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Société> Le pagne de plus en plus à la mode chez les jeunes filles

Une tendance qui fait la fierté des Burundaises

 

DSC 28579De nos jours, le pagne est devenu un incontournable vestimentaire qui peut être porté à toutes les occasions. Cette tendance est plus observée chez les jeunes filles burundaises, qui n’en portaient pas beaucoup avant. Désormais, le pagne est porté avec plus de modernité et fait la fierté des Burundaises.

 

Dans les différentes fêtes, de jolies robes de soirée faites en tissu de pagne sont portées par de nombreuses femmes et surtout les jeunes filles burundaises. Auparavant, le pagne était porté par des femmes d’âge mûr et les filles s’en servaient surtout à la maison. Il était courant de voir les femmes et les filles se vêtir d’un pagne en l’enroulant autour de la taille ou de la poitrine pour se couvrir le corps, pour aller au champ et porter le bébé. De nos jours, son utilisation est plus observée dans différentes occasions, surtout pendant les fêtes, et il est porté aussi bien par les hommes que par les femmes. Le pagne est une pièce de tissu ou de matière végétale tressée avec laquelle une personne couvre son corps des hanches jusqu’aux cuisses ou aux chevilles. Ces tissus ont des couleurs vives et sa texture en a fait une utilisation fréquente chez les femmes et même chez les hommes. Ce grand changement du port des tissus en pagne est aussi remarqué dans les défilés de mode où beaucoup de stylistes s’inspirent de ces tissus pour leurs créations vestimentaires. Même les accessoires qui accompagnent les robes ou les jupes sont faits en tissus de pagne, comme les sacs à mains, les chaussures, les boucles d’oreilles et les colliers.

Porter un pagne est une mise à l’honneur de la culture burundaise et africaine

Vanessa Keza, une jeune fille burundaise a dit qu’elle porte des vêtements en pagne parce qu’ils font ressortir la femme africaine. Et d’ajouter qu’avec la peau noire, porter un pagne reflète de l’originalité et permet aux femmes de valoriser leur beauté. Quant à Ella Kankundiye, le tissu en pagne est très relax à porter. Elle a indiqué qu’elle est plus attirée par ses différents couleurs vives.
Ange Ishimwe, a souligné que c’est un vêtement qui est à la mode avec plus de renouvellement et apportant une touche africaine. Pour elles, porter un pagne est une mise à l’honneur de la culture burundaise et africaine. Ce tissu apparaît comme un moyen d’expression culturelle réunissant coutumes et traditions.

Lorene Nubwabo

 

 

Grocery Store>Panier de la ménagère sur les fruits et légumes

Les prix sont relativement bons pour certains fruits

 

DSC04666Au point de vente appelé « Grocery Store », situé tout près de l’ancien marché central de Bujumbura, les prix des fruits et légumes sont généralement bons. Mais cela n’est pas valable pour tous les fruits et légumes ainsi que d’autres vivres frais.


 Selon les vendeurs de ces fruits, les prix des mangues sont moins élevés depuis le mois d’octobre jusqu’en janvier. Seuls les prix des fruits comme les ananas, les mangues, les papayes, les petites bananes ne varient pas souvent. Quant aux prix du petit pois et du haricot vert, ils sont élevés suite à saison sèche qui a été longue.
Lucie Ngoyagoye

 

Ruziba> Lutte contre les boissons prohibées

Les quantités saisies ont été versées par terre et brûlées publiquement par la mairie de la ville et la police nationale

 

boiDans le cadre de lutte contre les boissons prohibées, la mairie de Bujumbura, en collaboration avec la police nationale et le ministère de l’Intérieur, a lancé une campagne de lutte contre les boissons prohibées le 3 novembre 2016. Toutes les quantités saisies au cours de cette opération ont été versées par terre et les matériels utilisés ont été brûlés publiquement par la mairie de la ville et la police nationale.

 

La zone Ruziba est l’une des zones de la commune Muha dans la municipalité de Bujumbura qui hébergent la majorité de la population qui consomme les boissons prohibées.
Une opération de verser et brûler les boissons prohibées a été menée par la mairie de la ville dans le but de la lutter contre les boissons prohibées. Au quartier Kizingwe bihara on a saisi 3 180 litres de boissons prohibées dont 3 000 litres sont en fermentation et 180 litres prêtes à être consommées. Et dans le quartier Musama VI, I7 bidons de 200 litres chacun ont été saisies. Le maire de la ville a demandé à la population de ne pas consommer cette boisson toxique et de dénoncer les fabricants et les vendeurs. Il a également demandé aux membres du comité mixte de sécurité et les élus dans cette zone de sensibiliser la population à ne pas consommer et fabriquer ces genres de boisson toxique puisque ces boissons sont nuisibles à la santé. Le maire de la ville leur a rappelé que celui qui consomme ces boissons toxiques peut causer l’insécurité parce qu’il ne se contrôle pas après la consommation. Il les a invités de travailler puisque le temps perdu ne revient jamais. Qu’ils ne peuvent pas continuer à consommer ces boissons toxiques qui rendent faible le corps humain. Et cette campagne va continuer dans tous les quartiers de la municipalité de Bujumbura parce que c’est un programme de l’Etat.
Au cours de cette opération, il y a des habitants qui ont été appréhendés avec le matériel comme le sucre et le thé qu’ils utilisaient, mais ils ont nié en disant qu’ils utilisent ce matériel à la fabrication du pain. D’autres habitants de cette zone déclarent qu’ils fabriquent et vendent ces boissons dans le but de faire vivre leurs familles.

Grâce Irankunda
(stagiaire)

 

JOURNEE INTERNATIONALE DE L’EPARGNE> Entretien avec la directrice générale de la Sofepac

Accorder un crédit à la femme revient à prêter à toute la société

 

Donner à toute la société burundaise une formation conscientisante en entrepreneuriat, telle est la vision de la « Sofepac » (Solidarité féminine d’épargne et de crédit), un établissement de microfinance mis sur pied par des femmes leaders ayant compris que le développement économique de notre pays sera assuré par et pour les femmes. La directrice générale de cette institution de microfinance, Marie Claire Ndayikengurukiye, l’a dit dans un entretien qu’elle a accordé au journal Le Renouveau à la veille de la célébration de la Journée internationale de l’épargne.

 

Le Renouveau : Pourriez-vous nous dire ce qu’est la Sofepac en quelques mots ?

Marie Claire Ndayikengurukiye : La Sofepac est un établissement de microfinance dit de deuxième catégorie, c’est-à-dire une société anonyme offrant des services financiers au grand public, mais n’ayant pas le statut de banque ou d’établissement financier tel que défini par la loi bancaire.
L’établissement a été créé par l’acte d’agrément n°D1/1253 /2 013 du 19 août 2 013 de la Banque de la république du Burundi. Il est l’émanation de femmes leaders qui, ayant compris que le développement économique de notre pays sera assuré par et pour les femmes, se sont mises ensemble pour sa création.

L.R. : Quel visage présente la Sofepac pour ce qui est de la mobilisation de l’épargne et de la distribution des crédits ?

M. C .N : Au 25 octobre 2016, la Sofepac enregistrait plus de 2 400 comptes dont 44,5% ouverts par des hommes et 55,4% par des femmes qui peuvent se regrouper ou non en associations pour contracter solidairement des crédits.
Les crédits déjà distribués à la même date oscillaient autour de 440 millions de francs Bu dont 15,6% aux hommes, 12% aux femmes et 72,4% aux associations. La plupart des crédits sont donnés aux riziculteurs, d’autres aux fonctionnaires et aux petits commerçants. Nous voulons surtout encourager les gens à épargner, parce que, figurez-vous, une épargne régulière de 1 000 FBu génère 365 000 FBu par an.

L.R. : N’est-ce pas un établissement de microfinance de plus compte tenu du nombre d’institutions de même objet dans le pays ?

M C N. : Pas du tout, parce que le taux d’inclusion financière n’est même pas encore à 50% en 2016. Et puis, la Sofepac vise l’accroissement du pouvoir économique de la femme, des petites gens, de tout ce monde exclu du système financier traditionnel parce que sans garantie ou sans expérience entrepreneuriale. En effet, la Sofepac vise l’autonomisation des femmes pour leur permettre de subvenir aux besoins fondamentaux des ménages, en assurant notamment la scolarisation, l’alimentation et les soins de santé des enfants.
Il a été prouvé en effet que l’épanouissement économique de la femme génère le bien-être de toute la famille et, au bout du compte, le progrès social et le développement du pays. Accorder un crédit à la femme revient à prêter à toute la société.

L.R. : Quelle est la vision de l’établissement ?

M C N. : La Sofepac a pour objectif primordial de permettre un accès aux services financiers à ses clients en général et aux femmes entrepreneurs en particulier, en leur permettant d’améliorer leur situation économique. Sa vision est de donner à toute la population burundaise une formation conscientisante en entrepreneuriat. Nous insisterons sur la conscientisation des chefs de ménages au fait que les deux mains de leurs épouses ne peuvent plus subvenir à tous les besoins d’une famille normale de huit personnes, que les conjoints doivent se concerter pour se convenir sur la gestion du patrimoine familial et que les idées des enfants doivent être prises en compte. Et partant, tous les membres du ménage doivent se mettre ensemble pour le travail et la gestion de son fruit ainsi que l’épargne pour l’avenir.
Nous allons, à travers le Rim (Réseau des institutions de microfinance), demander à l’Etat de réguler les intérêts créditeurs pour permettre à la grande majorité de la population d’accéder aux crédits et aux investisseurs d’en tirer un réel profit après paiement de tous les frais, ce qui engendrerait une croissance économique réelle.

Note de la rédaction
A titre de rappel, la Journée internationale de l’épargne est célébrée le 31 octobre de chaque année. L’idée de cette journée consacrée aux bienfaits de l’épargne est née en 1924. C’est même au mois d’octobre qu’il faut se référer lorsque les représentants des caisses de l’épargne de vingt-neuf pays s’étaient réunis pour attirer l’attention de la population sur l’importance et la nécessité de l’épargne. Au 21e siècle, il semble que ce soit essentiellement les pays africains qui aient remis à l’honneur cette journée qui est aujourd’hui célébrée dans plusieurs pays du continent.

Fidès Ndereyimana

 

 
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