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MINISTERE DE L’AGRICULTURE> Séminaire de sensibilisation des utilisateurs de Country Stat

Un système d’informations statistiques en ligne sur l’alimentation et l’agriculture

 

DSC02624Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, en collaboration avec l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), a organisé, le 19 février 2015, un séminaire de sensibilisation des utilisateurs de Country Stat, un système d’information sur les statistiques nationales de l’agriculture et de l’alimentation.

 

Country Stat est un système d’informations statistiques en ligne sur l’alimentation et l’agriculture au niveau régional, national et local. Il fournit aux décideurs un guichet unique pour un accès simple et rapide aux statistiques à travers des domaines thématiques tels que la production, les prix, le commerce et la consommation, en favorisant l’analyse, l’élaboration et le suivi des politiques dans le but d’éradiquer l’extrême pauvreté et la faim dans le monde. L’objectif du projet Country Stat est d’assurer la durabilité du système par le renforcement des capacités d’un groupe d’experts régionaux et nationaux et de formateurs compétents, afin de fournir un soutien technique régulier aux institutions régionales et nationales.
Le projet Country Stat a été mis en place en 2012 par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage en collaboration avec la FAO.

ERIC MBAZUMUTIMA

 

LYCEE DE NGAGARA> Association bien-être

Un pas est déjà franchi

 

Après avoir constaté qu’ils sont nombreux, les enseignants du lycée de Ngagara ont pensé à créer une association dénommée «Bien». Elle vise le renforcement de la cohésion sociale sans discrimination aucune et occupe les enseignants pendant les week-ends.

 

100 4968Selon Raphaël Ndayirukiye, représentant légal de l’association « Bien-être » au lycée de Ngagara, certaines personnes pensent que les enseignants ne peuvent rien réaliser par manque de moyens financiers. Pour leur prouver le contraire, le personnel du lycée de Ngagara ont mis ensemble leurs forces en respectant la signification de l’adage français « L’Union fait la force ». Ils ont alors pensé à construire une salle de réception appelée « le miroir » en collaboration avec les autorités de l’école et les parents. Lors de la construction de cette salle, chaque enseignant contribuait à raison de 10 000 FBu. La salle appartient à l’école et le personnel avait la tâche de la décorer lors des fêtes. L’école garde les frais d’allocation et le personnel encaisse les frais issus du décor. Pour avoir des équipements nécessaires au décor, chacun effectuait une cotisation de 25 000 FBu, d’où le capital total de 1 500 000 FBu, a précisé M. Ndayirukiye. Au fur et à mesure qu’on gagnait de l’argent, ils achetaient le matériel nécessaire à cet effet. En août 2014, ils ont à décorer ailleurs où il y avait des fêtes. A présent, ils disposent d’un matériel d’une valeur de 20 000 000 FBu, a ajouté M. Ndayirukiye.

Projets d’avenir

L’association «Bien-être» possède des projets de grande envergure à réaliser dans l’avenir. Comme l’a révélé M Ndayirukiye, ils comptent ouvrir une école privée de référence. Cette école renfermera la section maternelle, l’école fondamentale et l’école secondaire mais la section secondaire reste à déterminer dans les jours à venir. En plus de cela, l’association «Bien-être» a déjà constaté qu’il existe des lacunes dans l’enseignement de l’anglais et du swahili dans les écoles fondamentales. C’est pour cette raison qu’ils comptent débuter la formation de renforcement des capacités dans les cours ci-hauts cités après les consultations qu’ils feront avec le ministère de l’enseignement de base et secondaire.

Martin Karabagega (stagiaire)

 

17 février 2015> Baisse du prix des carburants

Un ouf ! de soulagement pour la population

 

Le ministère du Commerce, de l’industrie, des postes et du tourisme vient de prendre la décision de revoir encore une fois à la baisse le prix des carburants. La nouvelle structure des prix des carburants est reprise dans un communiqué sorti le mardi 17 février 2015.

 

Dans différentes stations de la capitale Bujumbura que la rédaction du Renouveau a visitées le mercredi 18 février 2015, les prix à la pompe étaient conformes à ceux fixés par le ministère de tutelle. Ainsi, le prix de l’essence affiche une baisse de 170 FBu. Un litre d’essence qui était vendu à 2 050 FBu est ainsi vendu à 1 880FBu, un litre gasoil qui était à 2 050 FBu est vendu à 1 910 FBu et le pétrole qui était à 1 780 FBu passe à 1 620 FBu, soit une baisse de 160 FBu.

Les habitants de la capitale saluent cette mesure mais demandent qu’il en soit de même pour les autres produits

Les personnes que nous avons rencontrées à différentes stations d’essence de la ville de Bujumbura remercient le gouvernement d’avoir pris cette mesure visant à alléger le fardeau de la vie chère, ces derniers jours. A la station Engen de Musaga, un conducteur de bus assurant le transport vers l’intérieur du pays a confié à notre rédaction qu’il espère que son métier va être rentable. Dans un bus vers le centre-ville, Annonciatte Ndayirukiye salue la mesure de revoir encore une fois à la baisse le prix des carburants mais demande en même temps qu’il y ait des mesures d’accompagnement très visible sur le marché. Elle donne l’exemple du prix de transport en mairie de Bujumbura et vers l’intérieur du pays. Il s’agit également de certaines marchandises dont le prix avait été revu à la hausse consécutivement à la hausse des prix du carburant. L’exemple qu’elle donne c’est notamment le sucre, les produits de la Brarudi, et bien d’autres dont leur commercialisation implique le transport.
Un fonctionnaire qui a voulu gardé l’anonymat a fait savoir que sa voiture restait garé à la maison 4 jours sur 7. Mais, ajoute-t-il, avec cette baisse, sa voiture va lui servir de déplacement vers le service au moins quatre jours par semaine. Lui aussi demande que le ministère ayant le commerce dans ses attributions puisse faire en sorte que les prix des boissons de la Brarudi soient revus à la baisse. Etant donné qu’au moment où les prix de ces boissons ont été revus à la hausse, l’argument avancé était que le carburant ne cesse de monter.
Il y a peine un mois, le ministère ayant le Commerce dans ses attributions avait revu à la baisse les prix du sucre et de l’essence.

AMEDEE HABIMANA

 

 

MARCHE DE CHANGE> Le prix du dollar américain en hausse

Il varie entre 1 700 et 1 710 à l’achat

 

Il est observé ces derniers jours l’insuffisance de devises sur le marché de change à Bujumbura. Cela découle, selon le responsable des études et statistiques à la Banque de la république du Burundi (BRB), M. Niyonzima, d’une diminution des appuis extérieurs sous forme des dons, d’aides, de projets, d’appuis budgétaires et qui, par conséquent, alimentent à plus de 80% des devises que le Burundi utilise pour importer.

 

DSC 3279Par l’article. 2 de la loi N° 1/036 du 7 juillet 1993, la BRB, de par ses statuts, a pour mission fondamentale la définition et la mise en œuvre d'une politique monétaire et de change. A cette fin, elle assure le maintien de la stabilité monétaire et la poursuite d'une politique de crédit et du change propice au développement harmonieux de l'économie du pays.
Le tableau suivant montre le taux de change tel qu’il est affiché par la BRB, le mercredi 18 février 2015. Celui-ci devrait alors être suivi par toutes les autres banques commerciales pour cette journée.

Taux de change du jour

Monnaie   Acheteur     Vendeur

Dollar USA 1542.124    1567.00

Euro          1758.638    1787.00

DTS           2184.464    2219.70

En passant par certains bureaux de changes de la ville de Bujumbura, la rédaction du quotidien Le Renouveau, s’est entretenue, à ce propos, avec les changeurs. Ces derniers ont révélé que normalement ce qui est affiché ne pas du tout respecter car, même si la BRB transmet le cours de change actuel aux autres banques, elle n’offre pas les devises aux contractants qui sont les banques commerciales et les autres.
Les particuliers œuvrant dans le secteur de change cherchent à tout prix là où ils peuvent s’approvisionner en dollars. Et d’ajouter que le prix d’1 dollar américain peut s’acheter entre 1 700FBu et 1 710FBu selon sa disponibilité, ont ajouté les changeurs.

Les exportations sont faibles

Pour Audace Niyonzima, l’insuffisance des devises sur le marché est due essentiellement aux exportations qui sont faibles par rapport aux importations. Dans ce cas, a-t-il dit, les devises qui devaient provenir des exportations couvrent des parts très petites. Cela pousse le pays à dépendre des ressources instables qui sont les appuis extérieurs sous forme de dons, aides ou d’autres appuis budgétaires, fait savoir M. Niyonzima. Il a alors expliqué que la diminution des appuis extérieurs influence directement le niveau bas des devises sur le marché, avant d’aviser que pour l’instant, la BRB ne dispose pas encore de données exactes qui montrent qu’il y a diminution de ces appuis extérieurs.
Cette situation qui varie de temps en temps et qu’on ne peut pas contrôler ou maîtriser cause des impacts sur la vie socio-économique de la population en général. Audace Niyonzima a indiqué que les prix des produits importés vont en augmentant et que cette situation empire la vie de la majorité de la population burundaise qui a un pouvoir d’achat faible.
ROSINE MUGISHA

 
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