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EDITORIAL> La consolidation de la paix et de la sécurité, une œuvre commune

La commune Ntahangwa a organisé, samedi dernier, une marche pour la paix (Jogging peace) à laquelle ont volontairement et massivement participé les habitants venus des zones relevant de cette nouvelle entité administrative, issue du dernier découpage administratif des communes urbaines de Bujumbura-Mairie. En organisant cette marche, les autorités locales voulaient montrer à tous ceux qui nous observent de près ou de loin, que la paix et la sécurité sont une réalité vivante dans cette commune qui a été affectée par la crise sécuritaire de 2015. C’était pour montrer que la consolidation de la paix et de la sécurité reste et restera la toile de fond de toutes les actions déjà entreprises et à entreprendre. C’était pour montrer que consolider les acquis déjà obtenus dans le domaine de la paix et de la sécurité paraît être la tâche première et permanente à laquelle sont conviés les administratifs et les administrés.
La marche pour la paix organisée samedi dernier par la commune Ntahangwa, n’est pas une nouveauté dans notre pays où des marches similaires ont déjà été organisées, drainant des foules immenses. Des foules immenses déterminées à dénoncer et à combattre les agissements négatifs des éléments qui seraient tentés de porter atteinte à notre paix et à notre sécurité, qui seraient tentés de saper les efforts sans cesse déployés par les institutions démocratiquement élues et le gouvernement qui en est issu, en vue de concrétiser les aspirations du peuple burundais en ce qui concerne la consolidation de la paix et de la sécurité, condition sine qua non d’un développement durable. La réponse aux aspirations du peuple burundais a été on ne peut mieux formulée par le président de la République Pierre Nkurunziza dans ses nombreux appels salutaires à la conscience de tous les Burundais, tenus de favoriser tout ce qui est de nature à permettre la mise en place des bases solides d’une paix durable et du redressement des différents secteurs de la vie socio- économique. C’est pourquoi il plaît aujourd’hui à tout un chacun de noter avec satisfaction les réalisations déjà enregistrées dans le domaine de la paix et de la sécurité. La paix et la sécurités pleinement consolidées, il ne restera à la population qu’à faire sienne le projet d’accroître la production dans les différents secteurs de la vie socio- économique, notre préoccupation légitime demeurant de travailler d’arrache - pied à l’augmentation de la production, tous les Burundais du sommet à la base et de la base au sommet devant y contribuer. Pour donner à la paix et à la sécurité toutes leurs dimensions, il nous appartient de renforcer nos capacités dans le cadre de la mobilisation la plus large, en engageant des débats sains, sereins et constructifs autour des problèmes sociaux de l’heure, en prévenant les débordements, les excès et les violences qui pourraient porter atteinte à la cohésion du peuple burundais. Cette démarche commande que se réalise un approfondissement du processus démocratique de la vie politique, dans le respect des choix fondamentaux de la majorité de la population, en amenant les autres courants à s’exprimer sur le terrain des idées et non par la violence. C’est dans cette dynamique que se réalisera l’engagement de toutes les forces patriotiques à chercher eux- mêmes des solutions aux véritables problèmes de la société, en refusant des solutions imposées d’une terre étrangère. Cinquante-cinq ans après son indépendance, le Burundi n’est-il pas peuplé d’hommes et de femmes capables d’accomplir dans la paix, l’unité et la démocratie les grandes mutations exigées d’eux par la nation, loin des surenchères démagogiques, et déstabilisatrices ?
En rupture totale avec un passé douloureux qui nous a fait prendre des retards dommageables pour le développement, transformons nos infirmités d’hier en atouts pour la paix, l’unité et la démocratie sans cesse renforcées, en vue d’un développement durable. Nous ne ferons qu’y gagner.
Louis KAMWENUBUSA 

 

MEM> Présentation du bilan des réalisations du 1er semestre, édition 2017

Les réalisations ont été estimées à 91%

 

Le ministre de l’Energie et des mines (MEM), Côme Manirakiza, a procédé à la présentation des réalisations semestrielles, édition 2017, le lundi 31 juillet 2017 à Bujumbura. Le ministre a indiqué que le taux des réalisations a été estimé à 91%.

 

Dans sa présentation des réalisations dans le secteur de l’énergie, M. Manirakiza a indiqué qu’il y a eu la signature d’un contrat d’achat d’électricité entre la Régideso et la société Interpetrol à partir d’une centrale thermique à gaz oil de 30 mégawatts. Cette centrale sera opérationnelle vers la seconde moitié du mois d’août 2017. Il y a eu également la poursuite des travaux de construction des centrales hydroélectriques de Mpanda de 10 mégawatts et de Kaburantwa 16 de 20 mégawatts.
D’autres activités ont été effectuées dans ce même domaine de l’énergie. Il s’agit entre autres de la poursuite du processus d’attribution du marché de construction des centrales hydroélectriques de Jiji (32 mégawatts) et de Murembwe (17 mégawatts). En plus de cela, il y a eu la signature des contrats d’achat d’électricité entre la Régideso et les sociétés Gigawatt global Burundi et CRD Holding, respectivement à partir des centrales solaires de Mubuga en province de Gitega de 7,5 mégawatts et de Rubira en province de Bubanza de 11 mégawatts pour être opérationnelles en 2018, a dit M. Manirakiza.

Le prix de l’électricité bientôt revu à la hausse.

Il a aussi fait savoir que le conseil des ministres a adopté un projet de révision des prix d’électricité pour une moyenne de 0,20 cent de dollar par kilowattheure. Cela permettra à la Régideso d’une part d’augmenter ses performances financières pour le réinvestissement et de vendre l’électricité à son coût de revient et d’autre part, d’attirer les investissements privés dans le cadre des contrats de partenariat public-privé. Cela va permettre à ces partenaires le retour à leurs investissements et d’avoir la capacité de paiement des factures de l’électricité achetée aux développeurs, a précisé M. Manirakiza.
Dans le secteur de l’eau potable, M. Manirakiza a fait savoir qu’il y a eu la programmation et la planification des infrastructures hydrauliques et d’assainissement de base afin de rendre disponible certaines données qui constituent la cartographie des investissements au niveau national. Il y a eu également la poursuite des travaux d’alimentation en eau potable et assainissement des villes de Kayanza, Ngozi et Muyinga. D’autres réalisations ont été faites comme l’a indiqué M. Manirakiza. Il s’agit de la signature d’un contrat entre la Régideso et la société Itron pour un préfinancement de la mise en œuvre du programme de protection des revenus de la Régideso. Cela vise à améliorer le fonctionnement des secteurs hydrauliques de la ville de Bujumbura et de réduire les pertes sur le réseau, a-t-il ajouté.
Dans le secteur des mines, le ministre Manirakiza a indiqué qu’il y a eu l’inventaire des sources minérales par la réalisation des puits, le prélèvement des échantillons, le dégagement des filons, la délimitation des cibles minéralisées et l’élaboration de 114 cartes. Il a également fait savoir qu’il y a eu le début de l’exploitation des terres rares dans le périmètre de Gakara de 39 km2, à raison de 5 000 tonnes de concentrées par an sur un potentiel du gisement de 272 558 tonnes par la société privée Rainbow pendant la période de 25 ans d’exploitation.
Pour clore, M. Manirakiza n’a pas oublié de signaler que quelques défis subsistent. Il a cité en l’occurrence le déficit énergétique, et le problème d’accès à l’électricité.

Martin KARABAGEGA

 

PROVINCE DE MAKAMBA> Rencontre d’une délégation tanzanienne avec les autorités burundaises

Travailler en synergie pour la consolidation de la paix et la sécurité entre le Burundi et la Tanzanie

 

Les gouverneurs des provinces frontalières de la province de Kigoma en Tanzanie ont rencontré, le samedi le 29 juillet, une délégation tanzanienne, à Nyanza-Lac, en province de Makamba. Mettre en application le mémorandum d’entente d’Ujirani mwema est l’une des clauses de cette rencontre.

 

Le samedi 29 juillet 2017, au chef-lieu de la commune Nyanza-Lac, en province de Makamba, Thérence Ntahiraja, assistant du ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique, a ouvert une réunion qui rassemblait une délégation tanzanienne venue de la province de Kigoma, les administratifs ainsi que les responsables des services dans les provinces burundaises qui lui sont frontalières. Le thème central était la consolidation de la paix et de la sécurité transfrontalière et la bonne relation entre les deux pays.
Dans le mot d’ouverture de la réunion, l’assistant Ntahiraja, a d’abord rappelé que la majorité des autorités présentes dans la réunion ne dépassent pas deux ans de fonction, que ce soit au Burundi ou en Tanzanie. Ceci parce qu’elles sont issues des élections organisées dans ces pays les deux dernières années.
Il a ensuite rappelé que, depuis son indépendance, le 1er juillet 1962, le Burundi a traversé des moments difficiles et que la Tanzanie en a toujours souffert car elle a, à maintes reprises, accueilli des réfugiés burundais. Et de dire ensuite que, puisque le colonisateur n’a pas profondément divisé le peuple en Tanzanie comme il l’a fait au Burundi, la démocratie a été vite assise. Ce qui n’a pas été le cas au Burundi car le colonisateur a assassiné le leader Rwagasore, une année avant l’indépendance. « Cela n’a pas freiné le processus car d’autres Rwagasore sont venus. Malheureusement, le colonisateur n’a pas cédé à son vilain projet car en 1965, après les élections démocratiques, bon nombre d’élus ont été assassinés et ceux qui ne sont pas morts se sont enfuis »
Il a aussi rappelé que depuis les années 1965, le colonisateur a massacré la démocratie au Burundi, car il a toujours soutenu les putschistes jusque très récemment en 1993 où le président Ndadaye, le premier élu démocratiquement a été assassiné après trois mois en fonction. « Encore une fois, du sang des innocents versé et des centaines de milliers de réfugiés. Le Burundi en sera toujours reconnaissant envers la Tanzanie », a-t-il déclaré.
C’est après cette historique douloureuse qu’il a invité les participants à une réunion pour évaluer les clauses du mémorandum d’entente afin d’assoir la paix et la sécurité à la frontière et les bonnes relations entre le Burundi et la Tanzanie.
Après la réunion, Gad Niyukuri, gouverneur de la province de Makamba, a présenté les clauses de la rencontre. Ils se sont entendus notamment de continuer à mettre en application le contenu du mémorandum d’entente de « Ujirani mwema » entre la province de Kigoma et les provinces du Burundi qui lui sont frontalières. Considérant les clauses de la rencontre des chefs d’Etat du Burundi et de la Tanzanie du 20 juillet 2017, où ils ont demandé que les réfugiés burundais qui se trouvent en Tanzanie puissent rentrer, les participants à la réunion ont demandé aux HCR de la Tanzanie et du Burundi de faciliter le rapatriement des réfugiés burundais qui le désirent. Pour la sécurité, ils se sont convenus de travailler en synergie pour la consolidation de la paix et la sécurité entre le Burundi et la Tanzanie, d’échanger les malfaiteurs saisis, de faire des opérations conjointes dans le but de lutter contre les malfaiteurs, d’informer rapidement sur l’arrestation d’un Burundais ou d’un Tanzanien et du motif de son arrestation.
Ils ont aussi demandé l’établissement des marchés communs entre la Tanzanie et le Burundi.
Jean Bosco Nkunzimana

 

EGLISE METHODISTE LIBRE DE RUKOKI>Travaux de développement communautaire par le Premier vice-président de la République

Reconnaître la contribution des confessions religieuses dans le développement

 

Le Premier vice-président de la République s’est joint aux chrétiens de l’Eglise méthodiste libre de Rukoki en commune Bukirasazi de la province de Gitega, dans les travaux de développement communautaire le samedi 29 juillet 2017. Les travaux consistaient au pavement de l’église. Il s’était muni du ciment qu’il avait promis à ces chrétiens en vue d’améliorer leur église. Il a également donné une aide composée d’une tonne de riz à la commune Bukirasazi qui servira à nourrir les élèves qui sont dans les camps de travail.

 

Accompagné du représentant légal de l’Eglise méthodiste libre au Burundi, des administratifs provinciaux et communaux, le Premier vice-président de la République a participé au mélange du ciment, du gravier et du sable pour bétonner le parvis de l’église. Ensuite les travaux consistaient au transport des pierres pour le terrassement.
Dans son discours, le représentant légal de l’Eglise méthodiste libre du Burundi a fait savoir que son église est disposée à contribuer au développement du pays. Et de préciser que, dans tout le pays, l’Eglise méthodiste libre dispose de 87 écoles fondamentales qu’elle a construites, 43 écoles post fondamentales et une université en plus des structures de soins dont l’Hôpital de Kibuye situé dans la commune Bukirasazi.
A son tour, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a annoncé que le gouvernement du Burundi apprécie positivement les prestations de l’Eglise méthodiste libre en matière de développement du pays. Et de faire remarquer que le geste qu’il venait de poser rentre dans le cadre de remercier le Dieu Tout puissant pour les biens qu’il continue d’accomplir pour les Burundais. « Construire des temples agréables au Seigneur est l’une des façons de reconnaître sa grandeur » a-t-il dit avant de faire observer qu’il n’est pas bon que les gens habitent de belles maisons et que l’église reste dans un état critique.
Gaston Sindimwo a félicité les responsables de la commune Bukirasazi en tête l’administrateur pour les actes qu’ils accomplissent dans le cadre de rapprochement de la population. Il a cité notamment la réussite des camps de travail des jeunes de cette commune qui ont déjà terminé à tracer les courbes de niveau sur toutes les collines. Mais aussi le fait que la population dans sa diversité cohabite pacifiquement. S’adressant à l’administrateur de Bukirasazi et aux responsables administratifs, le Premier vice-président de la République a dit que pour encourager les jeunes, il a amené une tonne de riz pour aider à nourrir les jeunes en camps de travail.
Amédée Habimana

 
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