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EDITORIAL> Il y a des époques dépassées, non renouvelables

Les Burundais porteraient-ils tous le même regard sur le mois de Novembre ? Apparemment non. Si pour les catholiques le mois de novembre offre essentiellement l’occasion de célébrer la fête de la Toussaint et celle du Christ-Roi marquant la clôture de l’année lithurgique,  pour les agriculteurs et les éleveurs, ce onzième mois de l’année est une période de pluies bienfaitrices tandis que pour les historiens et les politologues le mois de novembre rappelle bien les coups d’Etat militaires du passé, celui de Michel Micombero, le  28  du  même mois en 1966, contre le roi Ntare V et celui de Jean-Baptiste Bagaza, le 1er du même  mois également en 1976, contre Michel Micombero.  Jean-Baptiste Bagaza devait être destitué, onze ans plus tard, par Pierre Buyoya qui récidiva contre Sylvestre Ntibantunganya. Contrairement au Prince Louis Rwagasore et au Président Melchior Ndadaye morts assassinés, les coups d’Etat militaires en question ont été opérés en douceur, Michel Micombero, Jean-Baptiste Bagaza et Pierre Buyoya appartenant tous au même clan de Hima, cousins proches ou assez proches habitant dans une même commune. Le double assassinat et les coups d’Etat militaires ont pourtant un dénominateur commun : le PDC ou parti démocratique chrétien créé par l’ancienne administration coloniale belge et dont il existe encore, à Bujumbura comme à Bruxelles, des adeptes toujours prêts à déstabiliser les régimes politiques burundais. Ce fut le cas le 13 octobre 1961, le 28 novembre 1966, le 1er novembre 1976, le 3 septembre 1987, le 21 octobre 1993 et même en 2015, lors de la tentative du coup d’Etat militaire rapidement mise à l’échec, grâce à la vigilance et au professionnalisme des forces de défense et de sécurité.Les Burundais porteraient-ils tous le même regard sur le mois de Novembre ? Apparemment non. Si pour les catholiques le mois de novembre offre essentiellement l’occasion de célébrer la fête de la Toussaint et celle du Christ-Roi marquant la clôture de l’année lithurgique,  pour les agriculteurs et les éleveurs, ce onzième mois de l’année est une période de pluies bienfaitrices tandis que pour les historiens et les politologues le mois de novembre rappelle bien les coups d’Etat militaires du passé, celui de Michel Micombero, le  28  du  même mois en 1966, contre le roi Ntare V et celui de Jean-Baptiste Bagaza, le 1er du même  mois également en 1976, contre Michel Micombero.  Jean-Baptiste Bagaza devait être destitué, onze ans plus tard, par Pierre Buyoya qui récidiva contre Sylvestre Ntibantunganya. Contrairement au Prince Louis Rwagasore et au Président Melchior Ndadaye morts assassinés, les coups d’Etat militaires en question ont été opérés en douceur, Michel Micombero, Jean-Baptiste Bagaza et Pierre Buyoya appartenant tous au même clan de Hima, cousins proches ou assez proches habitant dans une même commune. Le double assassinat et les coups d’Etat militaires ont pourtant un dénominateur commun : le PDC ou parti démocratique chrétien créé par l’ancienne administration coloniale belge et dont il existe encore, à Bujumbura comme à Bruxelles, des adeptes toujours prêts à déstabiliser les régimes politiques burundais. Ce fut le cas le 13 octobre 1961, le 28 novembre 1966, le 1er novembre 1976, le 3 septembre 1987, le 21 octobre 1993 et même en 2015, lors de la tentative du coup d’Etat militaire rapidement mise à l’échec, grâce à la vigilance et au professionnalisme des forces de défense et de sécurité.Cela dit, on ne peut, sans mauvaise conscience, et cela, quelle que soit la tendance politique affichée, ne pas soutenir la thèse selon laquelle la légalité constitutionnelle est la seule garantie des réformes politiques, économiques et sociales, devant constituer indéniablement le levier central dans toute organisation démocratique de la vie politique d’une nation. La démocratie étant devenue, de nos jours, une pressante exigence des peuples, les coups d’Etat militaires ne peuvent qu’être classés dans les oubliettes de l’Histoire, car appartenant à des époques qui  ne peuvent plus se renouveler au Burundi comme ailleurs dans toute société démocratique moderne. Le peuple burundais est infailliblement entré dans une ère démocratique moderne dont personne, nous disons bien personne, ne peut l’en détacher. La rationalité démocratique dans tous les domaines de la vie politique, économique et sociale est le rempart contre lequel viendra se briser toute visée déstabilisatrice de la société burundaise, profondément attachée à sa démocratie.Devenu politiquement mûr 56 ans après son indépendance, le peuple burundais connaît bien la portée réelle des scrutins qui lui sont proposés, dont le dernier en date est le référendum constitutionnel du 17 mai 2018 qui a été un véritable plébiscite, en attendant celui de 2020 auquel il se prépare en toute responsabilité et en toute sérénité. Tant mieux pour la démocratie. Et tant pis pour les revanchards des époques dépassées, celles des coups de force. La démocratie avance, avançons avec.

Louis Kamwenubusa

 

CHINE> Première exposition internationale d’importation de la Chine, une solution à l'économie mondiale plus ouverte

En mai 2017, le président chinois, Xi jinpinp, avait annoncé, au moment du Forum de la Ceinture et la route pour la coopération internationale, que la République populaire de Chine va tenir  la première Exposition internationale d'importation de la Chine (CIIE) en 2018.  Chose promise, chose faite. Cet évenement qui a largement attiré l'attention de plusieurs médias et entreprises  nationaux et étrangers va commencer ce 5 novembre 2018 à Shanghai à l’Est du pays. En mai 2017, le président chinois, Xi jinpinp, avait annoncé, au moment du Forum de la Ceinture et la route pour la coopération internationale, que la République populaire de Chine va tenir  la première Exposition internationale d'importation de la Chine (CIIE) en 2018.  Chose promise, chose faite. Cet évenement qui a largement attiré l'attention de plusieurs médias et entreprises  nationaux et étrangers va commencer ce 5 novembre 2018 à Shanghai à l’Est du pays. 
Selon le bilan établi jusqu’au 3 novembre, plus de 3 000 sociétés venant de 130 pays  ont confirmé leur participation et 4 100 journalistes de 630 organisations médiatiques chinoises et étrangères se sont fait enregistrer pour couvrir l'événement. D’après le ministère du Commerce de la Chine, le nombre d'entreprises des pays formant le long de «la Ceinture et la Route» représente près d'un tiers du total des entreprises qui seront présentes à l'événement.Vue sa place mondiale économique actuelle, c’est un signe très important que la Chine organise un tel évenement. D’une part, cet évenement va soutenir fermement la libéralisation du commerce et la mondialisation économique et ouvrir davantage activement le marché chinois au monde.  Il va d’autre part aider les pays et les régions du monde entier à renforcer la coopération économique et le commerce, à promouvoir le commerce et la croissance économique mondiale de manière à rendre l'économie mondiale plus ouverte.En effet, non seulement la CIIE va permetre à la Chine  de présenter une variété de ses divers produits agricoles, des biens de consommation ou des vêtements, les pays participants vont également exposer les leurs. C’est une bonne occasion offerte par la Chine à chaque pays du monde entier pour exposer ses produits devant des milliers d’entrepreneurs qui seront présents. Selon les informations fournies par le Bureau de la CIIE, l'événement présentera également des produits provenant de plus de 30 pays les moins développés. Sans doute, c’est une opportunité en temps réel pour les pays africains, surtout de l’Est, de présenter leurs produits tels que le café du Burundi et de l’Ethiopie, l'artisanat du Sud-Soudan, la tanzanite de Tanzanie, etc, …En d’autres mots, la CIIE deviendrait un soutien supplémentaire important à la construction conjointe de l'initiative «la Ceinture et la Route», offrant de nouvelles opportunités aux pays étrangers d'augmenter leurs exportations vers la Chine pour former un monde meilleur plus ouvert. L’exposition internationale d’importation de la Chine (CIIE) prendra fin le samedi 10 novembre 2018.

Vincent Mbonihankuye(A Shanghai)

 

COOPERATION> Départ du président du Sénat pour le Nigeria

Il va participer à la 41e Conférence des présidents d’Assemblées parlementaires nationales de l’Union parlementaire africaine

 

DSC 0260Le président du Sénat burundais,  Révérien Ndikuriyo, a pris l’avion à destination du Nigéria, le vendredi  02 novembre 2018 pour participer à la 73e session du comité exécutif et à la 41e conférence des présidents d’Assemblée parlementaires nationales de l’Union parlementaire africaine organisée du 05 au 09  novembre 2018. 

 

Comme l’a indiqué à la presse le porte-parole  du président du Sénat Gabby Bugaga, les participants à cette conférence débattront sur trois   points. En premier lieu, ils débattront sur le rôle des parlements dans la lutte contre le terrorisme, les bandes armées et les crimes organisé en Afrique. Les parlements sont appelés à agir d’une façon collégiale à travers le vote pour garantir la stabilité  transfrontalière. De ce fait, les parlements doivent inviter les gouvernements respectifs à appliquer la loi dans toute sa rigueur pour prévenir tout ce qui peut nuire à l’ordre public.En second lieu, les parlementaires débattront sur la  promotion des investissements privés en tant que facteur majeur du développement, a dit M.Bugaga. Le Burundi offre des facilités énormes à l’endroit des investisseurs et présente une position géographique permettant un accès direct à plusieurs pays voisins. Cela favorise les échanges commerciaux, raison pour laquelle il a été classé consécutivement  trois fois parmi les dix meilleurs réformateurs au monde par les rapports Doing business. A côté de cela, le Burundi accorde des avantages fiscaux réels où tout nouvel investissement bénéficie automatiquement de l’application du tarif zéro sur les biens d’équipement et les matières premières importées.En dernier lieu, les parlementaires débattront sur la promotion de la scolarisation  des filles comme moyen efficace de lutte contre les mariages précoces en Afrique. L’éducation des filles, a fait savoir M.Bugaga, est un formidable instrument de lutte contre la pauvreté.Cette session sera également réservée aux élections des nouveaux organes dirigeants du comité exécutif ainsi qu’à la désignation du nouveau secrétaire général de l’Union parlementaire africaine. En marge de cette session, M.Ndikuriyo aura l’occasion de s’entretenir avec d’autres présidents des parlements sur des sujets d’intérêts  communs.

MARTIN  KARABAGEGA

 

PREMIERE VICE-PRESIDENCE> Visite du Premier vice-président à l’église Charismatique Emmanueliste

Que toute autorité vient de Dieu

 

DSC 0040Le premier vice-président de la république du Burundi Gaston Sindimwo a effectué le dimanche 4 novembre 2018 une visite de courtoisie à l’église du Renouveau Charismatique Emmanueliste de Cibitoke.  Les autorités de cette Eglise ont apprécié le geste et le Premier vice-président a saisi cette occasion pour prodiguer des conseils d’un bon chrétien.  

 

 

L’apôtre qui a coordonné la prière ce jour-là s’est focalisé sur la parole de Dieu qui se trouve dans Ephésiens 3-verset 10 et dans Malachie 3-16 pour expliquer que quel que soit l’individu, il faut la crainte de Dieu. Ceux qui craignent Dieu s’entraident les uns les autres, ont toujours envie d’écouter sa parole, et ce sont eux qui seront pardonnés.Il a dit que toute autorité vient de Dieu, c’est pourquoi il faut respecter les autorités du pays. Il a ensuite remercié le Premier vice-président pour sa présence et pour s’être impliqué dans l’agrément de leur Eglise.Quant au gouverneur de la province de Cibitoke, Joseph Iteriteka, il a laissé entendre que c’était un plaisir pour lui d’accueillir le Premier vice-président dans sa province. Il a demandé aux chrétiens de se soutenir mutuellement et d’aider ceux qui sont dans la nécessité. M. Iteriteka a aussi recommandé de respecter les institutions en procédant aux travaux d’intérêt communautaires, car le pays est construit par sa population, c’est donc sa richesse a-t-il ajouté.Le Premier vice-président de la République, dans son discours, a aussi emboité le pas aux autres en disant que l’autorité vient de Dieu, c’est pourquoi le respect des institutions doit être un fait absolu. Les chrétiens doivent aussi se respecter et s’aimer les uns les autres comme Jésus nous a aimés. C’est le commandement de Dieu a-t-il poursuivi. M.Sindimwo déplore les divisions qui se sont installées dans notre pays et souhaite qu’elles soient déracinées à jamais. Les divisions ethniques n’ont pas de fondement dans notre pays. Il faut se méfier des personnes qui se cachent derrière cette idéologie pour diviser les Burundais. La diversité fait l’harmonie, l’important c’est de vivre en paix avec soi-même et avec les autres. Il leur a promis qu’il va les soutenir dans leur projet de construction des églises et a profité de cette occasion pour leur souhaiter meilleurs vœux 2019, et qu’une tonne de riz et une autre de haricot leur seront octroyées pour fêter le Nouvel an avec tous les chrétiens.

Aline Nshimirimana

 
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