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PROVINCES DE MURAMVYA ET KAYANZA > Inauguration de certaines œuvres par le chef de l’Etat

« Profitons de notre indépendance, de la paix et de la sécurité pour construire notre pays »

 

DSC 19901Dans la poursuite de la célébration du 55e anniversaire de l’indépendance de notre pays, le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a procédé, le mardi 1er août 2017, à l’inauguration de certaines œuvres réalisées par les communes et les populations à travers les travaux de développement communautaire et avec l’appui du Bureau de la présidence de la République du Burundi, dans certaines communes des provinces de Muramvya et Kayanza. Et dans ses discours, le chef de l’Etat a interpellé les populations de ces deux provinces à renforcer la paix et la sécurité afin de développer le pays en général et leurs communes respectives en particulier.

 

A Muramvya, plus précisément dans la commune Bukeye, le chef de l’Etat a inauguré le nouveau bureau de cette commune, une infrastructure de deux niveaux avec trente bureaux. Selon l’administrateur de la commune Bukeye tous les services de la commune seront abrités dans cette même infrastructure. Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Muramvya, a d’abord indiqué que la paix et la sécurité règnent sur tout le territoire de la province. Il a ensuite ajouté que les populations cohabitent très étroitement dans leurs différences et qu’elles sont toutes au travail. « En plus du nouveau bureau de la commune Bukeye qui vient d’être inauguré par le président de la République, il y a beaucoup d’autres infrastructures dans les autres communes de la province qui ont été construites par la population », a informé le gouverneur de Muramvya. Il a terminé en remerciant très vivement le chef de l’Etat qui ne cesse de rejoindre chaque fois les populations sur le lieu de travail afin de les soutenir et les encourager dans leurs projets de développement.

« C’est l’unité qui pourra nous amener au développement durable »

Quant au président de la République, il a indiqué que c’est un grand honneur pour le pays en général et pour la commune Bukeye en particulier d’avoir construit une infrastructure du genre. Le chef de l’Etat a en plus demandé aux populations locales ainsi qu’à tous les natifs des communes de songer chaque fois à initier les projets de développement dans leurs communes respectives. M. Nkurunziza a également rappelé aux habitants de Bukeye que depuis le règne des rois au Burundi, c’est la province de Muramvya qui était à la tête du pays, et même le héros de l’indépendance du Burundi a étudié dans cette même commune. « Alors, c’est un grand honneur pour le pays et pour votre province. Et il faut que vous profitiez de cette opportunité et continuiez à travailler pour que votre province soit toujours le modèle des autres provinces du pays», a encouragé le chef de l’Etat.
Dans la politique du gouvernement du Burundi de lutter contre la corruption ; les malversations économiques ; le commerce illicite ; le détournement des biens publics et autres, M. Nkurunziza a affirmé que le revenu du pays a augmenté d’une façon très satisfaisante. « Et cela ne pourra pas empêcher que les cinq cent millions FBu du budget alloués à chaque commune soient bientôt augmentés afin d’encourager les communes de continuer à réaliser leurs propres projets de développement », a précisé M. Nkururnziza. Pour ce qui est des différentes infrastructures qui ont été construites dans les différentes communes de ces deux provinces, le chef de l’Etat a promis qu’il devra se disponibiliser pendant deux ou trois jours afin d’inaugurer toutes ces infrastructures.

« Avoir l’indépendance, c’est avoir le droit d’organiser le pays »

Après l’inauguration du nouveau bureau de la commune Bukeye, le chef de l’Etat s’est directement rendu dans la province de Kayanza en commune Gatara où il a procédé à l’inauguration du Lycée technique de Kivuruga. Cette école est également construite en étage. Le chef de l’Etat a d’abord fait un aperçu sur l’état de développement du Burundi depuis son indépendance, où il a informé que dans quarante cinq ans d’indépendance, le Burundi n’avait que 1 900 écoles et cinq universités seulement. « Mais, actuellement, dans dix ans seulement, plus de cinq mille écoles et trente cinq universités ont été construites au niveau de tout le pays. En plus de cela, nous prévoyons construire les bureaux de tous les chefs des collines au niveau national. Et cela est l’importance d’avoir l’indépendance parce qu’avoir l’indépendance, c’est avoir le droit d’organiser le pays et réaliser vos projets de développement », a affirmé M. Nkurunziza. Ce dernier a en plus mentionné que chacun peut se demander où étaient les autorités qui dirigeaient le pays pendant ce temps là. « Alors, le temps que nous avons perdu suffit. Il faut que nous profitions de notre indépendance , de la paix et la sécurité qui règnent dans notre pays afin de s’atteler au développement de notre patrie », a insisté le chef de l’Etat.
Pour clôturer les activités de la journée du mardi, le chef de l’Etat a distribué une aide constituée par le riz aux familles vulnérables de la zone Kivuruga en commune Gatara de la province de Kayanza.

Avit Ndayiragije

 

SENAT DU BURUNDI> Réaction à la résolution du Parlement européen sur la situation au Burundi

Elle a été adoptée à l’unanimité

 

DSC 0896Le sénat de la république du Burundi, réuni en sa séance plénière du mardi 1er août 2017, a analysé et adopté une résolution en réaction à la résolution du parlement européen du 06 juillet 2017 sur la république du Burundi. Cette résolution a été adoptée à l’unanimité par les sénateurs burundais.

 

Le président du Sénat burundais Révérien Ndikuriyo a d’abord rappelé qu’en juin 2017, à Malte, l’Union européenne (UE) avait prévu une autre résolution contre le Burundi, laquelle a été rejetée par les participants. Ils n’ont pas cédé à leur vilain projet et ont adopté la résolution eux seuls.
Le Deuxième vice-président du sénat, Anicet Niyongabo a rappelé qu’en décembre 2015, ils avaient bien montré aux parlementaires européens que quiconque respecte l’Accord d’Arusha ne peut en aucun cas agir à la manière dont certains politiciens burundais ont agi en 2015. Et de rappeler aussi que la Cour constitutionnelle avait bien montré que la candidature du président Pierre Nkurunziza était légale.

Après analyse, les sénateurs ont adopté les résolutions suivantes :

Le Sénat burundais a considéré que la situation politique et sécuritaire s’est nettement améliorée sur toute l’étendue de la république du Burundi après les perturbations survenues en 2015 lors des manifestations insurrectionnelles sous prétexte d’une candidature du président Pierre Nkurunziza au troisième mandat et à la suite du coup d’Etat déjoué du 13 mai 2015. Le Sénat burundais a considéré que l’arrêt rendu le 4 mai 2015 par la Cour constitutionnelle du Burundi et celui de la Cour de justice de l’EAC en date du 29 septembre 2016 ont affirmé le respect de la Constitution du Burundi dans l’organisation et la participation des candidats aux élections présidentielles organisées au cours de l’année 2015.
A considérer que les cas de violation des droits de l’Homme identifiés depuis le 26 avril 2015 ont été déférés devant les juridictions pénales burundaises. Le Sénat a aussi considéré que des dossiers relatifs aux disparitions forcées et enlèvements, au sens du Code de procédure pénal burundais, ont été ouverts.
Le Sénat a considéré que le peuple burundais est le seul détenteur de la souveraineté nationale et qu’à ce titre il décide de l’opportunité de modifier sa Constitution pour déterminer la gouvernance qui lui convient. Il a considéré que la Constitution de la république du Burundi prévoit qu’ « aucune procédure de révision ne peut être retenue si elle porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion du peuple burundais, à l’intégrité du territoire de la République » et a considéré qu’une résolution doit être fondée sur les faits vérifiables et non sur des allégations.
Le Sénat a considéré que le rapport d’enquête indépendante des Nations unies sur le Burundi a été analysé et rejeté par le gouvernement et par le Parlement de la république du Burundi après avoir remarqué que les experts-enquêteurs des Nations unies ont produit un travail partial et partiel, fondé sur des éléments non quantifiables, non fiables et non vérifiables.
La chambre haute du parlement a considéré les mesures prises par le gouvernement de la république du Burundi pour lutter contre la criminalité, le terrorisme et le trafic des êtres humains dans le cadre de la lutte contre l’impunité des crimes commis depuis le 25 avril 2015. Plus de 10 702 dossiers ont été confectionnés par la police judiciaire dont plus de 8 201 ont été transmis aux parquets. Vingt et un magistrats ont été sujets à des poursuites administratives et judiciaires pour corruption et/ou jugements uniques. Depuis le 26 avril 2015 jusqu’aujourd’hui, 126 policiers ont été révoqués de leurs fonctions et 43 d’entre eux ont été condamnés et purgent leur peine dans les établissements pénitentiaires pour manquements graves.
Il a considéré que certaines organisations de la société civile ont été poursuivies par la justice burundaise pour leur rôle présumé dans la perturbation de l’ordre public, en 2015. Considérant aussi qu’en janvier 2017, les activités de la Ligue des droits de l’Homme Iteka ont été interdites pour avoir mené une campagne visant à diviser la population burundaise et les forces de défense et de sécurité sur fond de mensonges accusant les autorités burundaises de préparer un génocide contre une partie du peuple burundais ; a considéré que Pacifique Nininahazwe, président du Focode a profité du financement de l’Union européenne (UE) de 10 000 euros transféré sur le compte de l’organisation War Child Holland Burundi et que ce financement lui a permis de déstabiliser le Burundi en organisant et en participant au mouvement insurrectionnel déclenché le 26 avril 2015 et au coup d’Etat déjoué du 13 mai 2017.
Le Sénat a en plus considéré que 20 radios locales publiques et privées, 4 radios communautaires, 7 télévisions émettent sur le territoire du Burundi, 2 agences de presse locales, 24 journaux périodiques publics et privés, 17 sites internet, 12 associations et organes professionnels de la presse sont opérationnels dans un pays de 27 843km carrés, mais que seuls trois radios sont suspendues pour des raisons d’enquêtes judiciaires ; que le gouvernement a pris des mesures pour lever certaines interdictions frappant certains médias pour leur rôle présumé dans la violation de la loi et des règlements en vigueur au Burundi ; a considéré qu’il n’est pas honnête d’affirmer sans ambages que toutes les stations des radios indépendantes ont été suspendues.
Il a considéré que la Constitution du Burundi, dans son préambule réaffirme la détermination inébranlable du peuple burundais à mettre un terme aux causes profondes de la violence ethnique et politique, de génocide et d’exclusion, d’effusion de sang, d’insécurité et d’instabilité politique qui ont plongé le peuple dans la détresse et la souffrance ; a considéré que les Burundais se réconcilient progressivement pour mettre un terme aux différentes crises ethnico-politiques et que ladite réconciliation résulte des efforts déployés dans l’éradication de la violence, des propos divisionnistes et de toute tendance de nature à supplanter les corps de défense et de sécurité.
Le Sénat a considéré que depuis 2009 le Burundi s’est doté d’un cadre légal interne permettant à ses propres juridictions pénales de réprimer les crimes contre l’humanité, de guerre et de génocide tels que définis par l’article 7 du statut de Rome de la Cour pénale internationale. En ce jour, huit cas de crimes contre l’humanité sont pendants devant les différentes juridictions de la République tandis que les enquêtes se poursuivent pour neuf autres cas. Il a considéré que l’adhésion ou le retrait du Burundi aux instruments internationaux relève de la souveraineté nationale.
Ayant considéré que le 26e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine du 30 au 31 janvier 2016 a décidé de ne pas envoyer la Mission africaine de prévention et de protection (MAPROBU) au Burundi sans le consentement du peuple burundais alors que le Burundi est lui-même contributeur des troupes de maintien de la paix en Somalie, en RCA, au Soudan, en Haïti, au Côte d’Ivoire, que dans ce contexte, le Burundi juge inopportun l’envoi des officiers de police des Nations unies vu que les observateurs militaires et des droits de l’Homme de l’Union africaine (UA) qui sont déjà déployés sur le terrain au Burundi travaillent librement et bénéficient de l’entière coopération du gouvernement et de tous ses services, y compris ceux qui relèvent de la souveraineté nationale que certains pays n’ouvriraient pas aux observateurs étrangers.
Le Sénat a considéré qu’une délégation du Conseil de paix et de sécurité de l’UA en visite au Burundi du 22 au 25 juin 2016 et le 26e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’UA ont jugé inopportun l’envoi de la Maprobu au Burundi, car estimant que la situation sécuritaire a positivement évolué.
Il a considéré que l’UA ne peut pas envisager de prendre des sanctions contre le Burundi du moment qu’une délégation de haut niveau composée des chefs d’Etat d’Afrique du sud, du Gabon, du Sénégal, de la Mauritanie, et du premier ministre de l’Ethiopie ont conclu que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée au Burundi. Le Sénat a aussi considéré que le 18e Sommet des chefs d’Etat des pays membres de la CEA à Dar-es-Salaam, a demandé à l’UE de lever les sanctions infligées au Burundi. Il a considéré que la 105e session du Conseil des ministres ACP-UE à Bruxelles les 3 et 4 mai 2017, a adopté une résolution demandant à l’UE d’examiner la situation au Burundi et de lever les sanctions contre ce pays et que le 8 mai 2017, lors de la présentation au parlement panafricain du rapport sur la situation en Afrique, le président du Conseil de paix et de sécurité de l’UA a indiqué que la situation au Burundi n’est plus préoccupante. Que le 21 juin 2017, une résolution sur la situation au Burundi a été rejetée par l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE réunie à Malte, au cours de sa 33e session et a considéré que le 26 juillet 2017, au cours du briefing au Conseil de sécurité sur la situation au Burundi, l’envoyé spéciale du Secrétaire général des Nations unies, M. Michel Kafando, a souligné que la situation sécuritaire s’est améliorée depuis le début de l’année.
La chambre haute a considéré que le processus de dialogue intérieur qui était piloté par la CNDI a pris fin et qu’un rapport final a été transmis aux autorités burundaises ; a considéré des réunions tenues à l’extérieur du pays dans le cadre du dialogue inter burundais sous les auspices des facilitateurs désignés par la communauté est-africaine et a considéré plusieurs ateliers de dialogue inclusif organisés par l’Ombudsman burundais.
Ayant enfin considéré que plus de 161 026 Burundais réfugiés dans les pays voisins et dans certains pays occidentaux ont regagné volontairement le Burundi depuis avril 2015 jusqu’aujourd’hui et que certains leaders politiques comme Sylvestre Ntibantunganya, Alice Nzomukunda, les anciens députés Mathias Basabose et Joseph Ntidendereza et l’ancien ambassadeur du Burundi en Belgique Félix Ndayisenga, qui avaient fui le Burundi ont regagné leur pays natal car encouragés et rassurés par l’évolution positive de la situation au Burundi. Que plus de 15 000 Burundais se trouvant dans le camp de réfugiés de Nduta en Tanzanie et 138 vivant au camp de réfugiés de Lusenda, en RDC figurent sur la liste de ceux qui ont manifesté leur volonté de regagner le Burundi.
Le Sénat burundais a noté avec satisfaction l’évolution positive de la situation en république du Burundi. Il salue également les mesures prises par le gouvernement de la république du Burundi pour lutter contre la criminalité, le terrorisme et autres atteintes aux droits de l’Homme qui ont eu lieu au Burundi depuis le 26 avril 2015. Le Sénat burundais se réjouit aussi des mesures prises par le gouvernement du Burundi pour prévenir, protéger les victimes et réprimer les auteurs des violences sur le genre.
Le Sénat burundais encourage les autorités judiciaires burundaises à poursuivre et punir davantage les auteurs des actes de violence et des atteintes aux droits de l’Homme qui se sont produits au Burundi. Il a rappelé que les autorités burundaises, en vertu de la législation nationale, internationale et régionale des droits de l’Homme, ont pris des mesures pour garantir, protéger et promouvoir les droits fondamentaux, y compris les droits civils et politiques des citoyens.
Le Sénat du Burundi a demandé aux juridictions pénales burundaises de continuer à poursuivre les auteurs et réprimer les crimes contre l’humanité telle que le prévoit la loi no1/05 du 22 avril 2009 portant révision du Code pénal burundais. Le sénat burundais a exhorté le gouvernement du Burundi à faciliter les formalités requises aux observateurs et experts civils en matière des droits de l’Homme déployés au Burundi.
La chambre haute du parlement a réitéré son engagement envers la liberté d’expression et a réaffirmé le rôle joué par la société civile, les avocats, les organisations de défense des droits de l’Homme et les médias dans une société démocratique. Le sénat a alors invité toutes ces entités et les ONG étrangères à œuvrer en conformité avec la législation en vigueur au Burundi.
La chambre haute du parlement a invité instamment toutes les parties en présence au Burundi à s’abstenir de tout comportement ou de tout propos susceptible d’intensifier la violence, d’aggraver la crise ou d’avoir des effets négatifs sur la stabilité régionale à long terme et à respecter pleinement l’Accord d’Arusha, notamment en s’assurant les représentations ethniques prévues dans toutes les institutions.
Le Sénat burundais n’a pas manqué de condamner les actes d’incitation à la haine partout d’où ils proviennent. Il a encouragé le gouvernement burundais à poursuivre sa politique de désarmement de la population civile et d’appliquer rigoureusement les prescrits de la loi no1/13 du 22 septembre 2016 portant prévention, protection des victimes et répression des violences basées sur le genre.
Le Sénat burundais a invité instamment toutes les parties en présence à intensifier les efforts en cours en renforçant la confiance et l’unité nationale à travers un dialogue national ouvert, transparent et inclusif entre le gouvernement, les partis d’opposition et la société civile. Cela doit se faire conformément à la Constitution du Burundi, à l’Accord d’Arusha et aux engagements internationaux du pays.
Il a relevé que la situation au Burundi a des répercussions non négligeables sur l’ensemble de la région. Le Sénat burundais a salué les efforts de dialogue menés sous l’égide de la Communauté de l’Afrique de l’Est, avec l’appui de l’Union africaine, et a demandé l’engagement et la coopération de toutes les parties prenantes au dialogue inter burundais en vue d’une solution immédiate, viable et à long terme à ce conflit.
La chambre haute du parlement a invité l’Union européenne à soutenir les efforts des acteurs nationaux, régionaux, bilatéraux et multilatéraux tendant à propulser le Burundi dans le développement durable
Le Sénat a salué les délibérations du 26e Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA tenue du 30 au 31 janvier 2016 qui a décidé de ne pas envoyer la Maprobu au Burundi sans le consentement du peuple burundais et exhorte le gouvernement du Burundi et l’UA à finaliser les négociations d’entente sur le déploiement d’observateurs et experts civils en matière des droits de l’Homme.
Il a indiqué que l’envoyé spécial du SG des Nations Unies, M. Michel Kafando a eu des entretiens avec différentes autorités burundaises, avec différents acteurs politiques burundais, les représentants de la société civile, les confessions religieuses, les membres du corps diplomatique ainsi que la famille des Nations Unies ; qu’il a été reçu en Tanzanie, par l’ancien président Facilitateur du dialogue inter burundais, M. Benjamin Mkapa et le ministre des Affaires étrangères, M. Augustine Mahiga ; qu’à Addis-Abeba, il a rencontré le ministre des Affaires étrangères de l’Ouganda, les leaders africains qui suivent de près la situation au Burundi, notamment le président en exercice de l’UA, M. Alfa Conde ainsi que le président de la Commission de l’UA, M. Moussa Faki ; que de tous ces entretiens, l’envoyé spécial du Secrétaire général a affirme qu’il ressort que la situation sécuritaire s’est améliorée depuis le début de l’année 2017, et qu’en conséquence, une plus grande présence d’observateurs internationaux, militaires et policiers au Burundi pour contribuer considérablement à améliorer la situation dans les domaines des droits de l’Homme et de la sécurité est inopportune.
Il a estimé que l’amélioration de la situation sécuritaire au Burundi depuis le début de l’année 2017 devrait pousser l’UE à normaliser ses relations avec la république du Burundi ; a demandé à l’UE et aux Etats membres de tenir compte de toutes les performances réalisées par le Burundi dans l’amélioration de la situation des droits de l’Homme pour lever les sanctions prises contre le Burundi car elles affectent la population dans des domaines variés comme la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire et l’appui au développement durable.
Le Sénat du Burundi s’est réjoui du retour volontaire des réfugiés burundais et de certains leaders politiques dans leur pays natal, car rassurés et encouragés par l’évolution positive de la situation au Burundi. Il a invité tous les pays qui hébergent encore les autres réfugiés et autres leaders et acteurs politiques burundais à les encourager à regagner le Burundi et demande à la communauté internationale de soutenir le Burundi au moment où un effectif important de Burundais qui avaient fui vers les pays voisins regagnent progressivement leur patrie ; a réaffirmé son soutien en faveur de la facilitation désignée par la CEA ainsi que les organisations humanitaires présentes dans la région qui encouragent et facilitent le retour des réfugiés burundais ; a invité instamment l’UE et les autres bailleurs de fonds à accroître leur soutien financier et l’aide humanitaire aux réfugiés burundais qui regagnent leur pays.
Le Sénat du Burundi a rejeté la résolution adoptée par le Parlement européen en date du 6 juillet 2017 sur la situation au Burundi et a invité ses destinataires à noter que la situation réelle qui prévaut au Burundi est telle qu’elle est décrite par la présente résolution et leur demande de ne pas prendre en compte le contenu de la susdite résolution adoptée par le Parlement européen. Les 31 sénateurs présents et 7 procurations, tous ont voté pour la résolution.
Martin Karabagega
Jean Bosco Nkunzimana

 

Union des artistes pour le changement> Remise du prix au meilleur journaliste culturel du mois de juillet 2017

Alain Majesté Barenga de la Radio culture a été primé

 

DSC 0150L’Union des artistes pour le changement (UAC) déscerne depuis le mois de mai 2017, un prix au journaliste choisi pour s’être distingué dans le traitement médiatique de la thématique « culture » dans sa rédaction. C’est dans cette optique que le journaliste de la Radio culture Alain Majesté Barenga a été primé le lundi 31 juillet 2017, pour avoir contribué à la promotion de la culture burundaise.

 

Selon Patrick Paggio Niyonkuru, porte-parole de l’Union des artistes pour le changement (UAC), il y a écoute des émissions, reportages de différentes radios qui font la promotion de la musique, surtout de la culture burundaise. Pour le mois de juillet, ce journaliste de la Radio culture s’est distingué parmi une dizaine d’autres journalistes culturels. A cet effet, Alain Majesté Barenga a fait plusieurs reportages sur la musique burundaise, notamment en donnant des interviews qui passent dans le journal. « C’est une tâche qui n’est pas facile de faire passer dans une édition de la soirée ou de la mi-journée, un élément qui fait la valorisation de la culture burundaise. C’est ainsi qu’on a choisi un journaliste qui travaille dans la rédaction », a dit M.Niyonkuru.

Une initiative à encourager

Pour Alain Majesté Barenga, être primé comme meilleur journaliste culturel est une forte joie pour lui. Il a reçu un certificat d’honneur et une enveloppe. « Cela montre que j’ai minutieusement travaillé car il s’agit d’un travail qui n’est pas facile dans la mesure où le journalisme nécessite beaucoup d’efforts et d’attention. Ce prix appartient à la Radio culture et à mes collègues ». Il a aussi fait savoir que c’est un pas qui vient d’être franchi dans la promotion de la culture. Cette dernière pourrait générer des revenus au pays, a-t-il souligné. Ce prix l’encourage à fournir plus d’efforts. Qu’il serve d’exemple pour d’autres journalistes afin de donner plus de valeur à notre culture.
Du côté de la Radio culture, la directrice de cette radio, Salomée Ndayishimiye, a remercié l’UAC pour avoir initié ce prix. « Une telle initiative est à encourager même dans d’autres domaines. Elle constitue en effet un stimulant pour les journalistes afin de favoriser à améliorer la qualité des productions », a-t-elle précisé.
Le premier prix a été donné à Ismaël Niyonkuru, journaliste de la radio Rema FM. Quant au second prix, il est revenu à Patrick Paggio Niyonkuru, journaliste de la radio Buja FM.
Yvette Irambona

 

Ministère à la présidence chargé des affaires de la communauté est africaine> Bilan semestriel

Le ministère se dit satisfait bien que les défis n’aient pas manqué

 

DSC07088La ministre en charge des affaires de la Communauté est-africaine, Isabelle Ndahayo, a animé une conférence de presse, le lundi 31 juillet 2017, pour présenter au public le bilan du premier semestre de l’année en cours. Au-delà de sept réalisations phares, le ministère a réalisé d’autres activités satisfaisantes. Au cours de cet exercice, les défis liés essentiellement au manque de moyens ont été enregistrés.

 

La Communauté est-africaine pourra utiliser une monnaie unique en l’an 2024. Cela a été annoncé par la ministre Isabelle Ndahayo lors de la présentation des réalisations pour le premier semestre 2017. En effet, nous décrit-elle, le ministère a conduit des campagnes de sensibilisation dont le forum de haut niveau sur l’intégration du Burundi au sein de la Communauté est-africaine dans le cadre de la commémoration du dixième anniversaire de l’accession du Burundi à cette Communauté ; la sensibilisation sur le commerce transfrontalier au sein de la Communauté en province de Muyinga ; la sensibilisation et le lancement du concours de dissertation de la Communauté est-africaine, édition 2017 ; la sensibilisation et le lancement du concours de conception de l’emblème et de dix logos des organes et institutions de la Communauté à l’Ecole technique des arts de Gitega ; la promotion de la connaissance et de la visibilité de la Communauté ainsi que différentes communications à travers les médias locaux.

Des conférences et réunions sur la vie dans la Communauté

La ministre Ndahayo dit aussi que son ministère a organisé la sixième conférence scientifique sur la santé et exhibition des produits de santé ; la conférence et exhibition de la Communauté sur le pétrole de 2017 ; le forum du secrétaire général de la Communauté et la retraite de la commission chargée d’amender les textes législatifs et réglementaires régissant le secteur de l’éducation en vue de les conformer aux dispositions du protocole portant création du marché commun de la Communauté. Le ministère a également effectué une visite de terrain en provinces de Ngozi et Kayanza pour faire le suivi des avancées du Projet d’eau potable et d’assainissement du Bassin du lac Victoria II. Mme Ndahayo indique que le Burundi a aussi participé aux réunions statutaires et non statutaires de la Communauté. Il a également organisé un atelier national de validation de la stratégie de développement des postes ; le renforcement des capacités des acteurs du secteur public et privé sur la facilitation du commerce ; la promotion de la connaissance et de la visibilité de la Communauté. La ministre parle aussi des actions de développement du secteur financier et de la mise en place du marché des capitaux au Burundi ainsi que du suivi de la mise en œuvre des décisions du sommet des chefs d’Etat et du Conseil des ministres de la Communauté est-africaine. La ministre a également répondu aux différentes questions des journalistes et fait quelques commentaires sur certains points en rapport avec l’intégration régionale. Sur le point concernant l’année budgétaire de la Communauté qui ne correspond pas à celle du Burundi, ce qui cause un retard dans la présentation du budget annuel, Mme Ndahayo estime qu’il faut attendre l’amendement de la Constitution pour se conformer à celle de la Communauté qui débute le 1er juillet alors que celle du Burundi commence le 1er janvier. Concernant l’harmonisation des diplômes de l’ancien système au Burundi au système de la Communauté, « une commission est en train de traiter cette question », dit Mme Ndahayo. Pour ce semestre, elle se dit satisfaite malgré les quelques défis enregistrés, surtout liés au manque de moyens nécessaires.

Alfred Nimbona

 
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