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MEDIAS> Micro-trottoir du « Le Renouveau»

Tout pour maximiser les efforts, pour gagner la confiance des intellectuels burundais

 

Le quotidien « Le Renouveau» souffle ses 40 bougies de son existence le 13 avril 2018. A cette occasion, il a décidé de donner la parole à certains de ses lecteurs pour qu’ils puissent émettre leurs avis et considérations. La plupart des personnes interrogées sont satisfaites du chemin déjà parcouru par le quotidien « Le Renouveau». D’autres intervenants ont émis des réserves et des souhaits à ce sujet.  

 

Le quotidien « Le Renouveau» vient de faire des micros-trottoirs auprès du public de la municipalité de Bujumbura. Les gens se sont exprimés à doses différentes sur le pas franchi par le quotidien «Le Renouveau » pour ses 40 ans d’existence. Pour Z. N., le quotidien « Le Renouveau » a fait une évolution remarquable dans la mesure où il existe certaines pages en couleur dans ledit journal. En outre, celui-ci donne des informations diversifiées même si l’on y voit beaucoup de pages publicitaires. Elle a fait remarquer que ce journal donne plus d’espaces aux activités politiques. Et s’il est vrai qu’il ne peut se défaire de telles activités, il est vrai  également qu’il ne faut pas négliger des faits sociaux qui intéressent davantage l’homme ordinaire. Il y a une large diffusion de l’actualité politique aussi bien à la radio qu’à la télévision, ce dernier a besoin de ce qui se passe dans les quartiers.Elle souhaite, à cet effet, qu’il y ait un équilibre entre les activités politiques et les faits sociaux recueillis non seulement dans les quartiers de la capitale, mais également sur les collines de l’intérieur du pays. Encore faut-il plus d’informations diversifiées que de publicités. D. G. a relevé, quant à lui, qu’il existe beaucoup de conflits sociaux particulièrement ceux en rapport avec la terre. Et d’ajouter que le gros des affaires dominant la plupart des juridictions porte sur les conflits fonciers. D’après lui, il est regrettable qu’ils font moins d’échos dans le journal        « Le Renouveau ».Répondant à un micro-trottoir, J.G.P. estime qu’il faut que les Burundais s’intéressent à la lecture. Tout en appréciant le contenu du quotidien « Le Renouveau », cet interlocuteur pense qu’il est temps de sensibiliser le public en vue de prendre goût à la lecture. En lisant, on s’instruit davantage, a-t-il précisé. Il a interpellé tous ceux qui disposent d’une parcelle de pouvoir au journal « Le Renouveau » à élargir son format comme on l’observe dans les pays anglo-saxons. Et pour pousser le Burundais à lire, il propose la politique allant dans le sens de chercher des camelots pouvant vendre    « Le Renouveau » au numéro devant les magasins, les bureaux et dans les rues surtout lorsqu’il y a des titres qui font la « Une » de l’actualité.Selon F.N., il ne devrait pas y avoir un autre journal qui pourrait faire face au journal « Le Renouveau » étant donné qu’il est le seul quotidien au Burundi. D’où, il est important de maximiser les efforts pour gagner toute la confiance des personnes alphabétisées du Burundi.
Masta Shabani

 

Editorial>Le 13 avril 2018 : Une date, une bonne étape d’un journal qui a aujourd’hui 40 ans

Le journal dont il est question dans le titre de cet éditorial est celui que vous avez entre vos mains, c’est-à-dire Le Renouveau du Burundi, un journal généraliste en train de souffler ses 40 bougies. Il est né le 13 avril 1978 avec comme mission première, celle d’accompagner et d’appuyer, jour après jour, l’action gouvernementale comme cela est clairement indiqué dans le décret présidentiel portant création de la Direction générale des publications de presse burundaises qui publie, outre le quotidien Le Renouveau du Burundi, l’hebdomadaire Ubumwe plus âgé que son confrère.Quarante ans après son lancement, Le Renouveau du Burundi est une réalité vivante produite par une équipe de rédacteurs et de réalisateurs quotidiennement soucieux de la bonne marche du journal qui, au fil des années, a su s’affirmer à la grande satisfaction des responsables des publications, des rédacteurs, des réalisateurs et du public. Aujourd’hui, anciens et jeunes rédacteurs constituent une équipe solide de professionnels, le professionnalisme ayant progressivement pris le dessus sur l’amateurisme qui a caractérisé les premières années du journal. Aujourd’hui, notre quotidien ou plutôt votre quotidien est un journal fier de sa longue traversée, toujours soucieux du continuel effort de son adaptation aux innovations techniques et à l’évolution des goûts et des besoins des lecteurs, sans oublier son ouverture au monde extérieur dont Xinhua News Agency constituera un point d’appui solide. Il nous plaît de rappeler dans cet éditorial, qu’un accord de partenariat a été conclu, au mois de février 2018, entre la Direction générale des publications de presse burundaises et l’Agence chinoise d’informations, accord de partenariat consistant essentiellement en un échange mutuel de nouvelles, ce qui permettra au journal Le Renouveau du Burundi d’affirmer de plus en plus son ouverture au monde extérieur.Mais les problèmes ne manquent pas. Ils sont notamment liés au fort coût d’impression et aux diverses et multiples dépenses sans lesquelles le quotidien ne serait pas ce qu’il est. Par ailleurs, la conception d’un journal comme un bien qui se vend et s’achète ne s’est pas encore enracinée dans l’esprit du lectorat burundais, sans oublier l’analphabétisme qui constitue aussi un obstacle majeur au développement des journaux et des livres dans notre pays et ailleurs. Longue est la liste de tous les problèmes pour lesquels des efforts sont sans cesse fournis pour essayer d’y apporter des solutions.En ce jour anniversaire, quel vœu exprimer ? D’abord, que la cohésion régnant au sein du journal continue de s’affirmer ! Ensuite, que tous les lecteurs, à l’intérieur du Burundi comme à l’extérieur, se sentent davantage concernés par le fait que ce journal est le leur ! Ne dit-on pas qu’il n’y a pas de journal sans public ?Bon anniversaire.

Louis Kamwenubusa

 

Le 13 avril 2018 > 40e anniversaire du journal «Le Renouveau »

« Une nette amélioration s’est opérée »

 

DSC 0900Dans le cadre de la célébration du quarantième anniversaire du journal «Le Renouveau», la rédaction de ce journal a approché certains anciens directeurs pour qu’ils s’expriment sur la façon dont ils ont dirigé, les difficultés mais aussi les facilités qu’ils ont connues de leur temps. 

 

Jean Nzeyimana, un des anciens directeurs du journal «Le Renouveau» a dirigé ce journal de janvier 2003 à octobre 2006. Pendant cette période, il a fait face à certains obstacles. « En janvier 2003, c’était une période de marasme pour le journal. Le tirage avait fortement baissé. La distribution était autour de cent cinquante (150) exemplaires. Tout le monde avait peur de perdre l’emploi. Ceci parce que le ministère de l’Information de cette époque, Albert Mbonerane avait réuni le personnel des PPB (Publications de presse burundaise) à deux reprises pour leur dire que 2003 était la dernière année, que les PPB allaient fermer ses portes. De ce fait, tout le personnel était inquiet. Ils ne voyaient pas où ils allaient continuer leur vie professionnelle. Mais, Dieu merci, cela n’a pas été ainsi », a mentionné M.Nzeyimana.Il précisé qu’un autre obstacle était lié au manque d’équipement. il n’y avait pas encore  d’ordinateurs. «Le Renouveau»  travaillait dans des conditions technologiques très difficiles. La salle de rédaction était un hangar complètement fermé. Elle était invivable. Quand il faisait chaud, les journalistes ne pouvaient pas tenir. Heureusement que par après, le directeur général des PPB s’est entendu avec le propriétaire de la maison pour la transformer. Et, les journalistes ont commencé à travailler dans un climat bien aéré.  M. Nzeyimana : « Le 13 avril 2003, Le Renouveau devait fêter son vingt-cinquième anniversaire. Un comité de préparation a été mise en place. Après, le ministère de l’information a interdit ces préparatifs en disant qu’il fallait par contre préparer le départ. Cela m’a fortement touché au cœur ».Concernant les facilités dans son poste de directeur, M. Nzeyimana indique qu’il y avait des journalistes formés et qui avaient travaillé au journal «Le Renouveau» pendant un certain bout de temps. Par conséquent, il était facile de travailler avec eux parce qu’ils maitrisaient bien leurs tâches. Pour rappel, au quotidien «Le Renouveau», il y a deux réunions de rédaction par jour. A la question de savoir pourquoi de son temps, il a introduit ces deux réunions, il a répondu qu’il a fait cela parce que c’est une logique de travailler dans un quotidien. Il a ajouté que pour le bon fonctionnement, le directeur doit faire une évaluation  à la mi-journée pour s’assurer que ce qui est prévu le matin reste inchangé. Il a affirmé que cette pratique a donné de bons résultats du fait qu’en six mois, le journal était passé de 150 à 800 exemplaires. Ce journal était retourné par après dans les bureaux et a repris sa visibilité. « C’est ainsi que nous avons eu un partenariat avec le SEP/CNLS (Comité national de lutte contre le sida) et nous avons signé un contrat de cent vingt (120) millions de FBu qui servaient à faire des reportages sur la lutte contre le sida. Cet argent nous a également aidé dans le fonctionnement du journal », a-t-il mentionné.  

Une amélioration et son revers

Concernant ses impressions sur le travail accompli de son temps à celui d’aujourd’hui, M. Nzeyimana a signalé qu’il y a un ajout remarquable. Les articles sont pré calibrés. La tâche est maintenant facile. On réserve déjà la place que l’article va occuper avant la rédaction. C’est un mode de production industriel. Cependant, il a signalé qu’il a son revers. Le journaliste est limité par cet espace déjà établi et risque des fois de traiter l’information à moitié.M.Nzeyimana a enfin conseillé aux jeunes journalistes de se détacher des événements et des personnalités. « On voit des journalistes qui s’impliquent dans les événements qu’ils couvrent. On dirait qu’ils y participent alors qu’ils doivent observer et donner les faits. Certains arrivent même à donner des conseils et demandent aux autorités. Donc, ils deviennent des acteurs. Mais, tout s’apprend », a-t-il signalé.L’ancien directeur du journal «Le Renouveau», Jean Nzeyimana fait un clin d’œil aux jeunes journalistes qu’il faut d’abord aimer le métier et chercher au jour le jour à apprendre ce qu’ils ne savent pas. Et, avec le temps, ils deviendront des professionnels dans le métier de journalisme.
ROSE MPEKERIMANA

 

Le Renouveau> Célébration du 40e anniversaire

Les distributeurs des journaux souhaitent avoir les moyens de déplacement

 

distri1Le 13 avril 2018, le quotidien Le Renouveau du Burundi célèbre son 40e anniversaire. Le responsable des distributeurs des journaux, Patrice Hakizimana, a fait savoir que ce travail fait vivre leurs familles malgré certaines difficultés qu’ils rencontrent dans leur tâche, comme le manque de moyens de déplacement pour la distribution des journaux. 

 

Dans l’entretien que Patrice Hakizimana nous a accordé, il a dit qu’il est aux Publications de presse burundaise depuis 1986, après ses études primaires, et qu’il a signé le contrat en 1991. A défaut de poursuivre avec les études secondaires, a-t-il poursuivi, il avait pris la décision de chercher le travail et il s’est directement adressé à la Direction générale des publications de presse burundaises (DGPPB). On lui a proposé la tâche de distribuer les journaux, il a accepté et il aime ce travail.Il a indiqué que dans les années 90, le travail n’était pas fatigant car la ville de Bujumbura était encore petite pour la marche et la liste des abonnés n’était pas aussi longue. Ce qui lui a beaucoup plu, a souligné Hakizimana, ce n’était pas seulement le fait de distribuer les journaux, mais surtout de faire connaissance avec d’autres personnes.

Le manque des moyens de déplacement reste un grand problème

Selon Patrice Hakizimana, le problème majeur auquel les distributeurs font face pour le moment, c’est le manque de moyens de déplacement. La ville de Bujumbura est devenue très vaste de même que les abonnés et les lecteurs du journal    « Le Renouveau » sont devenus nombreux. D’où la nécessité s’imposait d’avoir des vélos ou un véhicule approprié pour la distribution. Les distributeurs ont, pour cela, demandé les moyens de déplacement. Le responsable du service commercial, Athanase Nimbona, les a toute fois tranquillisés en disant que la commande de quatre vélos avait été donnée à une maison de vente. Les distributeurs ont par ailleurs souligné qu’ils circulent dans les routes où il y a beaucoup de risques d’accidents. La DGPPB avait accepté de leur payer les indemnités y relatives mais qu’ils ne les ont pas encore vues jusqu’aujourd’hui.

« Je n’ai pas de souvenir  que je garde »

A 29 ans de service, le responsable des distributeurs a fait savoir qu’il n’a aucun souvenir qu’il a gardé car le travail qu’ils font n’est pas pris avec la même considération alors que selon lui, ceux qui sont à la réalisation du journal et ceux à la distribution doivraient être motivés de la même façon. Patrice Hakizimana a souligné, malgré tout, qu’ils ne se plaignent de rien car leur travail leur permet de vivre, eux et leurs familles. Ils souhaiteraient, eux aussi, être encouragés comme cela se fait pour les autres fonctionnaires.
Kazadi Mwilambwe

 
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