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CENI>Point de presse du mardi 13 février 2018

L’évaluation à mi-parcours de l’enrôlement électoral montre que 56% de la population électrice attendue se trouvait déjà dans les registres de la Ceni

 

DSC 1270Pierre-Claver Ndayicariye, Président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) a animé un point de presse le mardi 13 février 2018. Il a fait savoir que l’objectif était de porter à la connaissance du public l’état d’avancement de l’activité de l’enrôlement électoral pour le référendum constitutionnel et les élections générales de 2020. Une opération dont le déroulement est très satisfaisant selon Pierre Claver Ndayicariye. 

 

Au cours de ce point de presse, le président de la Ceni a rappelé que la période du 8 au 17 février 2018 a été dédiée à l’opération d’enrôlement électoral de la population burundaise en âge de voter. Quant à l’évaluation de l’opération à mi-parcours, Pierre-Claver Ndayicariye a laissé entendre qu’en date du 12 février c’est-à-dire au cinquième jour, deux millions cinq cent cinq mille huit cent vingt-neuf (2 505 829) soit 56% de la population électrice attendue s’étaient déjà fait inscrire. Et de faire remarquer que dans tout le pays les résultats de l’enrôlement sont à un stade appréciable. Dans la province de  Bubanza, les enrôlés en date du 12 février étaient de 113 233, pour Bujumbura ils  étaient  de  129 170,  Bururi  était  à 57 102, Cankuzo à 67 062 et Cibitoke arrivait déjà à 108 881.Pour la province de Gitega, Pierre Claver Ndayicariye a fait savoir que la population électrice qui s'était fait enrôler au 12 février 2018 s’élevait à 218 742, la province de Karusi était à 176 885 ainsi que Kayanza dont l’effectif des enrôlés était à 220 146. Les provinces de Kirundo, Mairie, Makamba et Muramvya totalisaient les effectifs respectifs de 206 422,158 448, 119 222 et 96 676. Pour les provinces de Muyinga, Mwaro et Ngozi, la population électrice déjà enrôlée jusqu’au 12 février s’élevait respectivement à 273 097, 41 757 et  252 758. Il en est de même pour les provinces de Rumonge, Rutana et Ruyigi dont les résultats n’étaient pas aussi moins appréciables à savoir respectivement de 78 979, 99 834 et 87 419.D’après le président de la Ceni, cette étape importante n’aurait pas été atteinte n’eût été le concours des autorités provinciales, communales et collinaires qui ont mobilisé la population pour cette activité primordiale pour le pays. D’où, il les a félicitées pour cet effet en leur rappelant que l’opération se retrouve à mi-chemin. Leur concours reste encore très sollicité.Pierre Claver Ndayicariye a fait remarquer que la Ceni est convaincue que l’effectif de la population électrice attendue en 2020 sera atteint, à savoir quatre millions quatre cent cinquante deux mille six-cent soixante-dix-neuf (4 452 679) personnes en âge de voter. 

Amédée Habimana

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Présentation du rapport synthèse du voyage d’étude effectué en Tanzanie

Vers la mise en place de l’Autorité burundaise de régulation des médicaments et des aliments

 

DSC03130La chambre basse du Parlement burundais a procédé, au cours de sa séance plénière tenue le mardi 13 février 2018, à la présentation du rapport synthèse du voyage d’étude effectué à Dar-es-Salam et à Dodoma, en République unie de Tanzanie, du  20 au 23 décembre 2017. Ce voyage a été organisé pour se rendre compte du fonctionnement de l’Autorité tanzanienne de régulation des médicaments et des aliments (TFDA) et pour s’imprégner de ses bonnes pratiques en matière de régulation des aliments et des médicaments.

 

Le voyage d’étude a été effectué par douze députés de l’Assemblée nationale du Burundi et experts des ministères sectoriels impliqués. Il a été organisé par le Secrétariat général de la Communauté est-africaine (CEA), dans le cadre de la promulgation de la loi pharmaceutique et la mise en place de l’Autorité burundaise de régulation des médicaments et des aliments (Abrema). Cela a été indiqué par le président de la délégation des parlementaires, Félix Niragira, lors de la séance plénière. 

Les parlementaires ont appris sur les bonnes pratiques sur le fonctionnement  de la TFDAM.

Niragira a fait savoir que l’objectif du voyage d’étude était de permettre aux Parlementaires d’acquérir des connaissances et bonnes pratiques sur le fonctionnement  de la TFDA ainsi que ses interactions professionnelles avec ses partenaires. Il a rappelé que la TFDA est actuellement en jumelage pour les échanges techniques avec le Département de la pharmacie, du médicament et des laboratoires (DPML) du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida au Burundi.  « L’expérience acquise permettra aux participants de contribuer dans l’adoption de la loi pharmaceutique et la mise place d’une autorité de régulation des médicaments et des aliments au Burundi », a mentionné M. Niragira.

Des suggestions à l’endroit des intervenants

Les membres de la délégation burundaise recommande au Secrétariat général de la CEA de continuer à accompagner la République du Burundi dans la finalisation de la promulgation du projet de loi pharma-
ceutique et la mise en place de l’Abrema, mobiliser des fonds / ressources pour le renforcement des capacités et l'équipement pour soutenir l’Autorité dès sa création, etc.Au gouvernement de la République du Burundi, ils demandent démettre en place l’Abrema au vue de son importance et  dans le but de s’harmoniser avec les pays partenaires de la CEA dans la régulation des médicaments et des aliments et créer un environnement qui facilitera la collaboration entre Abrema et les ministères / institutions impliqués déjà dans le contrôle de la qualité. Aux ministères sectoriels , les parlementaires suggèrent de revoir l'établissement de l’Abrema conformément aux meilleures pratiques apprises lors  de la tournée d'étude effectué  à Dar-Es-Salam et veiller à ce qu’il n’y ait pas de chevauchement entre la future « Autorité de régulation des médicaments et des aliments » et « le Bureau burundais de normalisation et contrôle de la qualité (BBN) ainsi que les services du ministère de l’Agriculture et de l’élevage en charge de la santé animale et de la protection des végétaux.Les parlementaires demandent au Parlement national d’accélérer le processus de promulgation du Projet de loi pharmaceutique burundaise.

Eric Mbazumutima

 

CNDD-FDD> Ouverture solennelle de la permanence du quartier Mutanga Sud

Différents prix ont été décernés à cette occasion

 

DSC03918Le bureau du parti CNDD-FDD a procédé à l’ouverture solennelle de la permanence du quartier  Mutanga sud situé en commune urbaine de Mukaza en zone Rohero. Plusieurs membres du parti venus de la commune Mukaza ont répondu présents à cette activité qualifié d’honneur par le secrétaire de bureau en mairie de Bujumbura. Différents prix ont été décernés à cette occasion à ceux qui se sont démarqués dans les travaux de constructions de cette permanence.

 

Après une marche d’une grande foule des Bagumyabanga débutée au bord de la rivière Ntahangwa haut qui a commencé les activités de cette cérémonie, le secrétaire de bureaux du parti CNDD-FDD en mairie de Bujumbura, Idi Kabano, a coupé le ruban comme signe de l’ouverture solennelle de cette permanence. Dans son discours de circonstance,  M.Kabano a remercié les Bagumyaganga du quartier Mutanga sud d’avoir construit leur permanence parmi les premiers en commune Mukaza. D’après lui, ladite permanence est la deuxième ouverte solennellement en commune Mukaza après celle de Kiriri-vugizo. Il a affirmé que d’autres permanences seront ouvertes prochainement. M. Kabano a signalé que la vision du parti CNDD-FDD en maire de Bujumbura est que chaque quartier ait sa permanence à la fin de cette année 2018. M.Kabano a profité de cette occasion pour remercier les Bagumyabanga des différents quartiers d’avoir répondu favorablement au programme de la lutte contre la faim du projet de la valorisation du sol. Il a précisé que certains membres du CNDD-FDD en commune Mukaza ont cultivé des différentes légumes au moment où d’autres se sont lancés dans d’autres activités de la multiplication des arbres. Dans ce cadre, M.Kabano a donné une prime envoyée par le secrétaire du parti dans la municipalité de Bujumbura au secrétaire du parti CNDD-FDD du quartier Mutanga, Pierre Nimubona du fait qu’il se donne corps et âme dans ces travaux de la valorisation du sol.

Lieu d’évaluation des réalisations quotidiennes

Il a invité les Bagumyabanga qui n’ont pas encore fait leur enrôlement pour le référendum constitutionnel de mai 2018 et les élections générales de 2020, de le faire dans les plus brefs délais car la représentation du parti au niveau de la mairie s’est donné l’objectif de terminer cet  acte civique dans les trois premiers jours.Pour le secrétaire communal, Rénovat Sindayihebura, il a informé les Bagumyabanga ainsi présents que cette permanence n’est pas un bureau, mais plutôt un lieu de rencontre où ils peuvent évaluer les activités qu’ils réalisent du jour au jour d’une part  et d’étudier des projets de développement comme le recommandent les instances supérieures du parti, d’autre part. Plusieurs prix ont été décernés à ceux qui se sont démarqués dans les travaux de constructions de cette permanence.

Vincent Mbonihankuye

 

Editorial> Le peuple burundais, seul responsable de son avenir

 La population de la municipalité de Bujumbura s’est levée, samedi dernier, comme un seul homme pour rejeter et dénoncer de façon catégorique, un rapport sur le Burundi dernièrement rendu public par l’Onu, un rapport truffé de mensonges et de contre-vérités. C’était dans le contexte d’une marche-manifestation pacifique qui a également offert une précieuse opportunité aux participants venus nombreux, de réitérer un soutien sans faille aux institutions démocratiquement élues et au gouvernement qui en est issu, pour leurs efforts sans cesse déployés en vue de consolider l’unité, la paix, la sécurité et la démocratie, mais également en vue de préserver notre indépendance et notre souveraineté. La population de la municipalité de Bujumbura s’est levée, samedi dernier, comme un seul homme pour rejeter et dénoncer de façon catégorique, un rapport sur le Burundi dernièrement rendu public par l’Onu, un rapport truffé de mensonges et de contre-vérités. C’était dans le contexte d’une marche-manifestation pacifique qui a également offert une précieuse opportunité aux participants venus nombreux, de réitérer un soutien sans faille aux institutions démocratiquement élues et au gouvernement qui en est issu, pour leurs efforts sans cesse déployés en vue de consolider l’unité, la paix, la sécurité et la démocratie, mais également en vue de préserver notre indépendance et notre souveraineté. Commandité par les détracteurs du peuple burundais qui prolifèrent sur le sol européen, notamment sur le sol belge, le rapport mensonger en question est, comme ceux qui l’ont précédé, l’œuvre authentique des professionnels de la désinformation et de la manipulation de l’opinion. Le rapport mensonger en question fait état de la précarité en matière de paix, de sécurité, des droits de l’Homme et des dissensions au sein des partis politiques quant à l’organisation et la tenue prochaine du référendum constitutionnel. Choisir le moment où le peuple burundais est en train de consolider sa paix et la sécurité pour confectionner un rapport aussi grossier que grotesque, choisir le moment où le peuple burundais, seul détenteur de la souveraineté nationale, décide de l’opportunité de modifier sa Constitution pour déterminer la gouvernance qui lui convient, pour produire un rapport  aussi biaisé, choisir le moment où il n’y a pas de crise politique au sein des partis politiques légalement reconnus au Burundi, pour affirmer à la face du monde que le prochain référendum divise les partis politiques, est un choix délibéré de jeter de l’anathème sur le peuple burundais.La vie politique au Burundi est déjà arrivée à un stade où la démocratie politique n’est possible que dans la mesure où la souveraineté appartenant au peuple burundais est exercée par ce même peuple. La vie politique dans notre pays est arrivée à un stade où c’est elle qui conditionne toutes les transformations et toutes  les réformes souhaitées et réclamées aujourd’hui par un très grand nombre de Burundais. C’est dans ce contexte qu’il faut que la communauté internationale comprenne l’organisation et la tenue prochaine du référendum constitutionnel qui n’aura été que le fruit d’un débat le plus large, le plus démocratique et le plus serein au sein de la population burundaise, seul maître à bord, seul responsable de son avenir, ayant toujours à l’esprit que la Constitution de la république du Burundi prévoit qu’ « aucune procédure de révision ne peut être retenue si elle porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion du peuple burundais, à la laïcité de l’Etat, à la réconciliation, à la démocratie, à l’intégrité du territoire de la République ».Connaissant aujourd’hui qui sont ses détracteurs, le peuple burundais ne peut que demeurer mobilisé face à leurs manœuvres déstabilisatrices qui ne répondent qu’à leurs desseins malsains. Pourquoi vouloir toujours agresser un peuple qui ne cherche qu’à construire sereinement son avenir en toute indépendance et en toute souveraineté ?

 Louis Kamwenubusa

 
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