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Marché de Ngagara> Etat des lieux du déménagement

Les commerçants sont entrain de construire de nouveaux stands au quartier II

 

Le marché de Ngagara comme certains d’autres marchés de la municipalité de Bujumbura est en train de déménager. Les commerçants se battent pour pouvoir terminer le plus tôt possible l’aménagement de nouveaux stands dans le nouvel emplacement du marché se trouvant au quartier II de la zone Ngagara.

 

DSC09087Comme nous l’avons constaté le jeudi, 21 janvier 2016, les commerçants ont quitté l’ancien marché se trouvant au quartier III. Pour le moment, ils sont en train d’aménager les lieux ou encore de construire de nouveaux stands au quartier II. Ceux qui n’ont pas encore quitté le quartier III, sont entrain de démolir leurs kiosques afin de les ériger au quartier II. A notre passage, nous avons constaté qu’il y a encore des vendeurs qui sont toujours sur place à savoir ceux qui vendent les bananes vertes, les fruits, les légumes ainsi que d’autres produits alimentaires.
Dans son interview, Anastase Sazi, commissaire du marché, a indiqué que les préparatifs du déménagement sont avancés. Avant de déménager, les différents comités d’organisation du marché ont fait un recensement de tous les stands afin que chaque occupant trouve une place dans le nouveau site. Chaque commerçant qui avait une place au quartier III a droit à deux mètre sur deux au quartier II. Chaque responsable ou encore le comité d’organisation a sa propre partie à surveiller. S’il y a quelqu’un qui se sent lésé, il porte plainte auprès du commissaire. Ce dernier intervient pour régler les conflits ou malentendus.
M. Sazi a fait savoir que tous les commerçants doivent quitter le marché du quartier III au plus tard le vendredi 22 janvier 2016 dans l’après midi. Concernant la question en rapport avec le manque d’eau potable et des latrines, le commissaire a laissé entendre que les services habilités sont au courant de cette question. Ils sont entrain de tout faire pour que ce nouveau marché ait de l’eau potable ainsi que les latrines.

Lucie Ngoyagoye

 

 

ELEVAGE> Le rendement est rapide en cuniculiculture

On peut devenir riche avec l’élevage de lapins

 

La cuniculiculture est un élevage qui est moins exigeant par rapport aux autres pratiqués au Burundi. Elle offre sa viande très riche en protéines animales, argent et fumure organique indispensable en agriculture à moindre coût, comme le confirme un éleveur de lapins que la rédaction du journal Le Renouveau a rencontré à Kamenge.

 

DSC04267L’élevage au Burundi est associé en grande partie à l’agriculture. Rappelons que la population burundaise vit à plus de 90 % de l’agriculture et qu’à cause de sa démographie galopante, l’agriculture occupe une grande superficie. Les surfaces de pâturage deviennent de ce fait de plus en plus réduites.
Les conséquences directes de cette démographie galopante, la mise en jachère n’est plus possible dans certaines régions du pays. D’où la réussite de cette agriculture extensive doit être associée à l’élevage pour avoir la fumure organique afin de restituer au sol les sels minéraux dont les plantes ont besoin. Ce n’est pas tout. Le choix de cet élevage est aussi influencé par la disponibilité des fourrages. Et compte tenu de ces facteurs, l’élevage des lapins devient de plus en plus une réponse appropriée. Mlle Mukeshimana, une cuniculicultrice que la rédaction du journal le Renouveau a rencontrée dans la zone urbaine de Kamenge affirme que cet élevage présente un avantage multiple au village comme en ville. L’élevage des lapins est moins exigeant en espace et en alimentation.

Normes de construction des clapiers

Les normes de construction d’un gage est de 100 x70 x 57cm. En ville, tu as besoin des planches et de petits grillages. Mais aussi chacun peut utiliser le matériel à sa portée, pourvu que la cage respecte les normes d’aération. Cette éleveuse conseille à ceux qui n’ont pas assez d’espace qu’ils peuvent superposer plusieurs cages les uns sur les autres en mettant des isolants entre cages à l’aide des tôles pour permettre l’écoulement des urines.

L’alimentation
L’alimentation du lapin est l’herbe et les granules. Pour ceux qui se trouvent en ville, elle sera complétée par des concentrés constitués de son de maïs ou de riz, de farine de viande et de sel fin. Sans oublier que les lapins mangent aussi de la nourriture cuite, de la bouillie et du pain. Bien que ce soit un élevage moins exigeant, elle a besoin d’un peu de soin.

Les soins

Il est recommandé une alimentation suffisante en quantité et en qualité. Il faut également enlever les restes des nourritures en cage. En plus, les lapins ne supportent pas les endroits mouillés. Comme tous les autres animaux, il faut les faire vacciner et les déparasiter.

La reproduction

Mlle Mukeshimana affirme que l’élevage des lapins n’est pas exigent. D’abord, le capital de départ est abordable, le coût d’un lapin varie entre 5 000 et 1 000 FBu en ville. L’âge de reproduction chez les lapins se situe entre 7 à 8 mois. La durée de gestation est de 28 jours pour lapiner après l’accouplement. Le sevrage a lieu au bout de deux mois quand les laperons commencent à bien manger.
On comprend qu’avec l’élevage des lapins, les familles en ville comme au village peuvent avoir des protéines animales, à moindre coût, se procurer de l’argent et de la fumure organique nécessaire en agriculture sans beaucoup de peine.

Robert Gilbert Sayumwe

 

Zone Gihosha> Panier de la ménagère sur les vivres secs

Les prix du haricot ont remarquablement baissé

 

Ces derniers temps, les prix de certaines denrées alimentaires, surtout les vivres secs, avaient sensiblement augmenté. Mais pour le moment, le constat est que les prix de certaines denrées alimentaires ont remarquablement baissé surtout ceux du haricot. La raison de cette baisse est que nous sommes pendant la période de récolte. On constate une diminution de 300 FBu ou plus par kilo selon la qualité.

 

DSC 1148La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est rendue le mercredi 20 janvier 2016 dans un dépôt de vente en gros situé en zone Gihosha dans la commune urbaine de Ntahangwa en mairie de Bujumbura pour requérir les prix de certaines denrées alimentaires surtout le haricot en cette période de récolte.

Voici les prix tels qu’on les a trouvés le mercredi 20 janvier 2016.

Produit Prix en FBu / par Kg
Haricot jaune                      1 300
Haricot dit kirundo                  850
Haricot dit Kinure                1 200
Haricot dit Ruvuzo               1 300
Haricot blanc                       1 000
Haricot dit Muhoro               1 300
Riz zambien                        1 450
Riz tanzanien 1ère qualité     2 000
Riz tanzanien 2ème qualité   1 700
Maïs                                      850
Les vendeurs interrogés ont indiqué que malgré la baisse de certains prix, les clients viennent à compte-gouttes. Ceux qui s’approvisionnent pour constituer des stocks ne sont pas nombreux. Seuls les boutiquiers achètent souvent de grandes quantités qui vont être revendues dans différents quartiers. Certains acheteurs trouvés à cet endroit ont indiqué que les prix du haricot sont pour le moment abordables. Par exemple, le haricot dit Kirundo coûtait 1 300 Fbu au mois de décembre. Pour le moment, il coûte 850 Fbu, donc, il a diminué de plus de 400 Fbu. C’est une satisfaction pour nous les consommateurs et nous espérons que les prix vont continuer à baisser pendant cette période de récolte, ont-ils précisé.
Emélyne Iradukunda (Stagiaire)

 

POINT DE PRESSE> Le maire de la ville s’exprime sur la réhabilitation de certains marchés de Bujumbura

« Une polémique tourne autour du dossier de la réhabilitation des marchés »

 

Le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa a animé, le mercredi 20 janvier 2016, un point de presse sur la réhabilitation de certains marchés de la municipalité de Bujumbura. Il a démenti les propos selon lesquels les commerçants seraient chassés des marchés pour d’autres fins.

 

DSC00361Pour le maire de la ville, il y a une polémique qui tourne autour du dossier de la réhabilitation des marchés. A ce propos, il a donné des éclaircissements.
« C’est un projet du gouvernement du Burundi qui date de 2013 et qui est dans une phase d’exécution. Il a été financé par l’Union européenne pour pouvoir réhabiliter certains marchés de Bujumbura après l’incendie du marché central de Bujumbura », a fait savoir Freddy Mbonimpa en précisant qu’il s’agit des marchés de Kinama, Ngagara, Jabe , Kinindo, Musaga et Kanyosha. Celui de Ruziba doit être construit en totalité.
M. Mbonimpa a poursuivi en disant que le marché de Kinama va être réhabilité pendant une période de 9 mois, celui de Ngagara pour une période de 4 mois, celui de Jabe pour une période de 7 mois, celui de Musaga pour une période de 4 mois, celui de Kinindo pour une période de 6 mois, celui de Kanyosha pour une période de 7 mois et celui de Ruziba pour une période de 12 mois.
Cette réhabilitation a nécessité le déménagement des commerçants vers d’autres lieux.

Des questions adressées au maire de la ville

A la question de savoir pourquoi certains marchés sont installés à côté des écoles et des rivières et sur les terrains de football, le maire a répondu en disant que certains quartiers ne disposent pas d’autres lieux où abriter les marchés. Selon lui, cela ne devrait pas causer un problème surtout que, même auparavant, il y avait des écoles qui se trouvaient à côté des marchés et il n’y a jamais eu d’interférence. A ce propos, Il a signalé que des clôtures séparant les écoles des marchés seront construites.
S’agissant des terrains de football, il a précisé qu’il y a eu consensus entre l’administration et les responsables des associations de football. Les clubs de football pourront aller s’entrainer dans d’autres terrains disponibles, a-t-il ajouté.
En ce qui concerne la garantie des commerçants de regagner leurs stands, il a dit qu’ils sont déjà identifiés par des fiches sur lesquels ils paient régulièrement leurs droits de taxes. Il a rassuré que celui qui a sa place sera le premier à être servi pour la récupérer. Selon lui, il n’y aura pas de spéculation puisque cela se fait dans la transparence avec la participation de toutes les parties.
S’agissant de l’hygiène et la sécurité des commerçants, M. Mbonimpa a précisé que les services habilités sont entrain de chercher de l’eau potable à travers l’abonnement à la Regideso et les latrines sont en train d’être installées. Ainsi, la police assurera également la sécurité des marchés, a-t-il souligné.
Concernant le sort de l’ex-marché central de Bujumbura, il a dit qu’il y a des études qui sont en train d’être faites afin d’y ériger un centre commercial.
Freddy Mbonimpa a conclu en lançant un appel à certains politiciens et journalistes mal intentionnés de ne pas diffuser des rumeurs que le déménagement est la punition de la population vivant dans certains quartiers. Selon lui, ces marchés vont être réhabilités pour l’intérêt de la population.
La réhabilitation des marchés sera exécutée grâce au financement de l’Union européenne d’environ 5 millions d’euros.

Eric Mbazumutima

 

 
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