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QUARTIER CARAMA> Parcelles non encore construites

Elles provoquent des conséquences tant au niveau des habitants qu’au niveau de l’administration

 

DSC 0974Malgré plusieurs années depuis sa viabilisation, le quartier Carama connaît jusqu’aujourd’hui des parcelles attribuées non encore bâties et d’autres qui sont abandonnées en cours de construction. Pour ces dernières, on y voit des personnes non connues par l’administration qui font des mouvements de va-et-vient, que ce soit pendant la journée ou la nuit. Cela est ressorti d’un constat effectué par la rédaction du quotidien Le Renouveau quand elle faisait le tour du quartier Carama le mardi 16 août 2016.

 

En effet, dans ledit quartier précisément à la deuxième cellule, avenue Canda à titre d’exemple, il y a une parcelle dont la construction est abandonnée il y a plus de 2 ans, l’autre se trouve entre quatre maisons habitées alors que les travaux de sa construction ont été abandonnées presque au niveau du chaînage, il y a quatre ans. Une autre parcelle que la même rédaction a vue à cet endroit est celle entourée par d’autres déjà habitées alors que ses travaux n’ont pas encore commencé. C’est pour cette raison que nous avons approché le chef de ce quartier Alexis Nizigiyimana pour savoir si ces parcelles ne provoquent pas des conséquences aux habitants qui les entourent. M.Nizigiyimana a répondu sur cette question que lesdites surfaces provoquent plusieurs conséquences tant au niveau des habitants locaux qu’au niveau de l’Administration.
Le quartier subit parfois de l’insalubrité
Ainsi, il a dit que les sentinelles des propriétaires des maisons en cours de construction, peut-être dans leur objectif de trouver de l’argent ou d’autres raisons, logent d’autres personnes dont l’identification échappe même à l’administration locale. « L’Administration ne peut pas bien les contrôler du fait qu’il est très difficile de savoir quel emploi ils exercent dans le quartier et dans quel objectif ils logent là-bas. C’est finalement ces gens-là que nous attrapons souvent en train de voler dans différents ménages », a-t-il déclaré.
A part ces vols, M. Nizigiyimana a ajouté que suite à ces parcelles non construites, le quartier subit parfois de l’insalubrité. Des gens malintentionnés jettent des déchets dans ces surfaces non encore bâties, a-t-il expliqué. M. Nizigiyimana a appelé les autorités habilitées à prendre des mesures efficaces dans l’urgence pour éradiquer ces conséquences causant ainsi l’insalubrité dans le quartier Carama.
Vincent Mbonihankuye

 

Entretien> Sur le travail en association

Son rendement est meilleur

 

Une association est un groupement des personnes volontaires réunies autour d’un projet commun ou partageant des activités. Le fait de travailler en association présente beaucoup d’avantages. Son rendement est meilleur car l’union fait la force. Les membres de l’association partagent les mêmes problèmes et la solution doit être trouvée ensemble.

 

DSC01460Dans un entretien que Evelyne Nibogora, membre de l’Association des femmes en situation de handicap « Les Vaillantes », a accordé le lundi 8 août 2016 à la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau, elle indique que travailler en association présente beaucoup d’avantages. Elle a précisé que, pour se développer, le membre de l’association est en mesure de contracter un crédit au sein de cette dernière remboursable avec un taux d’intérêt léger. Un autre avantage soulevé est que le fait de travailler en association permet d’être reconnu et de bénéficier des aides de la part des bienfaiteurs. En association, les produits sont écoulés rapidement car les membres de l’association s’entraident dans la recherche de la clientèle, a-t-elle ajouté.
Selon Rebecca Manirambona, membre de cette même association, travailler en association est une opportunité indéniable d’acquérir des expériences. On se partage des idées ou des opinions et des connaissances. Pour Mme Manirambona, si on travaille en association, l’intérêt est commun. Les membres de l’association doivent partager les mêmes problèmes, les succès, les pertes et les bénéfices. C’est une façon d’exercer différentes activités qui contribuent au développement du pays et à la réduction du taux de chômage. Mais elle a précisé que, même si le rendement du travail est meilleur, les problèmes ne manquent pas. Elle a cité par exemple le non respect des opinions d’autrui. Mais chaque fois qu’un problème se pose, les membres de l’association sont invités à trouver des solutions ensemble.

Emélyne Iradukunda

 

EGLISE ADVENTISTE DU SEPTIEME JOUR> Culte célébré à Buganda

Oeuvrer dans le plan de Dieu

 

L’Eglise adventiste du septième jour a célébré, ce samedi 13 août 2016, un culte, à Buganda en province de Cibitoke. Ce culte a été célébré par le pasteur kenyan, président de l’Eglise adventiste du septième jour, division Afrique centrale et orientale, Gracius Ruguli. Il a demandé à tous les chrétiens de l’Eglise adventiste du septième jour et à tous les Burundais d’œuvrer dans le plan de Dieu. Le Premier vice -président de la République, M. Gaston Sindimwo, avait participé à ce culte.

 

DSC 6462Se référant à la parole de Dieu lue dans Génèse chapitre 12 verset 1 à 3 où Abraham a été appelé à quitter la maison de son père pour aller dans un autre endroit réservé par Dieu et qu’Abraham sera béni pour devenir le père d’une grande nation, Pasteur Ruguli a invité tous les chrétiens de l’Eglise adventiste du septième jour et tous les Burundais à répondre à l’appel de Dieu et d’œuvrer dans son plan pour qu’à leur tour ils soient bénis. Pour pasteur Ruguli, toute personne peut être un outil utile à Dieu et peut être béni comme l’a été Abraham. Il a ajouté qu’il n’y a pas de petit Etat pour Dieu. « Dans les yeux de Dieu, le Burundi peut être supérieur aux Etats-Unis d’Amérique », a-t-il signalé. S’adressant au Premier vice-président de la République, M. Ruguli a remercié l’accueil qu’on lui a réservé depuis son séjour au Burundi. Il a fait savoir qu’il prie beaucoup pour le Burundi et que l’Eglise adventiste du septième jour ne ménagera aucun effort pour participer dans les travaux de développement du pays. Il a précisé que cette Eglise prévoit construire prochainement une université et un hôpital ici au Burundi.

L’Eglise adventiste du septième jour soutient le gouvernement

Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a indiqué à ce pasteur Ruguli que la paix règne au Burundi. Il a précisé que l’Eglise adventiste du septième jour soutient le gouvernement du Burundi dans les activités de développement et de consolidation de la paix. Il a salué toutes les actions accomplies par cette Eglise au Burundi. M.Sindimwo a ajouté que le gouvernement du Burundais a besoin de ces «policiers-hommes de Dieu» qui prêchent en faveur de la paix. Il a aussi remercié les pasteurs de cette Eglise pour le comportement qu’ils ont manifesté pendant les moments difficiles qu’a connus notre pays.
M. Sindimwo est revenu sur les mesures visant l’interdiction d’exporter nos produits à l’étranger. Il a justifié que cette mesure a été prise pour éviter que les Burundais ne meurent de faim surtout que la production alimentaire n’a pas été bonne cette année. M. Sindimwo a tranquillisé les étrangers vivant sur le territoire du Burundi que le gouvernement burundais est là pour prendre soin d’eux en matière de sécurité. Ce culte a été clôturé par une prière pour la paix au Burundi.

EMELYNE IRADUKUNDA

 

QUARTIER CARAMA> Situation sécuritaire

Elle est globalement bonne

 

Depuis que la mairie de Bujumbura a connu des manifestations violentes de 2015, le quartier Carama est resté calme. La rédaction du quotidien Le Renouveau (LR) s’est entretenue avec le chef de ce quartier, Alexis Nizigiyimana (A.N. ) pour savoir si la sécurité y règne jusqu’à l’heure actuelle.

 

DSC 0969LR : Monsieur le chef du quartier Carama, il y a plus d’une année que la capitale, Bujumbura, a connu des manifestations qui ont déstabilisé la sécurité en général, pourriez-vous nous dire comment elle se présente dans votre quartier aujourd’hui?

 

A.N. : La paix et le sécurité sont bonnes en général dans la totalité du quartier. En effet, dans ce dernier, même s’il y avait des rumeurs de plusieurs sortes, notre quartier a eu la chance de rester calme. Nous sommes parvenus à échapper aux manifestations violentes qui s’observaient dans certains autres quartiers de la capitale Bujumbura. Cependant, jusqu’aujourd’hui, nous connaissons un problème de banditisme qui s’observe parfois dans différents ménages suite aux parcelles non encore construites et des constructions non encore terminées.

LR: Quel genre de banditisme et qu’est-ce que vous prévoyez faire en tant que chef de cette circonscription administrative pour l’éradiquer?

A.N. : Les sentinelles des propriétaires des maisons en cours de construction, peut-être dans leur objectif de trouver de l’argent, logent d’autres personnes dont l’identification échappe même à l’administration locale. L’administration ne peut pas bien les contrôler du fait qu’il est très difficile de savoir quel emploi ils exercent dans le quartier et dans quel objectif ils logent là-bas. C’est finalement ces gens-là que nous attrapons souvent en train de voler dans différents ménages. Principalement, nous avons seulement ce genre de problème de ces voleurs. Heureusement, nous sommes en train de faire tout ce qui est possible en se basant sur la tenue obligatoire des cahiers de ménages pour que nous puissions savoir régulièrement ce que fait chacun de tel ou de tel autre ménage afin d’éradiquer cet acte ignoble.

LR: N’y a-t-il pas de bandits à main armée provoquant par la suite des assassinats?

A.N. : Dans notre quartier, nous n’avons pas connu cette catégorie de bandits. Seulement, il y a des moments où nous avons enregistré des cas de bandits qui ont pénétré pendant la nuit dans des ménages et ont volé différents matériels servant dans le foyer, mais pas de banditisme à main armée.

Vincent Mbonihankuye

 
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