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Communauté San Egidio> Protection des personnes âgées

Evaluation du pas franchi

 

L’association « Comunita di Sant Egidio » a organisé une conférence, le mercredi 1er octobre 2014 à Bujumbura,  sous le thème « La protection sociale des personnes âgées au Burundi ». La conférence a été une occasion de dresser l’état des lieux et de présenter les perspectives d’avenir.

 

La Comunita di San Egidio a animé une conférence sur la protection sociale des personnes âgées au Burundi. C’était une occasion de sensibiliser les acteurs de la vie nationale sur la situation de cette catégorie de personnes. Il s’agissait également d’une occasion d’initier une dynamique de soutien aux personnes âgées.
Eric Nyamiyonga, responsable de la Communauté, a indiqué qu’ils ont organisé cette conférence pour se ranger dans la logique de la célébration de la journée dédiée aux personnes âgées. « Devant une situation difficile dans laquelle les personnes âgées vivent, la communauté s’est dite qu’il fallait agir en synergie avec les pouvoirs publics », a-t-il dit. Des séances de sensibilisations ont ainsi été organisées pour susciter une prise de conscience chez les uns et les autres. Il a souhaité cependant,  que les jeunes prennent conscience de l’intérêt de protéger ces personnes, en remerciement d’abord de ce qu’elles ont fait pour la société et dans la construction du pays.

Investir dans la jeunesse, c’est faire un bon choix.

Tharcisse Nkanagu,  consultant en protection sociale, a indiqué qu’il est particulièrement heureux de parler de cette protection surtout à un jeune auditoire. « Il est important d’investir dans la jeunesse car elle a le temps de faire quelque chose. Vous serez demain le personnage que vous êtes en train de construire aujourd’hui », a-t-il dit. Cependant, la jeunesse mérite toute l’attention pour lui donner des outils de préparer l’avenir.
M. Nkanagu a, pour bien édifier ce jeune auditoire, élucidé la notion de protection sociale. Ainsi : « La protection  sociale est une série de mesures que l’Etat prend pour protéger sa population en commençant par les personnes les plus vulnérables », a-t-il éclairci. L’Etat doit protéger tout le monde. Mais, il existe des stades qui méritent une attention particulière : les stades de maternité et de vieillesse ainsi que les enfants de moins de cinq ans constituent une catégorie particulière. Abbé Adrien Ntabona a montré aux participants comment nous perdons progressivement le sens de l’humanité. Selon lui, la personne âgée était hier respectée, mais aujourd’hui, elle devient de plus en plus un simple individu, une charge en quelque sorte. Il a rejeté l’encadrement des personnes âgées dans des maisons d’accueil. Plutôt, il a trouvé humain leur encadrement en famille. Pour lui, les fonds utilisés dans ces maisons peuvent financer les projets qui généreraient les moyens d’accompagnement de ces personnes dans leurs communautés.
Alfred Nimbona
 
 

 

Brigade anti-corruption > Saisie d’un lot de médicaments

Les propriétaires de ces produits seraient des Congolais

 

La Brigade spéciale anti-corruption vient de saisir un lot de différentes catégories de médicaments au marché City market communément appelé chez Sion. Les propriétaires seraient des Congolais. Leur sort n’est pas encore connu mais après le contrôle de l’assurance qualité, ces médicaments seront donnés à une formation sanitaire (centre de santé ou hôpital) qui serait dans le besoin. D’autres objets comme les pagnes, les boissons, le tabac, avaient été saisis quelques jours avant.

 

DSC 0028Pour le ministre à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la privatisation, Ernest Mberamiheto, c’est dommage de voir une telle fraude car l’Etat perd beaucoup en termes de taxes. A la question de savoir qui sont les propriétaires de ces médicaments, il a indiqué qu’ils ne sont pas encore identifiés car au moment où on les a saisis ils s’étaient déjà enfouis. Mais, selon les informations, ils seraient des Congolais, a-t-il ajouté.
De son  côté, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Sabine Ntakarutimana, a indiqué que ces médicaments sont essentiellement constitués de perfusion, de tout le matériel utilisé pour la transfusion, d’antibiotiques, d’antiparasitaires, d’antalgiques, etc. Quant à leur sort, elle a souligné qu’on ne pourrait pas les utiliser immédiatement même si on constate que leurs dates de fabrication est trop récente, de mai à août 2014. Compte tenu de cette date, ce sont des médicaments qui gardent la validité mais pour ce qui est de la qualité, on doit faire le test de contrôle de l’assurance qualité avant de décider de les donner à une formation sanitaire qui serait dans le besoin.

Découvrir d’où seraient venus ces médicaments

A la question de savoir si ces médicaments seraient achetés avec les fonds du Burundi et qu’ils seraient subtilisés, la ministre Ntakarutimana a indiqué qu’il est difficile de l’affirmer car il est marqué qu’ils ont été fabriqués par une entreprise ougandaise.  Selon elle, on ne pourrait pas non plus affirmer qu’ils proviennent du stock de la Camebu (Centrale d’achat des médicaments essentiels, des dispositifs médicaux et des produits et matériels de laboratoire du Burundi). Elle a également indiqué que seul ce qui est marqué sur les étiquettes va aider ceux qui sont en train de suivre ce dossier à faire des investigations nécessaires. Elle a ainsi demandé à ces derniers de découvrir d’où seraient venus ces médicaments et où ils allaient.

Astère Nduwamungu

 

INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN> Visite de cinq jeunes détenus à la brigade du commissariat de la police de Cibitoke

Une commission ad hoc va être mise en place pour s’enquérir de la situation

 

DSC06653L’ombudsman burundais, Mohamed Rukara a procédé à l’audition de cinq jeunes burundais  détenus à la brigade du commissariat de la police dans la province  de Cibitoke, au cours d’une descente qu’il a effectuée, le lundi 29 septembre 2014. Ces jeunes ont été dernièrement arrêtés  à Mutarure dans la province de Cibitoke, en provenance de la République démocratique du Congo (RDC).

 

Après l’audition, la conseillère juridique au bureau de l’Ombudsman, Jacqueline Rukuki, a fait savoir qu’une commission élargie va être mise en place pour s’enquérir davantage de cette situation. Une fois cette commission mise en place, l’ombudsman va entrer en contact avec les autorités congolaises afin  d’y effectuer une descente pour s’enquérir davantage de la situation et pouvoir vérifier toutes les données recueillies. Le résultat sera communiqué en temps opportun, d’après Mme Rukuki.
Les cinq détenus ont été dernièrement arrêtés à Mutarure, dans la province de Cibitoke, à environ douze kilomètres de Kiliba Ondes en RDC, en provenance de ce même pays. Ils indiquent qu’ils ont été emmenés en RDC par un Burundais leur promettant qu’ils vont garder les vaches avec une rémunération de 2 500 francs congolais par jour. Ils  font également savoir qu’arrivés en RDC, ils ont été battus à mort. Il a été constaté que leur santé était menacée. Certains d’entre eux ont bénéficié des premiers soins sous l’intervention de Mohamed Rukara qui a rapidement dépêché un médecin.
Eric Mbazumutima

 

CERES> Encadrement et réinsertion scolaire des enfants en difficultés

Ils retournent dans leurs familles respectives après six mois

 

La presse quotidienne « Le Renouveau » s’est entretenue le 26 septembre 2014 avec la coordonnatrice du Centre d’encadrement et de réinsertion  des enfants « Soleil », Patricie Niyoyitungiye sur les activités d’encadrement et de réinsertion des enfants en  difficultés dans la vie socio-économique.

 

DSC 0138Créé en  2001 par le gouvernement du Burundi à la suite des méfaits de la crise qui a secoué le pays depuis 1993 et qui ont fait que les enfants quittent les écoles pour la rue, le Ceres  ne ménage aucun effort pour le bien-être des enfants en situation de désastre, a informé Mme Niyoyitungiye.  Dès lors, ces enfants présentent une  menace envers les habitants de la ville de Bujumbura et surtout envers  les femmes qui subissent des viols. Le centre héberge quatre-vingts enfants et jeunes adultes regroupés dans deux catégories.  Le centre accueille ceux qui  ont l’âge qui varie entre 6 et 25 ans. Le premier est celui des enfants de moins de 15 ans qui vont être réintégrés dans le milieu scolaire, et le deuxième regroupe des enfants de plus de 15 ans qui font la formation professionnelle.

Tous les enfants accueillis sont de sexe masculin

La condition d’être accueilli est  que l’enfant ait quitté l’école pour la rue, a ajouté Mme Niyoyitungiye. Tous ces enfants et jeunes adultes sont de sexe masculin parce que ce sont eux qui  abandonnent leurs familles pour la rue. C’est un centre de transit qui dispense aux enfants un encadrement psycho-sociale durant six mois. Arrivés au centre, les enfants reçoivent une rééducation par un encadrement psychologique et le Cérès cherche des écoles pour les moins de 15 ans dans les  environs du centre. Les plus de 15 ans, reçoivent des formations dans des centres des métiers. Ils suivent des sections comme la mécanique automobile, la soudure, l’électricité, la plomberie, la couture et la menuiserie. Pendant ces six mois, le centre cherche  leurs familles respectives ou des familles tutrices pour enfants, ainsi que des écoles dans les environs de ces familles.
Elle a souligné qu’après six mois, le centre les retourne dans ces familles avec un kit social composé de matériels de cuisine, de nourriture, d’habits, et 100 000 FBu. Cette somme est utilisée pour lancer une activité génératrice de revenu  par la famille d’accueil de l’enfant afin de lui acheter ce dont il a besoin. Les jeunes adultes reçoivent après la formation un kit social et  un kit professionnel composé d’un matériel approprié au métier que chacun a poursuivi pour lui permettre de voler de ses propres ailes. En plus de ce kit, une somme  de 50 000 FBu leur est donnée. Elle les aidera à démarrer une activité.
Mme Niyoyitungiye a fait remarquer que le Cérès a une contrainte de faire un suivi post-réinsertion parce que son budget est maigre.

Ezéchiel Misigaro
    (Stagiaire)

 
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