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Présidence de la République> Séance de moralisation animée par le chef de l’Etat à l’intention des cadres du ministère des Finances

Des enseignements d’une grande importance pour eux

 

DSC 0266Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a animé, le mardi 12 mars 2019, une séance de moralisation à l’intention du personnel du ministère des Fiances, du budget et de la coopération au développement économique. Cette activité a eu lieu dans les enceintes du Centre de formation professionnelle de Kigobe en commune Ntahangwa de la mairie de Bujumbura. Le ministre en charge des finances, Domitien Ndihokubwayo, a remercié le chef de l’Etat pour avoir pensé à venir animer cette séance de moralisation au personnel de son ministère.   

 

A la sortie de cette séance de moralisation, le porte parole adjoint du président de la République, Alain Diomède Nzeyimana, a indiqué que le chef de l’Etat a commencé ses enseignements par une parole de Dieu qui dit que : Les gens commettent des erreurs par manque de connaissance. D’où, selon lui, des fois, les cadres du ministère des Finances participent à des actes qui ne donnent pas une bonne image au peuple ou au gouvernement du Burundi tout simplement parce qu’ils ne savent pas que leurs actes affectent le reste du pays.« Nous savons  qu’à partir de 2010, il y a des enseignements de la part des Occidentaux qui voulaient, par exemple, l’introduction des mariages homosexuels au Burundi et en contre-partie ils promettaient des aides.  Mais, grâce aux recherches et à l’éducation des leaders burundais, le Burundi sait désormais qu’il n’est pas l’un des pays les plus pauvres comme c’est toujours rapporté par la Banque mondiale ou le Fond monétaire international (FMI).  Il peut s’organiser et travailler sur des projets de grande envergure sur base du nouveau Plan national de développement pour faire sortir les Burundais de la pauvreté. Laquelle pauvreté n’est d’ailleurs pas palpable parce qu’avec les ressources naturelles dont regorge le Burundi, aujourd’hui, les Burundais peuvent facilement s’en sortir », a expliqué N. Nzeyimana «

Changer la façon de faire pour léguer à nos fils un beau pays »

Selon M. Nzeyimana, le Numéro Un burundais a aussi démontré comment les colonisateurs ont voulu ternir l’image du Burundi en se basant sur Dieu mais avec des enseignements erronés, des enseignements qui sont différents de la réalité. « Ils l’ont fait en détruisant les ménages et voilà que si aujourd’hui on ne change pas la façon de faire, on risque de ne pas léguer un bon pays à nos petits-fils. Il a terminé ses enseignements  en invitant les cadres du ministère des Finances à penser à des projets pilotes qui peuvent déjà commencer à montrer une bonne image comme par exemple le projet sur Kaburantwa. « On peut penser à autre chose mais une chose est sûre, l’avenir nous appartient et il est meilleur », a souligné le porte-parole adjoint. 

Le personnel dudit ministère joue un grand rôle dans le pays

Dans son mot d’accueil, le ministre en charge des finances a passé en revue le rôle des cadres de ce ministère, que ce soit dans la planification, mais aussi dans la collecte des fonds que le Gouvernement utilise. Il a indiqué que même si c’est un ministère important, il est malheureusement connu comme étant aussi affecté par la corruption. D’où le ministre Ndihokubwayo a remercié le président de la République qui a pensé à venir animer un cours de moralisation à l’endroit des cadres de ce ministère. Cette réunion a aussi vu la participation  des cadres de l’Office burundais des recettes (OBR) et des cadres des différentes Banques, y compris la Banque centrale. 

Astère Nduwamungu

 

Eglise pentecôte de Kinama>Visite du Premier vice-président de la République

Les chrétiens ont été invités à consolider la paix et la sécurité

 

DSC 0206Le Premier vice-président de  la république du Burundi, Gaston Sindimwo, s’est associé aux fidèles de l’Eglise pentecôte de Kinama dans la prière du dimanche 10 mars 2018. Se basant sur la Parole de Dieu, il a demandé aux fidèles de cette église de marcher dans les voies divine et à consolider la paix et la sécurité en cette période où les Burundais se préparent aux élections de 2020.  

 

Dans son mot de salutation aux fidèles de cette église, le Premier vice-président de la République s’est basé sur les versets bibliques tirés dans Psaumes 81 du verset 13 à 16 où Dieu a exhorté les israélites à l’écouter et à obéir à ses paroles en marchant dans ses voies et sa volonté. Selon lui, dans la Bible, Dieu s’est adressé au peuple Israélien mais aujourd’hui il s’adresse au peuple burundais. « Les Burundais doivent avoir un esprit rétroactif et voir ce que Dieu a déjà fait pour eux. Puisque nous avons sa Parole en nous, c’est sans doute que nous devons nous aussi arriver à destination, comme il l’a fait pour le peuple israélien après l’avoir tiré des mains des Egyptiens». Compte tenu des années des  divisions ethniques qu’a vécues le peuple burundais, le Premier vice-président de la République a indiqué qu’il est temps de bannir et de se méfier de tout acte divisionniste, de jalousie et d’égoïsme mais plutôt de pratiquer l’amour du prochain. En ce moment où le Burundi s’approche progressivement des élections de 2020, il a invité les fidèles de cette église et tout le peuple burundais à consolider la paix et la sécurité en vue de bâtir leur patrie ; de s’aimer et de vivre en harmonie tout en ne prêtant pas oreille attentive aux enseignements divisionnistes. Il a terminé en promettant de donner sa contribution pour les travaux en cours de construction d’un bâtiment qui va héberger les visiteurs  de cette église. Vous saurez qu’avant la parole du Premier vice président de la République, le pasteur  Set Shumbusho avait basé ses enseignements sur les mêmes versets bibliques tirés dans psaumes 81 du verset 13 à 16. Il a  invité les chrétiens à écouter le Seigneur et à marcher dans ses voies tout en mettant en pratique sa Parole. 

Astère Nduwamungu

 

EDITORIAL> Le Carême, un temps précieux de changement et de méditation

Sur le plan religieux, l’événement  qui nous concerne en ce moment s’appelle le Carême, ce temps de pénitence consacré à la préparation de Pâques et s’étendant du Mercredi des cendres au Jeudi Saint, soit quarante jours.  Il s’agit d’un moment spirituel fort, précédant la fête de la Résurrection du Christ, impatiemment attendue par tous les fidèles du monde entier, pressés de chanter à nouveau Gloria et d’écouter et de réfléchir sur les Saintes Ecritures annonçant la victoire du bien sur le mal, véritable sens à donner  à la Résurrection du Christ, ayant vaincu le péché en ressuscitant d’entre les morts. Le Carême est donc un temps précieux qui nous est donné pour nous repentir, pour regretter d’avoir offensé Dieu, regret qui doit être accompagné de la ferme intention de ne plus recommencer.Sur le plan religieux, l’événement  qui nous concerne en ce moment s’appelle le Carême, ce temps de pénitence consacré à la préparation de Pâques et s’étendant du Mercredi des cendres au Jeudi Saint, soit quarante jours.  Il s’agit d’un moment spirituel fort, précédant la fête de la Résurrection du Christ, impatiemment attendue par tous les fidèles du monde entier, pressés de chanter à nouveau Gloria et d’écouter et de réfléchir sur les Saintes Ecritures annonçant la victoire du bien sur le mal, véritable sens à donner  à la Résurrection du Christ, ayant vaincu le péché en ressuscitant d’entre les morts. Le Carême est donc un temps précieux qui nous est donné pour nous repentir, pour regretter d’avoir offensé Dieu, regret qui doit être accompagné de la ferme intention de ne plus recommencer.Le péché est le véritable ennemi de l’Homme, c’est lui qui nous fait tant de mal et de ravages dans les sociétés modernes. C’est ce même péché qui instaure les déviations  sataniques multiformes, en lieu et place d’une  morale sociale saine. Le péché infecte le corps social, épuise son énergie avant de le condamner à  mort. Le Carême, sied-il de le répéter, est cette précieuse occasion offerte à tous les fidèles de rompre radicalement avec les mauvaises habitudes  qui mènent tout droit au péché. Que nous est-il donc arrivé, nous qui, au moment de nôtre baptême, avions promis de demeurer les enfants de Dieu ? Pourquoi les corrupteurs et les corrompus continuent de ruiner l’économie du pays, en s’insurgeant contre la loi et la morale, tout en portant des prénoms bénis de Dieu lors de leur baptême ? Pourquoi existe-t-il encore des administratifs qui dirigent mal leurs administrés, des enseignants qui enseignent mal, des gens qui portent atteinte aux droits des autres citoyens, des gens cherchant à détruire au lieu de construire, des citoyens responsables qui, ici et là, ne se conforment pas aux valeurs citoyennes en assurant leurs responsabilités ? Serait-ce que, pour eux, le Carême est une simple formalité ? Aux uns  et aux autres, le pouvoir spirituel représenté  par l’Eglise et le pouvoir temporel représenté par l’Etat demandent de changer, en renouant avec les valeurs humaines et chrétiennes, en accompagnant, pendant ce Carême, leur repentir de leur ferme volonté de rompre radicalement avec leurs mauvais comportements. C’est en changeant   que nous construirons solidement et efficacement notre pays, et que nous répondrons, dans une ferveur patriotique, au rendez-vous électoral de 2020. Le Carême est également un moment précieux pour tous les fidèles de réfléchir sur le sens de la vie. Souvenons-nous : en imposant les cendres sur le front des fidèles le Mercredi des Cendres en signe de pénitence, le célébrant dit : « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Ces paroles ne sont pas loin de nous rappeler l’oraison funèbre prononcée, lors de l’enterrement d’Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre, par Bossuet évêque et écrivain français du 17e et du 18e siècle. Il disait : « Qu’est-ce que   cent ans, qu’est-ce que mille ans, puisqu’un seul instant les

efface ? »                               

Louis Kamwenubusa

 

Chine - Burundi > Deux pays à deux cultures comparables

La Chine et le Burundi sont deux pays de la planète marqués par plusieurs contrastes. Le Burundi est, en effet un petit pays en termes de superficie face à la Chine qui possède un grand territoire de 9 600 000 Km2. La Chine est aussi le premier pays le plus peuplé de la planète alors que le Burundi ne compte que douze millions d’habitants.  Cependant, quelques aspects culturels les rapprochent quoique les différences ne manquent pas.    

 

Le Burundi et la Chine ont noué des relations diplomatiques depuis cinquante-cinq ans. Depuis lors, les Chinois sont présents sur le sol burundais accomplissant des missions de coopération diverses et variées. Les Burundais, quant à eux, ont visité également la Chine dans des circonstances et missions différentes.  Ainsi, les hautes personnalités, les fonctionnaires, les étudiants, les commerçants, les gens ordinaires ont eu l’occasion de fouler le sol chinois et ont noué des relations tant professionnelles que personnelles avec leurs amis Chinois.  Néanmoins, très peu connaissent à fond la culture  chinoise et des chocs culturels ne sont pas à écarter lors de certains échanges, que ce soient commerciaux et même diplomatiques.  Egalement, les Chinois, mis à part les diplomates, qui ont mené des études fouillées sur notre pays et notre continent, ne connaissent pas suffisamment l’histoire et la culture burundaise, ce qui n’est pas sans conséquence pour l’intégration effective dans la communauté et dans la société. En tant qu’ancien étudiant de Chine (1995-2005,2014-2018), et ayant connu plusieurs Chinois provenant de différents milieux professionnels, Hilaire Nkunzimana se permets, non pas en qualité d’expert sur les deux cultures, mais plutôt en sa qualité de citoyen burundais ayant résidé en Chine , de porter un regard rétrospectif et de passer sous crible les deux sociétés afin de  livrer une étude comparative des deux cultures qui, espère-t-il, pourra éclairer les uns et les autres et contribuer au renforcement des relations d’amitié existant entre les deux peuples. Selon Wikipédia, la culture est définie de façon plus étroite comme ce qui est commun à un groupe d’individus et comme « ce qui le soude », c’est-à-dire ce qui est appris, transmis et créé. Ainsi, cette analyse comparative de culture va se porter sur la société chinoise et burundaise et non sur l’étude comportementale des individus.  C’est pourquoi son analyse peut ne pas refléter la réalité sur certains cas individuels, mais elle reste vraie pour la grande majorité des composantes sociales des deux pays. 

Cultures des points communs

Parmi les points communs entre les deux cultures, il y a la famille. En effet, à l’instar de la famille burundaise, l’éducation des enfants repose sur le respect des aînés et des parents. En revanche, ces derniers ont obligation de protection et de guide pendant tout le processus de développement des enfants. Cette situation n’est pas forcément le cas dans certaines cultures qui visent beaucoup l’autonomie des enfants dès le jeune âge. Les personnes âgées ainsi que l’assistance aux nécessiteux comme les personnes vivant handicap sont les valeurs positives incarnées par la culture chinoise.  Dans les bus de transport chinois, des messages préenregistrés sonores rappelant qu’il faut céder les places aux personnes vivant avec handicap et aux personnes âgées sont continuellement diffusés pendant tout le trajet.  Les citoyens seniors, à l’instar des Burundais, assument avec fierté leur âge parce qu’ils savent qu’ils sont considérés par la société après leurs loyaux services offerts à leur nation. Le repas est également le point commun des cultures sino-burundaises. Le repas, tout comme dans la culture burundaise, occupe une place importante dans la culture chinoise. Le repas familial est une occasion de retrouvailles et de réunification et non seulement une occasion de se régaler et de se nourrir. La personne qui ne sera pas présente au repas doit s’excuser et présenter des motifs valables. L’invitation au repas par les Chinois revêt une signification particulière, à l’instar du partage d’un verre pour les Burundais, comme une volonté de l’intégration dans leur groupe. Les invitations peuvent émaner des collègues pour une bonne intégration professionnelle, ou par des camarades de classe pour une bonne intégration dans le milieu scolaire.  Quel qu’en soit, le partage d’un repas en Chine va au-delà d’une simple alimentation et d’importantes décisions peuvent être prises à table dans certaines circonstances.  

Un peuple fier

A l’instar des Burundais, le peuple chinois est un peuple fier et qui veille au respect, même dans les rapports interpersonnels.  Les deux peuples sont prudents et réservés. Le peuple chinois est un peuple prudent et réservé. Cela transparaît dans la prise des paroles pendant les échanges, que ce soit au niveau des réunions mais aussi pendant les différents préparatifs très méticuleux lors, par exemple, des organisations des voyages, des fêtes ou d’autres activités qui ne laissent aucun détail sous l’oubli. 

La culture de l’épargne

Les Burundais savent épargner surtout les agriculteurs qui mettent de côté une partie de leur récolte pour utilisation ultérieure pendant une période de disette mais cette culture est plus ancrée chez les Chinois qui, peu importe le montant de leur salaire, consacrent une partie à l’épargne. La plupart des Chinois ont ainsi pu constituer leur capital propre, souvent sans recourir à l’endettement bancaire. Parler des points communs des cultures du Burundi et de la Chine tout en oubliant l’humilité, l’hospitalité et le protocole laisserait des lacunes. A l’instar de la société burundaise, les vantards ne sont pas bien appréciés en Chine et l’humilité et la modestie sont perçues comme des vertus. De plus, les deux peuples sont à la fois hospitaliers et respectent le protocole selon le rang et les affinités de leurs visiteurs. Les places des invités ne sont pas choisies au hasard. «Nous sommes sans ignorer que cette situation est beaucoup observée dans la société burundaise où les gendres sont très respectés dans leur belle-famille et que l’accueil qui leur est réservé est toujours réputé chaleureux», fait observer M. Nkunzimana.

Croyances, un des points de divergence culturelle

Même si les cultures  des deux pays connaissent beaucoup de points communs, ceux de divergences ne manquent pas. Il s’agit, par exemple, des croyances, du respect du temps, de la discipline et de la rigueur. Le Burundi moderne puise ses valeurs dans les religions chrétiennes tandis que la société chinoise a été façonnée par les philosophes et penseurs comme Confucius et Tao.  Les deux grands philosophes restent la grande référence culturelle de la Chine ancienne et moderne.  En ce qui est du timing, les Chinois ont un sens élevé de la notion de temps par rapport à leurs pairs burundais et les retards aux rendez-vous ne sont pas très observés chez eux comme c’est le cas au Burundi. Cette situation peut s’expliquer par les niveaux de développement économique et industriels de part et d’autre où le rythme de la vie chez les Chinois doit être conditionné par le chronomètre. La rigueur et la discipline sont reconnues aux deux cultures mais avec une petite différence de dose chez les Chinois qui sont réputés plus disciplinés et rigoureux. Une situation d’ailleurs qui a généré les exploits économiques dont la Chine jouit présentement.  

Immersion dans les deux cultures

Au regard de cette analyse, il apparaît clairement que plusieurs points communs entre les cultures chinoise et burundaise existent quoique des différences subsistent.  Quoiqu’il soit largement admis que chaque pays a sa culture, les échanges culturels ont pour finalité l’incorporation de certains aspects positifs des autres cultures et qui permettront de construire un monde fondé sur les valeurs culturelles positives communes.  En attendant, cette société idéale planétaire, il est très important de comprendre les habitudes formées pendant des générations de chaque peuple, qui se nomme culture, en vue de favoriser les meilleurs échanges internationaux sans causer de choc culturel et qui peut parfois constituer une entrave dans le tissage des relations d’amitié entre les peuples. Nous osons espérer que cette analyse comparative pourra éclairer les lecteurs et faire immersion dans les deux cultures sino-burundaise tout en sachant les points communs et les différences. 

Dr. Ir Hilaire NKUNZIMANA, enseignant et chercheur à l’université du Burundi en collaboration avec le Quotidien du Burundi Le Renouveau

 
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