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SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT > Communiqué de presse de la réunion du Conseil des ministres du mercredi 15 Février 2017

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 15 février 2017 sous la présidence de son Excellence le Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza.

Les dossiers suivants ont été analysés :
1. Projet de Décret portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la Commission chargée de proposer le projet d’amendement de la Constitution de la République du Burundi, présenté par la Ministre de la Justice et garde des sceaux
La Constitution est la loi fondamentale de la République du Burundi et est, à ce titre, une norme juridique supérieure à l’ensemble des autres normes juridiques produites et applicables dans l’ordre juridique national.
La Constitution actuellement en vigueur a été promulguée le 18 mars 2005 après référendum et était destinée pour régir et établir les règles de fonctionnement du régime post- transition qui a pris fin avec l’organisation des élections générales de 2010. A ce titre, certaines de ses dispositions sont devenues obsolètes et ne reflètent plus les réalités du moment.
Il convient de rappeler que, bien avant la fin de la période post transition, plusieurs acteurs sociopolitiques et Institutions indépendantes ont, à travers divers ateliers, conférences et Etats Généraux, formulé le souhait de voir la Constitution révisée et avaient même transmis des propositions écrites au Président de la République.
Par ailleurs, les rapports de différentes Commissions Nationales, entre autres, la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni), la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) ainsi que la Commission Nationale de Dialogue Inter-burundais (CNDI) ont également recommandé l’amendement de la Constitution.
De plus, lors d’un atelier organisé à leur intention le 11 octobre 2016 à Gitega, les responsables de Partis Politiques et les Leaders Politiques burundais ont exprimé ce souhait, quand ils ont recommandé, entre autres, la mise en place d’une Commission chargée de proposer l’amendement de la Constitution, qui tiendrait compte des résultats du Dialogue Inter-burundais.
La nécessité de s’harmoniser avec les textes de la Communauté Est africaine à laquelle le Burundi fait partie désormais milite également en faveur de l’amendement de l’actuelle Constitution, sans oublier que cette dernière précise elle-même la procédure et les modalités de sa révision.
Le présent projet vient donc proposer la mise en place d’une Commission composée de personnalités issues de diverses tendances, qui aura pour mission d’inventorier et analyser les différents articles de la Constitution à amender et d’en faire la proposition au Gouvernement et, après accord de ce dernier, proposer un Projet de Constitution amendée.
Le projet a été adopté moyennant de légers amendements.

2. Projet de Loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord de financement n° D154-BI entre la République du Burundi et l’Association Internationale de Développement en faveur du Projet d’Appui aux filets sociaux (Merankabandi) signé à Bujumbura le 12 janvier 2017, présenté par le Ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre.
En vue de concrétiser son engagement de lutter contre la pauvreté et d’améliorer l’accès de la population aux services sociaux, le Gouvernement du Burundi a pris plusieurs mesures afin d’atteindre les objectifs de la Vision 2025 et ceux du Millénaire pour le Développement.
C’est dans ce cadre qu’il a notamment adopté en 2011 la Politique Nationale de Protection Sociale. A ce titre, le Burundi vient de bénéficier de la part de la Banque mondiale un financement qui consiste en un don d’un montant de 40 millions de dollars pour le soutenir à travers le Projet d’appui aux filets sociaux.
Ce Projet appelé « Merankabandi » fournira des transferts monétaires réguliers et prévisibles aux ménages vivant en situation d’extrême pauvreté afin de les épauler dans l’effort d’auto développement. Le projet couvrira au départ les Provinces Ruyigi, Karuzi, Gitega et Kayanza.
Le projet a été adopté.

3. Projet de Loi portant accession de la République du Burundi à la Convention (Acte final) pour la création de l’Organisation des Pêches du Bassin du Lac Victoria de 1994, présenté par le Ministre à la Présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la privatisation.
Le Burundi a adhéré au Traité portant création de la Communauté Est-Africaine le 18 juin 2007 et en est devenu membre à part entière le 1er juillet 2007.
Cette communauté est dotée d’organes et d’institutions pour la faire fonctionner et pour faire avancer son agenda d’intégration afin de réaliser les objectifs qu’elle s’est donné.
Ces institutions parmi lesquelles figure l’Organisation des Pêches du Bassin du Lac Victoria sont régies par des Traités ou conventions spécifiques qu’il faut ratifier.
La ratification de cette Convention est importante car le Burundi a négocié et signé avec les autres pays membres de la Communauté Est-Africaine la nouvelle politique de pêche et d’aquaculture du Lac Victoria.
L’organisation des pêches du Lac Victoria a pour objectif notamment de renforcer la coopération entre les parties prenantes, d’harmoniser les politiques nationales pour l’utilisation efficace des systèmes de pêches et des ressources aquatiques de la communauté est-africaine, etc.
Le projet a été adopté.

4. Projet de Loi portant ratification par la République du Burundi de l’ Accord de Financement n° D 151-BI entre la République du Burundi et l’Association Internationale de Développement en faveur du projet de productivité et de développement des Marchés agricoles, financement additionnel (Prodema-FA) signé à Bujumbura le 12 janvier 2017, présenté par le Ministre à la Présidence chargé de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation.
Le Gouvernement du Burundi a obtenu de l’Association Internationale de Développement un don additionnel de 25 millions de dollars américains en faveur du Projet de productivité et de développement des marchés agricoles (Prodema) en vue de l’augmentation des productions agricoles des chaînes de valeurs ciblées et la mise en marché de ces productions pour la période de 2017 à 2019. Ce financement vient pour poursuivre les activités menées par le Projet après avoir épuisé les financements reçus de 43 millions de dollars américains pour la période 2011-2016.
Le projet vise l’amélioration de la sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle par l’augmentation de la production, l’augmentation des revenus des ménages et la création d’emplois dans le milieu rural ainsi que l’accès aux marchés pour les produits importants de consommation locale ou régionale. Les provinces de Bubanza, Bururi, Cankuzo, Kirundo, Makamba, Muramvya, Muyinga, Mwaro, Ngozi et Rutana seront couverts par le Projet.
Le projet a été adopté.

5. Projet d’Ordonnance Ministérielle portant création et organisation du 2ème cycle de l’Enseignement Supérieur au Burundi, présenté par la Ministre de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Ce projet d’ordonnance vient mettre en application la loi de décembre 2011 portant Réorganisation de l’Enseignement Supérieur au Burundi.
En mettant en place cette loi, le Burundi a voulu se doter d’un nouveau cadre légal pour faire face aux nouvelles dynamiques de création de nouvelles universités de nouvelles filières de formation et de nouvelles qualification tant sur le plan national, régional qu’international.
Au niveau de la Communauté de l’Afrique de l’Est, il y a cette volonté d’établir un cadre commun d’enseignement supérieur caractérisé par des systèmes harmonisés. Dans cette optique, il est primordial d’asseoir d’abord ses propres normes standards et procédures au niveau national pour avoir un champ de référence. C’est dans le souci de répondre à ces objectifs que ce projet d’ordonnance est proposé.
Le projet a été adopté moyennant la recommandation d’adapter les formations aux besoins réels du pays.

6. Projet de Contrat d’Achat d’Electricité entre la Regideso et la société CRD Holding AB à partir d’une centrale solaire photovoltaïque de 11 MW à Rubira/Bubanza

7. Projet d’Avenant au Contrat de Partenariat Public-Privé (PPP) entre le Gouvernement du Burundi et la Société Gigawatt Global et au contrat d’achat d’électricité entre la Regideso et cette même société pour la fourniture d’électricité à partir d’une centrale solaire photovoltaïque de 7,5 MW à Mubuga/Gitega, deux points ont été présentés par le Ministre de l’Energie et des Mines.
Dans le souci de rendre disponible l’énergie en quantité suffisante et ainsi répondre aux objectifs de développement et de diversification des activités économiques au Burundi, le Gouvernement du Burundi a ouvert le secteur aux investisseurs privés par la mise en place d’une législation y relative et attrayante.
La société CRD Holding AB est parmi celles qui ont entendu l’appel et s’est proposée pour aménager une Centrale Solaire Photovoltaïque de 11 MW à Rubira en province de Bubanza. Un contrat sera signé avec la Regideso pour l’achat et la vente de l’électricité produite par la centrale.
S’agissant du Projet d’Avenant au Contrat de partenariat Public Privé entre le Gouvernement du Burundi et la Société Gigawatt global, il s’agit de s’adapter au modèle type de contrat élaboré postérieurement à la signature du contrat entre la Regideso et la Société Gigawatt global intervenue le 12 mai 2015.
Les deux projets ont été adoptés.

8. Dans les Divers, le Conseil a échangé sur diverses informations de la vie nationale notamment la situation alimentaire préoccupante dans certaines régions du pays. Le Conseil a été informé des actions qui sont en train d’être menées pour y faire face. Il a été recommandé de renforcer la campagne de sensibilisation de la population en faveur d’un esprit de solidarité nationale a travers des aides multiformes dont un appui en vivres en faveur des plus nécessiteux et en semences, surtout pour le moment où la saison culturale va commencer.

Bujumbura, le 16 février 2017
LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT ET PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT
Philippe NZOBONARIBA

 

Commentaire> Le Respect, une affaire de puissance

Les Burundais de toutes les couches et de différents milieux socioprofessionnels continuent à donner leur contribution pour sortir le Burundi des cycles infernaux de violence qui ont endeuillé notre pays depuis les années d’indépendance. Des violences dues à l’impunité des crimes commis selon les différents intervenants à l’occasion des séances de dialogue interburundais. Du nord au sud, de l’est à l’ouest en passant par le centre, les Burundais demandent, avec insistance, que cette pratique d’impunité soit éradiquée pour sauver le pays.

Cependant, cette vision de l’origine du conflit burundais, ne semble pas être partagée avec certains pays. Pourquoi ? Certains Burundais ont, depuis l’assassinat du prince Louis Rwagasore, agi comme des mercenaires dans leur propres pays. Ces derniers ont pris en otage le reste de leurs compatriotes en servant d’autres intérêts que ceux des Burundais. Au moment où le peuple à déjà tracé la voie légale d’accès au pouvoir, ces derniers, nageurs à contre-courant s’évertuent à contredire la majorité des Burundais.
Le jeu de perturbation des institutions pour installer des gouvernements négociés est devenu leur mode opératoire afin de saboter la volonté du peuple à l’auto détermination. Ce qui est d’une part étonnant est de voir que ces fauteurs de trouble jouissent du soutien des pays occidentaux, des pays qui, chez-eux les coups de force sont des scénarios impensables au 21e Siècle. On se demande également comment et pourquoi ces pays veulent imposer au Burundi la pérennisation de l’impunité comme mode de gouvernance. Cela au moment où, chez-eux les criminels de la 2e guerre mondiale continuent à être poursuivi et traduits devant la justice.
A qui sert cette politique de deux poids deux mesures ? Qui a intérêt à ce que le désordre règne en maître au Burundi et ailleurs en Afrique ? Si le gouvernement est engagé à poursuivre les consultations internes pour que les Burundais puissent tracer la voie de sortie du bourbier dans lequel il a été plongé par les années de crise, il est aussi compréhensible qu’il ait pris la décision de ne pas asseoir l’impunité.
Refuser de s’asseoir avec les putschistes, c’est refuser que le destin du pays soit embrigadé par l’impunité des crimes du passé. Sans vouloir défier la communauté internationale comme certains veulent le démontrer, aujourd’hui, le peuple burundais a décidé de rester ferme et constant, puisqu’il s’agit de sa destinée. Le respect est une affaire de puissance. Mendier le respect en vous victimisant ne sert à rien. Il faut l’arracher en brandissant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Charles Makoto

 

UNIVERSITE ESPOIR D’AFRIQUE> Ouverture de l’année académique 2017-2018

463 diplômes décernés aux lauréats de la 12è promotion

00aap00appLe lancement officiel de l’année académique 2017-2018 à l’université Espoir d’Afrique a eu lieu le vendredi 17 février 2017. A cette occasion, des diplômes ont été décernés à 463 lauréats de la 12è promotion.

Rehaussées par la présence de la ministre de l’Education, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Janvière Ndirahisha, les festivités ont débuté par une procession des professeurs et des lauréats de différents départements de l’université Espoir d’Afrique.
Dans son discours d’ouverture, Mme Ndirahisha a félicité les autorités de l’université et des lauréats pour les capacités de travail qu’ils ne cessent de démontrer. D’après elle, le gouvernement du Burundi encourage à aller de l’avant. « Le gouvernement ne manquera pas d’apporter son appui en matière de l’éducation. Ainsi, la Commission nationale de l’enseignement supérieur restera toujours a ses cotés », a mentionné la ministre. Elle a également souhaité aux lauréats une bonne chance dans la vie. « Que vous soyez parmi les créateurs d’emplois et non les demandeurs d’emploi », a-t-elle mentionné.
La représentente des lauréats a indiqué que ladite remise de diplômes vient d’un très grand parcours caractérisé par le sacrifice. Selon elle, ils sont prêts à affronter les réalités de la vie. « L’université ne nous a pas formés pour être des demandeurs d’emploi, mais pour être des créateurs d’emploi, a-t-elle souligné. Elle a également mentionné qu’ils défendront les couleurs de l’université qui les a formés.
Il convient de faire savoir que les lauréats ayant reçu les diplômes appartiennent à différents départements à savoir l’Entrepreneuriat et gestion des affaires ; Bible et théologie ; Psychologie clinique ; Sciences sociales et développement communautaire ; Communication ; Education ; Sciences administratives et économiques ; Droit ; Soins infirmiers ; Sages femmes ; Ophtalmologie ; Santé publique ; Anesthésie et réanimation ; Génie civil et gestion des télécommunications ; Aménagement et urbanisme ainsi que le département de médecine.
A sa douzième promotion, l’université Espoir d’Afrique enregistre 5 016 lauréats ayant déjà reçu les diplômes.
Eric Mbazumutima



 

AFRIKA MASHARIKI FEST> Un marathon pour la paix

«La preuve que le Burundi est un pays paisible »

Afrika mashariki fest est un festival organisé par les jeunes, pour les jeunes, exempt des tendances politiques et qui regroupe les pays de la Communauté est africaine. Cette année, le festival se déroulera à Bujumbura le 27 mai 2017sur les catégories de course de 10 km, 5km et 2km pour les enfants. Ce festival a été organisé au Burundi, exactement à Bujumbura pour montrer que des activités peuvent y être organisées car la paix est une réalité.

Dans son mot d’accueil, le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa a remercié les invités et les organisateurs à ce festival. « Malgré les rumeurs qui circulent sur la ville Bujumbura et sur le Burundi, malgré les mauvaises informations qui ternissent Bujumbura, ils ont quand même décidé de courir pour la paix dans cette même ville », dit M.Mbonimpa. Cela prouve combien les pays voisins croient en un Burundi meilleur que ce qui se dit. Il a réitéré son engagement à mobiliser le public de Bujumbura de répondre massivement à cet appel.
Les jeunes sont les agents du changement
Ils sont pour la plupart des fois appelés à participer dans les troubles, il est temps qu’ils participent au développement de leurs nations. Des parlementaires votent des lois et les jeunes sont là pour les mettre en application alors qu’ils peuvent eux même contribuer au changement de la société. Ce sont les propos du secrétaire exécutif d’Afrika Mashariki fest, Kisembo Ronex Tendo. Selon M. Kisembo, ce festival a pour mission de d’engager les jeunes à s’impliquer beaucoup plus à l’intégration dans la Communauté est africaine. « Ce festival concerne les jeunes, mais on constate toujours que les jeunes ne répondent pas beaucoup aux activités y relative », a insisté le secrétaire exécutif de Afrika Mashariki Fest. Il recommande aux jeunes d’être actifs dans les activités d’intégration dans la communauté. En plus, nos Présidents ont toujours besoin de jeunes pour appuyer dans les projets de développement.
Dans ce même cadre, M. Kisembo dit que ce genre de festival s’organise tous les ans pour prêcher l’unité, la paix dans la région et la cohésion sociale. «Nous sommes ici depuis trois semaines, nous ne vivons que dans la paix. Nous voulons que la paix au Burundi soit répandue dans la région de la Communauté est africaine. Nous voulons qu’on sache partout ailleurs, qu’on peut organiser des activités au Burundi », déclare M.Kisembo.
Quant au ministre Léontine Nzeyimana, ministre à la Présidence chargée des affaires de la Communauté est Africaine, elle a félicité les jeunes participants à ce festival d’avoir pensé à honorer le Burundi. « Ici et là, l’on entend des rumeurs sur notre pays. Cela montrera à la communauté internationale que le Burundi n’est pas un pays en guerre comme on le pense », a-t-elle dit. Selon elle, les burundais sont un peuple qui aiment le sport car des routes sont toujours remplies de gens, chaque jour, qui font le sport. En plus, ce genre d’activité renforce les liens de solidarité entre les pays de la communauté.
Kwizera Dieudonné, président de la fédération de l’athlétisme au Burundi a conseillé les jeunes à aller toujours de l’avant. « Le sport est essentiel dans la vie des gens. Il renforce les liens de collaboration, de solidarité dans la société. Il enseigne la discipline et le travail en commun » indique M.Kwizera. Même les nations unis ont déclaré que le sport est désormais inscrit dans les droits humains, donc il faut le respecter.Il conseille aux jeunes d’aller au-delà de leurs différends pour s’adonner à la joie que donne le sport.
Blandine Niyongere

 
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