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Académies de basketball> Spéciales vacances

Promouvoir le basketball dès le bas-âge

 

DSC01020L’Académie de basketball « Sport for life Kazoza Academy » a démarré depuis l’année dernière, une activité qui vise à promouvoir le basketball dès le bas-âge. C’est dans cette optique que notre rédaction s’est rendue le jeudi 10 août 2017, au terrain de basketball du Parquet où les enfants tant les filles que les garçons âgés de 3-16 ans s’entraînaient à cette discipline.

 

La devise de cette académie est de faire de ces enfants des champions au sport et dans la vie. Les avantages du basketball chez les enfants sont nombreuses entre autres l’aspect sportif, psycho-social, mental et physique. Ainsi, un programme a été élaboré pendant cette période des grandes vacances.  A peu près cent-dix enfants participent à ce programme. Ce dernier est donc un investissement à long ou moyen terme. D’après Alexis Hakizimana, co-fondateur de cette académie, les entraîneurs se divisent en différents groupes ou ateliers, et chacun prend les enfants selon un âge déterminé. « On fait en sorte que tous les enfants puissent apprendre selon leur niveau. Nous partons de la logique où ces enfants sont aptes à saisir toutes les notions de base de basketball car ils ont un âge permettant d’acquérir des connaissances et des gestes techniques de basketball ».

Des talents sont déjà détectés

Des talents ont été déjà détectés, et on ne serait pas surpris de voir ces enfants jouer dans les ligues professionnelles aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis, a rassuré M. Hakizimana. Néanmoins, des problèmes ne manquent pas dans la mesure où encadrer un tel nombre d’enfants n’est pas facile mais, a-t-il ajouté, certains d’entre nous ont fait les études d’éducation physique. D’autres sont des entraîneurs agréés et certifiés qui ont des compétences en matière de gestion de groupe, de motivation  des enfants pour que chaque enfant puisse s’épanouir.Notre interlocuteur n’a pas manqué de remercier le ministère en charge du sport qui leur a accordé l’utilisation des terrains de jeux. La fédération de basketball leur a octroyé les ballons, les parents ont contribué à l’achat de quelques ballons.Un léger recul au niveau du basketball s’observe par rapport aux années passées, mais la naissance des académies et les efforts collectifs ou individuels font que le niveau du basketball puisse encore redorer son image et être la meilleure fédération de la zone 5, a souligné Alexis Hakizimana. Il a invité les entreprises à s’investir dans ce sport pour apporter les moyens car ces derniers leur font défauts.                     Yvette Irambona

 

Art> Encadrement du musicien dans son travail

Des exigences du business musical doivent être considérées

 

DSCO 1340Quel que soit le genre ou le style de musique d’un chanteur visant la conquête du marché musical, les exigences suivantes du business musical doivent être considérées : la qualité des œuvres musicales produites d’une part et, l’organisation intelligente d’un encadrement efficace autour de l’artiste dans son travail en tant qu’auteur-compositeur et dans la distribution de ses œuvres sur le marché, d’après Mgr Justin Baransananikiye, directeur de l’Institut de musicologie de Gitega.  

 

Avoir des chansons de qualité ne suffit pas pour assurer à l’artiste de conquérir le marché du disque, où sa carrière doit se placer obligatoirement entre les mains de trois spécialistes du domaine, à savoir le label, le tourneur et l’éditeur. Le label qui, normalement détient un contrat avec le producteur de la musique de l’artiste, est la maison commerciale qui se charge de proposer à la vente les albums du chanteur. Le Label s’associe à un distributeur qui va commercialiser par ventes en gros les albums dans les magasins. Le Label encore, engage un attaché de presse pour s’occuper de l’expédition des albums aux médias. Enfin, le Label paie le marketing des albums dans les journaux, sur panneaux d’affichage, sur sites internet, radios, télé, etc.Mgr Baransananikiye a indiqué que l’artiste doit aussi travailler avec celui qu’on appelle tourneur, qui est une personne chargée de tenter de convaincre la programmation des salles ou des festivals, d’acheter le concert de son chanteur. Une fois le contrat de vente acquis, le tourneur organise le déplacement du groupe musical de son artiste. 

Notre production musicale manque de ces trois spécialistes

L’artiste a besoin également d’un éditeur musical, qui est la personne ou l’entreprise qui protège et gère les droits de l’artiste auteur-compositeur des chansons. Pour ce faire, l’éditeur aura aussi besoin de l’appui professionnel d’un conseiller juridique. L’éditeur pourra aussi appeler des investisseurs à injecter de l’argent  pour  notamment l’enregistrement, la promotion de l’artiste qu’il représente. «Comment voulons-nous que le secteur de la production musicale soit productif et profitable chez nous au Burundi, alors que toutes les tâches que nous venons de mentionner sont accomplies par le chanteur/musicien lui-même, avec toutes les maladresses et incompétences que cela entraîne ? », déplore-t-il.Notre interlocuteur a donné l’exemple du site «Indundi Magazine» qui a posté une vidéo sur Facebook, où le chanteur Fariouz est en train de se plaindre vis-à-vis des animateurs des radios qui préfèrent diffuser des chansons étrangères plutôt que celles des artistes locaux. Voilà un exemple clair d’une grave erreur, car cela ne devrait pas être le rôle de Fariouz, chanteur, mais bien de son label, de son tourneur et de son éditeur, s’il en avait bien sûr !, a souligné le directeur de l’Institut de musicologie de Gitega.                                                                                                          

Yvette Irambona

 

Coupe du monde féminine U20, France 2018> Entretien avec la sélectionneuse, Daniella Niyibimenya

« Je reste optimiste sur la qualification de mon équipe pour le prochain tour »

 

DaniellaLes Hirondelles filles du Burundi ont pris l’avion, le mercredi 2 août 2017 pour le Djibouti. Elles vont disputer le match retour dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du monde de football féminin U20, France 2018. Elles partent avec une marge positive de 6 buts. La sélectionneuse de l’équipe nationale, Daniela Niyibimenya, a déclaré qu’elle reste optimiste sur la qualification de son équipe.

Dans un entretien qu’elle a accordé au quotidien « Le Renouveau » lors de la dernière séance d’entrainement au Centre technique national de Ngagara, avant leur départ pour le Djibouti, Daniela Niyibimenya, a exprimé son optimisme sur les résultats du match retour. «Nous nous sommes préparés pour la victoire» a-t-elle souligné. Le match sera joué le samedi 5 août 2017 au stade Gouled de Djibouti.
A propos des préparatifs, Daniella Niyibimenya indique qu’ils se sont très bien déroulés et que toutes les joueuses sont en bonne santé. Elles ont sérieusement travaillé dans le but de gagner encore cette phase retour en déplacement. Malgré la large victoire à Bujumbura, rien n’a été négligé, a-t-elle souligné. Et d’ajouter que cela les a poussées à travailler plus et à projeter très loin pour atteindre leurs objectifs, qui sont ceux de multiplier de bons résultats.
« Dans nos séances, nous avons corrigé certaines erreurs pour essayer d’améliorer nos qualités même si nous avions fait un grand match lors de la première phase. Le plus dur est devant nous », a fait remarquer Mme Niyibimenya.
A propos de la liste qu’elle va amener à Djibouti, sur les dix-huit joueuses qui étaient sur la feuille du match aller, il y a deux qui ne vont pas partir à cause de l’Examen d’Etat qu’elles vont passer. Il s’agit de la prénommée Charlotte qui avait inscrit le but par coup franc contre le Djibouti ainsi que la prénommée Ladouce qui évolue au poste de latéral gauche.

La liste des joueuses qui ont fait le déplacement

Jeannine Irakoze, Adidja Nzeyimana, Evelyne Manishimwe, Sandrine Niyonkuru, Falonne Nahimana, Suzanne Zilfa, Adélaïde Nifasha, Rachel Bukuru, Erica Kanyamuneza, Mariam Ndikubwayo, Asha Djafari, Evelyne Nininahazwe, Allyah Sibomana, Divine Kaneza, Emmerence Girukwishaka, Noëlla-Olga Ndizeye, Lina Manisha, Béatrice Hamissi.

Les membres du staff
Daniella Niyibimenya (Coach principal), Vivier Bahati (Coach adjoint), Méthode Bipfubusa (Coach des gardiens), Dr Annick Munezero (Médecin de la délégation) et Elvis Gakunzi (Journaliste de la Radio nationale).
KAZADI MWILAMBWE

 

Commune Butihinda> Participation aux camps de travail par le ministre en charge de l’Energie

Les activités consistaient à la construction d’un terrain de volleyball

 

IMG 20170803 WA0008Le ministre de l’Energie et des mines, Côme Manirakiza s’est joint le mercredi 2 août 2017 aux élèves en vacances de la Commune Butihinda dans les activités de développement à travers les camps de travail. Il s’agissait de la construction d’un terrain de volley ball. Il a remercié les élèves qui ont répondu à l’appel du gouvernement pour participer aux travaux de développement organisés pendant les grandes vacances.

 

Le ministre de l’Energie et des mines, Côme Manirakiza, était accompagné des administratifs et des natifs de la commune Butihinda. Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Muyinga, Aline Manirabarusha, a remercié le ministre en charge de l’énergie pour son initiative de venir soutenir les élèves en vacances de la commune Butihinda. Elle a annoncé que dans cette commune et dans toute la province en général, la paix et la sécurité sont bonnes mais que, des cas de malfaiteurs se remarquent souvent. Elle a signalé qu’il y a une grenade qui a été lancée devant un ménage dans ladite commune. Et d’après les enquêtes déjà menées, il s’agissait des conflits fonciers qui sont à l’origine de ce comportement indigne.
Dans son mot de circonstance, le ministre de l’Energie et des mines, a fait savoir qu’il réalise que les élèves en vacances de la commune Butihinda répondent massivement à l’appel lancé par le gouvernement du Burundi de participer aux travaux de développement à travers les camps de travail. Il a affirmé que dans l’avenir, ces élèves seront fiers de voir une infrastructure construite par leurs propres mains.
M. Manirakiza n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux élèves en vacances en général et aux filles en particulier de tourner le dos aux hommes qui les trompent jusqu’à les faire abandonner les études.
Il a fait un clin d’œil à toute la population de répondre à la politique du gouvernement de la planification familiale afin de prévenir les conséquences néfastes liées à une forte démographie. Il a rappelé que le lancement d’une grenade tout dernièrement trouverait sa cause dans les conflits fonciers. Et, ces derniers n’ont d’autres sources qu’une démographie galopante alors que les terres cultivables restent les mêmes.
Il a enfin encouragé les élèves en vacances à participer massivement aux camps de travail afin de développer leur commune.

ROSE MPEKERIMANA

 
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