Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

EDITORIAL> Pourquoi l’Union européenne chercherait-elle tant à déstabiliser le peuple burundais ?

Commençons cet éditorial en reprenant le titre ci-dessus : pourquoi l’Union européenne dont nous n’attendions qu’appui dans l’œuvre d’édification nationale, cherche-t-elle tant à déstabiliser le peuple burundais ? Cette question mérite bien d’être posée en raison des documents dangereux dont le gouvernement de la rdépublique du Burundi a pris connaissance, documents portant sur la probable implication de l’Union européenne dans la déstabilisation des institutions républicaines du Burundi, notamment la tentative de changement de régime au Burundi. Les documents en question contiennent des faits graves imputables à la Délégation de l’Union européenne à Bujumbura et datent de l’année 2014, plusieurs mois avant l’insurrection et la tentative de coup d’Etat du mois de mai 2015. C’est dire que l’Union européenne était déjà au courant des violences post -électorales de 2015 et de la tentative du coup d’Etat qui en a logiquement découlé, mais qui, fort heureusement, a été déjouée grâce à la vigilance des forces de défense et de sécurité, en dépit de gros financement dont ont bénéficié des personnes physiques et morales impliquées dans la déstabilisation de notre pays, de la part de l’Union européenne. Ces documents dangereux sont venus confirmer ce que le gouvernement du Burundi n’a cessé d’affirmer et qui nourrissait nos craintes les plus fondées, à savoir qu’il y avait une probable main étrangère dans les actes de sabotage de son programme de promouvoir la paix et la démocratie particulièrement le processus conduisant aux élections de 2015.
L’implication de l’Union européenne, sans cesse dénoncée par le gouvernement du Burundi, dans la déstabilisation des institutions démocratiquement élues vient ainsi d’éclater au grand jour, en ce mois de juin 2017 baptisé, à juste titre, de train de la déstabilisation du Burundi qui a amorcé sa vitesse de croisière. C’était vendredi le 2 juin 2017, lors d’une conférence-débat animée conjointement par ambassadeur Willy Nyamitwe, conseiller principal chargé des questions de presse d’information et de communication à la Présidence de la République et Jean-Claude Karerwa, porte-parole du président de la République. C’est, en effet, à la mi-juin, sur le sol européen, à Genève, que le Conseil des droits de l’Homme dont le peuple burundais sait aujourd’hui qu’il est dépourvu de toute objectivité, de toute impartialité, de toute neutralité et de toute honnêteté, recevra un rapport sur la situation des droits de l’Homme au Burundi. Instrument politisé à outrance et œuvrant sous l’emprise du diktat occidental, le Conseil des droits de l’Homme n’est que la copie conforme du tristement célèbre EINUB qui, comme d’aucun le sait, a produit des rapports aussi mensongers qu’insultants sur la situation des droits de l’Homme au Burundi. C’est pourquoi nous pouvons affirmer haut et fort que rien de constructif ne sortira de cette réunion de Genève où l’Union européenne mettra tout le paquet et pèsera de tout son poids pour arracher une résolution contre le Burundi, car c’est toujours au mois de juin, que ce qui se décidera contre notre pays le sera, aux fins d’influencer les décisions onusiennes qui interviendront lors de l’Assemblée générale de l’Onu au mois de septembre prochain.
Pourquoi, veut-on, à partir du sol de l’Union européenne, tirer à boulets rouges sur le peuple burundais ? Pourquoi tant de haine pour rien ?

Louis Kamwenubusa

 

Burundi-UE> Communiqué du gouvernement

1. Le gouvernement de la République du Burundi vient de prendre connaissance de la circulation d’un document portant sur la probable implication de l’Union européenne dans la déstabilisation des Institutions Républicaines du Burundi notamment la tentative de changement de régime au Burundi.

2. Les documents rapportent des faits graves imputables à la Délégation de l’Union européenne à Bujumbura et qui datent de l’année 2014, plusieurs mois avant l’insurrection et la tentative de coup d’Etat du mois de mai 2015. Dans ces documents en circulation, il est rapporté que l’Union européenne a procédé à des financements à l’endroit de personnes physiques ou morales impliquées dans la déstabilisation de la république du Burundi, et actuellement sous mandat d’arrêt international émis par la justice burundaise.

3. Ces révélations viennent s’ajouter à d’autres éléments qui ont poussé le gouvernement de la république du Burundi à dénoncer une probable main étrangère dans les actes de sabotage de son programme de promouvoir la paix et la démocratie, particulièrement le processus conduisant aux élections de 2015. Ces documents ainsi mis à découvert pourraient accréditer la thèse selon laquelle certains acteurs de l’Union européenne nourrissent depuis plusieurs années le désir d’opérer un changement de régime au Burundi.

4. Par ces documents le gouvernement vient de se rendre compte et de trouver une réponse claire aux interrogations qu’il se posait sur les raisons des pressions politico – diplomatiques de l’Union européenne contre le Burundi et ses prises de positions toujours défavorables aux intérêts du Burundi. Le gouvernement n’a jamais cessé de dénoncer le rôle joué par la délégation de l’Union européenne au Burundi ainsi que d’autres agissements qui étaient loin de promouvoir la paix et la démocratie au Burundi.

5. Le gouvernement du Burundi voudrait exprimer sa vive préoccupation sur ces révélations sur lesquelles il va se pencher et analyser en profondeur les probables influences qu’aurait exercées cette politique de l’Union Européenne contre le Burundi dans la prise de certaines décisions. Le Gouvernement de la république du Burundi dénonce déjà ces faits auxquels il reviendra compte tenu de leur gravité et leurs lourdes conséquences sur l’Unité des Burundais.
Bujumbura, le 5 Juin 2017
Le Secrétaire Général du gouvernement et porte-parole du gouvernement
Philippe Nzobonariba

 

Paix et sécurité au Burundi>Conférence-débat

Il y a une grande avancée

 

DSC 0014Lors de la conférence-débat organisée par la présidence de la République du Burundi le vendredi 2 juin 2017, les interventions des participants ont insisté sur ce qui a été réalisé en matière de paix et de sécurité, le parcours du Burundi et d’autres forces qui vont permettre au pays de faire face à la déstabilisation tant externe qu’interne.

 

Evelyne Butoyi, sénatrice élue en province de Bujumbura a salué l’organisation du débat, car il met en lumière la situation du pays surtout durant le mois de juin 2017. Elle a souligné que la communauté internationale va continuer à incriminer le Burundi alors qu’il y a une grande avancée en matière de paix et de sécurité. Elle a déploré le fait qu’il y a des gens qui ne veulent pas voir ces réalisations alors que la tâche revient à tout Burundais et toute Burundaise de défendre les intérêts du pays. Mme Butoyi a regretté le fait qu’il y ait des téléspectateurs de Tv 5 monde ou France24 qui accordent beaucoup d’importance à l’image du Burundi brossée par ces médias alors que les informations ne sont pas bien fouillées. Elle a invité quiconque voudrait connaître la situation du pays à venir sur place et se rendre compte que les enfants vont toujours à l’école, que nous discutons en toute tranquillité, que nous vaquons à nos occupations, etc.
La sénatrice a réagi à une question portant sur les propos chantés par les imbonerakure. Elle a expliqué qu’il y a quelque temps, les militaires chantaient des chansons similaires pour s’encourager mutuellement et que ceux qui alourdissent le sens de ces chansons se leurrent sur la culture burundaise. Le porte-parole du président de la République, Jean-Claude Karerwa, raisonnant dans le même sens que la sénatrice, a expliqué que l’opinion a mal interprété le sens du couplet où l’on chante qu’il faut engrosser les opposants, car personne n’a dit qu’il fallait les violer, quel mal y’a-t-il à se trouver des fiancées dans l’autre camp.

Pour permettre à l’analyste de faire son devoir de confrontation

François xavier Ndaruzaniye, président de la ligue « Izere ntiwihebure » a demandé ce que le gouvernement du Burundi est en train de faire pour éviter qu’il y ait ce qu’il a appelé la philosophie de l’absentéisme. Il a suggéré que les représentants de la société civile, des églises, des organisations des jeunes qui sont restés au pays puissent participer aux réunions sur le Burundi qui se déroule à l’étranger. Il a expliqué que cela permettrait à l’analyste de faire son devoir de confrontation des idées. Selon lui, les putschistes qui vivent au Rwanda et en Belgique vont se présenter au Conseil des droits de l’Homme à Genève en tant que victimes alors que ce sont des auteurs des violences. A ce propos, il a demandé ce que le gouvernement du Burundi envisage de faire pour que les mandats d’arrêt internationaux soient exécutés.
Selon Evelyne Maniragaba, le Burundi a été victime d’un acharnement intense de la part de la communauté internationale, mais qu’il va y faire face. « Nous avons vu que cela a commençé avec l’Union africaine avec la Maprobu, après cela s’est transféré à New york aux Nations unies avec la résolution 2303 qui a été suivie par d’autres démarches. Aujourd’hui, ce sont les droits de l’Homme. C’est l’arme qui est à jour, mais le peuple burundais a su tenir jusqu’à présent. Ce n’est pas une nouvelle session de briefing sur les droits de l’Homme qui va déstabiliser le pays.», a-t-elle dit. Anicet Mahoro, un autre participant, a félicité la présidence de la République pour l’organisation de ce débat. « Ce n’est pas la première fois que vous organisez de telles assises. Cette façon d’être proactif montre que vous êtes à l’avant-garde de notre patrie. J’aimerais inviter toutes les parties prenantes dans la défense des droits de l’Homme et de l’image de notre pays à vous emboîter le pas pour que la quiétude du Burundi finisse par parler d’elle-même.», a-t-il dit.

Grâce-Divine Gahimbare

 

Mairie de Bujumbura> Réunion à l’intention des administratifs et des corps de sécurité

La sécurité et le développement de la mairie ont dominé les débats

 

DSC 5158Le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, a organisé, le mardi 6 juin 2017, une réunion avec les administrateurs, les chefs de zones, les chefs des quartiers ainsi que les représentants du corps de la sécurité en mairie de Bujumbura. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour, notamment l’état des lieux de la sécurité, de la propreté, de la consommation des boissons prohibées, etc. Il s’agissait de sensibiliser les administratifs à la base d’être vigilants afin de juguler tout ce qui peut être à la base de la perturbation de la sécurité ; de faire beaucoup d’efforts dans la lutte contre les boissons prohibées, etc.

 

Au cours de cette rencontre, le maire de la ville a indiqué qu’en mairie de Bujumbura, la sécurité est généralement bonne. Il a aussi déploré des cas de tueries et de déstabilisation de la paix où il y a eu huit grenades lancées et six personnes tuées au cours des trois derniers mois, ainsi que des cas de vol à main armée qui s’observent de temps en temps. « Tout cela montre qu’il faut être vigilant car les fauteurs de troubles sont toujours là », a-t-il souligné. Il s’est également insurgé contre la consommation et la commercialisation des boissons prohibées. Il a demandé aux administratifs de tenir souvent des réunions de sécurité avec la population et de contrôler régulièrement les vas-et-vient des gens dans les rues car ceux qui perturbent la sécurité ne viennent pas de loin, ils logent dans les quartiers.
M. Mbonimpa a aussi invité la population à prendre conscience qu’elle doit assurer la sécurité elle-même car les corps de défense et de sécurité ne peuvent pas être partout dans les quartiers. Il n’a pas manqué de faire appel aux administratifs à la base de lutter contre les maisons en paille de projection des films et les maisons de prostitution afin d’assurer une bonne éducation aux enfants et surtout à la jeunesse. Dans le cadre de la moralisation de la société, il invite les citadins à apprendre à protéger les infrastructures publiques et surtout les poteaux électriques se trouvant dans les quartiers. Il n’a pas manqué de passer en revue les différentes mesures qui ont été prises pour assurer le bon déroulement du commerce dans la mairie ainsi que le développement de la ville de Bujumbura.

Astère Nduwamungu

 
Ouvrir