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SOCIETE> Témoignage d’un ex- enfant vulnérable

Hier enfant de la rue, aujourd’hui président de l’Amecorde

 

Le témoignage de Bernard Ndayizeye devrait réconforter les enfants de la rue d’autant plus qu’il était lui-même enfant de la rue avant qu’il ne devienne président de « l’Association des mécaniciens orphelins, démunis et enfants de la rue-Turivuyeko» (Amecorde) qui fonctionne actuellement sur presque toute l’étendue du territoire national. Sa gratitude envers le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, est de taille. Grâce à ce dernier ladite association a vu le jour. Suivez plutôt son témoignage !

 

DSC09593«Je remercie le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, de m’avoir aidé à quitter la rue en m’orientant avec d’autres enfants vulnérables vers l’Ecole technique d’alliance du Burundi (Etalibu) pour une formation professionnelle en mécanique automobile ». Voilà le souvenir que, Bernard Ndayizeye, aujourd’hui président de l’Amecorde au niveau national, retient de son passé de vie de galère. Il a fait ce témoignage le samedi 25 juin 2016 lors de la remise des certificats aux lauréats de l’ Amecorde qui avaient suivi une formation professionnelle en mécanique automobile et en menuiserie en commune Butaganzwa située dans la province de Kayanza.
Son témoignage est plein de leçons dans la mesure où il permet aux autres enfants de la rue de ne pas perdre de l’espoir. Pour dire que rien ne les empêche de devenir demain des gens à qui le pays pourrait faire confiance. En effet, Bernard Ndayizeye était enfant de la rue avant qu’il ne soit ce qu’il est aujourd’hui. Il n’est pas passé par quatre chemins pour dire qu’il dormait à la belle étoile. Il a précisé que son lit était constitué de cartons. Il était même obligé de fréquenter des lieux malsains en vue de chercher de quoi mettre sous la dent.

La contribution du président Pierre Nkurunziza

Et comme le président de la République Pierre Nkurunziza se préoccupe tant de personnes vulnérables, il lui a permis de se faire inscrire à l’Etalibu pour une formation professionnelle en mécanique automobile. A la fin de la formation, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, lui a conseillé avec ses promotionnels de créer une association.

La naissance de l’Amecorde

Bernard Ndayizeye avec d’autres enfants vulnérables ont muri le projet jusqu’à créer l’association susmentionnée. Ainsi, Cette association vu le jour le 1er juillet 2010 avant d’être agréée le 10 juillet 2012. Avec l’appui du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, l’association a, en 2013, commencé à former des enfants vulnérables particulièrement les orphelins et ceux de la rue.
Aujourd’hui, l’Amecorde dispose des ramifications aussi bien à Bujumbura qu’à l’intérieur du pays. Il n’a pas manqué de faire remarquer qu’un cadeau, aussi minime soit-il, est réservé au président de la République, Pierre Nkurunziza, aussitôt qu’il se rendra en commune Butaganzwa. Ce qui marquera la gratitude de tous les enfants orphelins et de la rue encadrés par l’Amercode Turivuyeko. Le témoignage de Bernard Ndayizeye cadre sans nul doute avec l’adage qui dit : « Petit poisson deviendra grand»
Masta Shabani

 

UNIVERSITE DU BURUNDI>Les grèves font mal

La grève, le seul moyen de revendiquer ?

 

L’université du Burundi a toujours connu des mouvements de grèves des étudiants, Tantôt il s’agit des réclamations de la bourse accordée par le gouvernement, tantôt le règlement académique qui fait la pomme de discorde, la programmation des examens, etc. Plus d’un ne manquent à se poser des questions dont celle de savoir pourquoi seulement à l’université du Burundi mais pas à d’autres institutions d’enseignement supérieur.

 

La rédaction du quotidien burundais d’informations a visité différents campus de l’UB situés dans la capitale Bujumbura le mardi 27 juin 2016. Cela après que les autorités rectorales ont pris une mesure de renvoyer temporairement les étudiants des 3ème années et certains des autres années dans la faculté des Sciences appliquées après une période de grève. Ce qui s’y fait entendre est qu’une grève de solidarité pourrait être déclanchée.
Il n’ y a pas un mois, les étudiants de plusieurs facultés et instituts venaient de suspendre un mouvement de grève de longue date réclamant l’évaluation continue prévue dans le règlement académique. Là, les étudiants ont finalement repris le chemin des auditoires, soulignant que c’est grâce à la concertation avec les autorités de l’université. Dans un entretien avec notre rédaction, un des représentants des étudiants avait affirmé avoir confiance que désormais le climat entre les étudiants et leurs autorités est bon et que même dans l’avenir le dialogue allait être la voie privilégiée.
Curieusement en peu de jours, il s’est remarqué une grève des étudiants de la faculté des Sciences appliquées. Cette grève a abouti à un renvoi des étudiants concernés, ce qui laisse entendre que ces étudiants risquent de rater l’année académique. Ici, la question aura été d’établir les responsabilités des uns et des autres pour ne pas tomber dans l’anonymat et ainsi créer inutilement des victimes innocentes.

L’Histoire en dit plus

Revenons à au moins quelques mouvements récents qui ont marqué les esprits des uns et des autres. Cela parce qu’on ne peut pas revenir sur toutes les grèves surtout qu’elles ne sont pas moins nombreuses à cette noble institution académique du pays. C’était en date du 18 mars 2014 que Gaston Hakiza, recteur de l’UB de l’époque, a animé une conférence de presse revenant sur la grève de certains étudiants concernant le décret n°100/07 du 14 janvier 2014 portant réorganisation de la Commission de gestion des bourses d’études et de stage et fixant les principes généraux d’octroi, de retrait, de rétablissement des bourses d’études et de stages.
Au cours de cette dernière, M. Hakiza avait souligné que malheureusement, de nombreuses réunions entre les autorités publiques et universitaires ont été organisées avec les étudiants pour leur expliquer ce décret. La majorité des étudiants étaient d’accord mais, d’autres à cause d’un conflit de leadership en cours au niveau de l’association etudiantine Fraternité des étudiants de rumuri (FER), en ont profité pour appeler à la grève.
Personne n’oubliera la grève qui a trop duré notamment le refus du système BMD (Baccalauréat, master et doctorat) vers la fin de l’année 2012, la grève qui a suivi la suppression de la traditionnelle association de représentation des étudiants en 2007, pour ne citer que celles-là.

Qui perd ?

Les grèves répétitives à l’UB ne vont pas sans causer préjudice à la vie des étudiants, de l’institut même et du pays qui prend en charge les étudiants en tout. En tout état de chose, lorsque les étudiants sont en grève et qu’on s’approche d’eux, ils soulignent qu’ils ne reprendront le chemin des auditoires qu’après avoir eu des solutions durables. Or, ils ont toujours repris les auditoires et le mouvement de grève n’a pas manqué à reprendre dans les meilleurs délais et pour la plupart des fois de plus bel. La question que plus d’uns se poserait ici, est de savoir si chaque fois que les étudiants reprennent les auditoires, est-ce que réellement leurs réclamations ont eu des réponses satisfaisantes ? Tous les concernés pourraient s’asseoir ensemble afin de sonder les véritables causes de ces grèves répétitives à l’Université du Burundi, l’ancienne unique institution officielle d’enseignement supérieur
AMEDEE HABIMANA

 

Province Bubanza> Sécurité

Elle est bonne sauf dans la commune Gihanga

 

DSC 2008« L’état sécuritaire est bon sur toute l’étendue de la province de Bubanza, même si ce n’est pas au même degré dans tous les coins. La réserve naturelle de la Rukoko en commune Gihanga, frontalière avec la République démocratique du Congo est souvent la cible des attaques des malfaiteurs. Ces derniers viennent perturber la sécurité dans cette commune ». Cela a été dit par le gouverneur de la province de Bubanza, Tharcisse Niyongabo, lors du lancement de la semaine dédiée à la santé mère-enfant qui a eu lieu le 20 juin 2016 en commune Musigati.

 

Sur cette question, Tharcisse Niyongabo demande au gouvernement du Burundi, de mettre en exécution la recommandation faite par le Conseil national de sécurité aux gouverneurs des provinces frontalières avec la RDC d’organiser des rencontres avec leurs homologues congolais pour échanger sur la sécurité relative aux frontières de leurs pays.
Tharcisse Niyongabo a dit avec insistance qu’il aimerait que les relations entre le Burundi et la RDC au niveau de la sécurité soient comme celles existant entre le Burundi et la République unie de Tanzanie, où aucun malfaiteur ne peut venir attaquer le Burundi en passant par Kigoma.

La production agricole a été bonne

Au niveau de la production agricole, elle a été bonne malgré les pluies torrentielles qui se sont abattues sur les champs. La production de riz a été bonne, même celle des autres cultures.
Malheureusement, ces pluies torrentielles ont abîmé des maisons. Les populations touchées ont déjà reçu une aide mais sont encore dans le besoin, a indiqué le gouverneur de province. Il demande aux bienfaiteurs d’assister cette population, surtout en ce qui concerne le logement.

Une province qui répond aux programmes du gouvernement

Tharcisse Niyongabo a également indiqué que sa population répond bien aux programmes de développement initiés par le gouvernement. Il a cité notamment le traçage des courbes de niveau pour lutter contre l’érosion, ainsi que la préparation des pépinières des plants d’arbres dans le cadre du reboisement national.
Il a également dit que la population de Bubanza répond de façon satisfaisante aux programmes de santé. Mais il n’a pas oublié d’inviter certaines confessions religieuses qui détiennent des centres de santé à ne plus renvoyer les utilisateurs de la Carte d’assistance médicale.

Floride Ndakoraniwe

 

ENTRETIEN> Le mariage chez les musulmans

Cette religion permet à l’homme d’épouser quatre femmes dans des cas bien définis

 

La règle la plus évidente dans l’Islam est d’avoir une seule femme pour la vie, pour le meilleur comme pour le pire. Toutefois, la religion musulmane permet aux hommes de se remarier encore avec trois autres femmes avec ou sans leur consentement et dans des cas bien définis. Ces femmes ne peuvent pas vivre ensemble, chacune doit avoir son logement. Mais l’homme doit les traiter de manière égalitaire pour éviter des mésententes entre elles.

 

L’Islam permet à l’homme d’avoir plusieurs épouses dans différents cas bien définis. Dans ce cas, l’homme doit être strictement impartial envers toutes les femmes sur tous les plans bien que cela puisse être vraiment difficile.
Dans un entretien que certains musulmans ont accordé dernièrement à la rédaction du quotidien d’information Le Renouveau, ils ont indiqué que cette pratique d’avoir plusieurs femmes est permise dans certains cas.

L’homme ne s’engage pas s’il ne peut pas satisfaire matériellement toutes les épouses
La première femme peut ne pas mettre au monde, dans ce cas son mari ne peut pas la chasser. Il lui est permis d’épouser une autre femme pour la procréation. L’autre raison indiquée est que lorsque la femme ne peut pas subvenir aux différents besoins de la vie conjugale pour des raisons de santé ou autres. Dans ce cas aussi, l’homme est permis d’épouser une autre femme. En outre, l’homme peut épouser une autre femme s’il y a un compagnon qui meurt et qui laisse derrière lui une veuve et des orphelins qui ont besoin d’un appui matériel ou moral. Il s’agit d’une obligation communautaire vis-à-vis des veuves et des orphelins. Cette obligation est également permise pour éviter que cette veuve ne s’adonne à la prostitution afin de pallier à ses besoins, ont-ils souligné.
La seule condition est que ces femmes ne peuvent pas vivre ensemble. Chacune doit avoir son logement. L’homme doit aussi avoir des moyens matériels suffisants pour subvenir aux besoins de ses femmes sinon il ne peut pas s’engager. Ces femmes doivent être traitées d’une manière égalitaire pour éviter des mésententes entre elles. Mais si l’une de ces femmes ne parvient pas à comprendre que cette pratique est permise dans cette religion, cela peut engendrer des mésententes ou de la haine entrent-elles.
Emélyne IRADUKUNDA

 

 
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