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MARCHE DIT COTEBU> Une faible occupation des places par les commerçants

Une solution devrait être trouvée pour éviter une grande perte pour le gouvernement burundais

 

Le marché de Cotebu a été ouvert officiellement par le Deuxième vice-président de la République Gervais Rufyikiri le jeudi 19 février 2015. Mais les places sont jusqu’à présent légèrement occupées par les commerçants.

 

100 5205Au marché de Cotebu, plusieurs places sont encore hermétiquement fermées. La non occupation effective du marché de Cotebu est fortement liée à des causes diverses. La rédaction du Renouveau a eu un entretien avec le peu de commerçants trouvés sur place le lundi 9 mars 2015 afin d’en connaître les raisons. Selon Lewis Kanakimana, vendeur de viande, pour que ce marché puisse trouver des occupants et des clients, il faut forcer les commerçants du centre-ville qui travaillent dans les galléries à venir dans ce marché. Les commerçants qui sont en ville ou dans d’autres marchés où ils ont trouvé des places après l’incendie du marché central sont les propriétaires des places au marché dit Cotebu. Il faut qu’ils occupent les places obtenues dans ce marché. Au cas contraire, il faut les leur retirer pour les réattribuer aux autres qui en ont besoin, a dit M. Kanakimana. Ce dernier a aussi ajouté que le processus électoral en cours fait partie des causes majeures de cette lenteur dans l’occupation de ce marché.

Accorder aux locataires deux ou trois mois d’essai !

Le gouvernement burundais a accordé aux commerçants dans ce marché six mois de travail sans payer des taxes à l’OBR (Office burundais des recettes). Les propriétaires des places dans ce marché ont fait louer leurs places aux autres personnes car ces premiers ont effectivement des places ailleurs. A la fin du premier mois, les propriétaires demandent sans tarder les frais de location convenus avec les locataires. D’après Chantal Gahimbare, les locataires travaillent à perte car il n’y a pas de clients. Les frais convenus entre le propriétaire et le locataire sont difficiles à trouver à cause de ce manque criant de clients. Comme le gouvernement a alors facilité les commerçants en leur accordant six mois d’essai sans payer les taxes à l’OBR, les locataires demandent avec insistance aux propriétaires des places de leur octroyer une période d’essai afin de commencer à payer les frais convenus après cette période. Les locataires dans ce marché ont des inquiétudes au regard du comportement des propriétaires. Mme Gahimbare dit s’ils se rendent compte que les clients sont déjà nombreux, les propriétaires peuvent retirer leurs places des mains des locataires sans avertissement.

MARTIN KARABAGEGA (STAGIAIRE)

 

POLITIQUE MONETAIRE> Conjoncture économique et financière du Burundi

Des performances sont observées

 

Des performances de la politique monétaire ont été établies au Burundi ces dernières années. Le secteur bancaire a enregistré une légère croissance et dispose d’une capitalisation adéquate. Néanmoins, le système national des paiements est très peu développé au Burundi. Cela ressort du Rapport du comité de politique monétaire de la Banque de la république du Burundi (BRB).

 

Concernant les performances de la politique monétaire, en 2013, la masse monétaire s’est accrue de 11,7% contre 10,5% en 2012. Cette croissance de la masse monétaire est principalement entretenue par la progression du crédit intérieur (11,8%) qui a contrebalancé la baisse des avoirs extérieurs nets (-0,5%). Ainsi, en 2013, la base monétaire a enregistré un taux de croissance de 23,6% contre 16,1% en 2012. La base monétaire est restée dans les limites du plafond fixé par le programme économique et financier au cours des trois premiers trimestres de l’année 2013. Par contre, la base monétaire s’est établie au- dessus du plafond au quatrième trimestre.
S’agissant de la situation du système bancaire et de la stabilité financière, le secteur a enregistré une légère croissance et dispose d’une capitalisation adéquate. La rentabilité des banques a augmenté par rapport au premier semestre de l’année 2013. On observe également une légère croissance des crédits. Toutefois, une légère détérioration du portefeuille des banques a été observée au cours du second semestre 2013.
En ce qui concerne la modernisation du système des paiements, le système national des paiements est très peu développé au Burundi. Les paiements de masse et les paiements de gros montants sont tous effectués à travers une chambre de compensation semi-automatisée au siège de la BRB et manuelle dans les agences de Gitega et Ngozi. Aux instruments de paiement classiques s’est ajoutée la monétique qui est en train de se développer dans les banques commerciales. Cependant, les cartes émises par les différentes banques ne sont pas encore interopérables.
Avec l’appui de la Banque mondiale, la BRB a initié un projet de modernisation du système national des paiements. Ce projet vise la mise en place d’un système ATS (Automated transfer system) qui est un système intégré comprenant la chambre de compensation automatisé qui s’occupera des paiements de détail et le système RTGS (Real time gross settlement) qui s’occupera du paiement de gros montants. Il vise également la mise en place d’un CSD (Central securities depository) ou Dépositaire central de titres pour la centralisation et la gestion des comptes Titres.
Concernant l’évolution des taux d’intérêt du marché monétaire, tous les taux du marché monétaire ont évolué à la hausse au dernier trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent. Ainsi, le taux moyen pondéré du marché interbancaire est passé de 9,74 à 9,85% et celui sur la facilité de prêt marginal a été de 12,21 contre 10,55 % suite à la hausse de celui sur les bons du Trésor à treize semaines auquel il est indexé qui est passé de 7,24 à 9,5%. D’une année à l’autre, tous les taux d’intérêt du marché monétaire ont baissé revenant de 12,23 à 10,39 % pour le taux du marché interbancaire ; de 14,46 à 11,86% pour celui sur la facilité de prêt marginal et de 11,4 à 8,86% pour celui des bons du Trésor à treize semaines.

Eric Mbazumutima

 

 

ECOLE FONDAMENTALE> Son apport à l’éducation nationale

Les défis ne manquent pas et les solutions sont préconisées

 

Dans l’optique de rejoindre les autres pays partenaires, le Burundi a introduit le nouveau système de l’école fondamentale. Depuis l’année scolaire 2013-2014, l’école primaire prolonge jusqu’au niveau de la 9e année, dans le but de permettre à l’enfant de s’adapter à la vie sociale après ce cycle.

 

DSC 3392Marie Hakizimana, directrice de l’école fondamentale du quartier IV de Ngagara qui s’est entretenue avec le quotidien Le Renouveau a fait savoir que le nouveau système d’école fondamentale est différent de l’ancien système du fait qu’il vient pour améliorer le niveau des élèves. Avec l’ancien système, l’enfant était en quelque sorte bloqué au niveau de son évolution intellectuelle du fait qu’il terminait la 6e année sans toutefois avoir de connaissances fondamentales pour pouvoir affronter la vie quotidienne. Mme Hakizimana a signalé que des difficultés aussi se présentent dans ce nouveau système. C’est entre autres le fait que les élèves ne sont pas adaptés aux programmes dudit système. En outre, l’année dernière même les professeurs étaient obligés de dispenser les cours dont ils n’maîtrisaient pas le contenu. Mais elle a dit qu’au début de cette année scolaire chaque professeur enseigne le cours qui lui paraît facile à enseigner. L’autre difficulté que cette école a connue au cours de l’année scolaire passée est liée au manque de salles de classe. L’établissement est en train de construire d’autres locaux pour bien execer les activités. Mme invite tous les écoliers à s’adapter vigoureusement à ce nouveau système

Les professeurs demandent des mesures d’accompagnement

Marie Grâce Manirambona enseignante à l’école fondamentale du quartier IV salue le nouveau système et plaide pour les mesures d’accompagnement. Pour elle, il faut que les moyens financiers répondent aux objectifs et à l’ampleur des défis auxquels notre pays fait face. Pour cette enseignante, il y a le besoin en livres, en enseignants formés dans la nouvelle pédagogie, de nouvelles disciplines. Le système contribue à la réduction du taux de redoublement parce que l’école fondamentale suppose une certaine promotion collective à un certain degré. Elle a conseillé aux élèves de se sentir qu’ils sont au banc de l’école comme ceux qui ont étudié dans l’ancien système.
Jean Bosco NDUWAYEZU(Stagiaire)

 

 

Cours de renforcement>Le directeur du lycée Sainte famille de Kinama s’exprime

Ils améliorent la capacité intellectuelle des élèves

 

Le quotidien burundais Le Renouveau s’est entretenu avec le directeur du lycée Sainte famille Kinama, Alexis Niyonzima, sur le rôle des cours de renforcement dans l’amélioration des résultats des élèves. L’école a occupé la 65e place en scientifique B et la 62e en Lettres modernes au niveau de l’examen d’Etat l’année dernière.

 

100 5188M. Niyonzima a informé que pour commencer l’étude obligatoire, on a pensé que l’esprit d’étudier n’était pas développé chez les élèves étant donné qu’on sortait de la guerre. Lors de la création de cette école, les résultats étaient faibles suite aux perturbations dues à la guerre. Il fallait encadrer et orienter les élèves afin de les amener à bien étudier pour qu’après leurs études, ils puissent devenir des hommes utiles à la nation. On a pensé à organiser l’étude obligatoire de l’après-midi à partir de 1996. Cela a contribué à l’amélioration des résultats.
M. Niyonzima a ajouté que ce n’est qu’au cours de l’année scolaire 2013-2014 qu’on a pensé à ajouter quelque chose de nouveau : les séances de renforcement. Les programmes sont vastes, les professeurs se hâtent à les terminer et les élèves sont obligés d’assimiler la matière dans un court délai. Pendant les séances de renforcement, les professeurs aident les élèves à comprendre la matière qu’ils n’ont pas comprise pendant le cours. Les enfants reviennent les après-midi et révisent la matière avec les professeurs. M. Niyonzima a fait savoir que s’il n’y a pas de matière à réviser, les professeurs se rattrapent quitte à ce qu’à la fin de l’année on termine les programmes à temps. Les élèves passent les examens, tels que l’examen d’Etat ou le test de 10e tout en ayant terminé toute la matière. Ce qui donne des résultats satisfaisants parce qu’il y a un travail supplémentaire dur de la part des élèves et des professeurs.

Le lycée Sainte famille de Kinama parmi les 60 meilleures écoles du pays

M. Niyonzima a révélé que concernant les résultats, l’école est parmi les 60 meilleures du pays depuis qu’elle a commencé à faire l’examen d’Etat. L’année passée, 40 élèves sur 43 ont réussi à l’examen d’Etat. L’école occupe la 65e place en scientifique B et la 62e en Lettres modernes au niveau de l’examen d’Etat. En 10e, les résultats ont été satisfaisants parce qu’en mairie de Bujumbura, l’école occupe la 14e place et la 51e sur plus de 1 000 écoles au niveau national.
Ezechiel Misigaro

 
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