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Lutte associée> Etat des lieux

Elle se porte bien

 

La lutte associée est un sport qui est en train d’évoluer car il s’est déjà implanté dans certaines provinces du pays. Sa situation est généralement bonne, et les lutteurs burundais ont déjà participé dans plusieurs compétitions internationales. Mais, les problèmes ne manquent pas.

 

DSC 0381D’après Elie Nibizi, secrétaire général de la Fédération burundaise de lutte associée, la lutte burundaise s’est déjà installée dans les différentes provinces du pays comme Ruyigi, Bururi, Gitega, Muramvya, Bujumbura rural, Bujumbura-Mairie et Bubanza. Parmi les dix lutteurs proposés pour participer au Championnat d’Afrique qui va se dérouler en Egypte le mois prochain, il y a une fille originaire de la province de Bururi et un garçon en provenance de Cibitoke.
Pour lui, la lutte se porte bien car, du fait d’avoir pu implanter cette discipline en moins de quatre ans dans les différentes provinces citées ci-haut, « on peut se féliciter. » « Mais, nous avons l’ambition de vulgariser ce sport sur tout le territoire national. En effet, il s’agit d’un sport qui a caractérisé l’histoire du Burundi parce que la lutte était traditionnellement appliquée. Il a évolué. Toutefois, il s’avère nécessaire de le faire pratiquer dans tout le pays », note-t-il.

Problèmes de moyens financiers, manque d’équipements et d’entraîneurs

La lutte associée au Burundi se heurte aux différentes difficultés se résumant en trois points, à savoir les moyens financiers, les équipements et le manque d’entraîneurs qualifiés.
D’abord, la lutte se pratique normalement sur un tapis spécifique à ce sport. Mais, au Burundi comme dans d’autres pays qui n’ont pas encore connu une évolution, ou ne dispose pas de tapis de lutte. « Nous utilisons parfois le tapis de judo », a déploré M.Nibizi. Egalement, la lutte se pratique avec des souliers et pas n’importe lesquels ainsi que des maillots appropriés. « On n’en a pas beaucoup, surtout les souliers en cuir qui montent un peu pour couvrir la cheville », a-t-il poursuivi.
Ensuite, les moyens financiers font défaut. A ce sujet, Elie Nibizi a indiqué que le ministère en charge des sports ne les soutient pas comme il faut. Aussi, les sponsors manquent car, explique-t-il, « en frappant la porte à gauche à droite, on ne reçoit pas de réponse mais, également, certains sports sont plus privilégiés que d’autres, notamment le football, le basketball ». L’autre problème soulevé est le manque de techniciens qualifiés. «Nous n’avons pas d’entraîneurs d’un haut niveau pour pouvoir exercer ce métier ».
La lutte associée comprend quatre sortes de luttes à savoir la lutte traditionnelle, la lutte olympique, la lutte gréco-romaine et la lutte féminine. La fédération burundaise de lutte associée pratique les luttes olympique, féminine et traditionnelle.
Yvette Irambona

 

FEDERATION DE JUDO DU BURUNDI> Lancement du Championnat d’Afrique, junior et cadet 2015

Vingt-quatre pays et plus de trois cents athlètes sont attendus au Burundi

 

Le Burundi va prochainement abriter, le championnat d’Afrique de judo junior et cadet. Le lancement officiel de cet événement a été donné le jeudi 23 avril 2015 par le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Adolphe Rukenkanya. Ce dernier a invité tout celui qui peut donner un appui, particulièrement les opérateurs économiques, de se joindre à la fédération burundaise de judo.

 

DSC 1163Dans son discours, Adolphe Rukenkanya a rendu hommage à la Fédération burundaise de judo car, a-t-il dit, le Burundi aura le mérite d’être le premier pays d’Afrique centrale à accueillir ce grand événement sportif continental de judo. « Le déroulement de ce championnat est une première pour le Burundi, toutes disciplines confondues et constitue un signe de confiance et un honneur pour le Burundi ». Il a exhorté toutes les parties prenantes et partenaires d’appuyer la fédération de judo pour que ce championnat puisse être un succès pour le Burundi. En ce qui concerne son ministère, il a promis d’appuyer de la façon la plus consistante cet événement selon les moyens mais aussi d’informer les hautes autorités du pays pour que chacun puisse apporter sa contribution.
Le ministre de la Jeunesse des sports et de la culture a saisi l’opportunité pour encourager le comité d’organisation à travailler d’arrache-pied afin que cet événement soit une véritable réussite ainsi que la direction technique pour que le Burundi, qui est le pays hôte, puisse remporter le plus de médailles possibles.

Un comité d’organisation mixte est déjà à pied d’œuvre

Selon Valéry Manirakiza, président de la Fédération burundaise de judo, l’idée d’organiser ce championnat d’Afrique est avant tout sportive : faire participer beaucoup d’athlètes et donner beaucoup de chances de médailles au Burundi. Elle est aussi économique, a-t-il dit, car cet événement va rapporter des devises au pays car toutes les délégations vont se prendre en charge pour ce qui est de l’hébergement et de la restauration.
La vision de la Fédération burundaise de judo, a indiqué Valéry Manirakiza, est en train de s’accomplir : celle de voir les jeunes burundais s’exprimer par le sport et à travers le sport. A trois mois de cet événement, il remercie le gouvernement du Burundi, à travers le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, de son appui.

Le palmarès des judokas burundais est très encourageant

Valéry Manirakiza a, par ailleurs, présenté aux différentes personnalités présentes dans la salle et aux organes de presse le palmarès des judokas burundais qu’il a estimé très encourageant.
Au niveau de l’Afrique de l’Est (Zone V), le Burundi détient le titre de champion de 2010 à nos jours. En 2014, les médailles récoltées sont au nombre de seize (6 en or, 5 en argent et 5 en bronze). En 2015, le Burundi a gagné douze médailles (5 en or, 3 en argent et 4 en bronze).
Au niveau continental, le Burundi a gagné la médaille d’or en 2014, dans la catégorie des moins de 48 kg par Signoline Kanyamuneza, lors du tournoi international de Ndjamena. La même année, Signoline Kanyamuneza a remporté la médaille de bronze au cours des championnats d’Afrique cadets et juniors.
Au niveau mondial, Odette Ntahomvukiye a participé aux Jeux olympiques de Londres, dans la catégorie des plus de 78 kg. C’est un élément de valeur pour la Fédération burundaise de judo d’avoir un athlète qui a participé aux Jeux olympiques.
Kazadi Mwilambwe

 

MINISTERE DE LA JEUNESSE>Transmission d’un message de pacification au personnel

Sans la paix, rien n’est possible

 

Le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Adolphe Rukenkanya, a transmis le mercredi 22 avril 2015 un message de pacification à l’intention de tout le personnel sous sa gouverne. Il a fait savoir que sans la paix, rien n’est possible.

 

DSC 1143Depuis une semaine, a informé M. Rukenkanya, le gouvernement a pris l’initiative de transmettre à la population burundaise un message de pacification à travers tout le pays. C’est dans ce sens qu’il se doit de transmettre ce message au personnel du ministère de la Jeunesse, a-t-il ajouté. Le nombre d’employés présents étaient autour de trois cents personnes et ont appris que sans la paix, rien n’est possible. Le ministre leur a donné des salutations de paix car cette paix a été établie et soutenue grâce à la population. Il leur a souhaité la paix dans leurs familles, communes et provinces.
M. Rukenkanya a fait savoir que renforcer la paix est une préoccupation du gouvernement et de la population. Mais, cela n’empêche qu’il y a ceux qui ne veulent pas de paix; qui diffusent des rumeurs qui font peur à une partie de la population et qui la font fuir. Certains médias propagent des rumeurs, a-t-il affirmé. Il a donné l’exemple des provinces de Kirundo, Muyinga et Kayanza où une partie de la population a fui vers le Rwanda. Ce sont des rumeurs qui ont toujours marqué la veille des élections. Il a souligné que ceux qui diffusent des rumeurs sont ceux qui ont l’intention de perturber le bon déroulement des élections. Il a tranquillisé les travailleurs en leur disant que les forces de l’ordre et les administratifs sont vigilants contre quiconqué troublerait la paix. Il en a été le cas des rumeurs à la veille des élections de 2010 où on disait qu’il y avait la distribution d’armes, des piqûres avec des seringues et des gens qui enlevaient les dents aux personnes. Mais cela n’a pas été prouvé, a-t-il martelé.
M. Rukenkanya a souhaité que ceux qui seront appréhendés en train de troubler l’ordre public soient punis immédiatement. Concernant la candidature du président à l’électorat de 2015, M. Rukenkanya a fait savoir que la cour constitutionnelle va résoudre cette question. Que ceux qui ont fui le pays à cause des rumeurs de ceux qui ne soutiennent pas le bon déroulement des élections reviennent parce qu’il n’y a pas de danger.
M. Rukenkanya a rappelé que dans les médias y passent beaucoup d’informations, y compris des rumeurs. Si la population a des ambigüités sur une telle ou telle autre information, qu’elle demande des éclaircissements aux autorités locales.

Ezéchiel Misigaro

 

ART ET CULTURE > Promotion des activités culturelles

Des taxes de l’OBR en seraient un blocage

 

Des avancées significatives en matière de protection des artistes et de la promotion de l’activité culturelle ont été enregistrées ces dernières années au Burundi. Il s’agit notamment de l’adoption de la loi portant protection de la propriété intellectuelle. Toutefois, des interrogations persistent en ce qui concerne la protection effective des œuvres et les taxes exigées par l’Office burundais des recettes (OBR) lors des activités promotionnelles.

 

La mise en place de la loi portant protection des droits d’auteur et des droits voisins et des ses textes d’application, ainsi que l’adhésion du Burundi aux traités de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) contribuent à l’activité artistique. En effet, grâce à ces textes, les artistes bénéficieront de la protection nationale et internationale de leurs productions.
Les taxes versées à l’Office burundais des recettes lors des activités promotionnelles notamment au lancement d’un album de chansons ou d’un film freinent les efforts fournis par le gouvernement en faveur des artistes. Cette question a été évoqué a l’Assemblée nationale lors de l’analyse et adoptions des traités susmentionnés. Le cas évoqué s’est produit lors du lancement d’un film sur le tambour du Burundi au centre culturel américain où les agents de l’OBR ont demandé le paiement des taxes. Ramadhani Karenga, parlementaire qui a assisté à cet événement culturel a demandé si les producteurs sont informés quand et combien ils doivent payer.

Pour jouir de la protection des textes régissant le domaine

Selon M.Karenga, il faut que les réalisateurs de film et ceux qui veulent faire des exposition-photos soient informés sur ces modalités pour jouir de la protection des textes régissant le domaine. Le ministre ayant le commerce dans ses attributions a expliqué que les textes d’application de la loi portant protection des droits d’auteur et des droits voisins prévoient seulement les frais que les utilisateurs des œuvres d’art protégés notamment les médias, doivent payer en contre partie. Le ministre est d’avis que celui qui veut montrer gratuitement sa production ne devrait pas payer à l’OBR sauf si l’office peut prouver que cette activité a des fins publicitaires.
Grâce-Divine Gahimbare

 
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