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FOYER DE LA CHARITE DE BUJUMBURA> Semaine Saint Valentin

Pour parler de la beauté de la famille

 

Les enseignements de la semaine Saint Valentin de cette année sont principalement centrés sur la famille. Cette dernière est importante dans la vie de l’Homme, de la société et de l’église.

 

« Pour cette année, le thème de référence dédié aux enseignements de la semaine Saint Valentin est libellé comme suit : « L’avenir du monde et de l’Eglise passe par la famille », a informé abbé Félix Fupi, le chargé du service de pastorale familiale dans l’archidiocèse de Bujumbura et qui est l’un des organisateurs de la semaine Saint Valentin. « Avec ce thème, indique- t-il, nous voulons parler de la beauté de la famille, de son importance surtout dans la vie de la personne, de la société et celle de l’église. Nous avons voulu aussi attirer l’attention des gens sur les menaces intérieures et extérieures à la famille ». Selon l’abbé Fupi, il faut que les gens apprennent à aimer et à construire leurs familles. Car, explique-t-il, la famille est un lieu où chaque personne devrait se sentir aimée. La famille est considérée comme un lieu de repos, un lieu où l’on naît et vieillit. Abbé Fupi souligne que la famille est également importante dans la vie du pays puisque bien portante, elle est considérée comme un thermomètre de la situation dans un pays ou dans une communauté. Il y a aussi l’aspect ecclésial et théologal que la famille est l’église domestique. « Si nous voulons bâtir l’église de demain, nous devons bâtir les familles chrétiennes », a-t-il martelé.

Les menaces intérieures et extérieures à la famille

Concernant les menaces intérieures qui guettent les familles, le chargé du service de la pastorale familiale a donné l’exemple des vieilles habitudes comme la sorcellerie qui reste toujours pratiquée dans la société burundaise. Cette pratique indigne menace la sécurité des familles puisque dans sa mise en œuvre, il s’observe directement des climats de mésentente, de suspicion entre les membres d’une même famille. De plus, précise abbé Fupi, la femme n’est pas respectée à grande échelle dans notre tradition. Elle n’a pas toute sa place dans le foyer tel que la parole de Dieu nous l’indique. Normalement, l’église enseigne que l’homme et la femme sont égaux en dignité. Ils sont créés différents pour se compléter dans le respect mutuel. « Pour cela, nous avons voulu enseigner aux gens, et plus spécialement aux hommes, la place de la femme dans la famille. Aussi, enseigner aux femmes la place de l’homme dans le foyer puisqu’actuellement avec la politique d’émancipation de la femme, cette dernière a tendance à renier l’importance de l’homme au sein de la famille », a expliqué abbé Félix Fupi. Quant aux menaces provenant de l’extérieur, il a mentionné la nouvelle éthique mondiale. Il s’agit d’une nouvelle culture qu’on veut imposer partout. Cette culture provient des pays occidentaux.

Promettre au Seigneur la chasteté et la fidélité

Concernant le programme des deux derniers jours, les vendredi 13 et samedi 14 février, le chargé du service de la pastorale familiale dans l’archidiocèse de Bujumbura a fait savoir que vendredi à partir de 15h, ce sont les jeunes adolescents qui seront formés et informés sur les menaces voire les pièges en rapport avec l’amour. C’est pour éviter le dérapage en pretextant qu’ils sont en train de vivre l’amour. Les enseignements vont être centrés sur la vertu de la chasteté qui devrait normalement caractériser chaque chrétien. A partir de 18h du même jour, ce sera le moment opportun pour les couples et les fiancés qui se préparent au mariage et qui ont déjà sorti des cartes d’invitation. Ceux-ci seront instruits sur le rôle de l’homme et de la femme dans l’éducation sexuelle de l’enfant. « Ici, nous allons toucher beaucoup plus sur les conséquences des comportements des conjoints, mari et épouse, en faveur des enfants qui naissent en se bornant à l’éducation sexuelle », a renchéri abbé Fupi avant d’ajouter que le samedi 14 février, ce sera la veillée pour la Saint Valentin. Dans le programme de cette soirée, il y aura un enseignement qui sera focalisé sur le combat à mener pour sauver les familles tout en promettant au Seigneur la chasteté et la fidélité.

ESPERANCE NDAYIKENGURUTSE

 

MODE> Vente-exposition

Boutique de la mode spécial Saint Valentin

 

Cinq stylistes, à savoir Davy K, Kapris, La nomade et Le reflet, dont trois Burundais, une Ivoirienne, et un Franco-malien, organisent, du 11 au 14 février 2015, une exposition-vente intitulée « Boutique-mode », au restaurant Hacienda. L’objectif de cet événement est de faire connaître le travail de ces artistes au grand public, ainsi que de montrer qu’ils existent et qu’ils ont besoin de soutien.

 

DSC07713Dans l’optique de faire connaître le travail des artistes au grand public, les organisateurs de l’exposition-vente ont préféré exposer tous leurs articles dans un endroit où l’entrée sera gratuite et auquel tout le monde aura accès.
Selon Davy K, un des organisateurs, cet événement n’a pas été facile à organiser. Il espère que, s’il y avait des moyens prévus par le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture pour appuyer ce genre d’initiatives, ce serait très encourageant et très constructif. En effet, explique-t-il, l’habillement constitue l’essentiel de la culture d’un pays. Il a aussi indiqué que les artistes ont besoin de sponsors qui les soutiennent moralement et matériellement étant donné que cet événement a été organisé par leurs propres moyens. Ils espèrent qu’au fur et à mesure qu’ils feront d’autres éditions, la situation ira s’améliorant.

De nombreuses attentes
Selon Dasy K., les exposants aimeraient vendre le maximum d’articles sur lesquels ils ont travaillé pendant des semaines pour pouvoir les présenter au grand public. Il faudrait aussi que la population burundaise ainsi que le gouvernement sachent que les stylistes et les créateurs de mode existent, a indiqué Mme Kapris.
Les cinq stylistes invitent le public à acheter massivement des cadeaux. Après cet événement, ils aimeraient que les gens continuent à soutenir la mode en achetant ce qui se fait au Burundi. Aux investisseurs, ils demandent d’y investir car ils ont le talent mais manquent les moyens pour pouvoir faire des marques qui peuvent être distribuées partout dans le pays et même à l’étranger.
CHANELLE IRABARUTA (Stagiaire)

 

Antennes de téléphonie mobile> Contestée par la population

Les compagnies de téléphonie mobile ont les autorisations du gouvernement

 

Dans quelques quartiers de la ville de Bujumbura où la société Vietel est en train d’installer ses antennes, la population les conteste jugeant qu’elles sont nuisibles à la santé humaine. Les autorités burundaises tranquillisent et soutiennent la continuité des travaux.

 

DSC02933Ces derniers temps, les médias ont fait écho des gens qui ont manifesté leur mécontentement face à l’installation des antennes de certaines sociétés de téléphonie mobile, en l’occurrence la société Vietel. Celle-ci installe ses antennes tout près des écoles primaires ou des paroisses. En commune urbaine de Kinindo, la population qui a fait une marche manifestation pour que l’antenne déjà installée soit enlevée.
Dans la commune urbaine de Gihosha, à l’école primaire La Clairière, une antenne a également été installée.
La population a exigé l’arrêt des travaux. Les raisons avancées par ces différents groupes est que ces antennes libèrent des ondes nuisibles à la santé.

L’administrateur communal n’a pas les prérogatives de s’y opposer

L’admistrateur de la commune urbaine de Gihosha, Vianney Rukanura a indiqué que la société Vietel, comme les autres sociétés de téléphonie mobile, a reçu de la part du gouvernement, les autorisations de fixation-installation de leurs antennes.
Pour le moment, l’administration communale n’a pas les prérogatives de suspendre ou d’arreter les activités qui sont autorisées par le gouvernement.
Il indique que pour sa commune, l’administrateur, tant comme les autres responsables à la base, aime sa population. Quand ses réclamations sont fondées, il doit les soutenir. Mais, pour le cas précis des antennes Vietel, Vianney Rukanura indique qu’il a reçu une correspondance signée par la ministre de la Santé publique et celui de l’Intérieur qui tranquillise parce qu’elle précise que ces antennes ne sont pas nuisibles à la santé.

« S’adresser d’abord à l’administration locale »

Vianney Rukanura invite la population à faire attention avant de faire des revendications, et de s’adresser à l’administration locale en cas de besoin. Sinon, les actes de violence envers ces sociétés de téléphonie mobile seront sanctionnés conformément à la loi.

Floride Ndakoraniwe

 

 

 

VILLAGE D’ENFANTS SOS> Enfants orphelins

Préparer l’avenir des enfants vulnérables

 

Le Village d’enfants SOS est une association humanitaire qui a été créée à Imst en Autriche en 1949 par Hermann Gneiner. Ce dernier s’était engagé à aider les plus démunis des enfants qui avaient perdu leur foyer, leur sécurité et leur famille au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Au Burundi, le village d’enfants SOS a été ouvert en 1979 à Gitega.

 

DSCF8134Liliane Habonimana, chargée de la communication au Village d’Enfants SOS du Burundi qui s’est entretenue avec le quotidien Le Renouveau a dit que ce village a pour but d’offrir à des frères et sœurs vulnérables un cadre de vie familiale affectif et éducatif durable et indispensable à leur développement. Mme Habonimana a souligné que les enfants qui sont à leur charge sont considérés comme tous les autres enfants éduqués dans leurs familles naturelles. Pour bien préparer l’avenir des enfants, le village préconise le plan de développement pour chaque enfant. Les enfants grandissent tout en sachant qu’ils devront sortir du village pour laisser place à leurs petits frères et petites sœurs. Ce qui vient en premier lieu à l’éducation des enfants du Village d’enfants SOS, c’est l’école, les frais de scolarité étant payés par le village. A la fin de l’école primaire, les enfants deviennent des jeunes et vont continuer leur vie dans les foyers où ils commencent à être autonomes. A ce stade, ce sont les jeunes qui assurent la gestion dans leur foyer, mais toujours sous l’encadrement du village. Tout cela, c’est dans la perspective d’aider les enfants à préparer leur avenir. Le village aide aussi ceux qui ne parviennent pas à continuer les études à créer des activités génératrices de revenu comme la menuiserie et le petit commerce.

Réunification des enfants dans leurs familles de référence

Mme Habonimana a fait savoir au quotidien Le Renouveau qu’à vingt-trois ans, ceux qui ont la chance de continuer les études restent toujours sous la charge du village et ceux qui ont abandonné les études doivent aller continuer leur vie dans leur famille de référence, toujours aussi sous le suivi du village.
Armel Ninziza et Bélise Mwiseneza, élèves au lycée SOS de Bujumbura et vivant dans le Village d’enfants SOS saluent les activités de ce dernier et demandent à leurs camarades de fournir des efforts pour bien préparer leur avenir.
Jean Bosco Nduwayezu
(stagiaire)

 
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