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Le Renouveau> 40e anniversaire

Pascaline Biduda qui dirige le journal parle d’une remarquable évolution

 

DSC08840Le journal «Le Renouveau» qui atteint ses quarante ans d’existence ce vendredi  13 avril 2018 a connu des moments difficiles dans ses débuts. Mais, aujourd’hui, Pascaline Biduda qui est à la tête de ce quotidien burundais, et pour lequel elle  a travaillé comme journaliste, souligne qu’il y a eu une évolution remarquable bien que les défis ne manquent pas.  Elle dit qu’il faut en être fier surtout que c’est l’unique quotidien qu’on compte jusqu’aujourd’hui au Burundi.  

 

«Le Renouveau du Burundi »est né le 13 avril 1978. Onze ans après, Pascaline Biduda y entre comme journaliste. « Quand j’ai commencé mon travail de journaliste au «Renouveau», j’étais encore jeune, je sortais juste de l’Ecole de journalisme,  j’ai trouvé le journal à son jeune âge ».  Depuis ce temps, elle dit que le journal a beaucoup évolué au niveau de la rédaction des articles, au niveau des équipements pour les reportages, et des équipements  informatiques. En effet, quand elle a commencé le travail, elle se souvient qu’ils affrontaient  beaucoup de problèmes. Tenez, si aujourd’hui le journal dispose des ordinateurs, soient-ils en nombre insuffisant, ils tapaient les articles avec les machines de dactylographie  à cette époque-là. Ces dernières étaient utilisées par les opérateurs. Les journalistes rédigeaient leurs articles sur le papier et remettaient le manuscrit afin que les opérateurs le saisissent avec la machine à dactylographier. « Il y avait aussi un problème au niveau de la réalisation. Comme on n’avait pas d’ordinateur, le travail  qui normalement, se fait à la chaîne traînait beaucoup. Du journaliste à l’opérateur et puis à l’imprimerie, cela prenait beaucoup de temps, de sorte qu’on rentrait tard, même la nuit », se souvient-elle. Elle révèle que quand ils étaient à ce stade, ces problèmes handicapaient la régularité du journal.  Si, aujourd’hui, le journal compte des appareils photo numériques et professionnels, on achetait les photos à l’Agence burundaise de presse.  Mme Biduda n’oubliera jamais comment ils utilisaient les lettres qu’on appelait Letrasets pour pouvoir écrire le titre d’un article. Il a fallu attendre les années 2000 pour avoir un don  des premiers ordinateurs.  « Ce n’était pas suffisant en quantité », précise-t-elle. « Je pense que maintenant, il faut en être fier, parce que c’est toujours le seul quotidien qu’on compte au Burundi et il tient le coup. Les autres sont des hebdomadaires et des mensuels», remarque-t-elle.  Elle salut donc le pas de ce journal qui, d’ailleurs, diffuse actuellement même sur les réseaux sociaux pour agrandir le cercle des lecteurs. 

L’évolution est nette, mais les défis ne manquent pas

La directrice du «Renouveau» remarque que le journal reste confronté à un manque de matériel pour faire le travail comme il faut. Il en est de même pour les connaissances journalistiques, d’autant plus qu’il n’y a plus d’école de journalisme au Burundi.  Même les opportunités qui faisaient que les journalistes aillent à l’étranger pour faire des formations de longue et courte durées, des perfectionnements n’ont plus lieu. Ceci fait qu’il y ait un problème au niveau du métier.  Mais, on essaie de marcher sur les formations  que les anciens dispensent  en faveur des nouveaux.  Mme Biduda se dit satisfaite par le fait que «Le Renouveau» soit un journal qui contient l’information générale. On y trouve le politique, l’économie, le social, le sport, les faits divers, un peu de tout. « On essaie de diversifier les nouvelles », dit-elle. En plus des  événements qui se déroulent à Bujumbura, il y a des descentes qui se font à l’intérieur du pays pour des activités des responsables de ce pays. Il y a aussi des descentes dans les communes et les provinces. Le journal relaie aussi les informations de l’intérieur du pays de l’Agence burundaise de presse. Dans ses manières de diversifier l’information, Le Renouveau se sert aussi de l’Internet en plus d’autres sources d’information.  

Alfred Nimbona

 

Editorial> 17 mai 2018 : Sérénité et regard tourné vers l’avenir

Ouvrons cet éditorial par une question : qui sera perdant lors du prochain référendum constitutionnel prévu le 17 mai 2018 ? N’y allons pas par  quatre chemins en y répondant. Ce sont tous ces pêcheurs en eau trouble qui mordront la poussière lors de cette importante échéance électorale à laquelle le peuple burundais se prépare en faisant preuve de sérénité, au grand dam de ceux qui ne cessent de jeter le trouble dans la conscience individuelle et collective des électeurs qui, sans peur et en toute tranquillité, répondront massivement à cet important rendez-vous électoral, se conformant ainsi au décret présidentiel n°100/027 du 18 mars 2018, les convoquant à cette échéance électorale, se conformant également à l’appel que le président de la République Pierre Nkurunziza leur a adressé lors de son message du Nouvel An 2018. Ouvrons cet éditorial par une question : qui sera perdant lors du prochain référendum constitutionnel prévu le 17 mai 2018 ? N’y allons pas par  quatre chemins en y répondant. Ce sont tous ces pêcheurs en eau trouble qui mordront la poussière lors de cette importante échéance électorale à laquelle le peuple burundais se prépare en faisant preuve de sérénité, au grand dam de ceux qui ne cessent de jeter le trouble dans la conscience individuelle et collective des électeurs qui, sans peur et en toute tranquillité, répondront massivement à cet important rendez-vous électoral, se conformant ainsi au décret présidentiel n°100/027 du 18 mars 2018, les convoquant à cette échéance électorale, se conformant également à l’appel que le président de la République Pierre Nkurunziza leur a adressé lors de son message du Nouvel An 2018. A tous ceux qui, de nuit comme de jour, s’emploient à dire du mal du prochain référendum constitutionnel,  en semant en même temps dans l’esprit des gens un sentiment de forte inquiétude, le peuple burundais opposera une farouche volonté de concrétiser ses desiderata exprimés lors du dialogue intérieur inter-burundais qui a duré plusieurs mois, et qui a vu une participation massive de citoyens demandant  à être toujours consultés sur les choix politiques fondamentaux intéressant l’avenir du pays. A ses détracteurs prêts à tout faire pour le décourager, le peuple burundais opposera également sa ferme détermination à honorer la volonté du président de la République qui, en faisant légitimement recours au référendum constitutionnel, ne l’a fait qu’en réponse aux souhaits de la population exprimés lors du dialogue intérieur inter-burundais.En ne cédant pas à la peur semée par les ennemis de la paix et de la démocratie dans notre pays, le peuple burundais affirmera ainsi sa confiance non seulement en lui-même, mais également en ses élus qui ne ménageront aucun effort pour que le référendum constitutionnel du 17 mai 2018 et les élections démocratiques pluralistes de 2020 se déroulent dans de très bonnes conditions aux dépens des déstabilisateurs de l’opinion burundaise, aux desseins éminemment malsains. C’est dire et redire que les perdants lors du prochain référendum constitutionnel sont tous ces pêcheurs en eau trouble auxquels le peuple burundais opposera toujours ses armes les plus sûres et les plus efficaces qui s’appellent consolidation de la paix, de la sécurité, de la démocratie, de son unité et de sa mobilisation face aux menaces d’où qu’elles viennent.C’est donc dépouillé de tout sentiment de forte inquiétude que le peuple burundais répondra au vote du 17 mai 2018 ainsi qu’aux élections démocratiques pluralistes de 2020. Aucune arme, si puissante soit-elle, ne l’empêchera à ce rendez-vous qui est le sien. Terminons cet éditorial en rappelant ce que nous avons dernièrement écrit dans ces mêmes colonnes, à propos de la fête de Pâques, à savoir que le bien triomphera toujours du mal.
Louis Kamwenubusa

 

PARLEMENT> Séance plénière du mercredi 11 avril 2018

Présentation des réalisations du gouvernement par le Deuxième vice-président de la République

 

DSC 3658Les deux chambres du Parlement se sont réunies en séance plénière sous la présidence de Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale, le mercredi 11 avril 2018. Au cours de cette séance, le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a présenté les réalisations du second semestre de l’année 2017 pour les ministères sous sa tutelle. 

 

La Constitution de la République stipule en son article 163 qu’ « évaluer, tous les six mois, la mise en application du programme du Gouvernement » est l’une des activités qui peuvent réunir en congrès les deux chambres du Parlement. Le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a présenté aux membres des deux chambres les réalisations des différents ministères sous sa tutelle.La présentation s’est déroulée ministère par ministère et le Deuxième vice-président de la République  détaillait les grandes lignes avec des renvois pour quelques petits détails au livre-rapport que chaque parlementaire possédait déjà. Parmi les grandes réalisations, il a signalé notamment que le ministère en charge des finances a dans l'objectif de maintenir l'équilibre macroéconomique en conjoncture avec la politique monétaire, 404,82 milliards BIF des recettes ont été collectés contre 333 milliards BIF collectés à la fin de décembre 2016, soit un montant additionnel de 72,5 milliards (21%) par l’OBR (Office burundais des recettes). En vue de renforcer la bonne gouvernance au sein de ce ministère, mille cinq cent vingt-un (1 521) marchés en dessous des seuils ont été contrôlés et cinq rapports sont déjà produits et disponibles.

Domaine socioéconomique 

Joseph Butore a fait savoir que dans le domaine socioéconomique et avec le ministère des Transports, des travaux publics et de l’équipement, parmi les grandes réalisations, 157 km de routes en terre ont été revêtues et entretenues. Les travaux de bitumage de la RN 13 phase II, tronçon Butaganzwa-Ruyigi (19 km) ont été complétés. Les travaux de bitumage de la RN18,  phase I, tronçon Nyakararo-Mwaro-Kibumbu (30 km) ont été complétés au cours du 2è semestre 2017. Les travaux de bitumage de la RN5, lot 1, tronçon Bujumbura-Nyamitanga (30km) ont été lancés.L'Office de Transport en Commun (Otraco) a réalisé deux milliards  trois millions quatre cent-septante-deux mille sept cent-douze francs burundais (2 003 472 712) sur 2,5 milliards prévus pour toute l'année. Le ministère des Transports a procédé au retrait des vieux véhicules et a interdit leur importation ainsi que celle des véhicules de main gauche. Les feux tricolores en mairie de Bujumbura ont été installés, des travaux connexes réalisés à la RN3. 

Le domaine de l’énergie et des mines : des avancées significatives

Le ministère de l’Energie et des mines enregistre dans son actif diverses réalisations. Il importe de signaler que 245 artisans miniers et de carrières se sont formalisés, 217 demandes d'exploitation des sites traitées, 123 nouvelles coopératives agréées et 11 renouvelées ainsi que 89 périmètres cadastrés. Au mois de juillet 2017, il y a eu production de 10 MW, puis 20 MW dès septembre 2018 pour totaliser 30 MW. De plus, dans la production de l’énergie électrique par la mise en marche d’une centrale thermique, des extensions de réseaux électriques en moyenne tension et basse tension sur 14,8 km de réseaux moyenne tension sur une distance de 36,2 km de réseaux basse tension ont été réalisés à Carama, Kajaga et Kobero.

Une école doctorale à l’Université du Burundi et 22 programmes de master

S’agissant des réalisations du ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Butore a fait remarquer que parmi celles-ci,  22 programmes de Master ont été autorisés à ouvrir par la CNES (Commission nationale pour l’enseignement supérieur). Plus de quatre mille (4 000) enseignants et directeurs ont été formés au mois d’août dans le cadre de la formation des enseignants et directeurs des écoles secondaires de la deuxième année du post-fondamental. Un million sept cent-vingt mille cinquante-six (1 720 056) manuels pour les élèves de 7e et trente quatre mille quatre cents (34 400) guides pour les maîtres ont été distribués dans le cadre du programme « Back to School » avec l’appui de l’Unicef. Un million cinquante-six mille (1 056 000) manuels ont été distribués pour les élèves de 8e.

L’environnement a été également protégé

Le ministère ayant l’environnement dans ses attributions n’a pas manqué de protéger l’environnement. Ainsi, trois mille       (3 000) plants de bambou ont été produits et plantés sur les rives des rivières Mutimbuzi et Kanyosha sur une distance de 2 km. Des plants de calliandra ont été mis en place dans les 30 périmètres de protection rapprochée sur 30 sources de captage d’eau potable des  communes Bururi, Rumonge, Burambi et Buyengero. 250 000 plants forestiers  et agro-forestiers ont été produits dans les communes Kirundo, Muyinga, Ruyigi, Mairie de Bujumbura pour les plants de bambous, ainsi que 50 000 plants forestiers.Deux mémorandums d’entente ont été signés dans le cadre du partenariat public et privé pour deux sites, à savoir la source du Nil de Rutovu et les eaux thermales de Muhweza dans le cadre de l'aménagement des campings lodges. Le ministère du Commerce a suivi régulièrement l'évolution des prix des produits de première nécessité sur les marchés du pays pour anticiper sur les pénuries ou éventuelles spéculations sur les prix.

Le ministère en charge des médias n’a cessé de progresser

Le ministère ayant en charge la communication a effectué une inspection approfondie des services sous-tutelle. Il a procédé à la vulgarisation des politiques, au renforcement des capacités à différents endroits. Les émissions numériques ont été lancées sur la télévision nationale. Bientôt, les cent -nonante mille (190 000) décodeurs seront distribués aux ménages vulnérables déjà identifiés. Le ministère a continué avec les médias publics, l’accompagnement des actions du gouvernement et la promotion de l’image du Burundi. Le réseau mobile de l’Office national des télécommunications a été modernisé. Dans le cadre de l’inclusion financière, la Régie nationale des postes a permis à deux mille six cent-trente-neuf (2 639) personnes d’être déjà insérées dans le circuit financier formel avec 49 000 000 FBu.Pour le renforcement des prestations de soins et de services de santé, le ministère de la Santé et de la lutte contre le Sida a fait une campagne de vaccination des enfants de 4 mois à 14 ans contre la rougeole et la rubéole au niveau national, 98% des enfants ont été vaccinés. Trois mille (3 000) personnes âgées bénéficiaires ont accès aux soins et services de santé, car elles possèdent déjà des cartes du programme de financement des soins et services de santé pour les personnes âgées. En 2017, 98,8 % des enfants de 9 mois à 14 ans ont été vaccinés contre la rougeole et la rubéole au niveau national.

Le secteur agro-pastoral a été renforcé

Dans le souci de l'augmentation de la production agricole, il y a eu la redynamisation de l'encadrement rapproché, ainsi 14 318 ménages ont été encadrés dans tout le pays. On a également appuyé 34 organisations de producteurs dans tout le pays. Il y a eu la promotion des unités de transformation des produits agricoles, 4 études de faisabilité sur les unités de transformation de la tomate, du maracudja, des agrumes et de la banane. Une étude de faisabilité est disponible sur la tomate. Environ 914 km de fossés antiérosifs ont été végétalisés sur 500 km prévus. 1 600 ha ont été emblavés dont 1 450 ha de marais et 150 ha de périmètre irrigué. 69 083,6 tonnes de riz paddy ont été produits sur 42 000 tonnes prévues. Au niveau de l’augmentation de la production agricole : 10 000 plants de prunier de Japon, 20 000 plants de manguier, 10 000 plants d’avocatier, 20 000 plants d’agrumes et 50 000 plants de maracoudja ont été  produits. Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage a promu la recherche agronomique et zootechnique. Ainsi, 236 004 mini-tubercules de pomme de terre ont déjà été produits. Un crédit de 5,8 milliards a été contracté par les producteurs auprès des microfinances et garanti par des projets du Fida. La production des cultures industrielles a été augmentée : 1 885 tonnes de coton graines, 779 tonnes de coton fibre et 13 347,514 tonnes d’huile de palme ont été produites. L’impact de la privatisation des filières café, thé et abattoirs a été évalué. Une stratégie de diversification des cultures a été élaborée, ainsi que la promotion des unités de transformation des produits agricoles.Le ministère ayant les affaires sociales dans ses attributions a permis l’accès aux soins de santé des indigents. Ainsi,  3 000 personnes âgées ont accès aux soins et services de santé, car elles possèdent déjà des cartes du programme. 200 ménages ont été appuyés dans la réinstallation, ont l'accès à l’habitat décent et à l’auto-prise en charge; 210 enfants ont été retirés de la rue et réinsérés dans leurs familles. et 255 072 ménages victimes des catastrophes et autres vulnérables ont été assistés en vivres et non-vivres.

Amédée Habimana

 

Miss Burundi 2018> Etat d’avancement des inscriptions

Elles continuent mais des défis sont déjà observés

 

DSC 0063L’élection de Miss Burundi est devenue un rendez-vous annuel et pour cette année, les inscriptions ont commencé le 1er mars pour prendre fin le 16 avril 2018. Le bilan est satisfaisant dans la mesure où on a à peu près une quarantaine d’inscrites que ce soit à Bujumbura ou à l’intérieur du pays. Mais des barrières ne manquent pas pour les candidates de l’intérieur du pays. 

 

 

Les candidates viennent s’inscrire chaque jour à Bujumbura au bureau de l’organisation de Miss Burundi.  L’un des critères pour s’inscrire à Miss Burundi c’est de représenter une des provinces, c’est-à-dire une province originaire des parents ; une province dans laquelle la candidate se sent à l’aise ; ou une province à laquelle la candidate est attachée. C’est ainsi que le comité d’organisation est allé à la rencontre des potentielles candidates à l’intérieur du pays.   

Peu de candidates à l’intérieur du pays

D’après André Hakizimana, le chargé de la communication à Miss Burundi 2018, la première sortie a été effectuée dans la région Nord du pays (Ngozi, Kayanza, Kirundo et Muyinga) où les filles ont eu rendez-vous dans la province de Ngozi. «Durant les trois jours, le constat est qu’il n’y a pas eu assez de candidates pour se faire inscrire au concours Miss Burundi. Nous avons fait tout notre mieux pour faire passer le message, que ce soit au niveau des émissions dans les radios communautaires, ou sur les dépliants, a regretté M. Hakizimana». Le même travail a été fait dans la province de Gitega représentant la région Centre. Cette région couvre les provinces de Gitega, Mwaro, Muramvya et Karusi, Cankuzo et Ruyigi. Il y a eu aussi peu de candidates dans cette région. Pour les deux sorties faites à l’intérieur du pays, le bilan n’est pas satisfaisant, selon notre interlocuteur. Une autre sortie est prévue la semaine prochaine pour la région Sud (Makamba, Rumonge). Aussi, le milieu universitaire est concerné par ce concours d’où neuf universités vont être sillonnées à la recherche des candidates.

La barrière linguistique, un des défis

M. Hakizimana explique ce résultat par le fait que les filles de l’intérieur du pas ont peur car elles croient que pour être élue Miss Burundi, il faut être une fille de la capitale Bujumbura. Dans les émissions interactives ou les rencontres faites avec elles, ces filles croient qu’il faut provenir d’une famille très riche, avoir fait une formation universitaire très poussée, ou avoir voyagé à l’étranger. L’autre défi observé est la barrière linguistique dans la mesure où l’un des critères pour se faire inscrire à ce concours est de bien parler le Kirundi et le Français. « On a senti qu’il y a une certaine peur des candidates de l’intérieur du pays par rapport à la langue française ».Un casting (audition générale) est prévu à Bujumbura pour toutes les candidates déjà inscrites pour Miss Burundi 2018. Elles vont se réunir les 28 et 29 avril 2018. « Elles devront démontrer leurs talents et leurs capacités, c’est ainsi que le jury va donner les dix-huit (18) finalistes pour représenter les 18 provinces du pays dans la grande finale de l’élection Miss Burundi 2018 », a-t-il souligné. Il est aussi prévu leur internement car cette phase n’a pas eu lieu pour les deux éditions précédentes faute de moyens. La période de coaching suivra ensuite et va durer deux mois. A cet effet, les finalistes apprennent la façon de défiler avec des chaussures à haut talon, l’élaboration des projets, la culture générale. La finale est prévue au mois de juillet.                                                                                                   

Yvette Irambona

 
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