Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

EMBOUTEILLAGES> Boulevard du Peuple Murundi

La circulation n’est plus facile

 

La circulation des véhicules dans la municipalité de Bujumbura est devenue un casse-tête pour le moment. Et pour cause, l’existence de beaucoup de véhicules au Burundi en plus des inondations qui barrent temporairement les routes. Ce qui pousse certains conducteurs à faire des détours en vue d’accéder à tel ou tel endroit. Conséquence, une longue file de véhicules crée l’embouteillage.

 

embOn observe ces derniers temps de l’embouteillage au croisement de l’avenue communément appelée « Amsar» et le boulevard du Peuple Murundi et ce, depuis les dernières pluies qui se sont abattues sur la capitale Bujumbura. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le mercredi 20 janvier 2016 lorsqu’il faisait un tour dans certains artères de la capitale.
Il suffit de se placer, à n’importe quel moment de la journée, au rond point de la place de l’Indépendance ou celui des Nations Unies (Rond point Ngagara) tout en fixant les yeux vers le boulevard du Peuple Murundi ou de l’avenue longeant le marché «Buyenzi city market » pour s’en convaincre. Les véhicules ont du mal à rouler à cause de l’encombrement. Et pour cause, ce sont les deux voies qui restent pour accéder au centre de la ville ou au rond point Chanic dans la mesure où le boulevard du 1er novembre est provisoirement impraticable. La pluie qui s’est abattue sur la capitale a provoqué des inondations, particulièrement à la hauteur de la Brasserie et limonaderie du Burundi (Brarudi).
A cet effet, les véhicules sont obligés de faire un détour. Ils fréquentent tantôt le boulevard du peuple Murundi, tantôt l’avenue « Amsar» pour accéder soit au rond point Chanic, soit au centre de la ville. Ce sont de rares véhicules qui passent par le boulevard du 1er Novembre.
Cet état de choses ne facilite pas le respect de l’emploi du temps ou tout simplement du programme qu’on s’était fixé. On se voit dans l’obligation d’arriver en retard à destination parce qu’on tue beaucoup de temps en cours de route.
Une autre raison non moins négligeable de l’embouteillage est que le parc automobile devient de plus en plus important au Burundi. Il y a trop de véhicules ces derniers temps dans notre pays. Mais toujours est-il qu’il faudra reconstruire toutes les routes qui sont cibles des inondations selon les normes d’art pour parer au problème d’encombrement des chaussées.
Masta Shabani

 

INTERVIEW> Abbé Adrien Ntabona s’exprime sur ses 50 ans de vie sacerdotale «Je suis fier d’avoir uni spiritualité et développement»

«Je suis fier d’avoir uni spiritualité et développement»

 

L’abbé Adrien Ntabona a été ordonné prêtre le 6 janvier 1966. Agé de 76 ans, il vient de célébrer 50 ans de vie sacerdotale. Une vie marquée par l’enseignement universitaire, la recherche et l’enseignement de la culture nationale et la formation spirituelle des jeunes universitaires. Il est fier d’avoir uni spiritualité et développement. Quant à ce qu’il espère léguer au pays, c’est la restitution en matière de la culture. Il l’a indiqué dans une interview qu’il a accordée au journal Le Renouveau le vendredi 15 janvier 2016.

 

DSC00352Le Renouveau (L.R) : Monsieur l’Abbé, Vous venez de célébrer votre jubilé d’or, cinquante ans de vie sacerdotale, qu’est-ce qui a marqué le plus cette vie ?

Abbé Ntabona : Ce qui a marqué le plus cette vie, je puis le dire en trois points. Premièrement, l’enseignement universitaire. Moi, j’ai eu le bonheur de réussir facilement les examens quand j’étais petit, jeune, etc. J’ai toujours été premier de cours au Petit séminaire de Mugera. J’ai alors une grande joie de connaître et je suis passionné de la recherche si bien que l’enseignement universitaire m’a beaucoup comblé. J’ai dirigé des centaines et des centaines de mémoires, là je suis très gagnant en tant que retraité de l’université, la transmission des connaissances et surtout l’habituation à la recherche.
Deuxièmement, la recherche et l’enseignement de la culture nationale. J’ai longtemps enseigné la littérature orale du Burundi, l’anthropologie culturelle du Burundi et un autre cours théorique qui s’appelle sémiotique pour exploiter justement la littérature orale et la littérature traditionnelle. J’ai beaucoup de bonheur d’avoir fait énormément de recherche et j’ai enseigné, une petite partie de ce que j’ai cherché, le reste, je continue à l’exploiter. L’approfondissement des valeurs traditionnelles et de toutes les formes littéraires que ça peut comporter, est devenu ma passion. Alors, j’ai abouti à l’institution des Bashingantahe, c’est aussi le fruit de nos recherches. Je me suis rendu compte que c’est une richesse rare, j’ai réhabilité cette institution. Aujourd’hui, elle est debout, solide, présente sur toutes les collines du Burundi avec une structuration moderne qui impose le respect. C’est pour moi un bilan positif pour lequel je remercie Dieu.
Et troisièmement, la formation spirituelle de la jeunesse universitaire à l’Université du Burundi. J’ai commencé en 1971, j’avais très peu d’étudiants qui venaient à la messe, ils la trouvaient rétrograde, qu’il fallait un esprit moderne. Ceux qui venaient à la messe, ils entendaient qu’il y avait un discours solide et cohérent, ils en amenaient d’autres avec le temps, nous avons élargi jusqu’aux amphithéâtres. C’est ainsi, qu’on a fondé la paroisse péri universitaire Esprit de sagesse. J’ai pu par le même moyen rapprocher l’université du quartier Mutanga et le quartier Sororezo traditionnel et Mugoboka. Donc, un monde complètement différent qui a pu s’unir et qui est aujourd’hui cohérent. C’est un grand plaisir de voir que la spiritualité peut engendrer automatiquement un développement, je suis content d’avoir uni spiritualité et développement.

L.R. : Vous venez de parler d’un monde complètement différent qui a pu s’unir, comment garder ce lien au sein de la communauté paroissiale alors qu’un grand nombre de ses paroissiens se renouvèle presque chaque année notamment avec les universitaires ?

Abbé Ntabona : Les universitaires passent quatre à cinq ans à l’université. J’aime vous dire que les universitaires font un bon stage de développement. Nous avons bâti 145 maisonnées pour les plus pauvres de Mugoboka et Sororezo. Les étudiants venaient avec la population pour fabriquer des briques adobes et les gens en étaient très heureux. Chaque fois que nous avons eu des travaux d’entraide au développement, les étudiants sont les premiers. Les étudiants continuent de rendre visite aux pauvres gens du monde rural, les plus démunis, les plus vieux. Ce rapprochement est pour moi un titre d’honneur et de plaisir.

L.R. : Sur le compte de vos réalisations, il y a aussi cette belle église que vous êtes en train de construire.

Abbé Ntabona : Franchement, ce n’est pas mon œuvre. C’est la paroisse qui m’a obligé à construire une église. Connaissant la pauvreté des gens de la paroisse, je n’ai pas accepté d’emblée, ils ont insisté, ils disaient qu’ils vont chercher de l’aide eux-mêmes et j’ai accepté. Nous avons eu un constructeur qui a accepté de nous construire l’église à crédit. Nous sommes en train de rembourser progressivement avec l’aide de nos amis d’ici au Burundi, l’église est presque prête. Elle est vraiment jolie, ce sera un symbole de la coopération des pauvres. Je l’ai toujours appelée pour les étudiants, l’école de l’amour.

L.R. : Quels sont les besoins les plus cruciaux des paroissiens dont vous avez la charge ?

Abbé Ntabona : J’ai trois catégories de paroissiens et les besoins sont sous ces trois ordres. Pour les étudiants, les besoins qu’ils ont le plus pour le moment, c’est un encadrement humain, car les problèmes sont tellement nombreux. Les besoins des habitants de Mutanga, c’est une certaine occupation qui peut aider à arrondir les fins du mois parce qu’ils sont retraités presque tous. Il faut penser à l’auto-développement. Quant aux pauvres gens de Mugoboka-Sororezo, ils ont besoin de tout. Ils ont besoin d’apprendre à lire et écrire, on essaie de les alphabétiser. Ils n’aiment pas parce qu’ils n’ont pas le temps. Et puis, ils ont même besoin de survie. On les organise pour qu’ils puissent eux-mêmes subvenir à leurs besoins. On a pensé à de petites coopératives agricoles à leur niveau parce qu’ils n’ont même pas assez de terre. Ils sont entraînés par des étudiants en agronomie et ça commence à venir.

L.R. : A la célébration de vos 50 ans de sacerdoce, vous avez dit que votre sacerdoce consiste à rapprocher Jésus-Christ et la culture burundaise. Mais, cette dernière a des volets par exemple kubandwa, guterekera, kuraguza, etc. que je dirais totalement opposés à la foi chrétienne. Comment avez-vous procédé pour rapprocher ces deux mondes ?

Abbé Ntabona : Longtemps, j’ai pratiqué ce que j’appelle l’inculturation. C’est la foi qui pénètre, féconde et en même temps guérit les cultures. Quand la foi chrétienne s’approche des valeurs traditionnelles, elle les purifie et leur donne un supplément d’âme. C’est ainsi que dans le Guterekera et Kubandwa, il y a beaucoup de choses qui sont très bonnes, que nous pouvons garder. Par exemple, la forme de kubandwa est d’une richesse rare du point de vue sémiotique, c’est-à-dire du point de vue de la production du sens, même si par après, le contenu lui-même est faible. Alors, on dépasse le contenu, on va à la forme et on gagne. Guterekera, c’est une communion avec les ancêtres, nous pouvons le garder, mais changer les formes. Ce qu’il y avait de pauvre dans cette pratique, c’est la peur des morts. Il faut la dépasser, mais le reste, on peut en profiter pour aller plus loin. Actuellement, je pratique l’inter culturation, le rapprochement de la tradition et de la modernité en rapport avec la foi. C’est un travail triangulaire. La foi chrétienne, tradition et modernité, c’est une combinaison que j’aimerais pratiquer en vieillissant, je ne l’appelle même pas vieillir, mais la vie montante. Je vais conclure ma vie sur terre avec l’inter culturation

L.R. : Quand on essaie de rendre meilleur, de changer les choses, il peut y avoir des encouragements ou des critiques. Vous en avez reçus durant ce parcours sans doute, est-ce qu’il y en a qui vous ont touché positivement ou blessé Monsieur le curé ?

Abbé Ntabona : Personnellement, j’ai eu plutôt, je dois le dire, des plaisirs. Je n’ai pas eu beaucoup de chocs dans la vie, mais, comme tout le monde, j’ai eu des blocages quelque part.
Le fait qu’on a tellement de patrimoines culturels énormes qu’on a gaspillés à travers tant de crises et l’ethnisme qui s’est développé comme une plaie pour ce pays, ce sont des blocages qu’on assume mais, l’avenir est à ceux qui cherchent plus loin que ça. Nous sommes tout à fait dans la bonne ligne en essayant de regrouper la population sur des valeurs et non sur des antagonismes interminables. J’ai écrit des livres sur l’ethnocentrisme qu’on peut lire.
Le deuxième blocage, ce sont des gens qui ont cru qu’en cherchant à approfondir la tradition, on devient rétrograde, qu’il faut laisser le passé mourir de sa bonne mort. C’est une erreur. Le passé nous habite, il est en nous, mieux vaut l’assumer et ainsi le porter vers l’avenir pour bâtir du neuf sur le tronc ancien. Pour moi, ce n’est plus un blocage, l’inter culturation fera l’affaire.

L.R. : Monsieur l’Abbé, quel est votre quotidien de prêtre ?

Abbé Ntabona : J’ai fait l’enseignement universitaire. Mon quotidien a été d’enseigner pendant plus de trente ans. Aujourd’hui, comme je suis à la retraite, j’anime la paroisse, je m’occupe de différents groupes. Il y a plus de 40 associations des étudiants catholiques et les gens de Mutanga, de Mugoboka-Sororezo, je les suis de près. Deuxièmement, je continue ma recherche, je prépare sérieusement l’inter culturation. Quand j’aurais pris ma retraite totale vers la fin de cette année, je serai déjà parti de la paroisse pour que je puisse faire l’inter culturation. Troisièmement, je suis un grand Umushingantahe. Tant de conflits ici à Bujumbura me sont apportés pour que je puisse contribuer. Ce sont ces trois choses qui occupent mon temps.

L.R. : Et quelle est la place que vous donnez à la liturgie, aux sacrements ?

Abbé Ntabona : Chez moi, la liturgie et les sacrements, c’est la clé de tout, parce que ça donne de l’humus pour que quelque chose puisse germer dans les cœurs. La messe est la clé de tout. D’abord, je conseille à tout le monde de lire la parole de Dieu avant de venir conclure un engagement à Dieu et au prochain à la messe. La prière chez moi, n’est pas une simple piété mais plutôt une piété pour l’action et l’auto-développement. Je pousse à l’auto-développement au cours des messes, je motive les gens en ce sens. Par auto-développement, j’entends le développement intégral c’est-à-dire corps et âme. La messe quotidienne est une source de force extraordinaire.

L.R : Vous avez dit qu’à partir de la fin de cette année, vous allez commencer votre retraite totale, que vouliez-vous dire par-là ?

Abbé Ntabona : J’ai pris progressivement ma pension. J’ai commencé par la retraite à l’université depuis 2010, mais je continue la paroisse péri universitaire Esprit de sagesse jusque vers la fin de cette année. Je n’aurais plus d’engagement sous un contrat quelconque. Je mènerai mes activités moi-même comme je le désire. J’ai la chance d’avoir une maison à Mutanga-nord en tant que professeur. C’est une maison que les professeurs à l’université m’ont fait donner, puisqu’ils disaient « vous aussi il vous faut une maison ». Je refusais parce que les parents ont besoin d’une maison plus que moi, mais ils m’ont presque forcé, ils disaient: « donnez-nous votre procuration, nous allons travailler pour vous jusqu’à ce que vous ayiez un crédit et une parcelle ». Ainsi, j’ai une maison où je peux passer ma retraite.

L.R. : Est-ce que vous avez préparé quelqu’un d’autre pour continuer les activités de la paroisse ?
Abbé Ntabona : Non, ce n’est pas à moi de le faire. Je suis un curé nommé par l’Evêque, il va nommer un autre. Il n’y a pas de problème, il y a des gens très compétents pour me remplacer, je n’ai aucune peur là-dessus.

L.R. : Cinquante ans de vie sacerdotale, et vous en avez combien de naissance ?

Abbé Ntabona : J’ai 76 ans, je suis dans ma soixante dix-septième année.

L.R. : Il y a des maladies qui viennent avec l’âge, vous, vous semblez être encore en bonne santé...

Abbé Ntabona : Oui, je crois que je suis en bonne santé. J’ai fait de nombreux travaux dans ma vie, à un moment donné, j’ai attrapé une hypertension légère que je gère avec un médecin extrêmement bon du point de vue de la compétence comme du point de vue de bon cœur. C’est la seule maladie que j’ai, le reste est bon, j’ai eu très peu de grippe, j’ai eu très peu de malaria dans ma vie. Depuis 20 ans, je suis en médication à propos de l’hypertension. Je prends les médicaments et je n’exagère plus dans les activités ou dans les stress, je me détends. Je pratique beaucoup la nage, je suis un bon nageur.
En conclusion, l’Abbé Adrien Ntabona a indiqué que ce qu’il comptait léguer au Burundi en général, c’est la restitution à ce pays en matière de la culture. Selon lui, le Burundi est déculturé alors que toute déculturation est criminogène « Nous n’avons plus d’assises, je voudrais essayer, redonner à ce pays cet humus culturel perdu. Je pense que je réussirai», a-t-il conclu.

Grâce-Divine Gahimbare

 

JUSTICE> Tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura

Deux associés sont à couteaux tirés

 

Deux associés ne s’entendent pas sur la liquidation d’une activité qu’ils avaient en commun. L’un d’eux dit n’avoir pas récupéré son capital lors de la séparation. L’autre partie dit qu’il ne doit plus rien à son co-associé dans la mesure où ils se sont séparés après avoir partagé tous les biens en bonne et due forme.

 

Douze dossiers ont été appelés devant le tribunal de Grande instance en mairie de Bujumbura en son audience de mardi 19 janvier 2016. Le quotidien « Le Renouveau » a suivi une affaire qui était en état. Il s’agit d’un dossier opposant deux associés au sujet de leur activité commerciale.
En effet, K.B a porté plainte contre M.L qui était son associé dans une activité de commercialisation des boissons Brarudi. Selon la partie demanderesse, l’intimé avait loué sa maison pour vendre des boissons. Celui-ci s’est associé à un certain N.L. Après un temps, il y a eu rupture des conventions qui les liaient.
C’est alors que K.B s’est entendu avec M.L pour qu’ils travaillent ensemble avec comme capital de 1 600 000 Fbu en raison de 800 000 Fbu chacun. Ils ont travaillé pendant une période de quatre mois. Ils partageaient mensuellement les dividendes après avoir retiré le loyer parce que la maison appartenait à l’une des parties. Les intérêts mensuels qui faisaient l’objet de partage variaient entre 600 000 et 800 000 Fbu.
Le 3 avril 2015, K.B apprendra de son coassocié que celui-ci voudrait monter à l’intérieur du pays. Il lui demande de partager les intérêts avant la date due. Ils ont ainsi partagé les dividendes mensuels qui étaient déjà disponibles. Le plaignant a précisé qu’il avait été surpris de voir M.L déménager à son insu avec toutes les marchandises. Son ami lui répondra par téléphone qu’il lui remettra son capital et quelques marchandises plus tard. Comme la promesse n’était pas tenue, il a été obligé de saisir le tribunal pour réclamer non seulement son capital et une partie des marchandises, mais aussi les intérêts liés à période de séparation forcée.
L’intimé a rétorqué en disant qu’il a déménagé après contrôle de tous les biens qu’ils avaient en commun. Il lui a remis son capital et une partie des marchandises qui lui revenait. Et par conséquent, il ne lui doit plus rien. Surtout qu’il avait déménagé pendant la journée en présence de son épouse et de ses enfants. L’affaire a été mise en délibéré.
MASTA SHABANI

 

CROIX ROUGE DU BURUNDI > Assemblée générale, édition 2015

Un ménage modèle comme point de convergence de la croix rouge

 

La Croix rouge du Burundi a organisé du 15 au 16 janvier 2016, une assemblée générale, édition 2015, sous le thème « le ménage modèle comme point de convergence de la Croix rouge. L’objectif de cette assemblée générale était d’abord d’analyser les grandes réalisations pour l’année 2015 et ensuite de passer également une revue sur le plan d’action stratégique de 2014 2017. Ont également participés à cette assemblée générale tous les chefs de branches de la Croix rouge au niveau provincial et communal ainsi que tous les partenaires techniques et financiers.

 

DSC 2179Dans son discours d’ouverture, Pamphile Kantabazi, président de la Croix rouge du Burundi, a indiqué que cette assemblée générale n’est pas une rencontre comme les autres, car elle s’est tenue à un moment particulier pour la Croix rouge du Burundi. M. Kantabazi a ajouté que cette assise sera une bonne occasion d’évaluer le pas déjà franchi depuis l’adoption du plan stratégique de 2014 2017 ; d’analyser aussi les promesses que nous avons faites dans différentes communes partenaires en termes de priorités, plus précisément dans la protection des plus vulnérables de la communauté; ainsi que certains engagements que nous avons pris en termes d’autonomisation progressive et promotionnelle des organes et structures dans notre société nationale.
Défis rencontrés et certaines perspectives
« Nous avons choisi ce thème « ménage modèle » parce que dans tous les pays en général et le Burundi en particulier, aucun développement n’est possible sans être commencé à son origine, qui est le ménage », a explique M. Kantabazi. Pour ce fait, il a informé qu’on s’est donné comme principe de travailler ménage par ménage dans le but de préparer le développement à partir de son origine principale. M. Kantabazi a également indiqué que la coordination du mouvement avant d’entendre et après les catastrophes qu’a connu le gouvernement du Burundi a été la résolution la plus applaudie.
« De nombreuses séries de résolutions qui responsabilisent les organes et les structures de notre société nationale ont été déjà lancées malgré un environnement humanitaire très changeant qui s’est dernièrement observé au Burundi. Et nous souhaitons tous un aboutissement rapide à cette réflexion et nous demandons un engagement de notre exécutif à s’y atteler », a encouragé M. Kantabazi. Il a également affirmé que la Croix rouge du Burundi se réjouit, dans le cas du Burundi, que ce mouvement pourra donner une bonne leçon de coordination même si on est toujours à la phase de pluralité.

C’est un fruit de synergie de tout le monde

« Vos encouragements et souhaits pendant les opérations de réponses aux catastrophes ont été stimulées par l’action de notre vaste réseau de volontariat », a précisé M. Kantabazi tout en signalant que la récente participation du gouvernement du Burundi dans la Conférence internationale du mouvement de la Croix rouge et du Croissant rouge a été appréciée et remarquée par toutes les composantes de notre mouvement international. Donc, tout est un fruit de synergie de tout le monde sans exception aucune. Seulement, il ne pouvait qu’un traitement car l’événement avait été bel et bien ensemble préparé par tous les ministères statu tellement partenaires de la Croix rouge du Burundi.
Il a terminé tout en demandant avec insistance à tous les partenaires techniques et financiers de la Croix rouge du Burundi et tous les participants de contribuer, tout un chacun, dans ce débat jugé sincère et constructif afin de prendre des résolutions qui cadrent bien toutes les exigences humanitaires du moment.
AVIT NDAYIRAGIJE

 

 
Ouvrir