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LA LOI BUDGETAIRE 2019-2020> Certaines de ses dispositions

Elles éveillent l’esprit patriotique des gestionnaires

 

Dans  sa séance  plénière du mercredi 29 mars 2019, l’Assemblée nationale du Burundi a analysé et adopté le projet de loi portant fixation du budget général de la république du Burundi pour l’exercice 2019/ 2020. Dans cette édition votre quotidien vous livre certaines de ses dispositions qui éveillent l’esprit patriotique. 

 

Etant donné que le gouvernement burundais est plus soucieux d’avoir une indépendance budgétaire totale, le souhait est que toutes les ressources du budget rentrent dans les caisses appropriées. Ainsi, l’article 15 de la loi budgétaire 2019-2020 dit qu’il est accordé une prime à toute personne qui révèle une fraude fiscale ou douanière. La prime est fixée à 10% des montants établis pour les impôts ou les douanes suite à cette révélation. Elle est payée dans un délai ne dépassant pas un mois à partir de l’encaissement. A l’article 20, premier alinéa, on lit ce qui suit : Pour améliorer la traçabilité et la gouvernance budgétaire, les institutions publiques et parapubliques bénéficiant de subsides de l’Etat ne sont pas autorisées à avoir un compte dans des banques commerciales. Et pour éviter toute forme de malversation dans l’exécution du budget général de la république du Burundi 2019-2020, l’article 35 de cette loi stipule qu’aucun marché de fourniture de véhicule de type d’affaire et promenade aux établissements publics de l’Etat à caractère administratif, commercial ou industriel ainsi que les administrations personnalisées de l’Etat, n’est pas autorisé à excéder un montant de cent millions de francs burundais.  

Pour les projets de développement

Comme on peut le lire à l’article 29, dans l’exécution du budget général 2019-2020, il est opéré une contribution spéciale équivalente à 5 % du résultat avant l’impôt à charge des institutions financières. Cette contribution est destinée au financement des projets de développement du pays. Et c’est dans ce cadre de financement que l’Etat octroie une subvention pour les projets de développement des communes de cinq cent septante millions de francs burundais (570 000 000  FBu), à chaque commune. Le décaissement de ces fonds se fera progressivement en fonction de la capacité d’absorption et après justification des décaissements antérieurs pour chaque commune. Les fonds engagés sont directement sur les comptes des communes (art.30).Aux articles 31 et 32, on lit respectivement que toutes les annales ainsi que les primes de fidélité et toute autre prime quelle que soit sa nature sont gelées financièrement, sauf pour les secteurs de la défense et de la sécurité. Cette mesure s’étend à tous les établissements publics à caractère administratif, industriel et/ou commercial ainsi qu’à toutes les administrations personnalisées de l’Etat ainsi que les administrations à caractère social. Touts les recrutements sont gelés sauf pour les secteurs de la défense, de la police, de l’éducation, de la santé, dans la limite du budget disponible. Les recrutements et les remplacements du personnel  ne peuvent être effectifs que s’ils sont visés par le ministre ayant les finances dans ses attributions dans le cadre de cette loi. 
Sur la protection de l’environnementEn son article 16, au titre de la gestion budgétaire 2019-2020, il est institué une prime forfaitaire de dix millions de francs burundais (10 000 000 FBu) à toute personne qui dénonce tout individu coupable d’une infraction d’incendie portant sur les réserves naturelles. C’est aussi dans ce sens qu’il est accordé une exonération des droits et taxes sur importation des échafaudages métalliques, du bois brut, du gaz de cuisine et ses récipients ainsi que les appareils de cuisson à combustible gazeux (Art.46). Aussi, des taxes spécifiques et ad-valorem anti-pollution sont fixées respectivement à deux cent mille francs burundais pour tout véhicule âgé de dix ans et plus et à 100%  de la valeur cout d’assurance fret (Caf), pour les sachets en plastique importés ou la matière première importée, destinée à la fabrication des sachets (Art.44). 

Jean Bosco Nkunzimana

 

Elections de 2020> Participation des peuples autochtones

Une reconnaissance constitutionnelle est souhaitable pour qu’ils y trouvent l’intérêt

 

IMG 26Comme tout autre Burundais, les peuples autochtones vont participer aux prochaines élections de 2020. Cependant, il est remarqué une faible représentativité des Batwa dans les instances de prise de décision dans les élections précédentes. Par conséquent, cette catégorie souhaite une reconnaissance constitutionnelle pour qu’elle trouve l’intérêt d’élire et de se faire élire.   

 

Dans un entretien accordé au quotidien Le Renouveau, le président de l’Uniproba (Unissons-nous pour la promotion des Batwa), Vital Bambanze a fait savoir qu’au cours des élections précédentes, il est remarqué une faible représentativité des peuples autochtones dans les instances de prise de décision. « Un faible pourcentage que nous avons dans ces instances provient d’une cooptation. Nous reconnaissons les efforts fournis pour que nous occupions certaines places de prise de décision. Mais, nous souhaitions une reconnaissance constitutionnelle, afin que nous sachions les places que la loi nous autorise d’occuper », a-t-il précisé.

L’octroi des propriétés foncières peut les inciter à participer dans les élections 

M.Bambanze a indiqué que dans certains coins, les peuples autochtones ne trouvent pas l’intérêt d’élire et de se faire élire. Car, ils ont constaté qu’ils ne sont pas considérés quand il s’agit d’occuper les places de prise de décision. « Les peuples autochtones doivent d’abord être reconnus comme des citoyens burundais à part entière en jouissant de tous les droits comme les autres. Ils doivent avoir des propriétés foncières pour qu’ils soient stables afin de participer aux élections tranquillement. En effet, ils changent souvent de milieux, ils ne trouvent pas l’intérêt de se faire élire parce qu’ils sont conscients qu’ils ne peuvent pas rester dans cet endroit pendant un bout de temps », a-t-il ajouté. De ce fait, notre source a demandé au gouvernement de considérer les peuples autochtones comme tout autre citoyen burundais afin qu’ils trouvent l’intérêt d’élire et de se faire élire. M.Bambanze a en outre fait un clin d’œil à tous les Batwa de participer comme les autres aux prochaines élections afin qu’ils puissent occuper des fonction  de prise de décision.               

Rose Mpekerimana

 

Assemblée nationale> Plénière du 6 juin 2019

Dividende démographique et planification familiale

 

DSC02441Les députés se sont réunis en séance plénière le jeudi 6 juin 2019 sous la présidence de Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale. Au cours de cette séance, il a été présenté un rapport sur le dividende démographique et la planification familiale au Burundi avant les questions qui ont été posées aux ministres qui avaient été invités pour cette séance. 

 

Dans le rapport qui a été présenté lors de la séance plénière à l’Assemblée nationale, nous lisons que  le Burundi , dans sa vision 2025, veut baisser le taux de croissance de la population de 2,4% à 2% en 2025, augmenter l’espérance de vie de 40 à 60 ans et amener le taux d’urbanisation de 10,1 à 40 entre 2008 et 2025. On souligne que la planification familiale présente des avantages comme sauver les vies, épargner les ressources, sauver le temps, l’autonomisation des femmes, avoir un enfant par choix et non par chance. Il existe aussi des contraintes et les défis de la planification familiale.  Ce rapport dit qu’il y a la persistance des rumeurs et les barrières socioculturelles, 30% de femmes actuelles en union ont des  besoins non satisfaits en planification familiale ; l’insuffisance du personnel soignant en qualité et en quantité, les rumeurs sur les effets secondaires, l’ignorance, le manque de consentement dans le couple, l’inaccessibilité géographique et autres.

Innovation et perspective d’avenir

Ainsi, au chapitre d’innovation et perspective d’avenir,  on va poursuivre le renforcement des compétences des prestataires, poursuivre la mise en place des postes secondaires offrant les services de santé de reproduction et de planification familiale afin de minimiser les barrières géographiques aux populations vivant dans les aires de santé les plus reculées.  On va faire une notification hebdomadaire des produits de planification familiale, prendre  en compte les besoins des jeunes et adolescents dans l’offre des services de santé de reproduction, soutenir la participation communautaire dans la promotion des services de santé de reproduction. On va également améliorer l’accès à l’information de toutes les couches sociales, mettre en place des réseaux socio communautaires et introduire le dialogue parents-enfants-éducateurs-éduqués.Pour arriver au bénéfice du dividende démographique, les députés trouvent qu’il faut accélérer la transition de la fécondité et réaliser la révolution contraceptive, améliorer le capital humain, stimuler la croissance économique, créer de nombreux emplois et avoir un  environnement juridique et politique fiable. On recommande d’augmenter le budget que prévoit le gouvernement en matière de santé de la reproduction et d’initier une loi spécifique pour la planification familiale. Les députés concluent que, une fois que les objectifs de la vision 2025 seront réalisés, le produit intérieur brut sera multiplié par 3 par tête dans 22 ans. Il y aura plus de 240 000 emplois de moins à créer, les dépenses de fonctionnement de l’enseignement primaire seront économisées de 184,7 milliards de francs burundais ; les dépenses publiques de santé seront économisées de 953,2 milliards. Il est donc indispensable d’augmenter les investissements en matière de la santé et de la planification familiale, l’éducation et la création d’emploi afin de pouvoir bénéficier d’un dividende démographique à l’avenir.  

Alfred Nimbona

 

Palais présidentiel> Audience accordée à la délégation du comité consultatif de la plateforme des femmes de l’UA par la Première dame du pays

Les échanges ont porté sur la place de la femme dans la promotion de la paix

 

DSC03214La Première dame du pays Denise Nkurunziza a reçue en audience, le vendredi 7 juin 2019, une délégation du comité consultatif de la plateforme des femmes de l’Union africaine (UA) conduite par Cathérine Samba Panza et Libérate Mulamula. Cette délégation est venue au Burundi pour une mission de suivi d’une mission qui avait eu lieu l’année dernière au mois d’août.

 

A la sortie de l’audience, la Première dame du pays Denise Nkurunziza a fait savoir que leurs échanges ont porté sur la paix. « Je leur ai parlé de mon travail accompli avec les femmes burundaises surtout dans la promotion de la paix. Aussi, je leur ai dit que nous nous préparons aux élections. C’est pour cette raison que chaque femme burundaise doit apporter sa pierre à l’édifice dans la promotion de cette paix », a dit Mme Nkurunziza. Et d’ajouter que lors de la réunion tenue au mois de février, il a été convenu que chaque femme est aussi responsable pour ce qui est de la paix. «Nous nous sommes également engagées à célébrer la fête du 8 mars en montrant la valeur de la femme en ce qui concerne la promotion de la paix. Pour cela, nous avons d’abord contribué aux élections (plus de 78 millions de FBu) avant d’aller célébrer cette fête. Il s’agit d’un exemple montrant que lorsque les femmes s’engagent à faire quelque chose, elles arrivent à leur but. C’est un signe qui montre que nous soutenons la paix, et que chaque femme a un rôle à jouer », a poursuivi Denise Nkurunziza. La Première dame du pays a ajouté qu’il est possible que les femmes travaillent d’arrache-pied pour se faire élire, et pouvoir augmenter le quota au niveau des instances de prise de décision prévu par la Constitution du Burundi. Pour elle,  cette délégation souhaite qu’on se mette ensemble avec les femmes africaines, et même celles du monde pour promouvoir la paix.
 

Les femmes doivent s’impliquer au processus électoral 

Pour Cathérine Samba Panza, co-présidente de Fem Wise-Africa et ancien président de la RCA, cette mission a pour objectif de transmettre des messages de soutien aux femmes burundaises, des messages de solidarité des femmes africaines, de la sous-région aux femmes burundaises et surtout, de faire un plaidoyer pour une participation plus accrue des femmes dans le processus politique en cours au Burundi.    « Nous sommes venues voir la Première dame qui nous fait l’honneur de nous recevoir pour lui transmettre notre message qui est celui d’une meilleure implication de sa part dans la mobilisation des femmes en vue d’une participation des femmes plus importante dans le processus notamment des élections et de paix ». Elle s’est aussi réjouie du travail accompli par Denise Nkurunziza : «  Nous avons également rencontré une Première dame très engagée, très active qui mène déjà un certain nombre d’actions de rassemblement, de sensibilisation des femmes burundaises pour qu’elles affirment leur leadership et surtout, qu’elles soient présentes à toutes les étapes du processus électoral qui va arriver pour une meilleure représentativité des femmes dans les instances  à venir». Mme Samba a également indiqué que les femmes surtout au niveau des collines, des communautés, ont aussi besoin d’être mobilisées, et de s’impliquer « parce qu’on nous a dit que les femmes burundaises gèrent bien les collines et qu’elles sont des modèles de gestion. Ainsi, nous devons nous inspirer de ces femmes efficaces qui font de la gouvernance locale pour pouvoir encourager les autres femmes à mieux s’impliquer dans le processus électoral ». A la fin de l’audience, la Première dame du pays a offert des cadeaux à cette délégation.                                                                                             

Yvette Irambona

 
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