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FEDERATION DE FOOTBALL DU BURUNDI> Championnat national de Ligue A, 26e journée

Vital’0 s’achemine sûrement vers le titre de champion

Après sa victoire, 3-1, devant Messager Bujumbura, le dimanche 3 avril, la formation de Vital’0 aura seulement besoin d’une victoire sur les quatre rencontres qui lui restent à jouer pour être champion, cette saison. Pour le moment, il devance de 11 points son poursuivant, Lydia Ludic Burundi. Alors que la formation de l’Académie Tchite garde toujours le bas du tableau avec 10 points.

DSC 8490Le vendredi 1er mai, Lydia Ludic Burundi a battu Muyinga sur le score d’un but à zéro. Une victoire sans grand danger pour Vital’0, vainqueur de Messager Bujumbura, le dimanche 3 mai, sur le score de 3 buts à 1. Si Vital’0 gagne son prochain match, le samedi 9 mai, contre la formation de Prince Louis, 13e au classement, ce sera fini.
Pour Gilbert Kanyenkore, alias Yaoundé, entraineur de Vital’0, le match contre Messager Bujumbura était plus difficile sur le plan tactique mais il rend grâce à Dieu pour la victoire. Ceci étant, a-t-il poursuivi, il ne néglige pas les autres matches, surtout celui contre Prince Louis, qui confirmera le sacre de Vital’0.
Prince Louis a fait un résultat nul (1-1) contre Messager Ngozi, match nul également entre Nyanza United et Flambeau de l’Est (1-1) et Royal de Muramvya et Volontaire de Kanyosha (0-0). Rusizi, sur son fief de Cibitoke, s’est imposé devant Athletico (1-0) et l’Académie Tchite, qui recevait Olympic star de Muyinga, s’est incliné par 0-2.
Le dernier match de cette 26e journée a opposé Inter star à la formation de Bujumbura city. A la pause, les deux équipes ont regagné les vestiaires sur le score d’un but partout. En deuxième période, les noirs et blancs d’Inter star ont encaissé trois buts sans même réagir et, à la fin du temps réglementaire ils se sont inclinés sur le score de 1 but à 4 à la grande surprise du public qui a fait le déplacement au stade Prince Louis Rwagasore.
Pour le classement provisoire, au terme de la 26e journée, Vital’0 est toujours en tête du tableau avec 63 points devant Lydia Ludic Burundi, 52 points. Pour compléter la liste des cinq premiers, il y a Messager Ngozi (3e avec 43 points), Athletico et Inter star, avec chacun 42 points. En bas du tableau, il y a Académie Tchite (10 points) et Volontaire (24 points).
Malgré la situation sécuritaire dégradante dans certains quartiers de Bujumbura, le comité exécutif de la Fédération de football du Burundi a décidé de poursuivre le championnat à travers tout le pays. Selon le calendrier récemment distribué aux clubs de Ligue A, le championnat pourra se terminer avec la fin du mois de mai.
Pour ce qui concerne la Ligue B nationale, le championnat est à deux journées de son terme, la semaine prochaine. Les équipes qui vont monter en Ligue A seront désormais connues. Toute fois, dans le groupe B, Les Crocos de Rumonge sont déjà qualifiés pour la ligue A, la saison prochaine.

Le programme de la 27e journée
Samedi 9 mai
-Vital’0 – Prince Louis
(P.L. Rwagasore, 14h)
-Messager Bjm – Lydia Ludic Burundi
(P.L. Rwagasore, 16h)
-Olympic star – Muzinga
(Muyinga, 15h)
-Volontaire – Tchite
(Kanyosha, 15h)
-Flambeau de l’Est – Inter star
(Ruyigi, 15h)
Dimanche 10 mai
-Athletico – Nyanza united
(P.L Rwagasore, 14h)
-Bujumbura city – Royal
(P.L. Rwagasore, 16h)
-Messager Ngozi – Rusizi
(Ngozi, 15h)

Kazadi Mwilambwe

 

 

SPORT SANS FRONTIERES> Formation à la citoyenneté responsable

« Un citoyen responsable doit s’imposer par ses valeurs morales et non par la force »

 

L’organisation non gouvernementale, Sport sans frontières, a organisé le samedi 25 avril 2015, une formation à l’intention des animateurs socio-sportifs sous le thème « la citoyenneté responsable ». Selon Dismas Ndihokubwayo, maître formateur, un citoyen responsable doit avoir des conduites et comportements qui ne portent pas atteinte à la société.

 

DSC 7982M. Ndihokubwayo a souligné que le citoyen responsable doit se faire remarquer par ses actes et ses paroles. La citoyenneté responsable, a-t-il ajouté, est conçue sous quatre aspects : politique (ici le citoyen responsable doit s’imposer par ses valeurs morales et non par la force) ; juridique (le citoyen responsable doit respecter la loi ainsi que les principes culturels et sociaux de la communauté) ; culturel (le citoyen responsable doit adopter des attitudes positives, éviter la violence et tout ce qui n’est pas pour le bien-être de la société et respecter ceux qui sont d’une vision contraire) et social (maintenir les bonnes relations avec tout le monde).
Le maître formateur s’est par ailleurs réjoui du fait que les participants ont bien compris qu’il faut s’imposer par la force morale et non par la force physique. Un message qu’ils vont transmettre aux enfants qu’ils encadrent pour que ces derniers puissent grandir avec des conduites et comportements responsables qui doivent faire en sorte que la société ne soit pas mise en danger.
Les personnes appartenant à une société sont condamnées à vivre ensemble
De son côté, David Bloog, directeur général de Sport sans frontières, a indiqué que ladite formation s’inscrit dans le cadre des actions pour jeunes au sein du programme appelé « playdagogie » pour l’éducation des enfants à travers le sport. L’objectif, a-t-il poursuivi, est de permettre à ces animateurs socio sportifs d’échanger sur leur comportement ainsi que celui des enfants qu’ils accompagnent pendant cette période électorale de 2015.
Selon David Bloog, la citoyenneté responsable ressort de l’idée que les personnes appartenant à une société sont condamnées à vivre ensemble, quel que soit leur statut social. Donc, il s’agit d’être responsable de son comportement vis-à-vis des autres.
Il a fait remarquer que la notion de citoyenneté doit être intégrée dans les activités sportives. Les enfants, dès le bas-âge, doivent apprendre à vivre ensemble, à ne pas rejeter l’autre, à avoir un comportement inclusif pour son environnement.
KAZADI MWILAMBWE

 

DOSSIER > Défilé de mode et concours de beauté

Des événements concourant à l’image positive des personnes en situation de handicap

 

Les défilés de mode et les concours de beauté pour les personnes handicapées sont d’une grande importance. Ils concourent notamment au changement de mentalité de la société, développent le sentiment de confiance en soi chez les personnes handicapées et donne une ouverture sur le marché du travail. C’est le témoignage que partagent les participants et organisateurs de ces événements.

 

DSC02025Le Réseau des Associations des Personnes Handicapées du Burundi (RAPHB) et l’Association des femmes handicapées « Les Vaillantes » ont organisé un défilé de mode pour les personnes en situation de handicap. Ce défilé a rassemblé des personnes de tous âges, en présence de personnalités importantes de la communauté internationale accréditée à Bujumbura et de hautes personnalités du pays. Il a permis à des filles et femmes handicapées de démontrer qu’elles sont comme toutes les autres. Elles ont dansé, chanté et récité des poèmes. Quelques filles et femmes vivant avec un handicap qui ont participé à cet événement nous ont confié leur joie et les fruits qu’elles en ont tirés.
Soline Uwimana a indiqué qu’elle a été très heureuse d’avoir participé au tout premier défilé de mode présenté par des femmes handicapées. « Notre association a pensé à ce défilé pour permettre aux femmes et filles handicapées de montrer qu’elles aussi peuvent être élégantes comme tout le monde. J’y ai participé pour me faire plaisir car, je suis fière malgré mon handicap. Je crois que je peux contribuer au bien-être de ma famille et au développement de mon pays.», a-t-elle indiqué.

Le défilé nous a permis de tisser des liens d’amitié

Selon Mme Uwimana, la première chose qui l’a impressionnée lors du défilé, c’est la foule qui était venue assister cet événement. « Les spectateurs qui nous sous-estimaient pensant que nous sommes incapables sont partis avec une nouvelle image de la fille et de la femme handicapée. Ils ont constaté que nous ne restons à rien faire, que nous pouvons réaliser un projet.», a-t-elle souligné. Elle a fait savoir que cet événement leur a permis de tisser des liens d’amitié avec le public. «Nous nous sommes fait des amis, il y en a qui nous appelaient par téléphone et d’autres qui nous rendaient visite. Ce qui, de ma part, m’a beaucoup encouragées.», a-t-elle indiqué. Elle s’est réjouie que cette amitié continue à porter des fruits. Elle a précisé que même le travail de tailleur dans un atelier de couture qu’elle partage avec d’autres femmes handicapées est un des résultats dudit défilé de mode. « Les personnalités qui nous ont vues défiler nous ont approchées par après pour s’enquérir d’un métier que nous pouvons exercer. Et huit d’entre nous avons ont été embauchées.», a-t-elle dit.
Evelyne Nibogora, une autre femme en situation de handicap, qui a participé à ce défilé, a indiqué que cet événement lui a été d’un grand soutien. Elle a expliqué qu’avant ce défilé, elle prenait trop au sérieux sa situation de handicap indiquant qu’elle s’intégrait au fur et à mesure qu’elle côtoyait des personnes handiapées. Selon elle, le défilé de mode procure de la joie aux personnes vivant avec un handicap, car elles peuvent exécuter différents styles, se faire admirer et faire rire. Elle a souligné que malgré son handicap physique qui la contraint à défiler à «quatre jambes», elle se sentait belle dans la robe qu’elle portait et voyait de l’admiration à travers les regards des spectateurs. Elle a fait savoir que grâce à ce défilé, elle a rencontré un bienfaiteur qui lui fait opérer les jambes. « Je ne marche plus à quatre jambes, je suis débout et je marche sur les béquilles.», a-t-elle dit avec un large sourire aux lèvres.
Ces interlocutrices ont conseillé aux personnes vivant avec un handicap de ne pas se discriminer, de prendre part aux différents concours et d’adhérer dans des associations, car ce sont des opportunités qui contribuent à leur épanouissement.

Concours de beauté « Miss and mister handicap, yes I can ! »

L’association pour la promotion des jeunes leaders a, quant à elle, initié le concours de beauté des personnes vivant avec un handicap. Il est intitulé « Miss and mister handicap, yes I can! ». La première édition de ce concours s’est déroulée à partir du 9 mars 2015. « Cette compétition est nouvelle dans notre pays et le thème de cette édition vise à promouvoir une visibilité positive de la personne handicapée afin d’assurer sa contribution dans le secteur économique et social.», a indiqué Eddy Kayitana, représentant légal de l’association initiatrice du concours de beauté pour les personnes handicapées. Il a expliqué que ce concours a été organisé pour montrer au public que les personnes en situation de handicap physique sont également capables. « Nous avons eu autour de 28 participants. Ce que nous avons constaté est que les filles se sont fait inscrire plus que les garçons. Nous avons eu 18 filles contre 10 garçons.», a-t-il indiqué.
Après les inscriptions à ce concours de beauté, les participants ont été soumis à un questionnaire pour élire dix finalistes dont cinq garçons pour disputer le titre de «mister handicap» et cinq filles pour le titre de «miss handicap». « Les questions posées s’articulaient sur le concept de beauté. Dans la philosophie de ce projet, la beauté n’est pas quelque chose de physique seulement. Pour être beau ou belle, c’est d’abord à l’individu concerné de se sentir fier de ce qu’il est.», a-t-il souligné.
Ainsi, à la question « vous sentez-vous que vous êtes beau ou belle ? », quelques participants répondaient qu’ils sont beaux, car d’une part, ils ont été créés comme tant d’autres personnes malgré leur handicap. D’autre part, ils justifiaient leur beauté par le fait qu’ils ont été créés à l’image de Dieu, etc. « Nous avons également considéré l’expression, car nous avons besoin des personnes capables de transmettre un message. Nous leur avons demandé de défendre les projets qu’ils vont prioriser une fois élus.», a fait savoir M. Kayitana. En outre, il a souligné qu’aucun niveau d’étude n’était exigé pour participer à ce concours. « Nous avions juste besoin des personnes qui ont surmonté leur handicap, qui ont l’estime de soi et qui ont émergé dans le secteur social et économique soit dans l’informel soit dans le formel.», a-t-il précisé.

Le développement du sentiment de confiance en soi entre autres résultats

Tharcienne Ngirabagenzi est l’une des cinq filles handicapées qui ont été sélectionnées pour concourir au titre de miss handicap 2015. Elle a indiqué que ce concours est d’une grande importance pour les personnes handicapées. Elle a expliqué que la compétition lui a donné une certaine assurance et un sentiment de confiance en soi quant à sa condition physique et aux projets socio-économiques qu’elle peut réaliser.
DSC02039Concernant des résultats attendus de ce projet, Eddy Kayitana a précisé qu’ils sont orientés premièrement sur le public en général et les personnes handicapées en particulier. « Pour les personnes handicapées, nous attendons le sentiment de confiance en soi qui sera développé au sein de cette couche de la population. Bien plus, le goût de l’excellence et la culture de la compétition feront que les personnes handicapées se distinguent positivement et par conséquent, elles seront considérées. Les talents, les compétences, le savoir-faire et le profil des personnes handicapées seront considérés par le reste de la population surtout sur le marché du travail.», a-t-il expliqué. « Donc, non seulement le public aura une autre image de la personne en situation de handicap, une image positive que les personnes handicapées peuvent faire quelque chose, mais aussi des portes au marché du travail pour les personnes handicapées seront ouvertes. Après cette activité, j’ai l’espoir qu’il y aura des opportunités offertes aux personnes en situation de handicape.», a dit Eddy Kayitana.
M. Kayitana a souligné que le concours de beauté «miss and mister handicap» édition 2015 est une édition pilote qui prépare des éditions à venir. « Le concours sera organisé chaque année à partir de l’année 2016. C’est un événement qui est continuel. Les gens qui n’ont pas eu la chance de participer à cette édition seront les bienvenus l’année prochaine. Et dès la seconde édition, nous avons l’ambition de couvrir tout le pays.», a dit le représentant légal de l’association pour la promotion des jeunes leaders. Il a souligné que cette édition s’est limitée à la capitale Bujumbura et que les lauréats de cette édition seront recrutés pour sensibiliser les participants aux éditions à venir.
Grâce-Divine Gahimbare

 

Lutte associée> Etat des lieux

Elle se porte bien

 

La lutte associée est un sport qui est en train d’évoluer car il s’est déjà implanté dans certaines provinces du pays. Sa situation est généralement bonne, et les lutteurs burundais ont déjà participé dans plusieurs compétitions internationales. Mais, les problèmes ne manquent pas.

 

DSC 0381D’après Elie Nibizi, secrétaire général de la Fédération burundaise de lutte associée, la lutte burundaise s’est déjà installée dans les différentes provinces du pays comme Ruyigi, Bururi, Gitega, Muramvya, Bujumbura rural, Bujumbura-Mairie et Bubanza. Parmi les dix lutteurs proposés pour participer au Championnat d’Afrique qui va se dérouler en Egypte le mois prochain, il y a une fille originaire de la province de Bururi et un garçon en provenance de Cibitoke.
Pour lui, la lutte se porte bien car, du fait d’avoir pu implanter cette discipline en moins de quatre ans dans les différentes provinces citées ci-haut, « on peut se féliciter. » « Mais, nous avons l’ambition de vulgariser ce sport sur tout le territoire national. En effet, il s’agit d’un sport qui a caractérisé l’histoire du Burundi parce que la lutte était traditionnellement appliquée. Il a évolué. Toutefois, il s’avère nécessaire de le faire pratiquer dans tout le pays », note-t-il.

Problèmes de moyens financiers, manque d’équipements et d’entraîneurs

La lutte associée au Burundi se heurte aux différentes difficultés se résumant en trois points, à savoir les moyens financiers, les équipements et le manque d’entraîneurs qualifiés.
D’abord, la lutte se pratique normalement sur un tapis spécifique à ce sport. Mais, au Burundi comme dans d’autres pays qui n’ont pas encore connu une évolution, ou ne dispose pas de tapis de lutte. « Nous utilisons parfois le tapis de judo », a déploré M.Nibizi. Egalement, la lutte se pratique avec des souliers et pas n’importe lesquels ainsi que des maillots appropriés. « On n’en a pas beaucoup, surtout les souliers en cuir qui montent un peu pour couvrir la cheville », a-t-il poursuivi.
Ensuite, les moyens financiers font défaut. A ce sujet, Elie Nibizi a indiqué que le ministère en charge des sports ne les soutient pas comme il faut. Aussi, les sponsors manquent car, explique-t-il, « en frappant la porte à gauche à droite, on ne reçoit pas de réponse mais, également, certains sports sont plus privilégiés que d’autres, notamment le football, le basketball ». L’autre problème soulevé est le manque de techniciens qualifiés. «Nous n’avons pas d’entraîneurs d’un haut niveau pour pouvoir exercer ce métier ».
La lutte associée comprend quatre sortes de luttes à savoir la lutte traditionnelle, la lutte olympique, la lutte gréco-romaine et la lutte féminine. La fédération burundaise de lutte associée pratique les luttes olympique, féminine et traditionnelle.
Yvette Irambona

 
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