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Editorial> Somalie : Après le Burundi, l’Ouganda

Après le Burundi, c’est  l’Ouganda  qui est dans le viseur de l’Union africaine en ce qui concerne le retrait d’une partie de son contingent militaire œuvrant dans le cadre de la Mission africaine pour la Somalie (Amisom). Suivant  l’exemple du parlement et du gouvernement  burundais, les autorités ougandaises ont, dès l’annonce de cette nouvelle, réagi en indiquant que si tel était le cas, l’Ouganda prendrait la mesure de retirer tout son contingent militaire de ce pays en proie  à  l’insécurité et à l’instabilité. Il ne resterait  alors que les contingents militaires kenyans, éthiopiens et djiboutiens  pour assurer la lourde et difficile mission africaine, avant qu’eux-mêmes ne soient éventuellement  concernés par cette mesure de l’Union africaine anti-somalienne. Nous disons bien une mesure anti-somalienne car il ne s’agit que de cela en réalité.Après le Burundi, c’est  l’Ouganda  qui est dans le viseur de l’Union africaine en ce qui concerne le retrait d’une partie de son contingent militaire œuvrant dans le cadre de la Mission africaine pour la Somalie (Amisom). Suivant  l’exemple du parlement et du gouvernement  burundais, les autorités ougandaises ont, dès l’annonce de cette nouvelle, réagi en indiquant que si tel était le cas, l’Ouganda prendrait la mesure de retirer tout son contingent militaire de ce pays en proie  à  l’insécurité et à l’instabilité. Il ne resterait  alors que les contingents militaires kenyans, éthiopiens et djiboutiens  pour assurer la lourde et difficile mission africaine, avant qu’eux-mêmes ne soient éventuellement  concernés par cette mesure de l’Union africaine anti-somalienne. Nous disons bien une mesure anti-somalienne car il ne s’agit que de cela en réalité.Triste  réalité que de priver la Somalie des contingents militaires du salut parmi lesquels  les militaires burundais occupent une place de choix! Pourquoi  vouloir condamner la Somalie à son triste sort, celui d’une insécurité sans  nom  imposée par des islamistes radicaux qui tuent avant de se tuer, au nom de leurs croyances  fondamentalistes ? Discrètement  attachées à leurs ceintures mortifères,  des bombes en miniature explosent emportant la vie de nombreux paisibles citoyens dont le seul tort  est de s’appeler Somaliens et d’appartenir à la Somalie, un pays en train d’être scandaleusement lâché par le panafricanisme  et ses  idéaux  hérités de Kwame  N’krumah, Nasser et Hailé Selassie, les pères fondateurs de l’Organisation  de l’unité africaine (OUA) qui a donné naissance à l’actuelle Union africaine (UA) dont l’Histoire dira qu’elle s’est désolidarisée  de la Somalie, en  prenant  une décision injuste et unilatérale de retirer  des contingents  militaires au grand  dam du peuple somalien, et au seul profit des seuls islamistes radicaux qui ne feront  que gagner du terrain dans le pays d’Aden Osman, premier président de la  Somalie indépendante.Pourquoi l’Union africaine n’organise-t-elle pas  un sommet extraordinaire sur la Somalie, sommet au cours duquel toutes les questions concernant ce pays seraient examinées en profondeur et les décisions prises de commun accord, en favorisant le consensus et non  l’unilatéralisme  contraire aux principes et règles démocratiques ? L’Union africaine se rend-elle bien compte des fâcheuses conséquences qui découleront de son injuste et imprudente mesure anti-somalienne ? Cette décision ne serait-elle pas dictée par les pays outre-Méditerranée pour assouvir  leurs appétits féroces néocoloniaux ?Nous  ne le répèterons jamais  assez, la décision de retirer des contingents militaires de la Somalie ne fera qu’affaiblir l’Amisom face à la rage meurtrière des  terroristes islamistes, qui n’attendaient que cela pour imposer leur loi et bondir définitivement sur leur proie tant convoitée et tant fragilisée qui s’appelle  peuple somalien qui, plutôt, ne demande que rien ne vienne perturber tous les contingents militaires se trouvant sur son sol, animés de la seule et même foi de tirer  la Somalie du bord du gouffre islamiste. Si Al-chabab et tous les  mouvements islamistes radicaux qui lui sont affiliés s’emparaient  de la Somalie, ce serait  le péril en la demeure pour l’Afrique de l’est devant demeurer unie face au danger islamiste radical. A l’Union africaine de reconsidérer vite sa position pour le bien de la Somalie, de celui de l’est du continent  en ne se conformant qu’aux décisions concertées. 

Louis KAMWENUBUSA

 

CENI DU BURUNDI > Atelier de renforcement de la culture démocratique

Pour mieux préparer les élections de 2020

 

DSC00314Le mardi 12 mars 2019, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a organisé un atelier  de renforcement de la culture démocratique à l’endroit des médias, de la société civile, des confessions religieuses et des présidents des Commissions provinciales électorales indépendantes (Cepi).

 

Dans son discours d’ouverture de cet atelier, le président de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), Pierre Claver Kazihise, a remercié les participants à l’atelier. Il leur a rappelé  que le Burundi a déjà organisé plusieurs élections et que celles-ci sont d’une importance capitale. Pour lui, les élections de 2020 nous permettront de renouveler les institutions. «Les élections constituent un moment très important pour le pays. Ce sont elles qui témoignent de la maturité d’une nation en matière de la démocratie», a dit le président de la Ceni.Dans son discours d’ouverture de cet atelier, le président de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), Pierre Claver Kazihise, a remercié les participants à l’atelier. Il leur a rappelé  que le Burundi a déjà organisé plusieurs élections et que celles-ci sont d’une importance capitale. Pour lui, les élections de 2020 nous permettront de renouveler les institutions. «Les élections constituent un moment très important pour le pays. Ce sont elles qui témoignent de la maturité d’une nation en matière de la démocratie», a dit le président de la Ceni.M. Kazihise a ajouté que considérant l’importance des élections, une série d’ateliers seront organisés dans tout le pays. Il a expliqué que ce sera une occasion de rencontrer une couche importante de la société burundaise, pour échanger et se rappeler du rôle de chacun et décider de la bonne conduite à adopter pendant la période électorale.

Toujours se ressourcer sur les piliers de la démocratie

Pour M. Kazihise, il est très important de toujours se ressourcer sur les piliers de la démocratie pour pouvoir la renforcer jour et nuit. « Les piliers de la démocratie, c’est la connaissance, la compréhension et le respect des droits de l’Homme. C’est aussi comprendre que la démocratie émane de la volonté du peuple et que celle-ci est régie par la loi », a-t-il souligné.Il a rappelé, par-là, que dans pas mal de pays au monde, la période électorale est souvent une période de trouble, de peur et de violences. Cela, parce que  beaucoup de participants aux élections n’ont pas encore compris le bien-fondé des élections, ou parce qu’il n’y a pas de dialogue. D’où il a réaffirmé que le dialogue vient avant tout dans la démocratie car c’est de celui-ci que ressort le respect mutuel. « Dans un pays où la démocratie est forte, les conflits se résolvent par le dialogue. Ce dialogue conduit à la prise de décisions, lesquelles sont respectées par tous. Lorsque la dignité de tout un chacun est respectée, c’est le dialogue qui entraîne le respect mutuel. La démocratie n’est pas une affaire des politiciens seulement mais aussi de tout citoyen », a-t-il déclaré.

Des élections transparentes et paisibles

Pierre Claver Kazihise a également ajouté que de tels ateliers permettent à la Ceni de confronter tous ceux qui sont concernés par les élections, pour échanger sur la dignité humaine, analyser le langage politique utilisé pour qu’il ne soit pas la source de conflit. « De tels rencontres, dit-il, permettent aux participants de se rappeler des manœuvres de la manipulation afin de prévenir ses conséquences néfastes mais aussi trouver une solution y relative ».  Le président de la Ceni leur a demandé de se joindre à elle afin de mieux préparer les élections de 2020, qui se veulent transparentes et paisibles. Aux responsables des confessions religieuses, il a demandé de réconforter les âmes de leurs adeptes et d’éviter de tomber dans les griffes de la manipulation des politiciens. Il a recommandé à la société civile de bien encadrer leurs membres, surtout les jeunes, en les sensibilisant au patriotisme.Aux médias, M. Kazihise a demandé d’accompagner le processus électoral en portant à la connaissance du peuple toute information sur les activités de la Ceni mais aussi en évitant tout penchant.

JEAN BOSCO NKUNZIMANA

 

CHINE > Conférence de presse donnée par le Conseiller d’Etat et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine

Le 8 mars 2019, le Conseiller d’Etat et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a donné une conférence de presse à l’occasion de la deuxième session annuelle de la 13e Assemblée populaire nationale dans le centre de presse et répondu aux questions de journalistes chinois et étrangers sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine. 

 

Sur la diplomatie chinoise

Cette année marque le 70e anniversaire de la fondation de la Chine nouvelle. Depuis 70 ans, sous la ferme et juste direction du Parti communiste chinois, le peuple chinois a mené une lutte solidaire en persévérant dans l’effort et remporté des succès remarquables et remarqués.Si la diplomatie chinoise a accompli des réalisations remarquables, c’est avant tout grâce à la direction du Parti communiste chinois qui est sa garantie politique la plus fondamentale. Depuis 70 ans, le Parti a avancé avec le temps, et n’a cessé d’enrichir et de développer la théorie diplomatique aux couleurs chinoises, qui porte de belles traditions et des caractéristiques notables. Fondée sur le principe d’indépendance, la diplomatie chinoise œuvre pour l’intérêt général, s’engage pour l’équité et la justice, vise à promouvoir le bénéfice mutuel et le gagnant-gagnant, poursuit la mission de servir le développement et se met constamment au service du peuple. En 2018, la Conférence centrale des affaires extérieures a affirmé le rôle directeur de la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie. C’est un acquis important qui fait époque dans le développement de la théorie diplomatique de la Chine nouvelle, permettant de tracer la grande ligne à observer pour la diplomatie chinoise dans la nouvelle ère et d’indiquer l’orientation à suivre pour rechercher des solutions aux problèmes complexes dans le monde.Le monde d’aujourd’hui traverse des changements inédits. La diplomatie chinoise se trouve à un nouveau point de départ historique. Sous la direction du Comité central du Parti rassemblé autour du Camarade Xi Jinping, nous mettrons en œuvre sur tous les plans la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie. Nous restons fidèles à notre engagement initial et gardons à l’esprit notre mission. Nous œuvrerons à poursuivre la voie du développement pacifique, à porter la vision de la coopération gagnant-gagnant, à préserver l’actuel ordre international et à assumer davantage de responsabilités internationales, de sorte à créer des conditions extérieures plus favorables au renouveau de la nation chinoise et à apporter une nouvelle contribution à la paix mondiale et au progrès de l’humanité.

Sur le multilatéralisme et la coopération internationale

On assiste ces dernières années à un retour, parfois en force, de l’unilatéralisme et du protectionnisme. Mais, il est réconfortant de constater que de plus en plus de pays se sont levés pour y faire barrage et s’y opposer, tous conscients qu’à l’ère de la mondialisation, le destin des uns étant étroitement lié à celui des autres, il faut faire valoir l’esprit d’équipe au lieu de faire cavalier seul, et il faut faire preuve de solidarité au lieu de suivre la loi du chacun pour soi. Le multilatéralisme est un consensus largement partagé par la communauté internationale. La Chine est toujours d’avis que le multilatéralisme est une pierre angulaire de l’actuel ordre international. Seul le multilatéralisme permettra d’avancer progressivement vers la démocratisation des relations internationales et la multipolarisation de l’échiquier international. Nous porterons haut levé le drapeau de la communauté de destin pour l’humanité, continuerons de nous mettre du bon côté de l’histoire et du côté des intérêts communs de la majorité des pays dans le monde et resterons déterminés à préserver, ensemble avec le reste du monde et dans le respect du principe du multilatéralisme, le système international centré sur l’ONU et l’ordre international basé sur le droit international.

Sur l'initiative « la Ceinture et la Route »

Le deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la Coopération internationale, très attendu, aura lieu vers la fin d’avril à Beijing. Ce sera l’événement diplomatique le plus important à être organisé par la Chine en 2019 et un grand rendez-vous international qui attire l’attention du monde entier. Le Président Xi Jinping assistera à la cérémonie d’ouverture du Forum et y prononcera un discours. Il présidera la Table ronde des dirigeants. Par ailleurs, il y aura une réunion de haut niveau, des forums thématiques et des activités du monde des affaires.L'initiative «la Ceinture et la Route» est fidèle aux principes de consultations, de coopération et de bénéfices pour tous, et a apporté plein d'opportunités de développement aux différentes parties.Les faits, et ils sont nombreux, ont démontré que l'initiative « la Ceinture et la Route » n'est pas un piège de dettes, mais un projet qui contribue au bien-être des populations ; qu'elle n'est pas un outil géopolitique, mais une opportunité pour le développement commun.

Sur les services consulaires de Chine 

En 2019, nous continuerons à prendre de nouvelles mesures de protection et de facilitation en matière consulaire au bénéfice de nos citoyens : optimiser l'application smartphone de 12308, ouvrir un « guichet virtuel » de services consulaires, utiliser progressivement le paiement mobile dans les missions diplomatiques et consulaires à l'étranger et proposer davantage de « services consulaires au bout du doigt ».

Sur la question de la Mer de Chineméridionale

Ces dernières années, la situation en Mer de Chine méridionale se stabilise. Les faits prouvent que l’« approche à double voie », à savoir le règlement des différends par les pays directement concernés à travers les négociations et la préservation collective par la Chine et les pays de l’ASEAN de la stabilité dans cette région, représente une bonne solution aux problèmes de la Mer de Chine méridionale. Aujourd’hui, le processus de négociations sur le Code de conduite en Mer de Chine méridionale (COC) s’accélère et la « feuille de route » est très claire. La Chine a avancé l’objectif de conclure le COC d’ici 2021, ce qui illustre notre sincérité et notre sens des responsabilités. Le COC est une mise à niveau de la Déclaration sur la conduite des Parties en Mer de Chine méridionale (DOC). Il permettra de mieux répondre aux besoins de la région, de réglementer plus efficacement la conduite des parties et de mieux préserver la sécurité et la liberté de navigation en Mer de Chine méridionale. Et il jouera tout son rôle dans l’accroissement de la confiance mutuelle entre la Chine et les pays de l’ASEAN, la gestion des divergences, la promotion de la coopération et la défense de la stabilité. La Chine travaillera ensemble avec les pays de l’ASEAN pour maintenir la fermeté, écarter les perturbations et accélérer le processus de négociations sur la base du consensus. 

Sur la coopération sino-africaine

L’amitié sino-africaine remonte loin dans le temps. La Chine et l’Afrique sont depuis toujours bons frères qui voient leurs destins étroitement liés et partagent heur et malheur. Les relations entre la Chine et les pays africains n’ont jamais été aussi bonnes et la coopération sino-africaine mutuellement avantageuse reste pionnière dans la coopération internationale avec l’Afrique.Grâce à nos efforts inlassables déployés depuis des dizaines d’années, la coopération sino-africaine est devenue aujourd’hui un grand arbre que personne ne saurait ébranler. Dans l’avenir, nous œuvrerons à mettre en œuvre sur tous les plans les « huit initiatives majeures » annoncées lors du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine, à approfondir la coopération dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », et à saisir les opportunités ainsi offertes pour construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide.La coopération sino-africaine remporte de plus en plus de succès, et s’attire aussi des accusations et des calomnies. Mais la Chine et l’Afrique ont une haute confiance mutuelle et sont liées par une amitié à toute épreuve, et les fruits de la coopération sino-africaine sont palpables sur l’ensemble du continent africain. Beaucoup de dirigeants africains et de personnalités clairvoyantes ont réfuté des spéculations absurdes sur « le piège des dettes» et le « néocolonialisme ». Cela prouve clairement que les propos infondés ne trouvent aucun écho en Afrique.La coopération sino-africaine est depuis toujours ouverte. Le développement de l’Afrique a besoin d’un plus grand engagement de la communauté internationale. Nous aimerions valoriser le rôle pilote de la coopération sino-africaine pour que de plus en plus de pays portent de l’intérêt  et de l’importance à l’Afrique et s’y engagent davantage. Ainsi pourrons-nous valoriser nos atouts respectifs, former une véritable synergie et œuvrer collectivement à la paix et au développement en Afrique. 

Sur les relations sino-américaines

Le 40e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-américaines est une occasion importante de faire le bilan du passé et d’envisager l’avenir. Au cours des 40 ans écoulés, les relations sino-américaines ont fait des progrès historiques en résistant à toutes les épreuves. Elles font face à de nouveaux défis. Les enseignements qu’on peut tirer du passé se résument en un point : on a tout à gagner à coopérer et tout à perdre à se battre. Malgré les changements importants survenus dans la situation internationale comme en Chine et aux Etats-Unis, cet enseignement reste une règle d’or qui doit être observée et préservée par les deux parties pour garder la lucidité. Le chemin futur est également clair, c’est de faire progresser ensemble les relations sino-américaines basées sur la concertation, la coopération et la stabilité. C’est un consensus important réalisé par les deux Chefs d’État, le plus grand dénominateur commun pour tous les milieux chinois et américains et la direction dans laquelle doivent se diriger les efforts communs.Tout en développant leur coopération, la Chine et les Etats-Unis se trouvent parfois aussi en compétition. C’est un phénomène normal dans les relations internationales. L’essentiel, c’est notre façon d’agir pour le considérer et le gérer. Une logique aveugle de la compétition réduira l’espace de coopération, alors que l’élargissement de la coopération correspond aux intérêts communs de la Chine et des Etats-Unis. C’est là aussi une responsabilité que les deux pays ont à assumer vis-à-vis du monde. Nous espérons que les Etats-Unis pourront rejeter définitivement la mentalité du jeu à somme nulle et travailler avec la Chine dans le même sens, afin d’approfondir la coopération accompagnée d’une compétition saine et de réaliser des bénéfices mutuels dans leur développement respectif.La Chine et les Etats-Unis partagent une grande convergence d’intérêts. L’année dernière, le volume commercial bilatéral a atteint plus de 630 milliards de dollars américains. Les investissements croisés ont dépassé 240 milliards de dollars américains, et plus de 5 millions de personnes ont fait des déplacements entre les deux côtés. Presque toutes les grandes entreprises américaines développent leurs affaires en Chine, et tous les Etats américains coopèrent avec la Chine. Certains appellent à un découplage entre la Chine et les Etats-Unis et c’est évidemment irréaliste. Se découpler de la Chine, c’est de laisser échapper les opportunités, de renoncer aux perspectives d’avenir et, dans un certain sens, de s’isoler du reste du monde.

Sur les relations sino-russes

Cette année marque le 70e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques sino-russes. Les relations bilatérales ont parcouru un chemin hors du commun. A travers des épreuves, ces relations gagnent en stabilité et en maturité et s’engagent dans une bonne voie de développement. Les relations sino-russes, marquées par la confiance partagée sur le plan politique, la coopération mutuellement bénéfique dans le domaine économique et le soutien réciproque dans les affaires internationales, constituent aujourd’hui un bel exemple des relations entre grands pays. Elles apportent de grands bénéfices aux deux peuples et une contribution importante à la paix et à la stabilité dans la région et dans le monde. En 2019, la Chine et la Russie saisissent les opportunités offertes par cette année d’anniversaire pour porter leur partenariat de coordination stratégique global à un niveau plus élevé.Sur les échanges de haut niveau, le Président Vladimir Poutine, à l’invitation du Président Xi Jinping, viendra en Chine pour le deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la Coopération internationale. Et le Président Xi Jinping effectuera, sur invitation, une visite d’Etat en Russie. Je suis sûr que, guidées par les deux Chefs d’Etat, les relations sino-russes entreront dans une nouvelle époque. Sur la coopération mutuellement avantageuse, l’année dernière, le volume commercial bilatéral a marqué un nouveau record historique, en dépassant les 100 milliards de dollars américains. 2019 sera une année de récolte pour la coopération pragmatique entre les deux pays avec trois projets phares : le gazoduc Force de Sibérie reliant la Russie à la Chine, projet du siècle, sera mis en service d’ici fin d’année ; le premier pont routier transfrontalier, reliant Heihe à Blagoveshchensk, sera opérationnel ; les travaux du premier pont ferroviaire, reliant Tongjiang à Nizhneleninskoye, seront achevés. Par ailleurs, nous poursuivrons l’effort pour renforcer la synergie entre l’initiative « la Ceinture et la Route » et l’Union économique eurasiatique, pour accroître la force endogène de la coopération pragmatique sino-russe. En consolidant la coopération traditionnelle énergétique, nous travaillons à développer de nouveaux pôles de croissance dans les hautes technologies, l’agriculture, l’e-commerce et la finance, pour promouvoir la montée en gamme de la coopération bilatérale au bénéfice des deux peuples et du développement des deux pays.   Sur les affaires internationales, la Chine et la Russie, deux grands pays au monde et membres permanents du Conseil de Sécurité, assument des responsabilités et des missions importantes. Sur presque toutes les grandes questions, nous maintenons d’étroites communications et nous partageons les positions identiques ou similaires. En 2019, la Chine et la Russie renforceront encore davantage leur coordination stratégique pour préserver résolument les buts et principes de la Charte des Nations Unies et la sécurité stratégique internationale. Quand la Chine et la Russie se tiennent ensemble, il y aura plus de paix, plus de sécurité et plus de stabilité dans le monde.

Sur les relations sino-européennes

L’Europe occupe depuis toujours une place importante dans les relations extérieures de la Chine. Nous soutenons l’intégration européenne et une Union européenne unie et forte. Le Président Xi Jinping a choisi de se rendre en Europe vers la fin de mars pour son premier déplacement à l’étranger en 2019, ce qui illustre le soutien qu’accorde la Chine à l’Europe.Les relations sino-européennes sont bonnes dans leur ensemble. Les deux parties ont beaucoup plus de consensus que de divergences. Face à une situation internationale pleine d’incertitudes, la Chine et l’Europe partagent les mêmes positions et les mêmes revendications dans la préservation du multilatéralisme et la lutte contre l’unilatéralisme et le protectionnisme. Les relations sino-européennes font pourtant face à des perturbations. Nous espérons renforcer le dialogue avec l’Europe pour les bien gérer. L’indépendance est depuis toujours ancrée dans la tradition européenne. Nous sommes convaincus que l’Europe, en tant que principale force sur la scène internationale et consciente de ses intérêts fondamentaux et de long terme, poursuivra une politique indépendante, stable et positive à l’égard de la Chine et travaillera ensemble avec la Chine pour approfondir la coopération mutuellement avantageuse dans les différents domaines et contribuer à la défense des règles internationales et à la préservation de la paix mondiale.

Sur les relations sino-japonaises

Depuis l’année dernière, grâce aux efforts communs des deux parties, les relations sino-japonaises ont été remises sur la bonne voie et présentent une dynamique d’amélioration et de développement. Cela est tout à fait dans l’intérêt commun des deux peuples. Les faits montrent que si le Japon voit le développement de la Chine d’un regard objectif et respecte effectivement les principes politiques convenus des deux pays, les relations sino-japonaises pourront surmonter les obstacles et les perturbations et avoir des perspectives stables et radieuses. Et le potentiel de coopération entre les deux pays pourra être pleinement libéré afin d’ouvrir la voie à une coopération plus large. L’amélioration des relations sino-japonaises n’est qu’à ses débuts. Il s’agit désormais de joindre l’acte à la parole. Il faut considérer l’histoire de façon honnête, voir la réalité de manière objective, bâtir activement l’avenir et prendre des actions concrètes pour avancer résolument dans la bonne direction. Nous sommes convaincus qu’avec les efforts communs des deux parties pour consolider la base politique, approfondir la coopération mutuellement bénéfique et intensifier l’amitié entre peuples, les relations sino-japonaises connaîtront un développement régulier, les échanges se multiplieront dans tous les domaines et les échanges de haut niveau entre les deux pays suivront.

Sur les relations sino-indiennes

2018 est une année importante dans l’histoire des relations sino-indiennes. La rencontre historique à Wuhan entre le Président Xi Jinping et le Premier Ministre Narendra Modi a créé un nouveau modèle d’échanges bilatéraux de haut niveau permettant d’accroître la confiance mutuelle et l’amitié entre les dirigeants des deux pays et de fixer le cap des relations de demain. À savoir, la Chine et l’Inde, deux grandes civilisations avec 2,7 milliards d’habitants et deux grands pays en voie de développement vivant côte à côte, doivent être l’une pour l’autre un partenaire dans la réalisation de leurs rêves et une opportunité importante pour le développement de leur économie. Elles doivent travailler main dans la main à apporter leur contribution au redressement et à la prospérité de l’Asie. Depuis un an, les autorités chinoises et indiennes ont beaucoup progressé dans la mise en œuvre du consensus auquel sont parvenus les dirigeants des deux pays. Maintenant, l’essentiel est de traduire le consensus stratégique des dirigeants en une prise de conscience commune des sociétés chinoise et indienne et en des initiatives venant des deux peuples. La Chine entend travailler avec l’Inde pour intensifier sur tous les plans leur coopération concrète et notamment leurs échanges culturels afin que l’amitié et la coopération entre la Chine et l’Inde puissent se développer avec la même dynamique que les flots impétueux du fleuve Changjiang et du Gange et donner des impulsions fortes et durables au développement des relations sino-indiennes.

Sur les relations entre le Pakistan et l’Inde

Ce qui s’est passé récemment fait que les relations entre le Pakistan et l’Inde sont de nouveau au centre de l’attention internationale. La Chine a, dès le début, souligné l’importance de faire preuve de sang-froid et de retenue pour éviter toute escalade, de faire la lumière sur la vérité et de rechercher la solution par le dialogue. Dans ce processus, la souveraineté et l’intégrité territoriale de tout pays doivent être pleinement respectées. Guidée par ce principe, la Chine a travaillé activement à favoriser la paix et les pourparlers et joué un rôle constructif en faveur de l’apaisement des tensions. Ces derniers jours, les deux parties ont exprimé leur volonté d’éviter la dégradation de la situation et de rechercher une solution par consultations. Nous nous en félicitons. Le Pakistan et l’Inde sont voisins pour toujours. Héritiers de la civilisation sud-asiatique plusieurs fois millénaire, les peuples des deux pays font face à d’importantes opportunités en termes de stabilité, de développement et de prospérité. Nous espérons qu’ils pourront s’entendre, s’entraider et se solidariser dans la marche en avant. La Chine espère sincèrement que le Pakistan et l’Inde pourront transformer la crise en opportunités, agir dans le même sens et tourner cette page au plus vite, et qu’ils s’efforceront d’améliorer fondamentalement et durablement leurs relations en remplaçant la confrontation par le dialogue et en dissipant les divergences par la bonne volonté, en vue de créer un avenir commun par la coopération.

Sur les relations entre la Chine et la Corée du nord 

Le Secrétaire général Xi Jinping et le Président Kim Jong-un ont tenu quatre rencontres en moins d’un an. C’est du jamais-vu dans les échanges entre la Chine et la RPDC depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a 70 ans, un record inscrit dans les annales de leurs relations. Sous la direction et l’impulsion des plus hauts dirigeants, l’amitié traditionnelle entre les deux pays affiche une grande vitalité et leurs relations entrent dans une nouvelle ère.L’amitié entre la Chine et la RPDC, tissée par les dirigeants d’anciennes générations, est un trésor commun et précieux des deux pays. Elle ne devrait être ni ne sera perturbée par des circonstances passagères. Nous célébrons cette année le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la RPDC, un anniversaire charnière et important. Poursuivre et développer l’amitié traditionnelle entre nos deux pays correspondent à nos intérêts communs et constituent un choix ferme de la Chine. Nous soutiendrons pleinement la RPDC dans sa poursuite d’une voie de développement adaptée aux réalités nationales afin de réaliser sans cesse de nouveaux progrès dans la construction du socialisme. Nous soutiendrons pleinement la RPDC dans son application de la nouvelle stratégie nationale visant à axer ses efforts sur le développement économique et l’amélioration du bien-être de la population. Nous soutiendrons pleinement la RPDC dans ses efforts pour maintenir le cap de la dénucléarisation de la Péninsule et régler ses préoccupations légitimes dans le processus de dénucléarisation. En résumé, nous entendons construire main dans la main avec la RPDC une relation de la nouvelle ère afin de préserver les intérêts fondamentaux des deux peuples, le processus de règlement politique de la question de la Péninsule, ainsi que la paix et la stabilité de la région.

Sur la question nucléaire de la Péninsule  de Corée  

Le sommet entre la RPDC et les Etats-Unis à Hanoï est un pas important dans le processus de règlement politique de la question nucléaire de la Péninsule coréenne. Les deux parties ont surmonté les obstacles pour se réunir de nouveau et avoir des échanges francs en face-à-face. Ce fait est en soi un progrès positif qu’il convient de saluer. La communauté internationale doit encourager la RPDC et les Etats-Unis à garder la patience et à continuer d’avancer dans la bonne direction vers la dénucléarisation et la mise en place d’un mécanisme de paix dans la Péninsule. Tant que le dialogue se poursuit, et que le cap est maintenu, il est sûr que l’objectif de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne sera finalement réalisé. Cependant, la question nucléaire de la Péninsule coréenne qui perdure depuis plusieurs décennies est d'une grande compléxité et il sera difficile de la résoudre du jour au lendemain. Les différentes parties doivent avoir des attentes raisonnables, au lieu de poser dès le départ des conditions excessives ou de formuler unilatéralement des exigences irréalistes. La clé du règlement du problème est que toutes les parties dépassent les limites de l'hisoire et brisent la malédiction de la méfiance réciproque. La bonne approche est d'élaborer ensemble une feuille de route globale sur la dénucléarisation de la Péninsule et la mise en place d'un mécanisme de paix, et de définir, sur cette base et dans un esprit de progrès graduel et parallèle, des mesures concrètes en interaction mutuelle pour chaque étape, afin de progresser pas à pas, du plus facile au plus difficile, dans le cadre d'un mécanisme de supervision convenu de toutes les parties.

Sur la situation en Afghanistan

La situation en Afghanistan se trouve maintenant à une période cruciale. La lueur d’espoir de la paix s’accompagne de risques et de défis. Il faut beaucoup plus de courage pour construire la paix que pour provoquer des conflits. Nous appelons les différentes parties afghanes à garder à l’esprit l’intérêt général du pays et de la nation, à saisir l’opportunité majeure de la réconciliation politique intérieure, à résoudre leurs divergences par le dialogue et à cesser les hostilités pour ouvrir ensemble la porte vers la paix. Nous appelons la communauté internationale à soutenir fermement le processus de réconciliation «par les Afghans et des Afghans,» à y jouer un rôle constructif et à former une synergie en faveur de négociation.Cette année marque le centième anniversaire de l’indépendance de l’Afghanistan. Nous souhaitons du fond du coeur que l'Afghanistan, pays qui a énormément souffert, puisse se relever pour commencer une nouvelle vie, prendre désormais en main son propre destin et réaliser une véritable indépendance et une paix durable. Il ne devrait plus servir d'arène pour les affrontements des grandes puissances, ni subir des conflits et guerres prolongés.

Sur la situation en Amérique latine

Premièrement, la souveraineté et l’indépendance des Etats d’Amérique latine doivent être respectées. C’est un principe de base du droit international. Les affaires intérieures d’un pays doivent être décidées par son peuple en toute indépendance. L’intervention ou la sanction extérieures ne font qu’aggraver les tensions et ressusciter la loi de la jungle. La souveraineté et l’indépendance de tout pays sont précieuses et doivent être chéries et préservées avec autant de soins. La Chine continuera de soutenir le gouvernement et l’opposition vénézuéliens dans leurs efforts pour trouver une solution politique par le dialogue pacifique et préserver la stabilité nationale et la sécurité du peuple. Deuxièmement, le droit des Etats d’Amérique latine de développer des relations normales avec la Chine doit être respecté. Le principe d’une seule Chine est un principe des relations internationales largement reconnu. C’est un consensus accepté, reconnu et traduit dans les faits par une très grande majorité de pays dans le monde. Etablir et développer des relations avec la Chine dans le respect du principe d’une seule Chine vont dans le sens de l’histoire et du courant de notre époque et correspondent aux intérêts fondamentaux et de long terme des pays de l’Amérique latine. C’est un choix juste qui ne doit subir aucune ingérence ou accusation infondée.

 

CENI DU BURUNDI> Atelier de renforcement de la culture démocratique

Pour mieux préparer les élections de 2020

 

DSC00247Le mardi 12 mars 2019, la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), a organisé un atelier  de renforcement de la culture démocratique à l’endroit des leaders politiques et certains principaux responsables du pays. Le but de l’atelier est de mieux préparer les élections de 2020, qui se veulent transparentes et paisibles. Le président de la Ceni a appelé tous les participants à faire leur la tranquillité des élections de 2020.

 

Dans son discours d’ouverture de l’atelier de renforcement de la culture démocratique, le président de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), Pierre Claver Kazihise, a remercié les participants à l’atelier. Il leur a rappelé  que l’année 2020 sera une année électorale. Et de dire que ces élections seront les premières organisées conformément à la nouvelle constitution de 2018.   « Ce sont ces élections qui nous permettrons la mise en place des nouvelles institutions. Raison pour laquelle nous devons mieux nous  y préparer », a dit le président de la Ceni.M. Kazihise a ajouté qu’à travers une série d’ateliers qui seront, par la suite organisés à travers tout le pays, il sera une occasion d’approcher la part la plus importante de la population burundaise. Il sera aussi un bon moment de faire un regard rétrospectif pour avancer dans la compréhension mutuelle. 

Les élections, une des indices d’une démocratie solide

Selon M. Kazihise, les élections constituent un des indices d’une démocratie solide. « Il  n’y a pas de démocratie sans élections mais aussi, les élections à elles seules ne suffisent pas, même si elles constituent le pilier de la démocratie. Il faut alors qu’il y ait la démocratie », a-t-il souligné. Il a rappelé par-là, que dans pas mal de pays au monde, la période électorale est souvent une période de trouble, de peur et de violences. Cela parce que  beaucoup de participants dans les élections n’ont pas encore compris le bien-fondé des élections, ou parce qu’il n’y a pas de dialogue. D’où il a réaffirmé que le dialogue vient avant tout dans la démocratie car, il en ressort le respect mutuel. « Dans la démocratie qui met en avant le dialogue, il y a la confiance et s’en suit le développement. Pour nous, la démocratie c’est le Burundi, c’est la paix pour les Burundais », a-t-il déclaré.

Les élections sont une affaire de tout citoyen

Pierre Claver Kazihise a indiqué que, les élections sont une affaire de tout citoyen. C’est pourquoi il a profité de cette occasion pour inviter les participants à contribuer positivement pour la réussite des élections de 2020. A la population, il a demandé de contacter la Ceni chaque fois qu’il y a une incompréhension. Il a exhorté les chefs des partis politiques à bien encadrer leurs membres tout en leur montrant le permis et l’interdit pendant le processus électoral. Aux associations de la société civile qui voudront suivre de près les élections de 2020, M. Kazihise a demandé de bien vouloir approcher la Commission pour mieux s’entendre sur leur rôle à jouer.Au cours de l’atelier, il y a eu présentation de quatre thèmes dont celui sur la Relation entre la Démocratie, les élections et la paix ainsi que celui sur le bon langage en politique. Les participants ont vivement salué l’organisation de l’atelier. Ils ont demandé que les clauses soient respectées par tous, pour que les élections de 2020 réussissent mieux. Ils ont émis des inquiétudes comme quoi il y a des partis politiques qui veulent les élections et d’autres qui ne  veulent pas entendre parler d’elles, et toutes leurs inquiétudes ont trouvé des réponses claires.

Jean Bosco Nkunzimana

 
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