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Présidence de la République > Conseil des ministres du mercredi 19 juin 2019

Une note sur la problématique liée à l’assistance médicaledes personnes vulnérables par le gouvernement, un des points à l’ordre du jour

 

DSC 0045Sous l’égide du président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, les membres du gouvernement se sont réunis en conseil des ministres, le mercredi 19 juin 2019. Il s’agissait d’analyser différents points qui figuraient à l’ordre du jour, dont Le projet de développement, construction, exploitation et transfert de deux centrales hydroélectriques en cascades de puissance totale installée de 16 MW sur la rivière Kirasa. 

 

Selon le document reçu auprès du secrétariat général du gouvernement, les membres du gouvernement ont analysé le projet de loi portant révision de la loi n° 1/24 septembre 2008 portant code des investissements du Burundi; le projet de décret portant création, missions, composition et fonctionnement du Comité national pour les droits des personnes handicapés au Burundi ; la politique nationale de mise en œuvre de la loi n° 1/03 du 10 janvier 2018 portant promotion et protection  des droits des personnes handicapées au Burundi ainsi qu’une note sur la problématique liée à l’assistance médicale des personnes vulnérables par le gouvernement. Ils ont été présentés par le ministre des droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre. Le même document souligne que le conseil a également analysé le projet de décret portant octroi d’un permis de recherche de la wolframite et ses minerais associés sur le périmètre Nyarundende-Munyinya  en province de Kirundo en faveur de la société Burumine Sprl. Le même projet de décret porte sur une  convention de recherche minière entre le gouvernement de la République du Burundi et la société Burumine Sprl. L’analyse a également porté sur le projet de développement, construction, exploitation et transfert de deux centrales hydroélectriques en cascades de puissance totale installée de 16 MW sur la rivière Kirasa. Ces trois projets ont été présentés par le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines. Les membres du gouvernement se sont aussi penchés sur le projet de décret portant octroi d’une licence exclusive à la société Procerv comme autorité de gestion conformément au contrat sur l’établissement, l’exploitation et la gestion de la zone économique spéciale de Warubondo signé le 16 mai 2018 entre le gouvernement du Burundi  et la société Procerv ainsi que le projet d’arrêté portant création, missions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil de surveillance mixte pour faciliter l’exécution et veiller au respect du contrat d’établissement, d’exploitation et de gestion de la zone économique spéciale de Warubondo signé le 16 mai 2018. Ils ont été présentés par les services de la Deuxième vice-présidence de la République.

Astère Nduwamungu

 

Partis politiques> Leur visibilité sur terrain

Certaines formations politiques se taisent et attendent la période électorale pour parler

 

DSC02502Depuis plus de vingt-cinq ans, le Burundi est entré dans le multipartisme. Au départ, les partis politiques n’étaient pas nombreux, mais au fur et à mesure que le pays évoluait sur la voie de la démocratie, ils se sont multipliés.  Le marathon électoral et le désir  de permettre à la population de s’exprimer par la voie des urnes ont grandi progressivement. Mais, certains partis politiques, même actuellement, lèvent la tête pour parler uniquement pendant la période électorale et deviennent silencieux après les élections.  

 

Le multipartisme ou tout simplement le pluralisme politique est l’une des caractéristiques d’un pays démocratique. Et, s’il y a une chose dont le Burundi  doit être fier, c’est bel et bien cet aspect de la démocratie. En effet, plusieurs partis politiques sont nés depuis les années 1990, certains ont déjà participé aux différentes élections démocratiques qui ont été organisées depuis les années 1993 jusqu’en 2015. Mais, au regard de leur fonctionnement, leur organisation ou leur mode de gestion, peuvent-ils à leur tour être qualifiés de démocratiques ? Au regard de leur visibilité sur terrain, peut-on dire qu’ils sont là pour faire une réelle compétition électorale. ?De l’inexistence de l’alternance à la tête du parti au manque de transparence dans la prise de décisions ou dans la gestion du parti, beaucoup sont les partis politiques burundais qui  ne respectent pas les principes élémentaires de la démocratie. Résultat, il n’est pas rare de constater que certains partis n’ont eu qu’un seul président depuis qu’ils existent. Ceci a souvent des répercutions sur le dynamisme et les activités du parti politique sur terrain. Dans différents coins, on trouve des drapeaux vieux d’un quart de siècle qui flottent sur les arbres ou même sur les poteaux électriques  de la Regideso. Selon certaines gens, il y a aussi un  problème au Burundi.  On n’est pas en fait sûr d’avoir de véritables partis politiques à proprement parler. Car, la majorité d’entre eux n’ont pas d’assise nationale. Ils ne disposent pas non plus de ressources financières à même d’assurer leur fonctionnement interne. Ce sont donc des partis qui n’existent que de nom et qui ne sont identifiables qu’à leur président fondateur. Il faut attendre la période électorale pour les entendre parler, pour se ranger derrière tel ou tel autre parti politique jugé avoir le calibre d’affronter les élections. Mais, généralement, il faut rester auprès des membres et mener des actions sociales en faveur de la population  pour espérer quelque chose lors des élections, disent les personnes qui se sont exprimées à ce sujet. 

Alfred Nimbona

 

Assemblée nationale> Séance plénière du mardi 18 juin 2019

Le projet de loi sur le partenariat public-privé adopté à l’unanimité

 

DSC02614Sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, les députés se sont réunis, le mardi 18 juin 2019, dans une séance plénière qui était prévue pour l’analyse et l’adoption du projet de loi portant  modification de la loi régissant le régime général des contrats de partenariat public-privé. Le gouvernement était représenté par le ministre des Finances, du budget et de la coopération économique, Domitien Ndihokubwayo, pour donner l’exposé des motifs et donner des éclaircissements aux questions des députés.  

 

Dans son exposé des motifs, le ministre Ndihokubwayo a indiqué que l’amélioration du système de développement économique par la modernisation du système de contrat public-privé constitue une pierre angulaire des programmes d’investissements publics et assure des opérations gouvernementales plus efficaces ainsi qu’une meilleure prestation des services essentiels à la population. Il a aussi fait savoir que, sur base du flot de transactions que les phénomènes des contrats de partenariat public-privé génère et désireux de promouvoir ce système avec une efficacité et une responsabilisation des gestionnaires publics, le gouvernement du Burundi a instauré une règlementation des mécanismes de passation et de gestion des contrats de partenariat public-privé par une mise en place d’un cadre juridique notamment la loi n° 1/14 du 27 avril 2015 portant régime général des contrats partenariat public-privé (ppp). D’après le ministre en charge des Finances, c’est en procédant à la réalisation de leurs missions par l’exploitation de cet instrument juridique que les structures de l’Agence d’appui à la réalisation des contrats partenariat public-privé (ARCP) ; notamment le Comité national des contrats partenariat public-privé (CNCP) sur base de la proposition de l’Unité de gestion des contrats partenariat public-privé (UGCP) ont constaté  certaines incohérences du texte régissant le régime des contrats partenariat public-privé. Ainsi, répondant aux questions des députés, le ministre Ndihokubwayo a indiqué que les contrats de partenariat public-privé conclus avant la date de promulgation de cette loi restent valides pour leur durée et qu’ils restent régis par les lois et règlements sous lesquels ils ont été établis. En définitive, après avoir reçu des réponses à toutes les questions posées, les députés ont adopté ce projet de loi à l’unanimité.

Astère Nduwamungu

 

MSPLS> Ouverture de l’atelier de mobilisation par la Première dame à l’intention des leaders et responsables sanitaires de la région Sud

La TME, la planification familiale et la prévention et la prise en charge de l’infertilité

 

IMG 5617Le ministère de la Sante publique et de la lutte contre le VIH/sida a organisé  le mardi 18 juin 2019 à Rumonge, un atelier de mobilisation des leaders (administratifs et religieux), ainsi que les responsables sanitaires de la région Sud du pays. Cette activité a été rehaussée par la présence de la Première dame du pays, Denise Nkurunziza. Elle a pour objectif de réduire sensiblement l’infection à VIH en 2030 et pouvoir prendre une décision en tant que leaders en faisant une sensibilisation auprès des populations sur la santé de la reproduction et l’infertilité familiale.

 

L’atelier qui a été organisé à Rumonge a fait suite à celui organisé à Rutana l’année dernière et qui avait pour objectif de combattre l’infection à VIH chez les enfants dont les mères sont séropositives. Cette question était à la une sans oublier celle de la planification familiale et de l’infertilité dans les familles.Dans son discours de circonstance, la Première dame du pays, Denise Nkurunziza, a remercié le gouverneur de la province de Rumonge pour son accueil chaleureux. Elle a rappelé qu’en 2018, il y a eu organisation d’une campagne de sensibilisation pour qu’il n’y ait plus d’enfant qui naisse atteint du VIH/sida (campagne «naître  libre pour briller»), cela étant un objectif de l’OPDAS et d’autres pays africains pour qu’en 2030, le virus du VIH/sida soit éradiqué.  L’objectif est de contribuer pour qu’il n’y ait plus de contamination à VIH, plus d’infection mère-enfant du VIH et plus de discrimination et plus de personne atteinte de maladies opportunistes au VIH/sida.Pour Mme Nkurunziza, le pas franchi est là mais le chemin est encore long. Plusieurs personnes ont encore besoin de sensibilisation d’autant plus qu’il y a toujours la transmission du VIH pendant la grossesse, pendant l’accouchement et pendant l’allaitement. Elle a interpellé les leaders à prendre le devant pour sensibiliser les femmes pour faire des consultations prénatales au premier trimestre de leur grossesse. Elle a aussi insisté sur la lutte contre le vagabondage sexuel, une des voies de propagation du VIH/sida. Le ministre de la SPLS, Thaddée Ndikumana a remercié la Première dame du pays pour son implication dans la sensibilisation contre le virus du sida, la planification familiale et le soutien aux familles infertiles. Il a rappelé qu’avec l’aide de la fondation Buntu, il y a des médecins burundais qui ont été envoyés à l’étranger pour poursuivre les études sur l’infertilité afin d’aider les personnes qui en ont besoin.

Les femmes infertiles ne doivent pas être discriminées

Pour la Première dame du pays, ici au Burundi,il y en a qui pensent que la question de l’infertilité ne concerne que la femme. Plusieurs femmes sont torturées dans les ménages à cause de l’infertilité. Elle a signalé que l’infertilité est enregistrée à 50% chez la femme ou 50% chez l’homme. C’est donc regrettable, vu la façon dont les femmes sans enfants sont traitées par les familles en général et en particulier leurs maris. Elle a signalé qu’en préparant cette réunion, ils ont voulu informer  les gens pour qu’ils prennent en main la question de l’infertilité pour éviter la discrimination de la femme sans enfant.Elle interpelle les familles concernées par la question à se confier aux médecins. Il a été prouvé que les hommes ne se font pas soigner et préfèrent  l’infidélité qui conduit au péché charnel. Elle a demandé aux couples infertiles de demander des conseils aux médecins. Comme elle est préoccupée par les femmes sans enfant, elle est aussi préoccupée par les femmes qui ignorent la planification familiale. Elle a fait remarquer que les naissances trop rapprochées ont des conséquences sur la santé de la mère et des enfants.

Aline Nshimirimana

 
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