut des statistiques et d’études économiques du Burundi) célèbre son jubilée d’or au moment où il projette la création d’une Ecole de statistique et d’économie appliquée. Le thème choisi est « 50 ans de production et de diffusion des données statistiques pour le renforcement de la gestion responsable axée sur les résultats et la promotion de l’obligation de rendre compte ». Le ministre des Finances et de la planification du développement économique, Tabu Abdallah Manirakiza, qui a procédé au l’ouverture solennelle des activités a indiqué que les pouvoirs publics ont institué l’Isteebu comme organe central de coordination technique de tout le système statistique national.

 

DSC 1240Dans son discours de circonstance, le directeur général de l’Isteebu Nicolas Ndayishimiye a fait savoir que les réalisations de l’Isteebu sont satisfaisantes et concernent plusieurs secteurs de la vie nationale. Ainsi a-t-il dit, plusieurs enquêtes ont été réalisées et, ces dernières années, beaucoup d’entre elles ont été publiées. Les principales sont l’enquête démographique et de santé du Burundi de 2010 ; l’enquête pour le suivi et l’évaluation de l’impact de l’appui au système de remboursement du paquet minimum des services de santé au Burundi de 2009 et 2012 ; l’enquête sur les investissements directs étrangers au Burundi de 2012,etc.
Le directeur général de l’Isteebu a fait savoir que, dans les perspectives de son institut, figure la création d’une Ecole de statistique et d’économie appliquée (ESEA) qui aura une vocation régionale. Ledit projet a déjà été analysé par le Comité technique de l’information statistique après une mission conjointe d’Isteebu-Université du Burundi à l’Ecole nationale de la statistique et d’économie appliquée d’Abijan, en Côte d’Ivoire.

Le gouvernement du Burundi compte appuyer l’Isteebu dans la création d’une école spécialisée

Le ministre des Finances et de la planification du développement économique Tabu Abdallah Manirakiza a répondu aux soucis du directeur général de l’Isteebu. Il a dit que des efforts seront consentis pour que les dotations budgétaires à la statistique soient plus consistantes qu’avant, aux fins de permettre à tout le système statistique de remplir sa mission sans oublier l’ouverture d’un Centre de formation et de perfectionnement statistiques. Le ministre Manirakiza a remercié les partenaires techniques et financiers de l’Isteebu. Il s’agit entre autres des agences des Nations unies, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne, de la Coopération britannique, de la Coopération canadienne, etc.
Plusieurs activités sont organisées par l’Isteebu au cours de cette semaine du 15 au 18 décembre 2014. Des journées portes ouvertes et des ateliers de renforcement des capacités des agents et cadres de l’Isteebu seront organisés.

Amédée Habimana

 

EAC> Etat de la corruption

Elle est qualifiée de fléau

 

Le secrétaire général et porte-parole de l’Association burundaise des consommateurs- Transparency international (Abuco-TI), Pierre Nduwayo, s’est exprimé sur la situation de la corruption au sein des pays de la Communauté est-africaine. Le rang de certains pays fluctue.

 

DSC 1700M. Nduwayo a informé que le Burundi occupe une mauvaise place. Il est classé premier parmi les cinq pays de la Communauté est-africaine. Il a perdu une place parce que l’année passée, il était à la deuxième place. Le secrétaire général de l’Abuco-TI a ajouté que dans les quatre autres pays, le Kenya est resté constant en maintenant la quatrième place. L’Ouganda était le premier l’année dernière où l’indice de perception de corruption était très grand, mais aujourd’hui il occupe la troisième place. Il a un peu augmenté son score. La Tanzanie qui occupait l’année passée la troisième place a un peu reculé et est à la deuxième place. Le Rwanda a maintenu sa meilleure place que l’année passée c’est-à-dire la cinquième.
M. Nduwayo a souligné qu’au niveau des secteurs les plus touchés, le pourcentage varie d’un pays à l’autre. Les principaux secteurs les plus corrompus sont le secteur de la police, le secteur de la justice, le secteur foncier. Dans les cinq pays, ce sont pratiquement ces secteurs qui reviennent souvent parce qu’ils sont les plus sollicités. Les corrompus usent de la faiblesse du citoyen comme ils voient que ce sont les secteurs les plus sollicités. L’enquête qui établit ce classement a porté sur la petite corruption dans les campagnes et dans les villes.

La place de la population n’est pas à négliger

Comme le Burundi est le premier en matière de la corruption, le secrétaire général de l’Abuco-TI a suggéré que tout le monde doive conjuguer ses efforts pour que le phénomène soit éradiqué à jamais. La corruption est qualifiée de fléau, a-t-il affirmé. Il faut que les institutions et la législation mises en place par les pouvoirs publics à cette fin soient correctement fonctionnelles en arrêtant les « gros poissons ». Les associations de la société civile doivent abattre un travail considérable surtout au niveau de la sensibilisation au sein des pouvoirs publics et de la population. M. Nduwayo a conclu que la place de la population n’est pas à négliger parce que si le citoyen ne donne plus de pots de vin, la corruption sera éradiquée.

Ezéchiel Misigaro

 

MARCHE DE NOEL> Exposition des produits artisanaux à l’ONT

Pour le développement du tourisme domestique

 

L’Office national du tourisme (ONT) organise du 11 au 14 décembre 2014, le marché de Noel où les différents artisans œuvrant dans la municipalité de Bujumbura y sont rassemblés. Sur leurs stands, divers articles y sont étalés et ils ont affirmé avoir diminué le prix de vente par rapport à leur prix ordinaire.

 

DSC07202Christophe Ndikubwayo, directeur des études statistiques et formation professionnelle de l’ONT et président de la commission de l’organisation du marché de Noël, a indiqué que ce foire est une occasion de sensibiliser les gens nationaux et étrangers à se procurer et à connaître des produits artisanaux burundais. En organisant cet événement, l’ONT a voulu promouvoir le tourisme burundais à travers le monde. En effet, a-t-il dit, en cette période de Noël, les résidents qui vont partir en vacances vont se procurer de ces objets d’art et ainsi l’image du Burundi sera véhiculée à travers le monde entier.
Le président de la commission a aussi fait savoir qu’au cours de cette exposition, le Père Noël a été invité pour raconter l’histoire du Burundi aux enfants. A cette opportunité, des produits fabriqués exclusivement au Burundi seront montrés. Christophe Ndikubwayo invite, à cet effet, les parents à amener les enfants afin de leur apprendre ce qui découle du passé et ainsi savoir plus sur la culture burundaise.
Les tours opérateurs sont à la disposition de toute personne qui souhaiterait visiter les sites touristiques burundais. Des contrats seront enfin conclus à des prix aussi promotionnels, a précisé M. Ndikubwayo. Les prix de tous les objets artisanaux sont revus à la baisse. Le souhait de Christophe Ndikubwayo est que ce nouveau marché de Noël au Burundi puisse continuer pour les années à venir.

Rosine Mugisha

 
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