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ASSEMBLEE NATIONALe> Certaines questions posées au ministre en charge de l’hydraulique

Il a notamment donné des éclaircissements sur la problématique de la pénurie du carburant

 

DSC 0420Sous la conduite du président de l’Assemblée nationale Pascal Nyabenda, les députés burundais se sont réunis en séance plénière le jeudi 03 janvier 2019. Il s’agissait d’analyser et adopter le projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’accord-cadre portant création de l’Alliance solaire internationale (Asi). Le ministre de l’hydraulique, de l’énergie et des mines a répondu aux autres questions des députés. 

 

Au cours de cette séance plénière, les députés ont voulu savoir la cause de la pénurie répétitive du carburant. A cette question, le ministre en charge de l’hydraulique, Côme Manirakiza a indiqué que la gestion du carburant n’est pas facile. Il arrive des fois où le carburant est disponible et d’autres fois qu’il devient rare.Quant à la cause de la récente pénurie du carburant de type mazout, M.Manirakiza a fait savoir que les importateurs ont importé beaucoup plus l’essence au détriment du mazout. Le stock avait fortement diminué mais le remède est en train d’être trouvé car beaucoup de forces sont en train d’être conjugués.Suite à la destruction de l’environnement en cherchant le bois de chauffage et du charbon, les députés ont demandé au ministre ce qui est en train d’être fait pour trouver d’autres moyens qui peuvent remplacer valablement le charbon et le bois de chauffage. A cette question, M.Manirakiza a indiqué que le ministère qu’il dirige et celui en charge de l’environnement sont en train de collaborer pour trouver une solution à ce problème. Cette questionconcerne même ceux qui coupent des jeunes arbres utilisés pour la construction des maisons en étages. Il a indiqué qu’une commission mixte est à l’œuvre et il a demandé aux députés d’attendre les résultats de la commission.L’autre question posée au ministre en charge de l’hydraulique était celle de savoir les routes et les villages qui bénéficieront respectivement de l’installation des lampadaires et des panneaux solaires. A cette question, M.Manirakiza a répondu que l’installation des lampadaires commencera sur certaines routes de la municipalité de Bujumbura et s’étendra dans d’autres provinces du pays comme Gitega et Ngozi. Pour les panneaux solaires sur les toitures, les villages des régions les plus reculées seront plus prioritaires, a-t-il dit.

Martin Karabagega

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Séance plénière du jeudi 03 janvier 2019

Le projet de loi portant ratification par le Burundi de l’accord cadre portant création de l’Alliance solaire internationale adopté à l’unanimité

 

DSC 0420Les députés de l’Assemblée nationale, sous la conduite de Pascal Nyabenda, se sont réunis en séance plénière le jeudi 03 janvier 2019 pour analyser et adopter le projet de loi portant ratification par le Burundi de l’accord cadre portant création de l’Alliance solaire internationale. Ce dernier a été adopté à l’unanimité par les députés qui étaient présents. 

 

Au cours de cette séance plénière, le gouvernement était représenté par le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza pour fournir des éclaircissements.Dans son exposé des motifs, M.Manirakiza a fait savoir que le Burundi est un pays qui a un relief très accidenté. Notre pays dispose d’un excellent gisement solaire. Cependant, le type de relief dont dispose notre pays impose à la population un mode d’habitat dispersé qui ne facilite pas l’approvisionnement en électricité par réseau interconnecté moyenne tension et basse tension.Par ailleurs, faute de production d’énergie électrique en quantité suffisante par l’hydroélectricité, M.Manirakiza a indiqué que toutes les infrastructures ne sont pas connectées au réseau interconnecté.Dans l’optique de développer l’électrification des zones rurales difficilement accessibles  par le réseau interconnecté et des établissements à caractère social, mais aussi en vue d’accroître le taux d’accès à l’énergie propre, l’alimentation par système solaire photovoltaïque semble la meilleure option. Elle est la mieux adaptée pour le système d’habitat dispersé, a-t-il dit.L’ambassade de la république d’Inde a informé le Burundi qu’une cellule administrative provisoire d’Alliance solaire internationale (Asi)  a été mise en place au sein du ministère indien  en charge des énergies nouvelles et renouvelables. L’ambassade de la république d’Inde a demandé l’adhésion du Burundi et la désignation du point focal à l’Asi. Le Burundi a signé l’accord-cadre pour l’adhésion à l’Asi en date du 26 février 2018 à Bujumbura.Selon M.Manirakiza, le gouvernement d’Inde contribuera à hauteur de 27 millions de dollars américains à l’Asi pour la création du fonds, la mise en place des infrastructures  ainsi que les dépenses récurrentes pour une période de 5 ans, de 2016-2017 à 2020-2021.

Trois projets du Burundi ont été retenus

Plusieurs pays ayant signé l’accord-cadre ont soumis des projets pour financement. Pour le Burundi, trois projets ont  retenu l’attention particulière du secrétariat de l’Asi. Il s’agit de l’exploitation solaire décentralisée par l’installation des lampadaires le long des routes. Il s’agissait aussi des mini-réseaux pour l’électrification des centres de l’intérieur du pays ou des villages et des systèmes solaires sur les toitures pour les infrastructures publiques, a dit M. Manirakiza.La majorité des députés revenaient sur la question de savoir comment ces lampadaires seront protégés d’autant que ceux qui ont été installés ont été vandalisés. A cette question, M. Manirakiza a fait savoir qu’il faut d’abord sensibiliser et conscientiser la population bénéficiaire sur l’importance de ces lampadaires. Il a promis que l’on va utiliser des techniques sophistiquées lors de l’installation de ces lampadaires. Après analyse et amendement par les députés, ce projet de loi a été adopté à l’unanimité par 101 députés dont 92 présents et 9 procurations.

Martin  Karabagega

 

COOPERATION> Retour de la RDC du président du sénat

Il était à la tête d’une mission d’observation électorale du Conseil africain pour la démocratie

 

DSC07582Le mercredi 3 janvier 2019, le président du sénat du Burundi, Révérien Ndikuriyo, est rentré d’une mission de travail qu’il a effectuée en République démocratique du Congo. Là, il conduisait une mission d’observation électorale du Conseil africain pour la démocratie dont l’objectif était une observation indépendante et impartiale du processus électoral, comme le précise la déclaration qui a été présentée par  le porte-parole du Sénat du Burundi, Gabby Bugaga. 

 

Dans cette déclaration, le porte-parole du Sénat du Burundi, Gabby Bugaga, a indiqué que le président du Sénat burundais avait été invité par la Commission électorale nationale indépendante du Congo démocratique. Et d’ajouter que M. Ndikuriyo conduisait une mission d’observation électorale du Conseil africain pour la démocratie dont l’objectif était de faire une observation indépendante et impartiale du processus électoral et d’en faire une évaluation objective au regard des standards internationaux en matière d’élection libre, démocratique, transparente et conformément aux lois de la RDC. La déclaration précise, que le dimanche 30 décembre 2018, les électeurs congolais se sont rendus aux urnes pour élire le président de la République, les députés nationaux et les députés provinciaux. Elle ne va pas sans dire que le contexte politique de ces élections était assez particulier car on avait 21 candidats pour la présidentielle,  15 358  candidats pour les législatives nationales et 19 643 pour les législatives provinciales avec un total de 40 024 897 d’électeurs. 

Des élections qui inspireront le Burundi en 2020

La déclaration souligne que ces élections constituent une avancée significative dans la consolidation de la démocratie et de la stabilisation de la RD Congo parce qu’elles ont été organisées dans les règles et ont permis au peuple congolais de s’exprimer librement dans les urnes. A travers la déclaration, M. Bugaga indique en plus que dans trois régions : Beni, Butembo et Yumbi, les élections du 30 décembre 2018, n’ont pas eu lieu pour des raisons de persistance de la maladie à virus d’Ebola à Butembo et à Beni, et à cause de la menace terroriste et le déplacement massif des populations à Yumbi ; mais que dans ces localités, les élections feront l’objet d’un calendrier spécifique. La déclaration indique enfin que tout le processus électoral a été entièrement financé par le gouvernement congolais et que le Burundi s’inspirera de cette expérience qui honore la RD Congo en particulier et toute l’Afrique en général, pour organiser les élections générales prévues en 2020.

Jean Bosco Nkunzimana
 

 

COMMUNE MUHA> Atelier de renforcement des capacités des membres des comités mixtes de sécurité

La lutte contre les rumeurs pendant la période préélectorale, au centre des débats

 

DSC07117Le Conseil national de sécurité a organisé, le jeudi 3 janvier 2019, un atelier de renforcement des capacités à l’endroit de tous les membres des comités mixtes de sécurité de toutes les zones de la commune Muha en mairie de Bujumbura, sur l’alerte précoce, le renseignement préventif, l’éducation patriotique et la lutte contre les rumeurs pendant la période préélectorale. Et Silas Ntigurigwa, secrétaire permanent de cet organe demande aux responsables des comités mixtes de sécurité de renforcer la quadrilogie et invite la population à éviter les rumeurs qui déstabilisent et perturbent la sécurité pendant la période préélectorale, en donnant chaque fois tous les renseignements à leurs autorités hiérarchiques. 

 

Dans son mot d’accueil, Daniel Kabura, administrateur de la  commune urbaine de Muha, a informé que la situation socio sécuritaire est bonne dans  les différentes zones de la cette commune, même si certains cas de perturbation de la sécurité s’observent dans certaines zones de la même commune. M. Kabura a indiqué que cela est dû au travail en synergie de tous les membres de la quadrilogie qui veillent jour et nuit pour maintenir la paix et la sécurité au sein de leurs zones et quartiers respectifs. Quant au conseiller principal du maire de la ville de Bujumbura, il a lui aussi remercié la population de la commune Muha en général et les membres des comités mixtes de sécurité  en particulier qui travaillent  jour pour jour pour renforcer et maintenir la paix et la sécurité dans cette commune. Pour clôturer, l’administrateur de la commune Muha, a demandé aux participants à cet atelier d’écouter très attentivement tous les conseils qui allaient être donnés afin de continuer à maintenir la sécurité de leur entourage. Dans son discours d’ouverture, Silas Ntigurigwa, secrétaire permanent du conseil national de sécurité, a d’abord remercié tous les acteurs impliqués dans le secteur du maintien de la paix et la sécurité en  commune Muha, tout en indiquant que le travail de renforcement de la sécurité et de la paix est un travail quotidien qui nécessite une synergie et un suivi régulier.

« Quand le peuple est sécurité, le pays aussi doit être en pleine sécurité »

Dans la poursuite de son discours, M. Ntigurigwa a rappelé qu’auparavant,  le travail de maintien et de renforcement de la paix et de la sécurité était seulement réservé aux forces de défense et de sécurité. Mais aussi, ces dernières réussissaient  leurs missions grâce au soutien et à la collaboration de la population et de tous les autres acteurs. Alors, vu le rôle primordial de la population dans le maintien de la sécurité, il a informé que c’est dans cette même perspective que le chef de l’Etat burundais a mis en place le Conseil national de sécurité pour que la question de paix et sécurité soit prise en mains.« Et c’est à travers la quadrilogie que s’est constatée l’implication de toutes les couches sociales du pays pour maintenir et renforcer la paix et la sécurité dans le pays », a indiqué M. Ntigurigwa. Ce dernier  a affirmé qu’il faut d’abord que la sécurité soit maintenue et renforcée au niveau de nos ménages avant qu’elle soit répandue sur tout le territoire national. Signalons que les différents enseignements sur les critères, les facteurs et les comportements a adopter pour que la paix et la sécurité soient une réalité dans notre pays  ont été dispensés par certains experts.

AVIT NDAYIRAGIJE

 
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