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ASSEMBLEE NATIONALE> Questions orales adressées à la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida

Pour savoir les voies de sortie pour lutter efficacement contre la malaria

01aL’Assemblée nationale a adressé, le jeudi 23 février 2017, les questions orales à la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Josiane Nijimbere. L’objectif de ce débat était de se rendre compte de l’état des lieux de la malaria qui s’observe dans le pays depuis plusieurs mois. La persistance de cette maladie inquiète le parlement, c’est pour cette raison qu’il a voulu savoir les voies de sortie.

Depuis plusieurs mois, dans le pays, il s’observe un effectif très élevé de cas de malaria dans tout le pays surtout à l’intérieur du pays. C’est pour cette raison que l’Assemblée nationale a invité la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida afin qu’elle donne des éclaircissements à ce sujet. Mme Nijimbere a fait savoir que les causes de l’augmentation de cette maladie sont dues au changement climatique. Elle a indiqué que dans les derniers mois de 2016, on a observé une légère diminution de cette maladie, c'est-à-dire une diminution de 20%. Et suite à cette situation, le ministère et ses partenaires vont adopter des mesures pour lutter efficacement contre cette maladie. Ainsi, les parlementaires ont voulu savoir pourquoi le ministère n’a pas déclaré cette maladie comme une épidémie alors que les effectifs de malades de la malaria continuent à augmenter. Elle a répondu qu’il est vrai que depuis 2015, la malaria a augmenté sensiblement mais suite à une légère diminution qui s’est observée, le ministère a opté d’attendre pour voir si dans cette année, il y aura une amélioration remarquable. Toutefois, si la maladie persiste, le ministère est prêt à déclarer la malaria comme une épidémie et il va faire un traitement de masse.
Les parlementaires ont demandé pourquoi il y a certains centres de santé privés qui n’acceptent pas les cartes d’assistance médical (Cam) alors que ces derniers aident les citoyens à se faire soigner. La ministre Nijimbere a répondu que tous les centres de santé privés et qui ont des partenariats avec l’Etat doivent suivre les normes du gouvernement dont la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ainsi que l’utilisation de la Cam.
Ainsi, les parlementaires ont des inquiétudes qu’il y a un lien entre la pandémie de la malaria et la famine qui s’observe dans le pays. Le ministre a répondu qu’un corps faible connaît des perturbations et plusieurs maladies peuvent profiter de cette faiblesse. Mais cela n’explique pas que c’est la famine qui cause la malaria surtout que l’agent pathogène de cette maladie est connu.
La transfusion sanguine, domaine très
sensible
La commission des parlementaires chargée des Affaires sociales, du genre, du rapatriement, de l’égalité des chances et de la lutte contre le sida a posé la question de savoir la situation actuelle du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) étant donné que dans les années passées, ce centre a connu des problèmes. Mme Nijimbere a répondu qu’actuellement ce centre se porte très bien et la récolte est très bonne. Mais comme c’est un domaine très sensible, des sensibilisations à l’endroit de la population s’avèrent nécessaires. C’est pour cette raison qu’elle a interpellé les parlementaire d’aider à la sensibilisation pour que les citoyens comprennent la nécessité de donner du sang. Car même si le centre va disposer du matériel nécessaire pour la collecte du sang, il faut qu’il y ait des personnes pour le donner.

Fidès Ndereyimana

 

 

Ombudsman> Retour d’une mission de travail à l’extérieur du pays

A la fin de sa mission, il est rentré avec quelques acteurs politiques burundais

00001aL’Ombudsman du Burundi, Edouard Nduwima, est rentré le lundi 20 février 2017 d’une mission qui l’a conduit en Afrique du Sud où il a rencontré les autres ombudsmans et médiateurs africains, et en Tanzanie où il a participé au dialogue inter burundais organisé par le facilitateur William Benjamin Mkapa. Edouard Nduwimana est rentré avec quelques acteurs politiques qui venaient de passer quelques années à l’étranger de peur que la sécurité serait insuffisante dans le pays.
Dans sa première mission, Edouard Nduwimana a participé dans une réunion du conseil d’administration du Centre de recherche des ombudsmans et médiateurs d’Afrique. Selon M. Nduwimana, comme il est nouveau dans ces fonctions, c’était une occasion pour lui de rencontrer les autres ombudsmans d’Afrique pour échanger sur les questions de coopération entre leurs institutions. Ainsi, il a rencontré le médiateur du Burkina-Faso, celui de l’Angola, l’ombudsman de l’Afrique du Sud et d’autres. Ils ont échangé sur des questions d’intérêts communs, dit-il. Après cette mission, il a répondu à l’invitation du facilitateur William Benjamin Mkapa pour participer au dialogue inter burundais, où y avaient participé certains partis politiques et certains acteurs politiques, pour échanger sur la question des conflits burundais.

Appréciation de l’ombudsman
M. Nduwimana dit qu’il a apprécié la manière dont le dialogue s’est déroulé. En effet, tout le monde s’est engagé à bannir les moyens de violence come mode d’accession au pouvoir et s’est engagé à privilégier la voie de dialogue. Sa satisfaction se justifie également par le fait qu’après le dialogue, dit-il, « nous sommes rentrés avec certains politiciens qui s’étaient exilés à l’étranger. C’est donc une opportunité pour remercier tous ceux qui ont contribué pour que ces politiciens puissent rentrer, notamment les partis politiques et les autres qui l’ont fait à travers les conseils. C’est une occasion aussi de demander à tous les Burundais qui se sont exilés, surtout les politiciens, de retourner dans leur pays pour savourer les bienfaits de la paix dans notre pays. Nous souhaitons la bienvenue aux politiciens qui viennent de rentrer et demandons aux autres de se décider pour rentrer. Nous voudrions vous rassurer qu’il y a d’autres qui sont derrière, il y a même certains pour qui nous avons amené quelques effets pour qu’ils puissent rentrer aisément ». M. Nduwimana appelle tous les autres Burundais à rentrer pour aider les autres et contribuer dans le développement socioéconomique de ce pays. Alice Nzomukunda, l’un des politiciens qui sont rentrés, nie qu’elle s’était exilée mais avait eu peur de la situation qui prévalait au Burundi. Elle dit qu’elle effectuait des voyages à l’étranger quelques fois avant. Ainsi, avec cette occasion du dialogue qui leur a été offerte, elle a échangé avec les autorités au pouvoir et les gens qui habitent au Burundi. Elle et ces autres ont ainsi montré leur nostalgie de revenir au Burundi. « Ils nous ont rassurés, ils nous ont dit, venez, faites un petit saut pour quelques jours, et rendez vous compte de la situation qui prévaut ; à partir de là, vous pourriez décider de rentrer et continuer à vaquer à vos occupations comme vous le faisiez avant, en sachant que vous pouvez venir comme vous le voulez », dit Alice Nzomukunda. Celle-ci est rentrée avec Joseph Ntidendereza et Mathias Basabose.

Alfred Nimbona

 

COMMUNE GIHANGA> Distribution des semences pour la saison culturale B par la famille présidentielle

Il a été demandé à la population de Bubanza d’exploiter les ressources naturelles en pratiquant l’irrigation

000a11 2Représentée par l’épouse du chef de l’Etat, Denise Nkurunziza, la famille présidentielle a procédé à la distribution des semences pour la saison culturale B à la population de la commune Gihanga de la province de Bubanza, le lundi 20 février 2017. Il a été demandé à la population de Bubanza d’exploiter les ressources naturelles en pratiquant l’irrigation.

La population de la commune Gihanga de la province de Bubanza n’a pas récolté pour la saison culturale A suite à la sécheresse qui a ravagé toutes les cultures. C’est dans ce cadre que la famille présidentielle, représentée par Mme Nkurunziza, a distribué des semences à la population de la commune Gihanga, victime de la sécheresse. Ces semences étaient composées de deux tonnes de maïs, trois tonnes de haricots, vingt sacs de boutures de maniocs et cent vingt bottes de boutures de patates douces.
Mme Nkurunziza a commencé ses activités sur le champ d’un habitant de Gihanga où elle a prié pour ces semences et pour la saison culturale B dans tout le pays. « Planter est l’acte de l’homme mais faire germer, grandir et arriver à maturité c’est l’œuvre de Dieu, a dit Mme Nkurunziza ». Après la prière, la 1ère Dame du pays a ouvert les activités en semant les patates douces, les maïs, les maniocs et les haricots.
Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province de Bubanza Tharcisse Niyongabo a souhaité la bienvenue à Mme Nkurunziza dans la province de Bubanza. Il a remercié vivement la famille présidentielle pour les semences apportées à la population de la commune Gihanga. Ces semences ont été trouvées dans les champs de la famille présidentielle, ce ne sont pas des semences achetées au marché, a dit M.Niyongabo. Il a demandé à la population de Bubanza de changer de mentalités afin de s’adapter aux conditions du moment. Au nom de la famille présidentielle, Mme Nkurunziza a rappelé que la population de Bubanza vit dans de mauvaises conditions suite à la sécheresse. C’est ainsi que la famille présidentielle a alors jugé bon de lui apporter des semences. Elle a fait savoir que Dieu a béni tous leurs champs qu’ils ont cultivés, raison pour laquelle ils ont voulu eux aussi donner une partie aux autres qui n’en ont pas.

La récolte pour la saison culturale B sera bonne.
Mme Nkurunziza a tranquillisé la population de Bubanza que la récolte sera bonne pour la saison culturale B. Le pays a beaucoup perdu suite à la pénurie de pluie dans cette plaine de Bubanza qui était le grenier du pays. Dans les jours passés, vous avez aidé les autres, raison pour laquelle vous êtes en train de goûter aux fruits de bons actes posés, a-t-elle dit. A tous les burundais, Mme Nkurunziza leur a demandé de continuer à garder cet esprit d’entraide mutuelle.
Ce qui est arrivé à la population de Bubanza et d’ailleurs devrait servir de leçon. Mme Nkurunziza a profité de cette occasion pour demander à la population de Bubanza d’exploiter les ressources naturelles en irriguant les champs à l’aide des cours d’eau les plus proches. Elle a conseillé à la population de Bubanza de faire travailler la jeunesse y compris les élèves pendant le week end.
Aux hommes de Bubanza, Mme Nkurunziza leur a demandé de louer des parcelles à cultiver suite à l’exigüité des terres une fois qu’ils trouvent de l’argent. A ceux qui ont des semences, elle leur a demandé d’en donner à ceux qui n’en ont pas, car donner, apporte des bénédictions. Mme Nkurunziza a terminé en demandant à Dieu Tout Puissant de bénir les actes posés par la population de Bubanza.

Martin Karabagega

 

Forces de défense nationale > Amisom

La participation aux missions étrangères a des apports variés

01a3Le Burundi participe dans des missions variées de maintien de la paix à l’étranger. La grande participation se fait dans la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Ces participations ont des apports, que ce soit sur le plan du professionnalisme, économique et social. Le corps de défense et les militaires se réjouissent des apports de ces participations. Le résultat profite aussi au pays et même à la population burundaise directement ou indirectement.

Les militaires qui participent dans l’African mission in Somalia (Amisom) sont à leur deuxième tour pour certains et troisième pour d’autres. Ces militaires disent que cette participation a transformé leur vie. En effet, disent-ils, « dans certaines régions du pays, la population vit encore dans des maisons en paille, les familles des militaires comprises. Mais, avec la participation à l’Amisom, les familles des militaires se distinguent des autres. Ces militaires ont en fait transformé les toitures de leurs maisons et les ont couvertes soit avec des tôles, soit avec des tuiles». Certains ont transformé leurs maisons ou tout simplement construit des maisons semi-durables ou durables. Dans certaines localités, il existe des cités qui se distinguent des autres et qui sont baptisées Somalie. Les militaires disent que leurs familles connaissent le bien-être grâce à la participation du Burundi à l’Amisom. « Nous avons entrepris des microprojets tels que l’élevage, le petit commerce… . Aujourd’hui nous avons confiance que si nous pratiquons l’agriculture, les chances de bien récolter sont nombreuses grâce à la fumure du bétail. Cela contribue dans l’amélioration du mode de vie de nos familles », ajoutent-ils. Cette participation ne profite pas seulement aux familles des militaires. En effet, disent J. Berchimans Ndabarushimana et Gaëtan Ndikuriyo, tous maîtres-maçons, « nous autres, avons été atteints par l’indemnité perçue en Somalie par les militaires. Nous venons de passer des mois et des mois à l’intérieur du pays où nous construisons les maisons des militaires qui rentrent de la Somalie. Quand nous sommes montés, nous avions le projet de construire pour celui qui nous avait approché, mais arrivés là, avant même qu’un chantier ne soit terminé, d’autres militaires nous avaient déjà proposé de leur faire autant ». Et comme l’argent est toujours succulent, disent-ils en souriant, ils y sont restés, construisant une maison après une autre, au risque même d’entrer en conflit avec leurs épouses en qui commençait à naître l’idée d’être discrètement abandonnées. Ils témoignent que les indemnités de l’Amisom contribuent dans la transformation de la vie du pays et de la population.

Sur le plan du professionnalisme
Le porte-parole de la Force de défense nationale, le colonel Gaspard Baratuza estime que la participation à la mission de maintien de la paix dans les pays étrangers a transformé le niveau professionnel des militaires burundais. En effet, bien avant le premier départ en 2008, il a été organisé une formation des formateurs à l’intention des militaires burundais. Ainsi, le centre de Mudubugu a été retenu pour abriter les formations des militaires qui s’apprêtent à se rendre en Somalie. Les militaires donc suivent les formations sur le professionnalisme de qualité avant d’aller dans cette mission. Selon M. Baratuza, ce professionnalisme a même été salué par la communauté internationale au regard du travail sur terrain de ces militaires. « Nous avons réussi là où les autres ont échoué », dit M. Baratuza avec fierté. En effet, quand ils sont arrivés en Somalie, la vie était impraticable. Mais, ils ont opéré aux côtés des autres militaires déjà présents sur terrain et se sont accaparés des fiefs et zones clés d’Al Shabaab. Progressivement, les militaires burundais ont agrandi leur secteur. « Aujourd’hui, dans le secteur cinq qu’ils occupent, en plus des opérations militaires, ils sont en train de réhabiliter des routes pour le désenclaver en vue de rendre la vie facile pour la population », admire le colonel Baratuza. Selon nos sources, les militaires burundais seraient redoutables au niveau des opérations militaires. Aussi, apprend-t-on, même le côté disciplinaire est irréprochable.

Sur le plan social, l’apport est aussi
remarquable
Juste au simple regard du geste humanitaire que ces militaires posent, on comprend qu’un sentiment social se développe impérativement dans leurs esprits. En effet, ils soignent les Somaliens, leur donnent de l’eau et d’autres assistances qui ne peuvent pas passer inaperçues. Selon Gaspard Baratuza, le fait même que ces militaires vivent dans des communautés multiculturelles développe un sentiment social. En Somalie, les militaires burundais, majoritairement chrétiens, se sacrifient pour sauver les vies de musulmans dont ils ne comprennent même pas la langue. Ils font tout leur possible pour rétablir la paix et la sécurité sans arrière-pensée. Cela revêt un caractère vraiment social. M. Baratuza va plus loin et indique qu’à présent, les militaires burundais participent aussi à la mission de maintien de la paix en République centra- fricaine, un pays dont la culture est différente de celle de la Somalie. Pour lui, cela renforce l’esprit social des militaires, d’autant qu’ils y vont après avoir participé à l’Amisom. La façon dont la population somalienne affiche un sentiment de confiance vis-à-vis de ces militaires témoigne aussi du caractère social. Pour conclure, M. Baratuza indique que la participation aux missions de maintien de la paix dans les pays où il y a le conflit développe aussi un sentiment d’amour de la patrie chez ces militaires. En effet, estime-t-il, on assiste à des scènes auxquelles on ne souhaiterait pas assister dans son pays.

Alfred Nimbona

 
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