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Agriculture> Atelier de lancement officiel du projet «Agroforesterie pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique orientale »

L’intégration de l’arbre dans le système agricole contribue à l’amélioration de la production agricole

 

Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage en collaboration avec l’Institut des sciences agronomiques du Burundi a organisé un atelier de lancement officiel des activités du projet « Promotion de l’agroforesterie pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique orientale. L’atelier a vu la participation des directeurs des centres de recherche en provenance de l’Australie, du Kenya, de l’Ethiopie, de l’Ouganda et du Rwanda.

 

DSC 1166Dans son mot d’ouverture de l’atelier, Boniface Mwikomo, assistant du ministre de l’Agriculture et de l’élevage, a indiqué que 90% de la population du Burundi vit de l’agriculture. Malgré les efforts consentis dans le secteur de l’agriculture, une bonne partie de la population se trouve dans une situation précaire. Selon lui, l’agriculture burundaise est soumise à plusieurs contraintes. Ces dernières sont liées à la dégradation progressive du sol, à l’exigüité des terres cultivables et à la surexploitation des terres sans restitution de la fertilité due à la croissance démographique.

Intensifier la production végétale et animale

Pour surmonter tous ces défis, le gouvernement du Burundi a bénéficié du soutien du gouvernement australien via son centre australien de recherche agricole international (ACIAR). La contribution du centre international pour la recherche agroforestière (IACRAF) et de l’ACIAR s’inscrit dans le cadre de lutte contre la pauvreté dans notre pays, a-t-il souligné. En outre, le directeur général de l’Isabu, Dieudonné Nahimana a, quant à lui, fait savoir que le gouvernement a adopté un plan stratégique pour la vision 2010-2020 qui vise à réduire la pauvreté afin d’améliorer le niveau de vie de la population burundaise. Ce plan, selon lui, contient quatre axes stratégiques prioritaires. Il s’agit entre autres de l’intensification de manière écologique des productions végétales et animales pour améliorer la sécurité et la qualité alimentaire, de développer une recherche participative et systématique qui associe les chercheurs producteurs ; services d’encadrement et opérateurs des filières pour ainsi répondre aux besoins des acteurs du développement. Il faut également intensifier les relations entre l’agriculture et l’environnement pour mieux gérer durablement les espaces ruraux. Il est en définitive noté que Tony Bartlett, directeur du programme « recherche forestière » à l’ACIAR a indiqué que ce programme concerne quatre pays partenaires y compris le Burundi. Et il va être exécuté pendant deux ans, c’est-à-dire de 2015 à 2016. Il espère enfin que les résultats attendus seront bénéfiques pour le Burundi.

Appolinaire Nimubona

 

PAVAGE> Main d’œuvre à haute intensité

Valorisation locale des ressources humaines

 

Pour Olivier Chanoine, délégué à la cogestion du service pavage, la haute intensité de la main d’œuvre(Himo) permet de maximiser les ressources localement disponibles. Elle permet en outre de réaliser des infrastructures durables à faibles coûts tout en rehaussant le niveau de vie de la population. Elle pourra, si elle est généralisée à tous les niveaux, réduire sensiblement le chômage.

 

DSC06868Le pavage est une solution plus durable que le goudronnage. Il permet en outre de modifier ou de réparer les routes. Il est une méthode de revêtement qui se réalise à haute intensité de main d’œuvre. Il permet de créer une dynamique de développement urbain plus importante que d’autres méthodes. Comparativement à la méthode de haute intensité d’équipement (HIEQ), la haute intensité de main d’œuvre est environ 10 à 30 fois moins chère, nous dit M. chanoine. Il indique ensuite que la méthode réduit les besoins en devise de 50 à 60% et crée pour le même volume d’investissement, de deux à cinq fois plus d’emplois.
Le projet pavage, au-delà de la novation des infrastructures, a pour but de contribuer au développement et à la redynamisation économique et sociale des communes où il est implanté. Il s’agit des communes urbaines qui ont été gravement affectées par la crise de 1993 à 2004, à savoir Kinama , Kamenge et Cibitoke. Ce projet consiste en un cycle d’apprentissage où les apprenants suivent un apprentissage de pavage sur le chantier-école et bénéficient d’autres formations professionnelles et entrepreneuriales.
Ceux qui terminent leur cycle d’apprentissage par une formation en éveil entrepreneurial reçoivent une bourse d’installation. Cette bourse leur permet de lancer leurs propres activités génératrices de revenus. Pour ceux qui le désirent, un accompagnement personnalisé est proposé au lancement des activités génératrices de revenus.
En parallèle à ces chantiers-écoles de pavage, les tailleurs des pavés qui travaillent dans les carrières avoisinant la ville de Bujumbura bénéficient d’un soutien technique et organisationnel. Olivier Chanoine affirme qu’un appui à la bonne gestion environnementale des carrières est également fourni aux tailleurs des pavés.
Le délégué à la cogestion du service pavage a, affirmé qu’il est important de sensibiliser les décideurs politiques et financiers pour la prise en compte de la méthode à haute intensité de main d’œuvre.
Charles Makoto (Stagiaire)

 

FMI> Conférence-débat sur les perspectives économiques

Un accent particulier sur le Burundi

 

Le Fonds monétaire internationale (FMI) a organisé à Bujumbura, le mardi 11 novembre 2014, une conférence-débat sur les perspectives économiques en Afrique sub-saharienne. Un accent particulier a été mis sur les perspectives économiques au Burundi.

 

DSC 0070Lors de la conférence, différents sujets sur l`économie ont été traités. Il s`agit notamment des sujets sur les perspectives macroéconomiques ; les facteurs de renforcement de la résilience et l’état des lieux des infrastructures pour le développement en Afrique subsaharienne et au Burundi.
Le représentant-résident du FMI, Prosper Youm, a expliqué que la croissance économique est forte et soutenue. Elle passera de 5% en 2014 à 5,75 en 2015. Elle est tirée par les investissements en infrastructures, les services et une bonne production agricole. Il existe également une croissance variable, selon les groupes depays, particulièrement soutenue dans les pays à faible production en 2013.

Les facteurs qui fragilisent l’économies dans la région subsaharienne

Concernant les facteurs de renforcement de la résilience en Afrique subsaharienne, le consultant indépendant Mathias Sinamenye, montre l’existence des pays classés fragiles. Les caractéristiques de cette fragilité sont, entre autres, les institutions faibles ; une gouvernance déficiente; l’instabilité politique voire le conflit ouvert ou larvé, sans oublier l’instabilité économique.
En ce qui concerne les infrastructures pour le développement, la production électrique a stagné. Ainsi, le développement du transport est limité ; il n’y a pas de progrès en chemin de fer. Cependant, des progrès ont été réalisés dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement. Egalement, des progrès spectaculaires ont été réalisés dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC).
S’agissant des perspectives économiques du Burundi, Mathias Sinamenye indique qu`on note un taux de croissance en lente évolution, une inflation tendant vers une stabilisation à 5% ainsi que des déficits budgétaires et de paiements.
Dans le domaine des infrastructures, il y a un manque d’investissements notables entre 1989-2010 dans le secteur de l’énergie. En outre, le coût de transport et de l’assurance peut atteindre 50% de la valeur des exportations, ce qui cause un grave problème de compétitivité. Dans le secteur des TIC, on enregistre le coût élevé et la faible fiabilité de l’électricité et des ressources humaines. Les TIC sont par ailleurs peu utilisées dans l’économie et l’administration.

ERIC MBAZUMUTIMA

 

LES MINISTERES EN CHARGE DE L’EDUCATION> Revue sectorielle conjointe de l’éducation 2014

Pour le suivi-évaluation du PSDEF

 

Le ministère de l’Enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation (MEBSEMFPA, en collaboration avec celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), a organisé, du 11 au 13 novembre 2014, la revue sectorielle conjointe de l’éducation 2014. La revue s’inscrit dans le dispositif institutionnel de suivi-évaluation du Plan sectoriel de développement de l’éducation et de la formation (PSDEF), mais aussi de la consolidation du dialogue sectoriel.

 

DSC 1014Liboire Bigirimana, secrétaire permanent au MEBSEMFPA, a fait savoir que la présente revue poursuit un triple objectif général. Il s’agit notamment de permettre aux ministères en charge de l’éducation et à leurs partenaires de faire le bilan des performances du secteur pour l’année 2013-2014, d’effectuer le suivi technique et financier de la mise en œuvre du PSDEF, et de préparer l’exécution des activités et l’opérationnalisation des stratégies programmées en 2015.

Un espace privilégié de dialogue

La revue sectorielle, est un espace privilégié de dialogue constructif et d’échanges francs où l’on doit examiner quelles ont été les forces et les faiblesses durant l’exercice écoulé afin d’améliorer la performance en 2015, a encore précisé Liboire Bigirimana. Il a indiqué que, durant trois jours, les échanges se focaliseront sur les progrès réalisés en 2013-2014 en ce qui concerne les constructions scolaires, la réduction du redoublement, la mise en place du 4e cycle de l’enseignement fondamental, la promotion de l’enseignement des métiers et de la formation professionnelle, la réforme BMD à l’enseignement supérieur, et bien d’autres. A cette occasion, M. Bigirimana a précisé que l’objectif de promotion de la qualité des apprentissages pour rendre le secteur plus efficace et plus performant a été au centre des préoccupations du gouvernement.

Concernant la réduction du redoublement

Le secrétaire permanent au MEBSEMFPA a fait savoir qu’au niveau du primaire, le taux de redoublement a été réduit de 14% en l’espace de trois ans, passant de 38% en 2010-2011 à 24% en 2013-2014, soit une baisse moyenne de 5% chaque année. Cela constitue, selon Liboire Bigirimana, une avancée salutaire pour le système éducatif du Burundi ; et ce rythme sera certainement boosté par les contrats de performance en voie d’initiation pour permettre ainsi d’atteindre la cible de 17% visée par le PSDEF en 2015, a souligné Liboire Bigirimana.
Ainsi, des actions concrètes pour une meilleure maîtrise des effectifs des élèves internes et la promotion des filières scientifiques et technologiques ont été entreprises avec la rentrée scolaire 2014-2015. Ces mesures matérialisent, a ajouté le secrétaire permanent, la volonté du gouvernement de répondre aux engagements du PSDEF en ce qui concerne la contraction des dépenses liées aux internats au profit des filières porteuses. Le secrétaire permanent n’a pas manqué de préciser qu’à l’enseignement supérieur, on note une consolidation de la mise en œuvre du système BMD, notamment avec le développement du dispositif de l’assurance qualité aussi bien à l’Université du Burundi qu’à l’école normale supérieure. De même, le financement de la bourse d’études et des autres services sociaux offerts aux étudiants fait objet de consultations et de réflexion approfondie pour évoluer vers des mécanismes innovants, a enfin indiqué Liboire Bigirimana.
ROSINE MUGISHA

 
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