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CORPS DE DEFENSE ET DE SECURITE> Prière interconfessionnelle à leur intention

« Un moment d’action de grâce et de rencontre avec leurs familles »

 

Les aumôneries générales des forces de défense et de sécurité en collaboration avec les associations des militaires et policiers chrétiennes du Burundi ont organisé, du 7 au 8 novembre 2014, une prière interconfessionnelle à l’intention de tous les militaires et policiers ainsi que leurs familles. Cette deuxième assemblée de prière avait pour objectif de se rencontrer entre eux, avec leurs familles mais aussi de prier pour le pays.

 

DSC 0611L’aumônier général a indiqué que cette prière rassemblait les corps de défense et de sécurité qui croient en Jésus Christ : « Nous venons renforcer cette unité qui marque un seul corps », a précisé l’aumônier général. Le président de l’association des militaires chrétiens a, quant à lui, indiqué que l’association des communautés nationales des militaires chrétiens a comme thème « Tous un en Christ Jésus » et possède la mission d’apporter les bonnes nouvelles à toutes les familles en uniformes militaires étant donné qu’elle rassemble toutes les Eglises. Il a en outre fait savoir qu’au Burundi, cette communauté a commencé ses activités le 21 mars 2003 et s’était fixé trois objectifs principaux à savoir : Connaître et aimer Jésus, se soumettre aux commandements de Dieu mais aussi avoir des militaires qui peuvent aider les aumôniers.

Instructions données principalement sur l’Evangile

Dans son homélie, basée sur la sainte famille de Nazareth où est né Jésus Christ, Mgr Evariste Ngoyagoye, archevêque de Bujumbura a indiqué que dans le livre de Genèse, tout était bon mais que Dieu a voulu créer l’Homme pour partager avec Lui son amour : «Il nous aime et veut que nous nous aimons les uns et les autres comme Il nous a aimés. C’est pourquoi Il a créé l’homme et la femme pour que cette famille soit en amour de Dieu», a précisé Evariste Ngoyagoye. A cet égard, Mgr Ngoyagoye a interpellé tout un chacun à consolider la sécurité dans la ferme fraternité de nos Eglises.
Quant à Mgr Onesphore Nzigo, son enseignement était basé sur le pêché. Il a indiqué que pendant ces jours, les hommes se marient avec beaucoup de femmes. Selon lui, il s’observe le manque de respect envers les parents, des cas de vols, des mensonges, les violences faites aux femmes, des tueries entre frères et sœurs ou entre les membres du couple et biens d’autres, qui sont devenus monnaie courante dans ce monde. De ce fait, il a demandé de se ressaisir et de voir comment marcher, non seulement avec Dieu, mais aussi avec tous les autres et à se demander si on respecte les commandements de Dieu.
A cette prière, le chef de cabinet civil à la présidence de la République, Alain Guillaume Bunyoni, avait représenté le gouvernement. Il a fait savoir que le président de la République du Burundi, à part ses salutations, «nous a interpellés à nous atteler à la prière concrètement pour nous, nos familles et amis, notre pays mais également pour nos dirigeants». Le deuxième message a été tiré du livre de Néhémie chapitre 2, 17-20, a encore indiqué Alain Guillaume Bunyoni.
Rosine Mugisha

 

SECURITE> Réunion du Conseil national de sécurité

L’état de la situation sécuritaire dans le pays au centre des assises

 

DSC 0600Le Conseil national de sécurité s’est réuni, le lundi 10 novembre 2014, sous la présidence du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza. Le président Nkurunziza était entouré du Premier vice-président de la République, Prosper Bazombaza et du Deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri. La situation sécuritaire dans le pays sera probablement au centre des échanges étant donné que la réunion s’est tenue à huis clos.
Masta Shabani

 

ENTRETIEN> Les communes du nord de la capitale

La sécurité est généralement bonne

 

Pour Jeanne Nakiteretse, administrateur de la commune urbaine de Kinama, la sécurité est généralement bonne dans toute la commune. Les partis politiques fonctionnent sans aucune entrave et les jeunes des différents partis politiques cohabitent pacifiquement.

 

DSC06864Elle affirme cependant que quelques cas de banditisme ont été observés ces derniers temps comme ça a été le cas dans d’autres communes urbaines. Huit bandits armés de gourdins, de machettes et d’autres engins métalliques ont été arrêtés. Elle souligne que ce banditisme n’a aucun lien avec l’affaire de Kiliba Ondes exploitée aujourd’hui par certains médias et politiques. « Ce sont des bandes qui opèrent en réseau », indique Mme Nakiteretse. Elle base ses propos sur un cas d’un bandit arrêté à Kanyosha qui est ressortissant de Kinama.
Ce bandit opérait dans une bande qui a été démantelée dans le quartier Gitega de la commune affirme l’administrateur Nakiteretse. Elle ajoute que l’information faisant état de jeunes qui proviendraient de Kiliba Ondes n’est qu’une exploitation abusive des gens mal intentionnés pour des intérêts inavoués. La collaboration entre la police, la population et l’administration est de mise. La trilogie a permis l’arrestation de malfaiteurs qui ont tenté de s’infiltrer à partir de la commune voisine de Cibitoke.

Les boissons prohibées, une autre source d’insécurité

S’expriment au sujet de boisons prohibées, Mme Nakiteretse indique que la fabrication, la commercialisation et la consommation des boissons prohibées restent une source évidente d’insécurité. A part qu’elles sont à l’origine des bagarres conduisant à des blessures, elles sont responsables d’insécurité sanitaire et sociale. Elles affaiblissent et entrainent une dépendance chez ceux qui les consomment. Ces derniers qui sont, pour la plupart des fois, des chefs de ménage ne remplissent plus leurs obligations et leur état sanitaire vacille du jour au lendemain. « Une quantité importante a été renversée le 4 de ce mois », affirme l’administrateur Nakinteretse qui salue en passant le rôle que joue la police dans cette activité.
Sur la question de savoir pourquoi on n’arrive pas à juguler ce phénomène, elle affirme que c’est un phénomène lié à la survie des individus qui initient des stratégies de camouflage une fois démasqués. « C’est ainsi que nous avons découvert que des tranchées souterraines ont été construites pour le brassage de ces boissons », informe-t-elle. C’est un combat de longue haleine et nous devons adapter nos capacités de réponse aux stratégies des fabricants, des vendeurs et consommateurs de ces boissons, a-t-elle promis.
S’exprimant sur les activités des partis politiques, Mme Nakiteretse affirme que ces derniers fonctionnent sans aucune contrainte. Elle constate cependant que seuls quatre partis, à savoir le CNDD-FDD, le Frodebu, le FNL et récemment le CNDD organisent des réunions dans cette commune.

A Gihosha, la quadrilogie fonctionne bien

DSC06872L’administrateur de la commune urbaine de Gihosha, Vianney Rukanura, indique quant à lui, que la rumeur basée sur des hommes en manteau n’a que des visées simplement politiques. Il affirme également qu’en commune urbaine de Gihosha, la sécurité est généralement bonne grâce à la quadrilogie force de l’ordre, population, justice et administration. «Nous entendons ces rumeurs sur le voix des ondes comme les autres citoyens », affirme l’administrateur Rukanura. Il indique néanmoins que des cas de violence à la suite de la consommation des boissons prohibées sont parfois signalés par endroit et que des stratégies sont arrêtées pour y faire face.

Interrogé pour savoir comment cohabitent les jeunes des partis politiques, M. Rukanura fait savoir que la cohabitation est bonne. Il n’y a pas de lamentations car les partis qui souhaitent organiser des réunions ne font qu’informer l’administration et tienne leurs rencontres. Les jeunes affiliés aux partis politiques cohabitent pacifiquement dans la commune urbaine de Gihosha. Il déplore cependant le fait que la majorité des partis ne sont pas visibles sur terrain dans sa commune. « Nous les entendons sur les ondes mais nous ne les voyons pas sur terrain », affirme M. Rukanura qui souligne que seuls le CNDD-FDD et le Flodebu tiennent régulièrement des réunions.

La paix et la sécurité règnent à Cibitoke

DSC06865Même son de cloche dans la commune urbaine de Cibitoke. Emmanuel Niyongabo, administrateur communal indique que la paix et la sécurité règnent en maître dans tous les quartiers de la commune. La population vaque normalement aux activités quotidiennes. La collaboration au sein des comités mixtes de sécurité permet d’apporter une réponse rapide à toute tentative de perturbation de la sécurité. « Les rumeurs qui sont véhiculées nous poussent à plus de vigilance », affirme-t-il. Pour ce qui est des activités des partis politiques et de la cohabitation des jeunes y affiliés, M. Niyongabo indique que le climat est bon. Les partis qui sont sur terrain dans cette commune sont, entre autres, le CNDD-FDD, le MRC-Rurenzangemero, le Frodebu Nyakuri et le MSD.
La population de Cibitoke a déjà compris son centre d’intérêt qui est la cohabitation pacifique. « Leur appartenance politique n’est plus un défi mais un atout », nous dira l’administrateur Niyongabo. Au sujet des jeunes des partis politiques, Emmanuel Niyongabo estime que c’est normal qu’ils se fassent parler d’eux. « Ils constituent la force vive et la base des partis », a-t-il indiqué. Ces jeunes qui ont dans leur agenda l’application des politiques de leurs partis doivent toutefois rester vigilants. En fin de compte, il conseille les jeunes d’adhérer dans les partis politiques de leur choix, d’appliquer les règles qui leur sont données mais d’éviter de tomber dans les manœuvres politico politiciennes.

Charles Makoto (Stagiaire)

 

Archidiocese de Bujumbura> La jeunesse et les élections de 2015

Un meilleur moment de préparer l’avenir

 

Un événement mobilise pour le moment toute la société burundaise, à savoir les élections de 2015. Les esprits s’échauffent et des rumeurs alimentent les débats dans la rue et ailleurs. La rédaction du Renouveau a approché l’archidiocèse catholique de Bujumbura précisément le département chargé de la coordination de l’apostolat des laïcs. La paix, l’intelligence en toute chose, la tranquillité et la sérénité sont le message à l’endroit des jeunes.

 

DSC05326Selon abbé Arcade Nitunga, chargé de la coordination de l’apostolat des laïcs, les élections sont un événement qui mobilise la société entière. Des esprits s’échauffent, des rumeurs parfois visant la désorientation circulent partout. « A toute la population en général et à la jeunesse en particulier nous lançons un appel vibrant, que chacun en ce qui le concerne garde le sang froid ; qu’il sache que les élections ne sont pas de nature à perturber mais plutôt servent à bâtir un pays démocratiquement. C’est le meilleur moment de préparer un avenir prometteur au lieu d’être une source d’insécurité et de panique ». Aux responsables des partis politiques, abbé Nitunga leur demande de propager dans tous leurs discours des messages pacifiant, de réconciliation et de développement. Tous les Burundais doivent savoir, en cette période, qu’ils auront besoin à vivre un pays paisible pendant et après les élections, a déclaré abbé Nitunga. L’Eglise catholique, quant à elle, diffuse quotidiennement un peu partout un message de paix, de justice et de vérité.

Une catégorie de la jeunesse particulièrement visée par les politiciens : les étudiants

Abbé Nitunga est revenu sur une catégorie particulière de la jeunesse : les étudiants majoritairement basés en mairie de Bujumbura. Ces derniers venus de tous les coins les plus reculés du pays avec leur estime intellectuelle sont visés par tous les politiciens pour faire passer une idéologie. A leurs parentés, ils se font facilement comprendre. A cette catégorie, l’abbé Nitunga conseille d’user de leur conscience et de leur intelligence avant de faire quoi que ce soit. Car, dit-il, ils sont des dirigeants de demain dont le pays aura besoin. Ils doivent inspirer l’espoir des Burundais en se comportant de façon très responsable.
Amédée Habimana (Stagiaire)

 

 
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