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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE> Déclaration du gouvernement du Burundi consécutive aux différentes réactions des acteurs socio-politiques burundais aux échanges de correspondances entre les Présidents du Burundi et de l’Ouganda

1. Son Excellence Monsieur Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, a adressé, en date du 4 décembre 2018, une correspondance à son homologue, Son Excellence Yoweri Kaguta Museveni, Président de la République d’Ouganda et Président en Exercice de l’EAC. Dans cette lettre, le Président Pierre Nkurunziza réagissait avant tout à une correspondance de son homologue ougandais qui lui transmettait le rapport du Facilitateur dans le dialogue interburundais, Son Excellence Benjamin William Mkapa. 1. Son Excellence Monsieur Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, a adressé, en date du 4 décembre 2018, une correspondance à son homologue, Son Excellence Yoweri Kaguta Museveni, Président de la République d’Ouganda et Président en Exercice de l’EAC. Dans cette lettre, le Président Pierre Nkurunziza réagissait avant tout à une correspondance de son homologue ougandais qui lui transmettait le rapport du Facilitateur dans le dialogue interburundais, Son Excellence Benjamin William Mkapa. 
Ce rapport comportait certaines affirmations sujettes à confusion qui nécessitaient prompte clarification. Ensuite, le Président Pierre Nkurunziza a présenté les préoccupations majeures du Burundi sur la conduite de certains Sommets des Chefs d’Etat de l’EAC, ainsi que sur la conduite du dialogue interburundais. Entre autres préoccupations majeures, figure le respect du principe de la souveraineté des Etats membres qui émanent de la souveraineté de leurs peuples, le principe du bon voisinage, le respect de la Loi et la primauté du droit. 
2. En date du 8 décembre 2018, Son Excellence Yoweri Kaguta Museveni a lui aussi répondu à la lettre ci-haut citée du Président Nkurunziza. Cette lettre, qui malheureusement a été diffusée à travers des canaux inhabituels, les réseaux sociaux, avant de parvenir à son Plus Haut Destinataire, contient elle-aussi un certain nombre d'affirmations qui ont provoqué beaucoup de considérations et commentaires divers et diversifiés de la part de certains acteurs socio-politiques Burundais. Sans en être exhaustif, l'on peut relever ou rappeler certains points qui ont fait objet d'attention particulière:  
• La confusion, peut-être involontaire, de la part du Président Museveni entre le Parti Conseil National pour la Défense de la Démocratie – Forces de Défense de la Démocratie (CNDD-FDD) et la Commission Nationale de Dialogue Interburundais (CNDI) 
• Le révisionnisme de l'histoire tragique de notre pays depuis l'indépendance jusqu'à nos jours  • Les négociations du Gouvernement du Burundi avec les putschistes;• La politique de deux poids deux mesures: fausse comparaison entre le Rwanda et le Burundi;  • La sous-estimation du conflit entre le Rwanda et le Burundi;• La mise en cause / la non reconnaissance de la paix et de la démocratie au Burundi;
Le Gouvernement du Burundi prend acte de la réponse du Président Museveni et des diverses protestations de certains acteurs socio-politiques burundais qui ont réagi à cette correspondance. 
3. Le Gouvernement du Burundi par la présente Déclaration porte à la connaissance du public ce qui suit:
• La culture démocratique est encrée dans la société burundaise et rien ne viendra saper le pas déjà franchi.  
• Les institutions démocratiquement élues ne négocieront jamais avec les putschistes. Pour le Gouvernement du Burundi, négocier avec les putschistes signifie cautionner et légitimer le retour des pouvoirs de facto, un retour en arrière et un cycle infernal perpétuel de remise en cause de la volonté du peuple chaque fois au lendemain des élections, velléités que le Gouvernement du Burundi a la ferme volonté de couper court définitivement et de manière irréversible. La place des putschistes pour le Gouvernement du Burundi, est devant les instances judiciaires et non sur une table de dialogue. Le Gouvernement du Burundi demande plutôt aux Etats membres et  surtout aux Etats qui les hébergent de prêter main forte le Burundi dans cette voie en les extradant au pays pour que la justice soit rendue.
• Le révisionnisme de l'Histoire tragique de notre pays depuis l'indépendance jusqu'à ce jour, faisant une lecture manichéenne des bons et des mauvais n'est pas de nature à réconcilier les gens. Cela constitue un retour en arrière alors que le Burundi est déjà réconcilié avec lui-même en témoigne la mise en place de tous les mécanismes de justice transitionnelle prévus par l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation et consacrés par la Constitution du 7 juin 2018.
Il s'agit entre autres :
 - de l'Institution de l'Ombudsman, - de la Commission Nationale des Terres et autres Biens (CNTB), - de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), - du Conseil National pour l'Unité nationale et la Réconciliation (CNUNR), - de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l'Homme (CNIDH), - de l'Observatoire National de prévention et d'éradication du Génocide, de crimes de guerre et d'autres crimes contre l'humanité (ONPGH).
Ces mécanismes sont à l’œuvre avec succès et le pays se stabilise depuis 2003 à nos jours. La mise en cause et/ou la non reconnaissance de la paix au Burundi, constitue une remise en cause de tous ces mécanismes ci-hauts cités. Cela vise à compromettre la paix durement et chèrement acquise au profit des détracteurs et des déstabilisateurs du pays et notre Gouvernement ne peut jamais cautionner cette voie suicidaire et irresponsable.
• Le Gouvernement du Burundi a déjà interagi avec les garants et certains éléments sceptiques au Burundi en témoignent les sessions du dialogue interburundais menées par la CNDI, le rapport et les recommandations issues de ce dialogue ont été intégrées dans la Constitution du 07 juin 2018. Récemment une feuille de route de Kayanza pour les élections de 2020 a été convenue par les partis et les acteurs politiques tant de la mouvance que de l'opposition.
• La question de l'agression du Rwanda contre le Burundi doit être prise au sérieux par la communauté des Etats de l'Afrique de l'Est en vertu du principe sacro-saint du bon voisinage tel que consacré par le Traité de l'EAC. La sous-estimation de cette agression n'est pas de nature à favoriser une bonne intégration régionale. Le Burundi estime que traiter cette question à sa juste valeur est un des préalables pour la bonne marche des activités de la communauté de l'EAC.
4. Pour le moment, la grande préoccupation du Gouvernement du Burundi est la préparation des élections de 2020 en tant qu’arbitre car seuls les partis politiques et les indépendants vont faire la compétition. Le Burundi salue le retour massif des réfugiés et profite de cette occasion pour demander à tous les Burundais qui sont toujours à l'extérieur de rentrer au bercail afin d'apporter leur contribution dans l'édification du pays. Par la même occasion, le Gouvernement de la République du Burundi remercie tous les pays qui contribuent à ce retour et exhorte d’autres pays à arrêter de devenir un obstacle au retour des burundais dans leur pays.5. En terminant, le Gouvernement du Burundi réitère encore une fois son engagement aux valeurs de paix, de démocratie, d’intégration régionale et de souveraineté, piliers de la communauté Est-Africaine et exhorte le peuple burundais à ne pas se laisser distraire par les détracteurs de la paix, à garder la sérénité et à continuer à vaquer, uni et solidaire aux travaux de développement du Burundi.

Fait à Bujumbura, le 08 janvier 2019 

Le Secrétaire Général du Gouvernement et Porte-Parole du Gouvernement 

Prosper Ntahorwamiye

 

Ombudsman> Point de presse du mercredi 9 janvier 2019

« Le dossier de fourniture des arbres fruitiers touche presque à sa fin »

 

DSC 0012En présence des parties prenantes au dossier «Fourniture des arbres  fruitiers de 2011 », l’Ombudsman burundais, Edouard Nduwimana, a animé, le mercredi 9 janvier 2019, un point de presse au cours duquel il a annoncé l’état d’avancement de ce dossier. Selon lui, c’est un dossier qui date de longtemps et qui nécessite d’être clôturé. Il leur a rassuré que dès que le montant qui reste à payer est disponible au niveau du ministère des finances, il sera vite débloqué afin de vider la question.  

 

D’après  Edouard Nduwimana, l’institution de l’Ombudsman  qu’il dirige s’est  saisie du dossier sur la  fourniture des arbres   fruitiers  depuis 2013.  Les fournisseurs  demandaient  à  l’Etat une  somme  de 5 061 807 900  FBu et grâce à cette Institution, un montant de      793 178 700 FBu est déjà payé à quelques fournisseurs, les uns en totalité et d’autres partiellement. Selon lui, après différentes réunions, des séances de médiation et entretiens menés par son institution avec les parties prenantes, notamment la Deuxième vice-présidence de la République ; le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage ; le ministère des Finances, du budget et de la coopération au développement économique et les représentants des fournisseurs, il a été constaté qu’il y a eu des irrégularités dans la fourniture des ces arbres car il s’est avéré qu’il y a des fournisseurs qui ont donné ces arbres fruitiers en l’absence de bons de commande. Comme  cette  erreur  a été commise  par les  deux  côtés, c'est-à-dire  du côté  du gouvernement  et des fournisseurs, la médiation a proposé de diviser le montant réclamé par les fournisseurs en deux et les deux parties ont accepté cette proposition. Pour le moment, l’Etat  doit  payer  la  moitié  de cette somme déduit de l’argent  déjà payé par l’Etat. C'est-à-dire  un montant de 1 737 730 250 FBu. L’Ombudsman a remis ce dossier au ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage afin d’entrer en contact avec le ministère en charge des finances pour parler des modalités de décaissement de cette somme. Il a ainsi promis à ces fournisseurs qu’il va les aider à poursuivre ce dossier et leur a rassuré que dès que cette somme sera disponible, elle sera directement débloqué.

Astère Nduwamungu

 

Editorial> Non à l’Afrique des putschs, oui à une Afrique démocratique

Les Gabonais ont failli mal commencer l’année en raison d’une tentative de putsch militaire du lundi 7 janvier 2019 rapidement maîtrisée par les forces loyalistes gabonaises, quelques heures seulement après les faits. Profitant de l’absence du président de la République gabonaise Ali Bongo Ondimba en convalescence au Maroc, un groupe de militaires putschistes voués à l’aventure a tenté, fort heureusement sans y parvenir, de renverser les institutions démocratiquement élues, prétextant un vide politique du pouvoir. Ce qui n’est naturellement pas le cas en dépit de l’absence du président gabonais, la vie politique au Gabon se poursuivant normalement.Les Gabonais ont failli mal commencer l’année en raison d’une tentative de putsch militaire du lundi 7 janvier 2019 rapidement maîtrisée par les forces loyalistes gabonaises, quelques heures seulement après les faits. Profitant de l’absence du président de la République gabonaise Ali Bongo Ondimba en convalescence au Maroc, un groupe de militaires putschistes voués à l’aventure a tenté, fort heureusement sans y parvenir, de renverser les institutions démocratiquement élues, prétextant un vide politique du pouvoir. Ce qui n’est naturellement pas le cas en dépit de l’absence du président gabonais, la vie politique au Gabon se poursuivant normalement.Les condamnations du putsch militaire manqué n’ont pas tardé à tomber, dont celle du président de la République du Burundi Pierre Nkurunziza qui, dans son message à son homologue gabonais et au peuple gabonais, condamne avec la dernière énergie toute démarche anti démocratique, exprime son plein soutien au chef de l’Etat et au peuple gabonais, et félicite les forces loyalistes gabonaises pour avoir rapidement ramené l’ordre dans ce pays de l’Afrique centrale, qui entretient de bonnes relations avec le Burundi. C’est pour affermir ces relations que le chef de l’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a, rappelons-nous, effectué le 13 avril 2018 une visite de travail et d’amitié dans notre pays, où il s’est entretenu avec son homologue burundais Pierre Nkurunziza. Ami du Burundi à l’instar de feu son père Omar Bongo, ancien président de la République gabonaise, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba a, pendant sa visite dans notre pays, vu autre chose que ce sombre tableau que les spécialistes de la déstabilisation  et de la désinformation de l’opinion ne cessent de présenter au monde, en matière notamment de situation des droits de l’Homme au Burundi.Parmi ces déstabilisateurs figurent ceux qui, en 2015, ont voulu renverser les institutions démocratiquement élues, à l’instar de leurs tristes semblables gabonais, et qui ont, après leur échec cuisant, préféré prendre le large vers certains pays de l’Union européenne, notamment la Belgique, où ils sont sous bonne garde. Au cours de sa visite, le premier responsable gabonais a également trouvé un peuple burundais s’attelant sereinement aux travaux de développement, fier de sa démocratie et des règles démocratiques devant régir la vie de la Nation, loin des coups d’Etat militaires dont il ne veut plus entendre parler au Burundi, comme n’importe où ailleurs sur le continent africain, et au-delà.Disons donc tous oui à une Afrique démocratique et non aux putschs militaires qui n’ont nulle place ni au Burundi, ni au Gabon,ni ailleurs. Disons tous oui à une Afrique démocratique répondant aux attentes des populations africaines et non aux aventuriers putschistes soutenus, ici et là, par des forces obscures aux desseins toujours malsains. La démocratie étant l’affaire des peuples, plus rien ne pourra la leur ravir, surtout pas les putschs militaires qui ne sont plus de notre époque.

Louis Kamwenubusa

 

COMMUNE NDAVA >La population donne ses opinions

Les membres des différents partis politiques n’ont pas raison de ne pas s’entendre

 

Alors que dans les années passées, on entendait parler de querelles entre les membres des différents partis politiques, en commune Ndava, cela n’existe plus. La population dit qu’il n’y a pas de raison de ne pas s’entendre sur l’une au l’autre chose . Ils appellent pourtant tous les membres des partis politiques à conjuguer leurs efforts pour le développement du pays. 

 

En commune Ndava dans province de Mwaro, le multipartisme s’y observe. Et il est tellement rare d’entendre parler de querelles ou de disputes entre les membres des partis politiques. Dans un entretien que Le Renouveau a dernièrement eu avec certains habitants de cette commune, ceux-ci disent qu’ils ont déjà compris que la diversité d’idéologies est une richesse. « Nous comprenons mal comment des jeunes burundais puissent s’attaquer pour la simple raison de ne pas partager les mêmes idéologies politiques. Ici chez nous en commune Ndava, cela n’existe plus. Et pourtant nous avons dans nos collines beaucoup de partis politiques », disent-ils. Pour eux, il faut exploiter toutes ces idéologies pour une même fin et non pour s’opposer les un aux autres. « Dans une famille de cinq enfants, on peut trouver cinq diplômes différents, mais ils restent tous unis et travaillent pour le développement de leur famille, car ayant les mêmes parents. A cet instar, les différentes idéologies devraient être exploitées par les adeptes des partis politiques au profit de tous. Le CNDD-FDD a son idéologie, le FNL la sienne, le Sahwanya Frodebu aussi, de même que les autres partis. Il est bon qu’ils se complètent et soient le lien de cohésion et non la source de discorde», font-ils entendre. 

Ils partagent la même opinion, celle des frères

Ces habitants affirment que malgré leurs opinions politiques différentes, les membres des partis politiques présents en commune Ndava travaillent ensemble quand il s’agit du développement communautaire. « A l’appel de nos autorités locales qui nous invitent aux travaux d’intérêt général comme la construction des écoles, des ponts et la réhabilitation des voies de communication, etc., nous partageons la même opinion, celle des frères, et nous travaillons ensemble. En plus, nous nous soutenons mutuellement dans le bonheur comme dans le malheur », affirment-ils. Ces habitants font aussi entendre que si des querelles surgissent entre les membres des partis politiques, c’est à cause des leaders politiques qui les trompent alors que ces derniers gardent un climat sein entre eux. Ils les appellent à être animés d’un esprit patriotique et à ne pas induire en erreur leurs frères. Ils demandent aussi aux membres des partis politiques et surtout aux jeunes de ne pas brûler d’émotions pour donner libre cours aux disputes mais plutôt conjuguer leurs efforts pour le développement du pays. 

Jean Bosco Nkunzimana

 
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