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CENI> Point de presse du jeudi 7 novembre 2019

Les rapatriés burundais sont particulièrement invités à se faire enrôler

 

DSC 1097Le jeudi 7 novembre 2019, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Pierre Claver Kazihise, a animé un point de presse au cours duquel il a donné les grandes réalisations et les activités ultérieures de la Ceni. Il appelle toute la population à aller  consulter les listes provisoires d’électeurs qui seront affichées du 9 au 12 décembre 2019. 

 

Dans son discours liminaire, le président de la Ceni, Pierre Claver Kazihise, a rappelé les grandes réalisations de la Ceni, depuis sa mise en place, indiquant que la Ceni se réjouit du fait que toutes les activités se réalisent avec succès, en conformité avec le calendrier qu’on s’est fixé.M. Kazihise a porté à la connaissance de la presse qu’en plus de la mise en place des différents démembrements de la Ceni dans toutes les provinces et communes du pays, deux activités d’importance non négligeable dans le processus électoral, sont prévues du 9 au 12 décembre 2019. Il s’agit de l’enregistrement partiel au rôle d’électeur des Burundais qui ne se sont pas fait enrôler en 2018. Ici, ce haut cadre de la Ceni a invité les rapatriés burundais à répondre à cet acte patriotique pour qu’ils puissent, eux aussi, participer aux élections en vue. Il a à cet effet rappelé qu’ils devront se munir de leurs cartes d’identité.Ceux qui ont changé de domicile se verront transférés aux centres à leur proximitéComme il l’a également indiqué, pendant cette même période, il y aura affichage des listes provisoires des électeurs. A ce propos, M. Kazihise demande à tous ceux qui se sont fait enrôler au cours du processus référendaire, y compris ceux qui ont perdu leurs cartes d’électeur, d’aller consulter ces listes et bien vouloir indiquer aux agents d’affichage toute erreur d’omission et/ou d’orthographe constatée dans leur identification. Pour lui, c’est aussi une bonne occasion pour ceux qui ont changé de domicile ou qui vivent loin de leurs centres d’enrôlement. C’est le cas notamment des élèves ou des anciens élèves qui ne sont plus aux écoles où ils se sont fait inscrire, mais aussi de tous ceux qui ont changé de domicile comme les femmes qui se sont mariées. Toutes ces personnes devront le signaler aux agents d’affichage qui transmettront l’information à la Ceni qui, à son tour, va transférer ces électeurs aux centres proches de leurs résidences actuelles. M. Kazihise n’a pas manqué de souligner que ces deux prochaines activités sont tellement cruciales qu’elles aboutiront aux listes définitives qui seront utilisées pour les élections de 2020.Les journalistes ont posé des questions auxquelles Pierre Claver Kazihise a donné des réponses claires. 

Jean Bosco Nkunzimana

 

PNUD> Inauguration des marchés inclusifs de Mucungwe et de Rugaragara

Un marché pour une cohésion sociale

 

DSC 0342Le 29 octobre dans la zone Rushubi, commune Isare, province de Bujumbura, deux marchés ont été inaugurés. Ces projets ont été financés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Les cérémonies d’inauguration ont été rehaussées par la présence de la représentante du PNUD au Burundi, Nicole Flora Kouassi. Cette  activité a débuté par une visite du village construit pour les anciens déplacés rentrés au pays et les vulnérables sur la colline Bibare. Il s’agit de 50 maisons. 

 

Dans son discours madame Kouassi a exprimé sa satisfaction quant à l’inauguration du marché d’Isare : « Cela fait un bout de temps qu’on attendait ce marché. C’est encore un plus grand plaisir pour moi de venir pour son inauguration. » Elle a continué son propos en remerciant la population de sa patience tout au long de ces années dans l’attente que la construction de ces marchés s’achève. Ces marchés font partie de l’appui que le PNUD donne au Burundi mais qui se fait à travers les provinces et les communes de par le projet appelé « Projet d’appui à la décentralisation et au développement économique local ».Madame Kouassi a ajouté que, par sa nature, le PNUD appuie beaucoup le développement dans les pays et surtout le développement local car si les communautés, les villages, les collines, les provinces se développent cela contribue énormément à un développement intégré d’un pays.

DSC 0351Les marchés mis en place sont des marchés dits inclusifs : ils permettent d’avoir un espace d’achat de biens et services qui devient un pont entre les producteurs, les commerçants, les populations et l’autorité locale pour un avantage mutuel qui va au-delà des revenus immédiats mais qui sont encore plus élevés.« La particularité de ces marchés dans certaines communautés est de faire rapprocher les populations locales et les populations déplacées pour une cohésion sociale et faciliter le vivre-ensemble […] ensuite les femmes et les hommes deviendront un peu plus économiquement autonomes grâce aux nouvelles opportunités de transaction qui vont se développer », a expliqué la représentante. Ces marchés vont également favoriser la création de revenus tant pour les producteurs, les commerçants et les habitants de la commune. Elle a tenu à encourager vivement les femmes à être la majorité des commerçantes dans ces marchés sachant que ces revenus permettront de combler les besoins de base des populations et des familles. A la population, il leur a été demandé de bien prendre soin de ces infrastructures et que ces endroits soient un lieu de convivialité, de rencontre et d’échanges.L’administrateur communal, Gilbert Niyonkuru, a exprimé sa satisfaction quant à l’inauguration de ces marchés. « Un marché dans un monde rural comme le nôtre représente beaucoup en ce qui concerne le développement de notre population. Nous ferons tout pour que ces infrastructures soient bien entretenues et puissent bien être utilisées pour un développement intégral des habitants. Les localités avoisinantes pourront aussi en bénéficier comme celles de Nyabiraba et même la ville de Bujumbura. C’est un grand atout car les habitants auront un endroit où ils pourront écouler leurs produits. »L’administrateur a tenu à rappeler aux habitants et aux commerçants de ne pas dormir sur leurs lauriers ; certes, ils viennent de bénéficier de trois hangars et des sanitaires mais il n’empêche que l’espace ne manque pas pour en construire d’autres. Il leur a demandé de fournir beaucoup d’efforts et suivre l’exemple en construisant d’autres infrastructures pour pouvoir satisfaire la demande.Quant au représentant des bénéficiaires, il a réitéré ses remerciements pour le don du PNUD, surtout le Centre Jeunes qui a été équipé et où les jeunes apprennent d’autres langues étrangères ainsi que l’utilisation de l’ordinateur.Rosalie Nshinyabigoye, 43 ans, veuve et mère de trois enfants raconte qu’ils étaient obligés de parcourir des kilomètres pour arriver au marché le plus proche. L’acquisition de ses nouvelles infrastructures ne vient que pour leur alléger le fardeau. Le seul bémol c’est le manque de capitaux. Pour y trouver une solution, l’administrateur a invité ses habitants à faire partie des coopératives. 

Carlène Mugisha

 

Présidence de la République> Clôture de la retraite gouvernementale

Une note de 95 % a été accordée aux membres du Gouvernement comme appréciation globale

 

DSC 0625Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a procédé, le mercredi 6 novembre 2019, à la clôture de la retraite gouvernementale qui a eu lieu au chef-lieu de la province de Gitega, capitale politique du Burundi, du 5 au 6 novembre 2019. Il s’agissait d’évaluer les projets programmés depuis 2015. Il a accordé aux membres du Gouvernement une note de 95% pour les travaux réalisés.  

 

A la sortie de cette retraite, le porte-parole du Gouvernement, Prosper Ntahorwamiye, a indiqué qu’à la première journée  il  s’agissait d’une retraite un peu spéciale puisque c’était la dernière retraite de fin de législature. Selon lui, il était question de faire une évaluation sur  tous les projets programmés depuis le début de la législature, c'est-à-dire depuis 2015 jusqu’en 2020. « Il était question d’évaluer les projets qui étaient prévus, ceux qui ont pu être réalisés et ceux qui n’ont  pas pu l’être et prendre quelques engagements juste pour les quelques mois qui restent ». D’après M. Ntahorwamiye, il faut comprendre qu’une évaluation pareille n’est pas facile. « La spécialité de la retraite d’aujourd’hui, il était question de préciser les projets qui, visiblement,  d’ici juin 2020, ne seront pas terminés et qui feront objet peut-être de remise et reprise des prochaines institutions qui seront issues des élections de 2020. Le chef de l’Etat a demandé aux membres du Gouvernement et à leurs collaborateurs de ne pas baisser la garde sous prétexte que c’est à la veille des élections mais plutôt de travailler jusqu’à la dernière minute puisque la confiance est permanente. « Donc, ils doivent continuer à travailler », a ajouté M. Ntahorwamiye.A la deuxième journée, c’était beaucoup plus  un renforcement de ce qui a été dit à la veille, comme l’a indiqué M. Ntahorwamiye. « Il s’agissait, plutôt et surtout, de préciser les engagements que les ministres vont prendre dans ces quelques mois qui restent». Le chef de l’Etat a ainsi terminé en donnant beaucoup de conseils aux membres du Gouvernement. Il leur a notamment demandé d’être au-dessus de la mêlée puisque quand on est nommé membre du Gouvernement, c’est une dignité assez élevée. « On sait qu’on provient des  partis politiques, des régions, on a dés convictions religieuses différentes mais il a demandé qu’on doit travailler dans la dignité pour tout le monde ». Pour conclure, le président de la République a accordé une note de quatre-vingt-quinze pour cent  aux ministres, comme appréciation globale, a souligné le porte- parole du Gouvernement.

Astère Nduwamungu

 

CNC> Présentation du rapport trimestriel du monitoring

Le travail abattu par les médias est à saluer

 

IMG 212Le mercredi 6 novembre 2019, à la Maison de la presse, le président du Conseil national de la communication (CNC), Nestor Bankumukunzi, a procédé à la présentation du rapport trimestriel du monitoring. L’objectif était de jeter un regard critique sur les prestations des médias et la prise en compte de la dimension genre. Comme il l’a affirmé, le travail abattu par les médias est à saluer du fait que bon nombre de médias et de journalistes ont essayé de faire leurs les trois attributs du bon journaliste à savoir l’exactitude, l’impartialité et la responsabilité. 

 

Nestor Bankumukunzi a d’emblée rappelé que  cet exercice constitue un passage exigé pour une autocritique constructive en vue de s’améliorer car « le métier de journalisme ne s’épuise jamais ». Ce rapport qui concerne les mois de juillet, août et septembre a amené à constater que si les médias burundais ne cessent de fournir des efforts pour améliorer leurs prestations, des manquements persistent et, a-t-il ajouté, deviennent endémiques chez certains. Comme le montre le rapport, ces manquements sont par exemple le déséquilibre de l’information, des images pouvant porter atteinte aux bonnes mœurs burundaises, ainsi que plusieurs sources qui sont anonymes.Toutefois, le président du CNC se réjouit du fait que les prestations globales des médias ayant fait objet de monitoring laissent entrevoir une volonté manifeste de la part des responsables des médias et des journalistes à travailler professionnellement. « La responsabilité sociale des journalistes est manifeste, la volonté de travailler sur base des principes journalistique est évident chez la majorité », s’en est-t-il réjoui. Cependant, M. Bankumukunzi a affirmé que des tâtonnements et tergiversations persistent chez certains journalistes et que celles-ci s’accompagnent de fautes professionnelles qui méritent une attention particulière des responsables des médias. 

Le travail des journalistes ne se concentre que sur la capitale économique

De même, selon ce rapport, les sujets d’intérêt pour les populations ne sont pas nombreux à être abordés. « Des secteurs combien importants pour les communautés comme l’économie sont souvent légués au second plan à l’avantage de la politique ou des faits divers », a renchéri le président du CNC. Cette situation est la même pour l’information en rapport avec la période électorale. « L’analyse de l’information électorale qui intéresse également le CNC laisse aussi apparaître  les mêmes failles. Sur 216 sujets traités, une infime partie relève de l’initiative des rédactions. La capitale économique, Bujumbura, se taille la part du lion avec plus de 57% de sujets diffusés tandis que les provinces de Rutana et Ruyigi n’ont pas été couvertes du tout », a-t-il expliqué.

La femme est représentée à moins de 30%

La présidente de l’Association des femmes journalistes (AFJO), Diane Ndonse, a fait savoir que la participation de la femme reste très basse dans les médias. Selon  les  données collectées par l’AFJO en  2018, la femme est représentée à 22%. « Elle occupe moins de 10% des postes de prise de décision dans les institutions médiatiques », a-t-elle indiqué. Pour ce fait, Nestor Bankumukunzi fait son constat. « Il y a beaucoup à faire en matière de la représentativité des femmes ». Il a salué les avancées déjà enregistrées car, en 2016, on n’était qu’à 16%. Il a demandé aux responsables des médias de faire des efforts afin que la femme soit suffisamment représentée.                                                                                         

Moïse Nkurunziza

 
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