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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Réunion du chef de l’Etat avec différents cadres

Pour bien comprendre l’histoire du Burundi

 

Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a tenu en mairie de Bujumbura, le jeudi 16 novembre  2017, une réunion à l’endroit des différents cadres de la présidence de la République. Le porte-parole du président de la République a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la campagne de moralisation de la société et constitue un autre chapitre pour bien comprendre l’histoire du Burundi. 

 

A la fin de la réunion, le porte-parole du président de la République, Jean Claude Karerwa Ndenzako, a indiqué que le chef de l’Etat a tenu cette réunion à la suite d’une autre qu’il avait tenu à l’intention de son personnel qui l’assiste dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement . Il a dit que cette réunion  s’inscrit dans le cadre de la campagne de moralisation de la société. Il a précisé qu’il s’agit d’un chapitre sur les enseignements pour bien comprendre l’histoire du Burundi. En effet, a-t-il mentionné, même si le Burundi a acquis son indépendance, le plus important est de la sauvegarder et la consolider. Pour y parvenir, M.Karerwa a dit qu’il faut comprendre deux choses : les tenants  et les aboutissants de l’histoire du Burundi d’une part, et des sacrifices qui ont été consentis par nos ancêtres à savoir le fondateur du royaume du Burundi Ntare Rushatsi Cambarantama, le héros national de l’Indépendance du Burundi, le prince Louis Rwagasore, d’autre part. Le chef de l’Etat  a  demandé de pérenniser cet héritage.  « Ainsi chacun doit fournir ses efforts pour que nous puissions laisser un Burundi meilleur aux futures générations », a-t-il souligné.

Le Burundi, une école pour les autres peuples

M. Karerwa a dit que le président de la République salue  le travail déjà abattu jusqu’ici par le personnel de la présidence de la République et des autres départements qui en dépendent. Il salue également l’engagement des Burundais qui comprennent petit à petit qu’ils doivent tourner le dos aux enseignements coloniaux qui se sont matérialisés par les explorations, les missions et la colonisation, qui veut enclencher une autre étape  qui est le néocolonialisme. M. Karerwa a souligné par ailleurs que le chef de l’Etat apprécie énormément que le Burundi devienne aujourd’hui une école vis-à-vis des peuples surtout d’Afrique. En effet, cette campagne consiste à désintoxiquer certaines  catégories de gens pour ont été victimes des enseignements de l’école coloniale.  « Ce sont des enseignements qui viennent initier un modèle de développement pour tourner  le dos aux enseignements occidentaux pour initier un modèle de développement tenant compte des valeurs ancestrales du Burundi », a-t-il dit. La première réunion avait eu lieu le 27 juillet 2017. 

Vincent Mbonihankuye

 

Conseil des ministres> Communiqué de presse de la réunion des mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017

Le  Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Pierre Nkurunziza. 

Les dossiers suivants ont été analysés :  
1. Projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord de don n°2000001940 entre la république du Burundi et le Fonds international de développement agricole pour le financement du Projet d’inclusion financière agricole et rurale du Burundi (PAIFAR-B), présenté par le ministre de l’Agriculture et de l’élevage.Le gouvernement du Burundi a obtenu un financement de 24,9 millions de dollars américains sous forme de don de la part du Fonds international de développement agricole ( Fida) en faveur du Projet d’inclusion financière agricole et rurale du Burundi.Ce projet sera exécuté dans six provinces couvertes par les projets et programmes financés par le Fonds international de développement agricole en cours. Il s’agit des provinces de Bubanza, Cibitoke, Gitega, Karusi, Kayanza et Muramvya et durera sept ans. Le projet facilitera aux producteurs agricoles et non agricoles ainsi qu’aux jeunes d’accéder au crédit et développera des activités génératrices de revenus. Plus de 99.200 ménages bénéficieront de l’appui de ce projet.Le projet a été adopté.
2. Projet de loi portant ratification par la république du Burundi de la convention de Minamata sur le mercure, présenté par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanismeLe mercure est un métal lourd hautement toxique qui représente une menace pour la santé humaine et l’environnement au niveau mondial. Il est particulièrement nocif pour le système nerveux, la tyroïde, les poumons, le système immunitaire, les yeux, les gencives et la peau. Parmi les principales sources d’émission de mercure dans l’environnement figure l’orpaillage artisanal utilisant le mercure pour amalgamer les particules d’or. Le mercure est également utilisé dans de nombreux produits  comme les piles, les appareils de mesure, certains produits de santé, etc.Consciente des impacts nocifs de cette substance, la Communauté internationale a décidé en février 2009 d’établir un instrument juridiquement contraignant qui est cette Convention adoptée en 2010 par 140 Etats, dont l’objectif global est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets de mercure.En ratifiant cette Convention, le Burundi se sera engagé à prendre des mesures appropriées pour éliminer progressivement les produits contenant du mercure, élaborer et mettre en œuvre un plan d’action national visant à éliminer l’utilisation du mercure dans l’extraction minière artisanale et à petite échelle d’or et sensibiliser le public sur les effets négatifs de l’utilisation du mercure.Après analyse, le Conseil a estimé utile d’analyser d’abord les implications de cette ratification et aussi d’être suffisamment informé sur les pays qui ont déjà ratifié cette Convention. Une équipe a été désignée à cet effet et le dossier sera ramené dans un délai d’un mois.
3. Projet de loi portant révision du Code de l’environnement du Burundi, présenté par le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.Le Code de l’environnement actuellement en vigueur date de 2000 et a été promulgué au moment où le pays commençait à mettre en place les premiers éléments d’une Politique nationale de préservation de l’environnement.Aujourd’hui, il s’avère nécessaire de l’actualiser pour l’adapter aux exigences nouvelles de l’environnement telles qu’elles ressortent des Conventions internationales majeures en la matière et aux orientations de politiques et stratégies récemment élaborées en matière d’environnement.Ainsi donc, après dix-sept années de mise en œuvre, ce Code a montré certaines insuffisances face aux problèmes émergents en matière d’environnement comme la prévention et la gestion des catastrophes naturelles, la question des changements climatiques, les espèces envahissantes, etc.Cette révision du Code de l’environnement est donc proposée afin de se conformer aux nouveaux défis en matière de l’environnement.Après beaucoup d’échanges et d’enrichissements du projet, ce dernier a été adopté et une équipe a été désignée pour sa finalisation.
4. Projet de loi portant dispositions particulières au Commerce du pétrole et des produits pétroliers, présenté par le ministre de l’Energie et des mines.Le pétrole est présent dans l’économie burundaise comme un produit incontournable et pratiquement irremplaçable. Au-delà de cette omniprésence dans tous les secteurs de l’économie, l’enjeu pétrolier peut constituer une source de tension interne et internationale et une source de pollution de l’environnement.Divers textes réglementant ce secteur ont été mis en place mais ils manquaient une certaine cohérence car ils intervenaient pour résoudre un problème ponctuel notamment en cas de rupture majeure des approvisionnements du pays, et le présent projet vient remédier à cette situation.Le projet de texte s’applique à l’importation, au raffinage, à l’exportation, au stockage, au transport et à la distribution du pétrole et des produits pétroliers sur le territoire du Burundi. Parmi les grandes innovations qu’apporte cette loi, il y a lieu de citer la création d’un organe régulateur du secteur, l’introduction de la réglementation du stock stratégique, etc.  Après avoi échangé sur ce projet, le Conseil l’a adopté moyennant certains amendements.  
5. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Nickel et minerais associés sur le périmètre Waga en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL
6. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Nickel et minerais associés sur le périmètre Nyabikere en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL
7. Projet de Décret portant octroi d’un permis de recherche pour le Fer-Titane-Vanadium et minerais associés sur le périmètre Mukanda en faveur de la société CVMR Energy Metals Burundi SURL, tous présentés par le ministre de l’Energie et des mines.La société Chemical Vapour Metal  Refining Corporation (CVMR) dont le siège social se trouve à Toronto au Canada a approché le Gouvernement du Burundi pour une coopération dans le secteur minier avec un intérêt spécial pour le nickel et le vanadium.En vue de demander les permis de recherche y relatifs, la société a créé en octobre 2017, une société de droit burundais dénommée CVMR Energy Metals Burundi SURL pour se conformer au Code Minier du Burundi.La société nouvellement créée a ainsi demandé des permis de recherche du nickel et minerais associés dans les périmètres Nyabikere et Waga pour des superficies respectivement de 139,3 km2 et 77,6 km2 ainsi que celui du Fer-Titane-Vanadium dans le périmètre de Mukanda sur une superficie de 144 km2.Cette société s’est engagée à se conformer à la législation burundaise, spécialement au Code Minier et à ses textes d’application.En cas de résultats positifs des études de faisabilité, les investissements dans l’exploitation vont générer des recettes et des devises pour le Trésor.Au regard du programme des travaux proposé et des capacités techniques et financières de cette société ainsi que de l’impact positif de ses activités sur l’économie nationale, les services techniques qui ont analysé le dossier ont proposé d’accorder les permis demandés.Les trois projets ont été adoptés.
8. Projet de Décret portant instauration de la Journée dédiée à la Solidarité nationale, présenté par le ministre de l’Intérieur et de la formation patriotiqueDepuis longtemps, les Burundais ont toujours été caractérisés par l’esprit d’entraide et de la solidarité communautaire. Mais depuis son indépendance, le Burundi a connu plusieurs crises sociopolitiques qui ont créé beaucoup de personnes démunies. Par ailleurs ces derniers temps, le Burundi connaît des catastrophes naturelles dues aux changements climatiques causant des dégâts énormes et d’autres nécessiteux. Pour venir en aide aux populations des zones sinistrées, le Gouvernement a dû lancer un appel à la solidarité locale à laquelle les populations mobilisées ont toujours répondu positivement avec des contributions impressionnantes. Le texte proposé tend donc à favoriser l’enracinement de cette culture d’entraide à travers l’organisation d’une Journée de solidarité locale pour une bonne coordination de la collecte des contributions y relatives.Après échanges, le projet a été adopté moyennant amendements avec notamment la recommandation de placer cette Journée le dernier samedi du mois de juillet pour ne pas accroître le nombre de jours fériés et chômés. Cependant, d’autres journées de collectes d’aides pourront être organisées en dehors de cette journée spéciale.
9. Note de proposition de redressement de l’Onatel, présentée par le ministre des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias.L’Onatel connaît actuellement d’énormes difficultés d’ordre technique, commercial et financier qui hypothèquent sa rentabilité.Cette situation est due à certains facteurs exogènes, notamment l’arrivée de plusieurs sociétés de téléphonies mobiles concurrentes avec des technologies plus avancées. Mais également des facteurs endogènes dont ceux liés à la gestion peuvent être responsables de  la situation précaire de l’entreprise.La note propose une série de stratégies et actions à mettre en œuvre pour que l’Onatel reprenne sa place dans le secteur des TIC. Des projets ont été également identifiés pour son redressement, avec évidemment l’appui de l’Etat dans la mesure où l’Onatel seul est incapable de trouver le financement.Enfin, la note indique des mesures d’accompagnement internes pour améliorer le fonctionnement de l’Onatel tant au niveau de la gestion financière que de la gestion du personnel. La même note propose d’autres mesures que l’Etat seul actionnaire devrait prendre en termes d’octroi de facilités et d’appuis pour que l’objectif de redressement puisse être atteint.Le Conseil a accepté le principe de redressement mais a noté qu’un audit externe et indépendant était nécessaire mais que les bonnes mesures déjà prises doivent être maintenues notamment celle d’arrêter les nouveaux recrutements et le non remplacement des départs.Une équipe qui va réfléchir davantage sur cette question et faire rapport au Gouvernement dans un délai de 1 mois a été mise en place.
10.  Mémorandum d’entente avec la Société PROCERV sur la Zone économique spéciale, présenté par les services de la Deuxième vice-présidence de la République.Une Zone économique spéciale est une zone territoriale délimitée géographiquement et qui bénéficie d’une réglementation économique spécifique différente de celle pratiquée sur le reste du territoire national. Elle a pour objet d’attirer des investissements étrangers, d’accroître les capacités d’exportation, de favoriser l’entrée des devises, de contribuer à la croissance économique et à la création d’emplois.C’est dans ce cadre que le site de Warubondo situé en zone Gatumba,  en province de Bujumbura a été identifié pour abriter la première Zone économique spéciale au Burundi,  et son cadre légal a été mis en place en février 2017.Dans le souci de concrétiser cet objectif, la société PROCERV basée aux Emirats Arabes Unis a été identifiée pour apporter son expérience dans le développement des Zones économiques spéciales comme elle l’a fait aux Emirats Arabes Unis. Son expertise permet à ses clients de se conformer aux exigences des Zones économiques spéciales répondant aux normes internationales.
Le Mémorandum d’entente contient les engagements des deux parties à savoir le gouvernement du Burundi et la société PROCERV ainsi que la feuille de route pour le programme des activités pour la période de novembre 2017 à juillet 2018. Le Mémorandum a été adopté moyennant quelques ajustements.
11. Note sur le Jet présidentiel, présentée par le ministre des Finances, du budget et de la privatisation.Le gouvernement du Burundi s’est doté d’un avion présidentiel de type Gulfstream série GIV n°1151 qui est arrivé à l’Aéroport International de Bujumbura en date du 14 décembre 2016. Depuis cette période, l’avion est resté au sol alors qu’il doit être entretenu de façon régulière et a, de cette manière, occasionné beaucoup de dépenses car les travaux de la maintenance de cet avion se réalisent impérativement dans un atelier spécialisé à l’extérieur du pays. L’avion est maintenant en très bon état technique pour être utilisé ou exploité en vue de générer des fonds dans la mesure du possible. L’objet de la note était de demander au Conseil des ministres d’approuver cette exploitation qui s’avère doublement rentable d’abord pour faciliter la couverture des coûts de maintenance de l’appareil, mais aussi pour protéger l’avion contre certaines conséquences négatives liées à son immobilisation. Il faut en effet savoir que même immobilisé, un aéronef continue à occasionner des coûts de maintenance. Il convient de noter que  l’aéronef restera entièrement disponible pour toutes missions propres au propriétaire chaque fois que de besoin.Le Conseil a donné son aval pour cette exploitation.
Au chapitre des Divers, les membres du Conseil ont échangé diverses informations intéressant la vie nationale.

LE SECRETAIRE GENERAL DU  GOUVERNEMENT ET PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT,
Philippe NZOBONARIBA.

 

PALPGL> Ouverture de la 6ème assemblée générale par le Premier vice-président de la république du Burundi

Pour « le vivre ensemble » autour des lacs Kivu et Tanganyika

 

DSC 0347Les cérémonies d’ouverture de la 6e assemblée générale de la PALPGL (Plateforme des autorités locales des pays des Grands lacs) ont été rehaussées par la présence du Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, le mercredi 15 novembre 2017 à Bujumbura. Le thème retenu pour ce colloque est « La participation des femmes et des jeunes à la gouvernance locale, une garantie du développement durable et du vivre ensemble dans les pays des Grands lacs : défis et opportunités ». 

 

Dans son discours d’accueil, le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, a annoncé aux participants que la ville de Bujumbura est actuellement dans la paix et la sécurité après une période de crise sociopolitique en 2015. Et de dire qu’actuellement les jeunes qui avaient été objet dudit conflit sont bien encadrés et la réconciliation est effective grâce aux efforts de l’administration publique.Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, dans son discours d’ouverture, a rappelé que la démarche de dialogue entre les autorités locales des pays des Grands lacs a été initiée en 2012. Et c’était dans le cadre du travail sur le rôle des autorités locales dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Et M. Sindimwo d’ajouter qu’une première édition de la caravane du « mieux vivre ensemble » a été initiée par le secrétariat exécutif de la PALPGL à partir de Kinshasa jusqu’à Bujumbura en passant par les villes membres fondatrice en RDC (République démocratique du Congo), au Rwanda et au Burundi. L’objectif étant de populariser la plateforme et de la faire mieux connaitre. Le Premier vice-président a ainsi fait remarquer que cette caravane, qui venait d’être clôturée à Bujumbura, a été une occasion de renforcement du dialogue à travers les activités sportives et culturelles.

Autonomiser et opérationnaliser durablement la PALPGL

S’appuyant sur le thème central de la rencontre de Bujumbura à savoir « La participation des femmes et développement durable et du vivre ensemble dans les pays des Grands lacs : défis et opportunités », Gaston Sindimwo, a dit que ce sera une occasion de contribuer à l’opérationnalisation et à l’autonomisation durable de la plateforme.Le gouvernement du Burundi a été le premier à reconnaitre la PALPGL par sa lettre de reconnaissance du 27 octobre 2017. Parce qu,a-t-il précisé, le gouvernement de la république du Burundi est conscient du travail accompli par les maires dans l’intérêt de leurs citoyens et du pacte de confiance qu’ils ont réussi à sceller avec leurs collègues autour des lacs Kivu et Tanganyika. Et Gaston Sindimwo de laisser entendre que le gouvernement s’engage à accompagner les villes et les communes burundaises dans leurs initiatives du vivre ensemble dans la région des Grands lacs et dans leurs projet de croissance pour répondre aux attentes de la population. Il a lancé un appel  à tous les pays frères et voisins, et tous les acteurs tant régionaux qu’internationaux à joindre leurs efforts pour soutenir la PALPGL. Et cela pour qu’elle contribue effectivement à l’idéal du vivre ensemble dans les pays des Grands lacs.Dans cette rencontre, les participants étaient des représentants des associations féminines et des jeunes ainsi que les maires des villes de la RDC, du Rwanda et du Burundi membres de cette plateforme. Les maires du Rwanda n’ont pas répondu présents pour des raisons techniques, a-t-on appris de la part du président de la PALPGL, Philémon Yogolelu. Mais les associations féminines et des jeunes de la province de l’Ouest du Rwanda sont représentées.
Amédée Habimana

 

ISCAM> Séance de moralisation des candidats officiers par le chef de l’Etat

Connaître l’histoire du pays pour mieux commander, un point qui a pris une place importante

 

DSC 4586Dans le cadre du programme de l’éducation à la citoyenneté et formation patriotique, le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a animé une séance de moralisation à l’endroit des candidats officiers de l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam). Le porte-parole de la Force de défense nationale a dit que l’histoire de notre pays a pris une place importante afin qu’ils puissent connaitre, vivre le présent et bien préparer le futur pour mieux commander. 

 

Le chef de l’Etat et commandant suprême des corps de défense et de sécurité, Pierre Nkurunziza, a animé le mercredi 15 novembre 2017, un atalier d’échanges sur la moralisation de la société en faveur des candidats officiers de l’Iscam. Après le mot d’accueil du commandant de l’Iscam, la séance s’est poursuivie à huis clos. A la fin de l’agenda du jour, le porte parole de la Force de défense nationale, colonel Gaspard Baratuza, a indiqué que le président de la République a débuté par brosser l’historique de notre pays en commençant par la devise selon laquelle il y avait d’abord Dieu le Tout-puissant, le roi et le pays. Le président de la République leur a dit que la nationalité est une condition sine qua none. Quelqu’un qui n’a pas de nationalité est dépourvu de tout. Il ne peut pas se développer, raison pour laquelle n’importe qui doit aimer sa patrie. Aimer la patrie signifie que tout le monde doit travailler de concert en se mettant dans une même ligne directrice, avec une vision commune, afin de développer son pays.Comme ces candidats officiers sont des futurs responsables, ils doivent connaître les grands moments de l’histoire qui ont marqué notre nation, a dit col.Baratuza. Savoir comment les rois comme Ntare Rushasti, Ntare Rugamba et Mwezi Gisabo ont conquis tout en donnant la dimension actuelle à notre pays a été la préoccupation du chef de l’Etat, a-t-il souligné. Selon ColBaratuza, les pouvoirs de ces rois montrent que le Burundi a non seulement une histoire, mais également un caractère typique. Les Burundais sont des guerriers depuis l’antiquité à part que les militaires burundais montrent leurs talents à l’échelle internationale dans des missions de maintien de la paix. Tout cela a une source. C’est un leg de nos ancêtres qui, jadis, se sont organisés dans leur société pour garder les frontières.Col. Baratuza a dit que le chef de l’Etat a suggéré que chaque nation a un secret qui doit la caractériser. Les coutumes et les bonnes mœurs de nos ancêtres doivent être sauvegardées pour guider nos responsables militaires de demain dans leur prise de décision pour mieux commander.  C’est pour cette raison qu’ils doivent connaitre l’histoire pour vivre le présent et bien préparer le futur, a martelé le porte-parole.

Néocolonialisme sous une autre forme

Comme le commandant suprême des corps de défense et de sécurité l’a prodigué aux candidats officiers, dit M. Baratuza, si tous les Burundais se mettaient ensemble, notre pays serait une grande puissance mondiale d’ici cinq ou six ans. Ce qui est nécessaire est de savoir d’où l’on vient, où on en est et où l’on va, et bien s’organiser. Il a dit qu’il y a aujourd’hui un système de néocolonialisme qui revient sous une autre forme avec la fuite des cerveaux à l’étranger que ces candidats ont été appelés à éviter. Il a signalé des Burundais doués qui vont à l’étranger et qui ne veulent  pas retourner au pays alors qu’ils sont des spécialistes pouvant servir la nationet que le pays a dépensé beacoup de frais pour leur formation. Il y a d’autres qui reçoivent même gratuitement une double nationalité pour rendre difficile le verdict en faveur de leur pays.Avant de terminer son agenda audit Institut, le président de la République a donné le coup d’envoi, en plantant un arbre, sur les seize mille arbres  prévus pour reboiser les différents endroits de la capitale. Il a également signé dans le Livre d’or des grandes personnalités qui visitent l’Institut. Cette séance est la troisième depuis le début de cette année en faveur des candidats officiers.  

Vincent Mbonihankuye

 
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