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New generation> Témoignages des enfants de la rue

Ils ont réussi à s’en sortir

 

Les enfants pris en charge par l’organisation New generation menaient auparavant leur vie dans la rue. Certains ont réussi à s’en sortir grâce au soutien de cette organisation tandis que d’autres n’ont pas pu évoluer et sont toujours dans la rue. Les principales raisons qui les ont poussées à aller vivre dans la rue sont la guerre et la séparation des parents.

Le quotidien « Le Renouveau » a pu recueillir les témoignages de certains enfants qui aujourd’hui, mènent une vie normale et font leurs études.
Armel Mwizigirwa, un de ces enfants, a perdu ses parents à l’âge de cinq ans. C’est à ce moment qu’il est allé vivre dans la rue pendant deux ans. Son oncle l’a repris et l’a conduit à l’organisation New generation. «New generation m’a aidé à faire mes études et je les ai terminées. Je la remercie vivement pour tout ce qu’elle a fait pour moi ». a indiqué Mwizigirwa.

Les problèmes familiaux et la guerre, principales causes

Quant à Vianney Ndihokubwayo, âgé de 18 ans et originaire de la province Gitega, il a indiqué que sa famille s’est séparée à cause de la guerre car son père est mort à ce moment. Pour cela, sa mère les a amenés à Bujumbura. « Nous l’aidions à chercher de quoi mettre sous la dent. Ainsi, nous venions mendier en ville. Une fois en me rendant en ville pour faire la mendicité, j’ai rencontré un des membres de New generation et nous sommes entrés en contact avec cette organisation. Ainsi, cette organisation a accepté de me prendre en charge. Je vais terminer mes études cette année ». Vianney Ndihokubwayo remercie New generation pour son soutien et son apport pour les enfants de la rue.
David Ndikumana est devenu à cinq ans, enfant de la rue en 2005 lors de la séparation de ses parents. « Nous sommes partis, moi et mon frère (à 3 ans), vivre avec notre père. Malheureusement, il n’était pas en mesure de nous faire vivre et il a préféré nous abandonner ». En 2008, New generation œuvrant à Muyinga a demandé à tous les enfants de la rue de venir à son siège provincial pour y recevoir des informations à propos de cette organisation. « New generation m’a accueilli à bras ouverts pour y vivre et paie encore mes frais scolaires ». Pour Innocent Bigirimana, diverses raisons l’ont conduit à aller dans la rue entre autres les problèmes familiaux et la guerre. La vie de la rue lui était très difficile car il était encore enfant et n’avait rien. Il a rencontré un centre de New generation qui était situé au Palais des arts. « Il nous a aidé avec beaucoup d’autres enfants. Mais la majorité d’entre eux n’ont pas pu continuer avec nous, ils ont préféré leur vie d’avant. Je remercie cette organisation car j’ai terminé mes études mais malheureusement, d’autres n’ont pas pu en profiter et c’est regrettable ». Innocent Bigirimana est un des responsables des enfants qui se trouvent encore dans la rue. Il est toujours en contact avec eux et il les aide à chercher leur carte d’identité. Il est allé faire un stage à Cambridge en Angleterre, qui lui permet de s’occuper des enfants de la rue. Ces quatre enfants sont les athlètes qui sont allés représenter le Burundi aux Jeux olympiques pour enfants de la rue. New generation dispose à son bureau à Bujumbura, de 64 enfants qui étudient au primaire. Ils y sont nourris et logés.

Yvette Irambona

 

Cebulac> Projet Clac-Jac

Rendre les jeunes plus actifs au profit du développement communautaire

 

L’encadrement de la jeunesse s’avère une urgence pour pouvoir l’aider à se développer et orienter ses forces vers les activités productives au niveau local. Les Centres de lecture et d’animation culturelle (Clac) sont des lieux d’attraction pour la jeunesse en cours de scolarisation, celle avec ses différents niveaux de qualification et même celle non instruite.

 

DSC 0459Selon le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Jean-Bosco Hitimana, le projet Clac-Jac (Jeunes acteurs du changement) est un projet d’encadrement de la jeunesse qui consiste à initier un changement de mentalité pour que les jeunes puissent se sentir responsables du développement et redevables envers la patrie. Ainsi, « les clac doivent être moteurs du changement de mentalité à travers la lecture et les séances d’information et de formation à l’endroit de la jeunesse non instruite au moment de l’animation culturelle» a-t-il indiqué.
Ce projet va amener l’administration locale à participer financièrement dans cet encadrement en permettant de créer une structure dite « Jeunes acteurs de changement (Jac) au niveau local, chargés d’aider les autres à trouver des activités génératrices de revenus dans les domaines spécifiques à chaque commune.

Domaines choisis pour les Jac

Pour cela, une commune qui accepte de réserver au moins 2% des fonds destinés aux projets d’investissement communaux permettra d’encourager trois jeunes (Jac) dans les domaines d’infrastructures, de l’élevage et de l’entrepreneuriat. Pour M.Hitimana, ces trois domaines ont été choisis car ils immobilisent une grande masse de jeunes pour une grande productivité.
Les infrastructures sont représentées par les différentes constructions publiques et privées tandis que l’agriculture et l’élevage sont les principales activités qui mobilisent plus de 80% de la population. Pour le troisième volet de l’entrepreneuriat, il consistera à guider les jeunes dans leurs idées de générer les revenus au quotidien, de s’auto développer et de se mettre en association en créant de petites coopératives de développement ou des groupes de solidarité pour l’épargne et le crédit.
Les Jac seront chargés d’encadrer et de former les jeunes chacun dans son domaine précis pour permettre la création d’associations au niveau de toutes les collines de recensement.
Yvette Irambona

 

ZONE BUTERERE> Manque de moyens de transport en commun le matin Difficile de trouver un bus après 6h 30 minutes à Buterere

Difficile de trouver un bus après 6h 30 minutes à Buterere

 

Les habitants de la zone urbaine de Buterere se plaignent. Cette situation est due principalement au manque de moyens transports en commun qui s’observe le matin pendant les heures de se rendre au travail quotidien au centre-ville.

 

DSC 1349Une personne rencontrée sur place mercredi 16 mars 2016 en attente d’un bus a indiqué à la rédaction du quotidien Le Renouveau que les habitants de cette localité enregistrent des retards à leur service suite au manque de transports en commun. Il a dit qu’il vient de passer plus de 45 minutes en attente d’un bus mais en vain. « Pour trouver un bus le matin dans notre localité, on doit arriver à l’arrêt-bus avant 6h 30 minutes du matin », a-t-il expliqué. Après cette heure, certains préférent se rendre à pied au quartier Mutakura où ils peuvent trouver les bus facilement pour ne pas être en retard à leur travail. La situation est devenue de plus en plus grave après la mesure de la mairie de Bujumbura interdisant les taxis motos de fréquenter la commune Mukaza alors que ceux-ci avaient une grande importance pour les habitants de cette zone car, a-t-il déclaré, les bus n’y sont pas en abondance.
« La zone Buterere est éloignée de la capitale Bujumbura et les conducteurs des transports en commun ne viennent pas prendre les clients car les propriétaires de ces moyens de locomotion ont peur de la consommation d’une grande quantité de carburant », a indiqué une personne en attente d’un bus d’un bus. Quand ils arrivent à Mutakura, les bus trouvent beaucoup de clients et retournent directement en ville car le prix est le même. « La zone Buterere est très peuplée, le peu de bus qui s’y rendent ne peuvent pas satisfaire aux besoins en déplacement de cette population », a poursuivi notre source.
Les habitants de Buterere demandent au gouvernement de prendre des mesures nécessaires afin de faciliter le transport en commun dans cette localité. Le cas échéant, les bus de l’Otraco (Office de transport en commun) pourraient venir en aide le matin pendant les heures où les gens se rendent au travail moyennant payement d’un montant égal à celui qu’ils paient normalement ont-ils ajouté.

Thierry Rwamuyange (stagiaire)

 

SECURITE> Réunion du maire de la ville avec les partenaires de sécurité

Pour la mise en place effective des comités mixtes

 

Orienter la mise en place des comités mixtes de sécurité (CMS), tel est l’objectif de la réunion technique qui a été tenue par le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, pour rendre plus opérationnel ces structures avec comme arrière fond, la consolidation de la paix et de la sécurité dans la municipalité de Bujumbura.

 

DSC 3292Le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, a réuni le mercredi 16 mars 2016 tous les partenaires chargés de sécurité à savoir les élus locaux, l’administrateur de la commune Muha, les chefs de zone, les agents de l’ordre ainsi que les présidents des tribunaux de résidence. Il s’agit de la quadrilogie comme c’est conçu dans l’ordonnance conjointe portant cahier de charge des comités mixtes de sécurité humaine.
Selon lui, la sécurité au niveau de la municipalité de Bujumbura a été perturbée au cours de ces dix derniers mois. Les comités mixtes n’ont pas été actifs. Aujourd’hui, il a organisé une réunion technique qui a pour objectif d’orienter la mise en place de ces comités mixtes pour la paix et la sécurité effectives.
Les participants se sont entendus sur la manière dont ces comités seront mis en place, surtout les personnes qui doivent en être membres . Le delai d’une semaine a été donné à l’administrateur de la commune Muha, Daniel kabura, en vue de présenter le rapport constituant les membres des comités mixtes de son ressort. Et ce, pour la consolidation de la paix et de la sécurité qui sont déjà au stade très avancé.
Il a fait remarquer que les comités mixtes de sécurité existaient, mais qu’ils n’étaient pas opérationnels suite à la situation que l’on a traversée. La mise en place des comités mixtes de sécurité est une phase qui va permettre le démarrage économique dans tous les secteurs de la municipalité de Bujumbura.

Composition des CMS

Le consultant, Sylvestre Marora, a indiqué la manière dont ces comités doivent être constitués. C’est là qu’il a dit que ces comités sont constitués par des membres provenant de la communauté locale à tous les niveaux en tenant compte de la représentation multisectorielle, selon le genre et l’âge. Et d’après l’article 7 de l’ordonnance ministérielle susmentionnée, les CMS au niveau communal seront constitués par 2/3 des membres provenant de l’administration, de la police et la justice, et 1/3 de la population et autres partenaires de la société civile incluant les représentants des opérateurs sociaux et économiques locaux. Les jeunes et les femmes sont respectivement représentés à 40% et 30% de l’ensemble des membres du comité.
Selon l’article 9 de l’ordonnance, les membres provenant de la société civile sont élus parmi et par les représentants de toutes les organisations et/ ou associations établies dans la commune y compris les confessions religieuses et les médias, sous la supervision de l’administrateur communal ou son délégué.
Au niveau des zones, les membres des CMS sont variables mais doivent obligatoirement inclure le chef de zone, tous les chefs d’antennes de police affectés dans la zone, tous les chefs de collines, l’agronome zonal, le vétérinaire zonal, le titulaire du centre de santé le plus proche du bureau zonal, le juge du tribunal de résidence, la représentante du Forum des femmes et le représentant des jeunes.
Concernant la périodicité des réunions, ils se sont convenus qu’au niveau communal, une réunion statutaire par mois et au niveau des zones une réunion mensuelle seront tenues. Notons que cette même activité s’est poursuivie, peu après, dans les autres communes de la municipalité de Bujumbura à savoir Ntahangwa et Mukaza.
Masta Shabani

 
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