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ASSEMBLEE NATIONALE> Séance plénière

Deux projets de loi, dont celui portant création de la province de Rumonge, adoptés

 

Les députés se sont réunis en séance plénière, le mercredi 25 février 2015. Ils ont analysé et adopté le projet de loi en rapport avec la coopération entre le Burundi et le Maroc et celui portant création de la province de Rumonge et délimitation des provinces de Bururi, Bujumbura et Rumonge.

 

DSC 0009Concernant le projet de loi portant accord cadre de coopération entre le gouvernement de la République du Burundi et le gouvernement du royaume du Maroc, Laurent Kavakure, ministre ayant la coopération dans ses attributions a fait savoir que ce projet a été motivé par le fait que les deux pays nouent de bonnes relations.
Il a fait savoir que la coopération entre le Burundi et le Maroc est dynamique car elle se caractérise par les échanges, notamment scientifiques et culturelles.
M.Kavakure a par la suite rassuré les députés qu’il existe même d’autres faits concrets qui renforcent et solidifient ces relations. En guise d’exemple, il a indiqué que chaque année, le Maroc accorde des bourses d’études aux jeunes Burundais. Depuis environs trois ans, a-t-il ajouté, le Maroc appuie le gouvernement Burundais dans sa politique de la reconstruction du pays à travers les travaux de développement communautaire en lui donnant des tôles, du ciment et des fers à béton. Les deux pays s’appuient aussi au niveau multilatéral quand il y a des questions qui les rassemblent.
Il a également rassuré que cette coopération ne nuira en rien les relations que le Burundi entretient avec d’autres pays comme l’Algérie qui n’est pas en bons termes avec le Maroc. Ledit projet de loi a été adopté à l’unanimité.

Rumonge, dix-huitième province du Burundi

Le second projet de loi portait sur la création de la province de Rumonge et la délimitation des provinces de Bururi, Bujumbura et Rumonge.
Selon Edouard Nduwimana, par la création de la province de Rumonge, le gouvernement a voulu donner une réponse favorable à la demande de la population de cette localité, qui était longtemps attendue, depuis plus d’une vingtaine d’année.
Il a également souligné qu’en plus d’alléger le fardeau de la population de parcourir de longues distances vers le chef-lieu de leur province, la création de cette nouvelle entité provinciale permettra la coordination, le suivi des activités économiques qui s’y déroulent, l’encadrement de la population, mais également, aidera cette dernière à bénéficier pleinement des services offerts par l’État.
A propos des inquiétudes des députés pour qui la création de cette province aurait des liens avec les prochaines élections, il a fait savoir que ledit projet n’a aucune relation avec les élections.
M.Nduwimana aussi révélé que cette nouvelle province aura une population avoisinant 400 000 habitants venant des communes Rumonge, Buyengero, Burambi, Muhuta et Bugarama qui feront partie de cette nouvelle province.
Ce projet de loi a été adopté par 93 députés sur 96 tandis que trois se sont abstenus.
Bénigne Gahimbare

 

 

CHINE> Rapport du Gouvernement présenté le 5 mars 2019 à la deuxième session de la XIIIe Assemblée populaire nationale par Li Keqianq, Premier ministre du Conseil des Affaires d’Etat

I. Bilan du travail accompli I. Bilan du travail accompli en 2018

L’année 2018 a amorcé la traduction dans les faits de l’esprit du XIXe Congrès du Parti et est la première année du mandat du Gouvernement actuel. Confrontés à une situation complexe et difficile sur les plans intérieur et extérieur, comme on en a rarement connu depuis de nombreuses années, nous avons vu notre économie subir de nouvelles pressions à la baisse. Cependant, notre peuple multiethnique, sous la ferme direction du Comité central du Parti rassemblé autour du camarade Xi Jinping et guidé par la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, est vaillamment allé de l’avant en surmontant toutes sortes de difficultés, a réussi à réaliser les principaux objectifs du développement économique et social prévus pour 2018, et fait de nouveaux progrès importants dans ses efforts pour parachever l’édification intégrale de la société de moyenne aisance.L’activité économique  chinoise s’est maintenue dans une  fourchette raisonnable. Le PIB a connu  une croissance de 6,6 %  pour dépasser 90 000 milliards de yuans. La croissance économique est alignée sur les indices quantitatifs en matière de consommation d’électricité et de volume du transport de marchandises. La hausse des prix à la consommation des ménages a été de 2,1 % ; l’équilibre global de la balance des paiements internationaux a été maintenu ; 13,61 millions de nouveaux emplois ont été créés dans les agglomérations urbaines, tandis que le taux de chômage au sens du recensement de la population a été maintenu à un niveau relativement bas de 5 % environ. Un pays en voie de développement comme le nôtre, qui compte près de 1,4 milliard d’habitants, a réalisé le quasi-plein emploi.Nous avons célébré les 40 ans de la politique de réforme et d’ouverture, dressé un bilan pénétrant des grandes réalisations et des précieuses expériences de celle-ci, et réaffirmé solennellement notre ferme détermination à la mener jusqu’au bout, ce qui a énormément encouragé notre peuple multiethnique à poursuivre sa lutte pour réaliser de nouveaux exploits historiques.Durant l’année 2018, notre diplomatie de grande nation à la chinoise a connu des résultats inédits. Appliquant notre « diplomatie à domicile», nous avons organisé avec succès la conférence annuelle du Forum asiatique de Boao, le Sommet de Qingdao de l’Organisation de coopération de Shanghai et le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine. Le président Xi Jinping et d’autres dirigeants de l’Etat ont fait des visites à l’étranger et participé à des activités internationales importantes, notamment, la réunion non officielle des dirigeants des pays de l’APEC, le Sommet du G20, la rencontre des dirigeants des pays BRICS, le Sommet Asie-Europe, et les conférences des chefs d’Etat sur la coopération en Asie de l’Est. Nous avons maintenu la stabilité de nos relations avec les principales grandes puissances, développé sur tous les plans nos rapports avec nos voisins et rendu plus solides nos liens de solidarité et de coopération avec le reste des pays en voie de développement. Nous avons œuvré à la mise en place d’un nouveau modèle de relations internationales et à l’instauration de la communauté de destin pour l’humanité. Nous avons défendu fermement la souveraineté, la sécurité et les intérêts de la Chine en matière de développement. Notre diplomatie économique et nos échanges socioculturels avec l’étranger ont donné des fruits abondants. La Chine tient à promouvoir la paix mondiale et le développement planétaire, et elle a apporté une contribution remarquable aux yeux du monde entier.

II. Exigences générales et oriantations politiques du développement social et économique de 2019

L’année 2019 est non seulement une année décisive pour mener à bon terme l’édification intégrale de la société de moyenne aisance et réaliser l’objectif du premier centenaire [ Il s’agit d’achever pour le centenaire du Parti communiste chinois l’édification intégrale de la société de moyenne aisance. — N.D.T.], mais aussi l’année du 70e anniversaire de la fondation de la Chine nouvelle. Pour mener à bien les tâches du Gouvernement, il nous faut, sous la ferme direction du Comité central du Parti rassemblé autour du camarade Xi Jinping, en nous attachant à sa pensée sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, et en suivant le principe général dit « aller de l’avant à pas assurés », appliquer l’esprit du XIXe Congrès et des 2e et 3e plénums du Comité central issus de ce congrès, et faire progresser de façon synergique les dispositions d’ensemble dites « Plan global en cinq axes » [ Il s’agit du développement sur les plans économique, politique, culturel, social et écologique. — N.D.T.] et les dispositions stratégiques des « Quatre intégralités »[ Il s’agit de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance, de l’approfondissement intégral de la réforme, de la promotion intégrale de la gouvernance de l’Etat en vertu de la loi et de l’application intégrale d’une discipline rigoureuse dans les rangs du Parti. — N.D.T.]. Il nous faut maintenir la nouvelle vision de développement, promouvoir le développement centré sur la qualité, prendre pour fil conducteur la réforme structurelle du côté de l’offre, approfondir la réforme orientée vers le marché, élargir l’ouverture de haut niveau, accélérer l’édification d’un système économique moderne, mener à bien les trois grandes batailles, redynamiser les acteurs microéconomiques, renouveler et améliorer le contrôle macroéconomique. Il nous faut aussi réaliser de façon coordonnée la poursuite d’une croissance régulière, la bonne marche de la réforme, la restructuration économique, l’amélioration du niveau de vie de la population, la prévention des risques et le maintien  de la stabilité sociale ; maintenir  l’activité économique dans des marges raisonnables ; stabiliser davantage la situation en ce qui concerne l’emploi, la finance, le commerce extérieur, les capitaux étrangers, les investissements et les anticipations ; renforcer la confiance des acteurs du marché et augmenter le sentiment de satisfaction, de bonheur et de sécurité du peuple ; et enfin, assurer le développement sain et durable de l’économie ainsi que la stabilité générale de la société. Si nous réussissons dans cette entreprise, nous aurons contribué de manière décisive à l’édification intégrale de la société de moyenne aisance et pourrons saluer par une riche moisson de résultats le grand événement du 70e anniversaire de la République populaire de Chine.

III.  Tâches du travail gouvernemental pour 2019

Cette année, les tâches s’annoncent lourdes, les défis nombreux et les exigences élevées pour le développement social et économique. Nous devons mener à bien nos différentes tâches en ne perdant pas de vue nos priorités et nos maillons clés.
1) Continuer à renouveler et perfectionner le contrôle macroéconomique, garantir le fonctionnement de l’économie dans une fourchette raisonnable. Nous devons, tout en nous guidant sur les idées et les moyens de réforme dans le respect des règles du marché, résoudre les problèmes difficiles qui entravent le développement, mettre pleinement en valeur la régulation anticyclique des politiques macroéconomiques, multiplier et appliquer avec souplesse les instruments tels que les politiques budgétaire et monétaire, ainsi que celle de l’emploi, et rendre les contrôles plus anticipateurs, plus pertinents et plus efficaces, afin de créer des conditions favorables à une évolution stable de l’économie.
2) Stimuler le dynamisme des acteurs du marché et améliorer l’environnement des affaires. On compte en Chine plus de 100 millions d’acteurs du marché, et leurs rangs ne cessent de grossir. Conserver et élever le dynamisme des agents économiques est une mesure essentielle pour favoriser la croissance régulière de l’économie. Nous devons approfondir la réforme visant à promouvoir la décentralisation et la simplification administratives, à concilier le contrôle et le laissez-faire et à améliorer la prestation de services ; diminuer les charges réglementaires et administratives ; et faire un gros effort pour mettre en place un environnement favorable au développement.
3) Guider le développement par l’innovation et développer les nouveaux moteurs de développement. Comptant sur l’immense réserve de travailleurs et de talents de notre pays ainsi que sur son énorme marché, nous chercherons à réformer et renouveler les mécanismes de R&D et d’applications industrielles, à cultiver l’esprit professionnel, et à favoriser le remplacement des moteurs de croissance classiques par de nouveaux.
4) Bâtir un solide marché intérieur pour libérer le potentiel de la demande intérieure. Il importe de faire pleinement jouer un rôle fondamental à la consommation et un rôle essentiel à l’investissement, et de stabiliser la demande effective, de manière à assurer le fonctionnement régulier de l’économie.
5) Pour mener à bon terme la tâche de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance, poursuivre résolument la lutte contre la pauvreté et le redressement des régions rurales. Il faudra toujours accorder la priorité à l’agriculture et aux régions rurales, et assurer une meilleure prise en compte globale du redressement du monde rural et de la lutte contre la pauvreté, de manière à garantir la réalisation des objectifs de lutte contre la pauvreté dans les délais prévus et à élever le niveau de vie des paysans jusqu’à l’aisance moyenne.
6) Encourager le développement interrégional coordonné et améliorer la qualité de la nouvelle urbanisation. Il faut, en concentrant nos efforts sur la résolution du problème du développement déséquilibré et insuffisant, réformer et perfectionner les mécanismes et politiques concernés, et favoriser l’uniformisation des services publics de base, de manière à favoriser la complémentarité réciproque entre régions et le développement intégré des villes et des campagnes.
7) Renforcer la lutte contre la pollution et l’aménagement écologique, et stimuler l’essor du développement vert. Le développement vert constitue une exigence impérieuse pour établir un système économique moderne, et aussi la solution essentielle pour lutter contre la pollution. Il faut réformer et perfectionner les systèmes concernés, de manière à concilier le développement de qualité et la protection environnementale.
8) Approfondir la réforme dans les domaines clés et accélérer la mise au point des mécanismes de marché. Nous devons, en nous attaquant aux incohérences graves et aux maillons clés, promouvoir l’approfondissement des réformes, et parfaire le système institutionnel et les mécanismes adaptés au développement de qualité, afin de libérer pleinement la vitalité du marché et la créativité de la société.
9) Promouvoir l’ouverture tous azimuts et créer de nouveaux atouts dans la coopération et la compétition économiques internationales. Nous devons élargir l’ouverture dans son champ d’application et optimiser ses structures, en poursuivant l’ouverture à forte mobilité des marchandises et des facteurs de production, et en accordant une importance accrue à l’ouverture sur les plans normatif et réglementaire, de manière à promouvoir l’approfondissement global des réformes par une ouverture de haut niveau.
Dans un monde en proie à des changements énormes et sans précédent, nous poursuivrons fermement la voie du développement pacifique et la stratégie d’ouverture mutuellement bénéfique, et défendrons résolument le multilatéralisme et le système international fondé sur les Nations Unies. Nous devons prendre une part active à la réforme et au perfectionnement de la gouvernance mondiale, préserver fermement une économie mondiale ouverte, et travailler à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. Il est nécessaire de renforcer le dialogue, la coordination et la coopération avec les grandes puissances, d’approfondir les relations avec les pays voisins, d’élargir la coopération mutuellement bénéfique avec les autres pays en développement et d’apporter plus de propositions chinoises constructives quant au règlement adéquat des défis à l’échelle mondiale et des crises aiguës sur le plan régional. La Chine souhaite travailler main dans la main avec les autres pays du monde dans un esprit de solidarité et apporter une nouvelle contribution à la paix durable et au développement commun dans le monde.L’Histoire se crée à travers la lutte ; l’avenir se façonne par l’action. Unissons-nous plus étroitement au Comité central du Parti rassemblé autour du camarade Xi Jinping, portons haut levé le drapeau du socialisme à la chinoise, suivons la pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, faisons preuve d’esprit d’entreprise et d’initiative en bravant toutes les difficultés, et œuvrons sans relâche pour que le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine soit marqué par des progrès remarquables sur les plans économique et social, afin de remporter la victoire décisive de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance, de faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, de construire un grand pays socialiste moderne qui soit beau, prospère, puissant, démocratique, harmonieux et hautement civilisé, et de réaliser le rêve chinois du grand renouveau national !

 

GITEGA> Conseil des ministres du mercredi 20 mars 2019

Le projet de décret portant création d’un Centre opérationnel de lutte contre le terrorisme, un des points à l’ordre du jour

 

DSC0010Sous la présidence du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, le Conseil des ministres du gouvernement burundais s’est réuni les mercredi 20 et jeudi 21 mars 2019 dans la province de Gitega. Selon un document du Secrétariat général du Gouvernement, huit points dont le projet de décret portant création d’un Centre opérationnel de lutte contre le terrorisme étaient à l’ordre du jour. 

 

D’après ce document, ledit Conseil des ministres a analysé durant les deux jours, le projet de loi portant ratification de la République du Burundi de l’accord portant création de la Zone de libre-échange africaine (ZLECAF), le projet de loi portant modification de la loi no1/14 du 27 avril 2015 portant régime général des contrats de partenariat public-privé, le projet de loi portant protection des consommateurs des produits et services de communication électriques au Burundi ainsi que le projet de décret portant création d’un Centre opérationnel de lutte contre le terrorisme.De plus, selon toujours le même document, ce Conseil des ministres tenu dans la capitale politique du Burundi a analysé le projet de décret portant dénomination  des départements ministériels dévolus à la capitale politique et à la capitale économique. Il a également analysé le projet d’ordonnance ministérielle conjoint portant révision de l’ordonnance ministérielle conjointe no 760/540/898/2015 portant régime applicable au secteur des mines  et carrières du Burundi. L’autre point à l’ordre du jour concernait le projet de protocole d’entente entre le gouvernement de la République Arabe d’Egypte et le gouvernement de la république du Burundi dans le domaine de l’environnement. En dernier lieu, il y a eu dans ce Conseil des ministres la présentation d’une note d’information sur la situation de la Sosumo.

Vincent Mbonihankuye

 

FONDATION BUNTU> Lancement officiel d’une campagne « Merck plus qu’une mère »

Renforcer l’autonomisation des couples infertiles et de la femme en particulier

 

DSC00226Le mardi 19 mars 2019, la fondation Buntu en partenariat avec la fondation Merck, a procédé au lancement officiel d’une campagne  « Merck plus qu’une mère ». Cette campagne  vise le renforcement  de  l’autonomisation et de la valorisation des couples infertiles  et de la femme en particulier.  

 

Les cérémonies marquant le lancement officiel d’une campagne «  Merck plus qu’une mère » ont débuté par un concours de chants par dix chorales  sur le thème de l’infertilité « Femme, tu es plus qu’une mère ». Et la 1ère chorale a reçu une enveloppe de 1 000 000 de FBu avec un lot de pagnes, la 2e, une enveloppe de 800 000 FBu avec un lot de pagnes, la 3e, une enveloppe de 600 000 FBu avec un lot de pagnes et de la 4e à la 10e une enveloppe de 300 000 FBu avec également un lot de pagnes.  Dans son discours, la Première dame du Burundi, Denise Nkurunziza,  a précisé que la question d’infertilité a été depuis longtemps un sujet tabou au Burundi et dont la responsabilité incombait seulement à la femme. Des ménages étaient disloqués suite à l’infertilité dont on ignorait souvent les causes et la femme était toujours culpabilisée et chassée du foyer. « Il est triste de voir que seules les femmes sont blâmées pour l’infertilité alors que l’infertilité touche aussi les hommes. Nous devons encourager les hommes et les femmes à s’exprimer, à parler ouvertement de leurs problèmes d’infertilité et à prendre conscience que la femme est plus qu’une mère », a-t-elle dit. Et de signaler qu’un homme et une femme infertiles ne sont pas à stigmatiser mais plutôt à soutenir. Mme Nkurunziza a terminé en rassurant  que la fondation Buntu est déjà engagée dans des actions de valorisation des femmes et soutient toute initiative de prévention de l’infertilité. Les femmes sont plus que des mères, elles sont membres actifs dans la société et doivent être respectées comme telles. 

Renforcer les capacités des  professionnels de santé 

Dans son allocution, le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, a salué la fondation Merck qui, à travers ce partenariat, a l’ambition de renforcer les capacités des  professionnels de santé en ce qui concerne le traitement du diabète, de l’hypertension artérielle, du cancer et de l’infertilité. Et d’ajouter qu’un des aspects les plus importants dans la mise en œuvre de ce partenariat concerne l’appui à la formation de nos spécialistes de la santé. Pour cette année 2019, cinq à dix médecins seront formés en diabétologie pour une durée de 3 mois, 2 en oncologie pour une année, et 2 en fertilité pour une durée de 3 mois. Pour l’année  2020, le ministre Ndikumana a ajouté qu’il est prévu également une bourse d’études en diabétologie, deux en oncologie et deux en fertilité.   Il a fait remarquer également que ce partenariat est en parfaite adéquation avec les objectifs visés dans les priorités du programme du développement durable du Burundi 2018-2027 dont l’objectif général est de transformer structurellement l’économie burundaise, pour une croissance forte, durable, résiliente, créatrice d’emplois décents pour tous,  et induisant l’amélioration du bien être social. Dans son allocution, la présidente de «Merck plus qu’une mère », Rasha Kelej, a fait savoir que la fondation est là pour contribuer au développement socio-économique du Burundi. Elle  a souligné que les médias peuvent jouer un rôle de sensibilisation et d’information de la population sur les causes,  les moyens de prévention  et briser la stigmatisation autour de l’infertilité. Il est à noter qu’en marge de cette activité, la délégation de la fondation Merck a offert un cadeau à la Première dame du Burundi. 

Emelyne Iradukunda

 
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