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VOYAGE D’ETUDE> Les leçons apprises sont nombreuses

Le traitement du passé, une piste pour une paix durable

 

Le Forum pour le renforcement de la société civile (Forsc) a organisé, le mardi 11 novembre 2014, une soirée d’échange avec les diplomates à Bujumbura sur les leçons apprises du voyage d’étude sur la commémoration du 20e anniversaire du génocide au Rwanda.

 

DSC 1117Pour Vital Nshimirimana, délégué général du Forsc, les années 1990 furent une période des plus sombres de l’histoire de la région des Grand lacs. Cette situation, dit-il, a conduit à la perpétration du génocide au Rwanda.
Le Burundi continue à vivre la douleur d’un passé. Les leçons apprises au cours du voyage d’étude sur la commémoration du 20e anniversaire du génocide au Rwanda permettront de s’inspirer de l’exemple de cet Etat frère pour faire de même au Burundi.

Rôle du service civil pour la paix

La coordinatrice du Service civil pour la paix du GIZ, Barbara Kemper, a indiqué que la commémoration des victimes et ceux qui ont souffert de la violence et des conflits est un élément important. Dans le processus de traitement d’un passé douloureux, endiguer la violence sans employer la force est l’une des missions du programme de Service civile pour la paix du GIZ.
Selon elle, le Service civil pour la paix rend publics les intérêts des groupes défavorisés et travaille avec les victimes de violence traumatisées. Dans cette approche, a dit Mme Kemper, la GIZ soutient les acteurs étatiques et non-étatiques. « Notre soutien s’inscrit dans les domaines de la réhabilitation psychosociale, de l’éducation à la paix, de la justice transitionnelle ainsi que dans le traitement du passé», a-t-elle ajouté.
L’Allemagne a connu une histoire douloureuse de la deuxième Guerre mondiale. Partant de ce passé, elle a déclaré qu’un processus du traitement du passé adapté au contexte est la piste la plus sûre pour arriver à une réconciliation d’une société et à une paix durable. « De temps en temps, nous oublions la souffrance des autres quand la nôtre est encore forte. La réflexion sur l’histoire et le vécu des autres personnes peut nous permettre de mettre notre focus sur des traits universaux qui unissent l’humanité. »

Pourquoi commémorer ?

Pour la coordinatrice du Service civil pour la paix, tous les hommes portent en eux le meilleur et le pire de l’humanité. En effet, toute l’humanité partage, et la destruction et la création. Le danger se trouve dans le non-respect ou l’ignorance des leçons du passé. Le risque partout dans le monde est une récurrence de la violence et donc une répétition d’une histoire douloureuse.
Les activités commémoratives sont un moyen contre l’oubli ou l’ignorance et pour exprimer et vivre le «plus jamais ça». Quand on connaît l’histoire, on peut construire un futur paisible et réconcilié. Commémorer, c’est important pour honorer les victimes de violence, mais c’est en plus crucial pour la non-répétition des tragédies et la prévention de la violence. Dans ce sens, commémorer est un pas en matière de réconciliation d’un pays.

Un voyage riche de leçons

Pour Adèle Ahishakiye, qui a représenté les associations des familles des victimes, les leçons apprises de l’histoire du génocide des Tutsi au Rwanda sont nombreuses. «L’émotion a été intense. Nous avons parfois pleuré et avons été conduits hors de nos états. Lors de nos visites sur les différents sites mémoriaux au Rwanda. Bien que l’histoire du Rwanda soit parfois différente de la notre, les victimes eux partagent le même statut, celui des victimes », a-t-elle martelé.
Sur le plan humanitaire, Mme Ahishakiye est revenue sur l’implication effective du gouvernement rwandais dans la commémoration. Elle a souligné la prise en charge psychosociale des victimes par l’Etat, le respect des morts par rapport aux mœurs, l’enterrement des restes avec dignité ainsi que la protection, l’aménagement et la valorisation des tombes et des sites mémoriaux
Sur le plan judicaire, au niveau international, elle a noté la comparution, la condamnation des auteurs du génocide ainsi que la reconnaissance du génocide par les Nations unies.
Au niveau national, elle a insisté sur la réparation par restitution des biens aux familles des victimes, la contribution des juridictions Gacaca et les travaux d’intérêt général visant l’insertion sociale des boureaux.
Pour la conservation de la mémoire, elle a mis un accent particulier sur l’implication de la jeunesse dans l’appropriation de l’histoire du pays. Ce qui permet la prévention des crimes similaires dans l’avenir.
Ce voyage d’étude a été effectué en avril 2014 par les associations des familles des victimes et quelques organisations de la société civile sur financement du Service civil pour la paix du GIZ.
Charles Makoto (Stagiaire)

 

CNIDH> Atelier de validation d’une enquête

«Les saisies immobilières résultant du non respect des engagements bancaires »

 

La Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH) a tenu un atelier de validation de l’enquête le jeudi 13 novembre 2014 sur « Les saisies immobilières résultant du non respect des engagements bancaires ». Cet atelier a permis de réaliser que les banques et leurs clients peuvent améliorer leurs pratiques pour promouvoir le respect des droits économiques.

 

DSC 1190Selon la vice-présidente de la CNIDH, Sonia Ndikumasabo, a informé que cette commission est préoccupée par le respect et la promotion des droits de l’Homme, entre autres les droits économiques, sociaux et culturels. La CNIDH est consciente que sans le développement économique, on ne peut parler des droits de l’Homme. Après avoir été saisie par le Sygeco (Syndicat général des commerçants) en ce qui concerne le défaut de paiement des débiteurs des banques et la réalisation des garanties hypothécaires, la CNIDH a opté pour une étude pour avoir plus de lumière.

Objectifs de l’enquête

Mme Ndikumasabo a ajouté que l’objectif général de l’enquête est d’avoir plus de lumière sur les divergences qui subsistent entre les banques et leurs clients. Egalement, la CNIDH a voulu contribuer au respect de la loi en matière de vente des immeubles hypothécaires. Le premier objectif spécifique de l’enquête est d’analyser les dispositions légales en matière de saisie immobilière et la réalisation des garanties hypothécaires. Le deuxième est d’analyser la légalité de la pratique de capitalisation des intérêts effectués par les banques. Le troisième est d’analyser le fondement juridique de la clause « par voie parée » et la façon dont elle est mise en œuvre, ainsi que ses conséquences sur le climat des affaires. Le quatrième est de composer des solutions réalistes en vue d’assainir les relations banques-clients et garantir le respect de la loi en la matière.

Améliorer leurs pratiques pour promouvoir le respect des droits économiques

Les participants ont donné leurs contributions pour l’enrichissement de l’enquête. Le souhait de Mme Ndikumasabo est que les recommandations des participants pour cette enquête puissent figurer dans le rapport annuel que la CNIDH va adresser à l’Assemblée nationale et au président de la République a-t-elle voulu. Les participants sont priés de donner des arguments prouvés et vérifiables puisque c’est une enquête touchant aux vies des familles. Les banques et leurs clients peuvent améliorer leurs pratiques pour promouvoir le respect des droits économiques, a-t-elle souligné. Pour elle, en contractant des crédits, certains clients ne savent pas exactement à quoi ils s’engagent. Ils ne comprennent pas la portée des engagements qu’ils prennent. Du côté des banques, certaines invoquent de très anciennes lois pour saisir les immeubles hypothéqués.
Ezechiel Misigaro (Stagiaire)

 

Circulation routière> Les embouteillages devenus un casse-tête

Certains conducteurs se donnent une avance d’à peu près une heure pour y faire face

 

Dans les rues de la capitale Bujumbura, des chaînes interminables de véhicules s’observent surtout les heures de pointe. Selon les passagers, c’est un casse-tête car des fois, ils sont en retard. Ce qui engendre des problèmes avec leurs employeurs. Pour eux, c’est une situation extrêmement imprévisible car elle varie du jour au jour. Ils souhaitent la transformation de certaines routes reliant les quartiers et le centre-ville en autoroute pour faciliter la circulation.

 

DSC 1151La rédaction du Renouveau a passé sur les trois routes reliant le centre-ville et les communes du sud de la capitale, à savoir Kinindo, Musaga et Kanyosha. Le constat est que des embouteillages sont devenus une préoccupation quotidienne des passagers. Certains fonctionnaires de l’Etat et des privés contactés affirment que si rien n’est fait pour agrandir et multiplier les routes au même rythme que les véhicules, des conflits entre les employés et les employeurs vont faire rage. Ceux qui doivent arriver à leur service à 7h30 s’arrangent pour quitter la maison avant 6 h30. Là aussi, il n’y a pas d’évidence du moment que des fois tout le monde cherche à se rendre au travail très tôt et la solution devient un problème. De 6 h20 à 7h30; sur la route Rumonge, de l’Ecole internationale de Bujumbura jusqu’à la station King star de Kanyosha, des chaînes de véhicules à la manière des fourmis attendent pour passer. « Il nous faut au moins trente minutes pour franchir le pont Muha », a déclaré un conducteur trouvé au petit séminaire de Kanyosha. Il demande au gouvernement de faire tout son possible pour agrandir cette route et ainsi permettre de rouler en parallèle. Les véhicules augmente mais les voies publiques restent les mêmes. Est-ce que c’est une préoccupation du ministère ayant le transport dans ses attributions ? se demande Anaclet Ndereye que nous avons rencontré au niveau du Lycée municipal de Musaga dans un embouteillage qui débutait à partir du « monument du soldat inconnu ». La même situation se reproduit à midi.
Dans les quartiers du nord de la capitale, la situation est moins préoccupante grâce aux boulevards respectifs, à savoir celui du 1er novembre, celui du peuple murundi et celui du 28 novembre. Pour alléger la souffrance des communes du sud, des boulevards sont plus que nécessaires.
Amédée Habimana (Stagiaire)

 

Uniproba> Atelier de sensibilisation et de plaidoyer à la veille des élections

Pour une représentation équitable des femmes Twa dans les instances de prise de décision

 

A l’approche de élections générales de 2015 prévues au Burundi, l’Uniproba (Unissons-nous pour la promotion des Twa) a organisé le 12 novembre, une session de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de la représentation équitable des femmes Twa sur les listes électorales. Cette session est organisée à l’intention des présidents des partis politiques et autres acteurs intéressés par la problématique. L’état des lieux montre qu’après les élections de 2010, les femmes Twa restent sous représentées aux niveaux collinaire et communal. Au niveau du parlement, la représentation des Twa reste au plus bas.

 

 
Dans son discours d’accueil, Léonard Habimana, président et représentant légal de l’Uniproba se dit satisfait du pas déjà franchi dans la représentation des Batwa notamment dans les institutions étatiques et en remercie le Gouvernement du Burundi. Il s’agit de la représentation des Twa notamment dans le parlement burundais, dans la Commission nationale des terres et autres biens, à l’Inspection générale de l’Etat, au parlement de la communauté de l’Afrique de l’Est, dans les différentes commissions électorales communales indépendantes (ceci) dernièrement mise en place où il y a 11 Twa dont 4 femmes. Cependant, ajoute-t-il, le chemin est encore long puisque les partis politiques n’ont pas encore compris que les Twa en général et les femmes Twa en particulier sont capables et qu’ainsi il faut ainsi les mettre en premier lieu sur les listes électorales.

DSC 0638Le gouvernement du Burundi reste engagé à promouvoir la représentation de la femme dans les instances de prise de décisions

La déléguée de la ministre de la Solidarité nationale, des droits de l’Homme et de l’égalité des genres a fait savoir que le gouvernement du Burundi a déjà compris que la femme doit être promue dans les instances de prise de décision. Le ministère ayant l’égalité des genres dans ses attributions est engagé à rester du côté de la femme en général et la femme Twa en particulier. Elle a souligné que son ministère va appuyer le projet initié par l’Uniproba pour la « Promotion de l’égalité des sexes des peuples autochtones Twa du Burundi pour la participation des femmes autochtones dans les organes de prise de décision au niveau local » pendant toute sa durée de mise en œuvre. La session a vu la participation des représentants du parlement burundais, des différents représentants des partis politiques et des organisations de la société civile.
AMEDEE HABIMANA (Stagiaire)

 
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