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UNESCO> Formation des formateurs sur le savoir-faire

Les capacités des enseignants et responsables des centres jeunes ont été renforcées en techniques de communication avec les jeunes

 

Le ministère de l’Education, de l’enseignement et de la recherche scientifique en collaboration avec la Maison de l’Unesco pour la paix et la culture organisent une formation des formateurs sur les lifeskills en matière d’éducation sexuelle, santé de reproduction et VIH -sida en milieu scolaire et extrascolaire. Cette formation est organisée à l’ intention des enseignants des écoles secondaires et les responsables des centres jeunes.

 

DSC02998Dans son allocution d’ouverture de la formation, la représentante de la Maison de la Paix de l’Unesco au Burundi, Yvonne Matuturu a souhaité la bienvenue à tous les participants. Elle a indiqué que cette formation fait suite à l’engagement commun que les ministères en charge de la santé et de l’éducation de 21 pays de l’Afrique australe et orientale ont pris le 7 décembre 2013, à Cape Town en Afrique du Sud, de promouvoir l’éducation sexuelle, la santé de la reproduction et la prévention du VIH chez les jeunes.
Mme Matuturu a remercié le représentant du secrétaire permanent du ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui s’est associé à eux et pour leur contribution dans le choix des participants.

Engagements des ministères en charge de l’éducation et de la santé

L’engagement des ministres recommandait notamment de rendre fonctionnels les clubs Stop sida et Centres des jeunes en lifeskills en matière d’éducation sexuelle, VIH-sida et santé de la reproduction. C’est ainsi que cet atelier rassemble les enseignants de toutes les disciplines susceptibles d’accueillir l’objet de la formation ou encadreurs des clubs Stop sida et les encadreurs des centres jeunes.
En effet, les thématiques développés sont déjà insérés dans les programmes de l’école fondamentale et de l’enseignement secondaire sur l’intégration de l’éducation sexuelle et santé de la reproduction dans leur curricula.
Au cours de cette formation, les participants vont acquérir des connaissances, et surtout les compétences et attitudes nécessaires pour réduire la transmission du VIH-sida et les MST (maladies sexuellement transmissibles) ainsi que les grossesses non désirées en milieu scolaire. Cette formation va répondre également aux problèmes que posent l’état de lieux et l’impact du VIH-sida sur le secteur de l’éducation réalisée en 2011 chez les jeunes sexuellement active âgés de 15 à 35 ans auxquels il faut trouver une réponse pédagogique.
A son tour, le représentant du secrétaire permanent de l’Education, de l’enseignement et de la recherche scientifique a remercié la Maison de l’Unesco d’avoir associé le ministère pour la bonne raison que cette formation rentre dans les préoccupations du gouvernement. Et il est revenu sur les chiffres alarmants du rapport de 2013 du UNFPA sur les grossesses en milieu scolaire. L’enquête révèle que « les facteurs favorisant les grossesses en milieu scolaires sont ceux liés à l’environnement socio-économique et culturel des jeunes filles, à la situation spatio-temporelle, à la naïveté, la légèreté et le jeune âge des filles et de l’entourage des filles, au faible niveau d’information en matière de l’éducation sexuelle et la santé de la reproduction, aux facteurs psychologiques et socio-psychologiques. »

Réduire la transmission du VIH-sida et des MST

L’objectif général de cette formation est de procurer des outils nécessaires pour la transmission des connaissances, des compétences et des attitudes pour réduire la transmission du VIH-sida et les MST, les grossesses non désirées chez les jeunes et les adolescents des milieux scolaires comme des centres communautaires. Et que ce programme devient la priorité des priorités du ministère pour que ces jeunes prennent conscience des ravages du VIH-sida, acquièrent le reflexe de protection, adoptent des comportements responsables et des attitudes positives dans la prise de décision personnelle de retarder le début de l’activité sexuelle.
Il a terminé son discours en remerciant les efforts entrepris par l’Unesco, le UNFPA, le gouvernement hollandais, le Programme national de la santé de la reproduction et les bureaux pédagogiques pour l’intégration de l’éducation sexuelle, santé sexuelle et de la reproduction dans les curricula de l’enseignement fondamental.
Le représentant du secrétaire permanent du ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a terminé son allocution en disant que le pays a besoin de jeunes et d’adolescents dans un esprit et un corps sains qui savent gérer en personnes responsables leurs impulsions sexuelles.

Robert Gilbert SAYUMWE (stagiaire)

 

 

POINT DE PRESSE > Sur l’Incendie du supermarché T2000

La Regideso nie toute responsabilité

 

La Regideso s’est exprimée le mardi 22 septembre 2015, sur l’incendie qui a ravagé dans la matinée du lundi 21 septembre 2015 le supermarché T2000. Elle rassure que les causes de cet incendie ne découlent pas de l’ incompétence de la régie.

 

DSC 1089Selon Wilson Tangishaka, directeur de l’électricité à la Regideso, cette dernière n’y est jusqu’ici pour rien en ce qui concernée l’incendie de T2000. Rappelons-le, le supermarché chinois T2000 est en feu depuis le matin du 21 septembre 2015.
Il a fait savoir que si cet incendie dépendait de la Régideso, leurs équipements seront les premiers à être endommagés. Mais, a-t-il ajouté, que ce soit le transformateur qui alimente ce supermarché et son entourage, que ce soit le compteur, tous sont encore intacts. La preuve en est que, les gens qui sont alimentés par le transformateur sont toujours alimentés. Pour lui, les causes sont à chercher ailleurs et non du côté de la Regideso.
M. Tangishaka a indiqué que les rumeurs qui circulent sont donc sans fondement en ce sens que s’il y avait une explosion dans le compteur ou une surintensité comme cela se dit, ce serait les équipements de la Regideso qui seraient touchés en premier avant que le bâtiment soit atteint.
Toutefois, il ne nie pas qu’il y a des pannes qui surviennent de temps en temps comme des fusibles qui sautent ou autres, mais qui sont par la suite réparés. Ce qui est par ailleurs normal.
Le directeur de l’électricité à la Regideso rassure que des investigations sont en cours pour identifier ce qui aurait été à l’origine de l’incendie, ainsi que le responsable.
BENIGNE GAHIMBARE

 

Au centre ville Bujumbura> Le commerce ambulant

Une menace pour la sécurité et la circulation

 

Les trottoirs du centre ville de Bujumbura se transforment un à un en un véritable marché de biens de toute sorte. Passer d’un bout de la rue pour accéder à l’autre relève de l’exploit. Des articles de bureau en passant par les ustensiles de cuisine, des produits vivriers, des sacs et chaussures aux habits et produits cosmétiques abondent les rues et avenues au cœur de la capitale.

DSC06990Selon certains de ces vendeurs ambulants, le centre ville est le lieu de rencontre de gens de tous les horizons à la quête des services divers. Il constitue un point commercial important pour les articles divers. Ils affirment posséder des stands dans d’autres marchés et que le trottoir sert d’agence, surtout le soir. Cependant, le grand perdant de ce commerce est l’Etat car ces vendeurs ne paient pas de taxes. C’est aussi les commerçants à adresse fixe qui se lamentent comme quoi ils manquent de clients face à une concurrence déloyale de ces marchands.
A côté de cette perte, ce commerce est à l’origine de l’insalubrité et de l’insécurité qui menacent le centre ville. Tout autour du siège de la Bancobu, des tas d’immondices et autres déchets alimentaires grandissent du jour au lendemain. La Banque de crédit de Bujumbura (BCB) est cernée par les vendeurs des fruits, des sacs pour femmes et des chaussures. Devant l’entreprise de communication Onatel et en face du palais des arts, les marchands des fruits et des habits sont devenus les locataires quotidiens des trottoirs réservés aux piétons. Le parking des bus qui empruntent le nord de la capitale a été envahi par les vendeuses des fruits et des produits vivriers. Cette situation gène énormément la circulation et les accidents sont, la plupart de fois, évités de justesse car les produits envahissent le passage de véhicules.
Ce désordre entraîné par les marchands ambulants est aussi une aubaine des pickpockets. Il suffit de baisser les vitres arrières de votre véhicule pour se faire cambrioler, cela en plein jour, car ce mouvement crée un embouteillage sans précédent. Ceux qui se hasardent de répondre à un appel que ce soit en bus ou à pied tout près de l’ex marché central, disent adieu à leurs téléphones portables. Il est temps, sinon tard, pour que des mesures qui s’imposent soient prises pour l’intérêt de tous.
Charles MAKOTO

 

COMMUNE KAYANZA>Les activités génératrices de revenus

Ne pas rester les mains croisées

 

Les activités champêtres et commerciales sont exercées par certains habitants de la province de Kayanza. Cela les aide à subvenir aux besoins familiaux quotidiens.

 

DSC 3114Dans un entretien accordé au journal « Le Renouveau du Burundi » lors de son passage au marché situé dans la commune et province de Kayanza, Evelyne Nijimbere, une jeune fille d’environ 20 ans, a indiqué qu’elle exerce une activité génératrice de revenus centrée sur la vente de farine de maïs et de manioc. A côté des activités champêtres, Evelyne Nijimbere a informé que cette activité lui permet de subvenir à ses besoins quotidiens à savoir la ration alimentaire, les soins de santé, l’achat des habits et la planification des projets futurs. Elle a ajouté que cette activité de commercial est surtout exercée en période de saison sèche. Au cas contraire, c’est-à-dire en période pluvieuse, elle concentre ses efforts sur les activités champêtres.

Les deux activités sont combinées

Entretenue sur le même sujet, Bernadette Nzohabonimana, une femme âgée d’une cinquantaine d’années a affirmé qu’elle combine l’agriculture et le commerce. Elle a ajouté qu’elle entretient des cultures vivrières dont les bananes, les haricots, les patates douces, etc. Après la récolte, Mme Nzohabonimana met à part une partie consacrée à la ration alimentaire journalière et commercialise l’autre partie. De plus, dit-elle, il arrive des moments où elle s’approvisionne en denrées alimentaires pour continuer à bien exercer le commerce. Elle a précise qu’elle vend des bananes. Bernadette Nzohabonimana a souligné que pour cette année, elle a enregistré une récolte significative de bananes. Elle a fait savoir que grâce à ces activités, elle subvient aux besoins quotidiens. C’est entre autres la scolarisation des enfants, les soins de santé et les projets de développement familial. Elle a profité de l’occasion pour interpeller les Burundais en général et les femmes burundaises en particulier de ne pas rester les mains croisées car actuellement, les choses ont changé. « Aujourd’hui, il faut beaucoup travailler pour avoir quelque chose à mettre sous la dent. Pour cela, nous devons fournir d’efforts dans l’exercice de n’importe quelle activité car il n’y a pas de sot métier s’il est dignement mis en œuvre », a conclu Mme Nzohabonimana.

ESPERANCE NDAYIKENGURUTSE

 
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