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MINISTERE AYANT LES MEDIAS DANS SES ATTRIBUTIONS> Rencontre du Deuxième vice-président avec les hauts cadres et les cadres du ministère

Les TIC, un atout pour faire avancer l’économie

01a012001a01Le Deuxième vice-président de la Républiques, Joseph Butore, a rencontré le lundi 20 février 2017, les cadres et hauts cadres du ministère des Postes, des technologies de l’information, de la communication et des médias. Dans son allocution, le Deuxième vice-président a indiqué que toutes les croissances économiques passent par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) grâce auxquelles le monde actuel se développe.

« Les sciences de la technologie de l’information et de la communication (TIC) jouent de plus en plus un rôle majeur dans la compétitivité des entreprises, et dans l’efficacité des administrations et des services publics », a affirmé Joseph Butore. Selon lui, le gouvernement à travers les promoteurs de TIC doit mettre à contribution cet atout pour faire avancer l’économie du pays en intégrant les innovations dans les actions et projets à création de valeur.

Le gouvernement continue à investir dans des grands projets
L’objectif, a dit le Deuxième vice-président, est de féliciter les responsables pour les succès enregistrés, les encourager à surmonter les défis et apprendre de vive voix les perspectives pour remonter le score enregistré en 2016. Joseph Butore a, pour cette occasion, fait savoir que le gouvernement continue à investir dans des grands projets comme la dorsale nationale à fibre optique, la télédiffusion numérique et le réseau Man. Il a demandé aux cadres et hauts cadres dudit ministère de mettre ces efforts du gouvernement au service du développement des citoyens.
Pour M. Butore, les infrastructures à elles seules ne suffisent pas pour le développement d’un secteur. « Il nous faut des femmes et des hommes capables de les utiliser, de les entretenir, de les rentabiliser et de les améliorer », a souligné le Deuxième vice-président. Cependant, a-t-il poursuivi, le gouvernement est conscient du déficit en ressources humaines mais demande la gestion et l’encadrement rationnel des ressources humaines disponibles. « Vous êtes appelés à offrir de bons services dans le monde compétitif. Et pour y arriver nous vous interpelons à être de bons modèles », a dit le Deuxième vice-président.
Le Deuxième vice-président de la République à saisi cette occasion pour lancer une mise en garde à l’endroit de tous ceux qui se rendent coupables des vols répétitifs observés au niveau des bureaux postaux. Il a invité les responsables concernés, à tout mettre en œuvre pour éradiquer définitivement ce phénomène. Répondant aux inquiétudes du directeur général sur les cas des ceux qui sont relâchés alors qu’ils sont coupable de vol, le Deuxième vice-président a demandé qu’on lui fournisse des cas concrets et d’éviter la globalisation.
Par rapport au gel des annales, le Deuxième vice-président indique que c’est une solution prise et assumée par le gouvernement. C’est une solution qui a fait objet de large discussion et qui frape toutes les structures publiques. Au cours de l’année 2017, dit M. Butore, aucune structure étatique n’a bénéficié des annales ou du 13e mois.
Selon Joseph Butore, tous les efforts qui puissent être fournis seront voués à l’échec si les cerveaux du ministère ne s’investissent pas corps et âme avec un niveau poussé de patriotisme. « Si vous ne changez pas des mentalités, s’il y en a parmi vous qui ne se soucient toujours pas de la ponctualité, de l’assiduité et de l’initiative ; si les missions de travail à l’étranger continuent à être considérées par certains d’entre vous comme des opportunités touristiques, et bien on arrivera nulle part », a souligné le Deuxième vice-président.

Les départements éprouvent des difficultés pour accomplir leurs missions
Dans leurs interventions, les directeurs généraux ont, tour à tour, exprimé les défis, les voies de sortie, les stratégies de remédiation et les perspectives d’avenir. Le ministre Bankumukunzi a dégagé le constat selon lequel différents départements éprouvent des difficultés pour accomplir leurs missions. Il a salué les efforts fournis par les responsables pour palier à ces défis afin de faire fonctionner leurs établissements.
Pour la question de locomotion exprimées par les entreprises de presse, à savoir la Radio télévision nationale, l’Agence burundaise de presse et les Publication de presse burundaise, le ministre Bankumukunzi a indiqué que c’est un problème connu et un défi par rapport aux missions que doivent accomplir ces établissement.
Parlant de la RTNB, le Deuxième vice-président se dit satisfait des nouvelles émissions se focalisant sur une orientation socioéconomique claire et l’a encouragé d’aller toujours de l’avant en faisant toujours mieux. Par rapport aux défis, le Deuxième vice-président a encouragé la RTNB à travailler sur le volet partenariat afin de palier à certains de ses défis et a promis de plaider pour cet organe de presse auprès du ministère des Transports.
Par rapport au matériel et surtout des émetteurs qui sont faibles dans le Sud du pays, Joseph Butore demande l’utilisation du matériel disponible pour couvrir l’axe Nord. Les années qui viennent permettront de se doter du matériel pour palier aux défis de couverture du sud du pays.
« Il y a des questions qui peuvent trouver solution aujourd’hui, d’autres demain et d’autres qui ne le trouverons pas », a dit Joseph Butore, Deuxième vice-président de la République. Parlant de l’Onatel, M. Butore dit être conscient des problèmes que connait l’entreprise et des difficultés qu’elle traverse. D’ici deux à trois ans, l’entreprise va souffler ses quarante bougies, a dit le Deuxième vice-président.

« Le gouvernement ne va pas laisser mourir l’Onatel »
« Croyez-moi le gouvernement ne va pas laisser mourir l’Onatel. Ça c’est sûr!», a souligné M. Butore. Seulement, la complexité de la situation, dit-il, oblige le gouvernement à agir en douceur en privilégiant la prudence. Il dit suivre avec attention les initiatives amorcées à l’intérieur de l’entreprise et fait savoir que les solutions aux défis auxquels fait face l’entreprises ne proviendront pas uniquement du gouvernement. Elles passeront également par le renforcement du partenariat avec des structures étrangères.
Si on veut que l’Onatel soit redressé compte tenu du domaine de concurrence dans lequel il évolue, dit M. Butore, il faut qu’on s’appuie sur des structures étrangères qui sont plus performantes. Cela, dit-il, nécessite de la prudence afin d’évaluer tout le contour. Il a promis que, si le dossier qui est au niveau de la table du ministre venait d’atterrir au sein de ses services il retiendra une attention particulière. Il a souligné qu’une question similaire concernant la Sosumo a été traitée et que les choses vont plutôt bien.
Certains administratifs ont dit être mal à l’aise avec l’Office burundaise des recettes qui demande des verser l’argent et de réclamer après par rapport aux différentes contributions des entreprises publiques. Le Deuxième vice-président a dit ne s’en tenir qu’à la loi dans ce domaine. « Si quelque part vous êtes victimes d’une injustice appliquée par l’OBR, dites-le nous », a souligné M. Butore.
Par rapport aux préoccupations de la direction générale des Publications de presse burundaise (PPB), Joseph Butore a indiqué que doter cette institution de l’imprimerie est une solution qui lui permettra d’avancer dans ses mission et a dit en prendre bonne note. « Si cela exige un aval ou un feu vert du gouvernement, on est là pour ça », a-t-il souligné.

Charles Makoto

 

CANKUZO> Célébration du 55e anniversaire de la victoire du parti Uprona

S’auto-évaluer et redynamiser le parti du prince Louis Rwagasore

001a2Le parti Uprona célèbre chaque année l’anniversaire de sa première victoire aux élections législatives de 1961. Cette année, il commémore 55 ans de cette victoire à travers toutes les provinces du pays et le samedi 18 février 2007, ledit anniversaire a été célébré en province Cankuzo. Les cérémonies ont été rehaussées par le Premier vice-président de la République, issu de ce parti.

La célébration du 55è anniversaire de la victoire du parti Uprona (Union pour le progrès national) à Cankuzo a débuté par un défilé qui a commencé aux bureaux de la province jusqu’à l’hôtel Delta où se sont déroulées les activités proprement dites. Les upronistes lançaient des slogans et entonnaient des chants parlant de leur joie d’être membres du parti du prince Louis Rwagasore.

S’identifier au héros de l’indépendance
Les membres du parti étaient venus de différentes provinces du pays pour soutenir ceux de la province de Cankuzo. Dans son discours, le premier secrétaire provincial du parti, Aloys Rubuka s’est réjoui que les membres de différents partis politiques ont gardé de bonnes relations bien qu’il y a ceux qui ont tenté de les diviser. Il a remercié tous les Badasigana surtout ceux qui sont venus des autres provinces pour partager la joie de ce jour.
Le premier vice-président du parti Uprona au niveau national, Etienne Simbakira a donné trois raisons de célébrer cet anniversaire chaque année. La première raison est qu’avant la victoire du parti Uprona, le colonisateur maltraitait le Burundais, la deuxième est que c’est une occasion de raconter aux jeunes ce qui se passait avant cette victoire et enfin pour se remémorer de la bravoure du prince Louis Rwagasore et ses compagnons qui a conduit le Burundi à l’indépendance. Il a rappelé que le 18 septembre 1961, le parti Uprona a remporté les élections avec 90.6% des voix et que cela témoigne que c’est un parti de toutes les ethnies
Selon M. Simbakira, la célébration de l’anniversaire de la victoire de l’Uprona est une belle occasion pour le parti de s’évaluer et savoir pourquoi le pouvoir lui a filé entre les doigts. Il a prodigué quelques conseils aux membres du parti pour remporter encore une fois les élections et diriger le pays en 2020. Il faut adopter le comportement du prince Louis Rwagasore et ses compagnons, ne pas prêter attention aux propos insidieux et malveillants, ne pas considèrer le parti comme un pont pour accéder aux fonctions politiques et participer à la gestion du parti en conseillant ses dirigeants.

Les nouveaux membres sont félicités
Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo a vivement remercié les membres du parti Uprona qui ont participé aux élections de 2015. Selon lui, le parti Uprona se porte très bien actuellement et rien ne lui empêcherait de remporter les élections de 2020. Il a souligné qu’il serait impossible de détacher le parti Uprona du Burundi. Le Premier vice-président de la République s’est réjoui du fait que les membres du parti Uprona collaborent avec l’administration et les membres des autres partis politiques, en témoigne la présence des membres des autres partis politiques à cet anniversaire, a dit.M.Sindimwo. Il a félicité le Burundais qui sont en train de regagner l’Uprona, un parti uni. Gaston Sindimwo a conseillé aux dignitaires du pays issus du parti Uprona de participer à la consolidation de leur parti. Il a promis d’offrir des porcs aux membres du parti au niveau communal, qui auront aménagé une soue pour les accueillir. Il a proposé qu’il ait un secrétaire exécutif permanent du parti au niveau de chaque province, un fonctionnaire à temps plein rémunéré par le parti. Il a félicité les provinces qui sont déjà sur la bonne voie.
Les cérémonies ont été également marquées par la réception de nouveaux membres du parti. Ces derniers, notamment ceux qui étaient affiliés à d’autres partis politiques, ont souligné qu’ils ont été déçu pas les acteurs politiques qui se sont retirés des élections. Les Badasigana de la province de Cankuzo ont offert des cadeaux au vice-président du parti et au Premier vice président de la République.

Grâce-Divine Gahimbare

 

CANKUZO> Le Premier vice-président de la République s’est joint à la population dans les travaux de développement

«Notre souhait est que toutes les communes du pays soient au même niveau de développement»

001aLe Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a participé aux travaux de développement communautaire en province de Cankuzo dans les communes de Cendajuru et Gisagara le vendredi 17 février 2017. Il a aidé la population de ces localités à agrandir les locaux du centre de santé de Kigarika et de l’hôpital Murore afin de doter ces structures sanitaires d’une maternité. Le Premier vice-président a souligné que le souhait du gouvernement du Burundi est que toutes les communes du pays soient au même niveau de développement.

Les travaux de développement communautaire dans la commune Cendacuru se sont déroulés au centre de santé Kigarika où le Premier vice-président s’est joint à la population qui, d’une part, mélangeait le sable et le ciment et, d’autre part, rapprochait les briques et le béton du nouveau bloc en construction qui servira de maternité. A l’hôpital Murore sis à la colline Kigati dans la zone et commune Gisagara, il s’agissait de rapprocher les moellons du lieu de construction et le Premier vice-président a aidé les maçons à construire l’un des murs malgré la pluie.

Le manque de routes et d’électricité sont les grands défis
Après le travail, le Premier vice-président de la République a pris le temps d’échanger avec la population. Les autorités locales, notamment les administrateurs des communes Cendajuru et Gisagara, ainsi que le gouverneur de la province de Cankuzo, lui ont parlé de la situation sociopolitique et économique de ces communes en particulier et de toute la province en général.
L’administrateur de la commune Cendajuru, Béatrice Nibaruta, a souligné qu’au niveau sécuritaire, la commune qu’elle dirige se porte bien, que les relations internes et externes sont harmonieuses. Elle a fait savoir que les Burundais qui avaient fui le pays sont en train de rentrer et qu’ils sont accueillis à bras ouverts. Elle s’est réjouie que la consommation des boissons prohibées a été découragée d’une façon satisfaisante. Elle a demandé au Premier vice-président de soutenir les efforts de la population de cette commune, en lui offrant du ciment nécessaire pour la construction du bloc de maternité au centre de santé de Kigarika. Elle a souligné que la route qui sert de liaison de la commune Cendajuru est impraticable et a demandé d’être soutenue pour y remédier. Elle a également soulevé le problème de courant électrique.
L’administrateur de la commune Gisagara, Jonas Niyonizeye, a salué l’entente entre l’administration et les habitants de la commune, en soulignant que c’est grâce au dynamisme de la population qu’on a pu faire l’extension de l’hôpital Murore ou construire d’autres infrastructures d’utilité publique. Il a souligné que, malgré leur bonne volonté, ils se heurtent à quelques défis, notamment le manque de ciment pour continuer les travaux nécessaires à cet hôpital. Il a fait savoir que les collines de cette commune surtout celles frontalières avec la Tanzanie, ont été les plus touchées par la famine et que l’administration doit surveiller les échanges, étant donné que même les pays voisins sont dans le besoin.
Le gouverneur de la province de Cankuzo, Désiré Njiji, a souligné que les défis mentionnés par les administrateurs des commune Cendajuru et Gisagara sont observés aussi dans les autres communes de cette province. Selon lui, celle-ci fait face à des conflits fonciers et, du fait que la récolte n’a pas été bonne, le vol dans les ménages est devenu monnaie courante. Il a demandé une assistance en vivres et en semences. Il a fait savoir que la population répond massivement aux travaux de développement communautaire et que, grâce à ces travaux, des infrastructures publiques sont en construction. Il a cité, entre autres réalisations de la population, la construction d’un campus universitaire et a demandé au Premier vice-président de plaider en faveur de la province de Cankuzo pour que cette université puisse commencer avec l’année académique prochaine.


«Qu’aucune commune ne traîne en arrière»
Le Premier vice-président de la République a indiqué qu’il a été envoyé par le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, pour leur souhaiter les meilleurs vœux pour l’année 2017. Il a expliqué qu’il s’est joint à la population pour la sensibiliser sur les travaux de développement communautaire, source de développement. « Vous avez soulevé le problème de routes, vous n’aurez pas de bonnes routes si vous ne travaillez pas. Qu’aucune commune ne traîne en arrière, car notre souhait est que toutes les communes du pays soient au même niveau de développement. La part du gouvernement est de faire tout ce qui est à notre portée pour que vous ayez de l’électricité. Nous allons demander à nos partenaires de nous aider pour que vous ayez des routes afin que toutes les communes soient accessibles», a-t-il dit.
Répondant à la requête du gouverneur concernant le campus universitaire de Cankuzo, Gaston Sindimwo a promis de demander au ministre en charge de l’enseignement d’en faire le suivi. Il a demandé aux autorités locales de cibler les régions qui ont été le plus touchées par les changements climatiques afin qu’elles soient assistées dans le cadre de la solidarité nationale. En ce qui concerne la sécurité, il a rappelé que tout Burundais est le premier garant de la sécurité nationale dans sa localité. Le Premier vice-président Sindimwo a sensibilisé les femmes à ne pas se faire distraire par les stéréotypes discriminataires qu’elles ont subis dans le passé et à participer massivement au développement.
Le Premier vice-président de la République a clôturé les activités de cette journée en jouant à un match de volley ball qui a opposé l’équipe de la commune Cankuzo à celle de la commune Gisagara dont le Premier vice-président faisait partie. Le match a été remporté par l’équipe de Cankuzo par trois sets à un de l’équipe adverse.

Grâce-Divine Gahimbare

 

Editorial> La mobilisation, une voie qui mène au succès

Comme il l’a toujours fait de façon massive, volontaire et spontanée, le peuple burundais a participé, samedi dernier, dans une mobilisation sans précédent, aux marche-manifestations pacifiques organisées dans toutes les localités du pays, pour cette fois-ci exprimer sa contestation contre la présence, à Arusha, de Burundais poursuivis par la justice, venus participer au dialogue inter-burundais. Tout en contestant avec force cette présence, le peuple burundais apportait en même temps son appui au gouvernement qui, avant l’ouverture de la session le 16 février dernier, avait rendu publique une déclaration dans laquelle il annonçait à la communauté nationale et internationale qu’il a décidé de ne pas envoyer de délégués à Arusha dans la session du 16 au 18 février 2017. Certes, est-il souligné dans cette déclaration, « les Burundais ont besoin de la solidarité internationale, mais doivent jouir de leur droit le plus absolu d’être respectés dans leurs choix et dans la conduite d’un processus de dialogue qui est le leur à part entière ». Des partis politiques et des associations de la Société civile avaient également élevé leurs voix contre la composition de la liste des participants parmi lesquels figurent des personnalités onusiennes comme Jamal Benomar et Ibrahima Fall également récusés par le gouvernement de la république du Burundi.
Si tout programme gouvernemental, si riche soit-il, ne vaut que par l’efficacité des actions développées dans le sens de la politique annoncée et par les résultats progressivement obtenus, il dépend aussi du degré de mobilisation effective qu’il suscite, somme toute d’une volonté partagée exprimée par la majorité des citoyens. C’est pourquoi le défis imposé aujourd’hui à notre pays ne sont pas et ne sauraient être la seule affaire du gouvernement, mais aussi celle des citoyens. Les gouvernants et les gouvernés partagent ensemble la lourde responsabilité de faire face à tous les défis de l’heure de nature à menacer notre souveraineté, la stabilité du pays, la paix et la sécurité de la Nation. En participant massivement, volontairement et spontanément aux marche-manifestations pacifiques pour dire non à tout ce qui va à l’encontre de ses intérêts, le peuple burundais apporte par là la preuve qu’il demeure mobilisé autour des objectifs se rapportant à la paix, à la sécurité et à un développement socio-économique durable. La réalisation de ces objectifs ne viendra pas d’une terre étrangère, mais de notre volonté partagée de nous mobiliser pour faire face aux problèmes de nature à miner notre société. C’est pourquoi, à l’heure qu’il est, personne ne peut, sans mauvaise conscience, rester indifférent à l’effort de mobilisation exigé de nous tous. Pareille démarche apparaîtra alors comme une véritable réponse à nos difficultés, sans oublier celles qui nous sont injustement imposées de l’extérieur.
Ainsi mobilisées, nous servirons d’antidotes à tout ce qui viendra perturber la paix et la sécurité. Ainsi mobilisés, nous œuvrerons sereinement à l’édification de la société burundaise, dans le strict respect des valeurs de paix, d’unité, de démocratie et de dialogue qui nous permettront de prendre option ferme sur l’avenir, sous bonne garde des institutions démocratiquement élues. Ainsi mobilisés, nous approfondirons notre processus démocratique afin de répondre aux attentes légitimes de la société dont les mutations profondes généreront de nouvelles aspirations. Ainsi mobilisés, nous préserverons notre souveraineté, sous le regard rageur de ceux qui ne rêvent que de nous la confisquer. En effet, que peut-il y avoir de plus grave que l’immobilisme, au moment où le pays a besoin de mobiliser toutes les forces patriotiques pour aller de l’avant ? La mobilisation de la population ne demeure-t-elle pas le meilleur indicateur de l’état dans lequel se trouve la démocratie ? Puisque tel est le cas, nous pouvons nous autoriser d’envisager l’avenir avec optimisme.

Louis Kamwenubusa

 
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