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Elections générales de 2020> Questions des journalistes adressées au président de la Ceni

« Faciliter la présentation de la candidature dans le respect de la loi »

000azsdLors d’un point de presse animé par le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) le lundi 3 février 2020, Pierre Claver Kazihise a répondu à certaines questions des journalistes en rapport avec l’article 133 du  code électoral, le retrait de certains documents exigés par la Ceni et les observateurs internationaux.


Concernant le souhait de certains politiciens du retrait de certains documents exigés par la Ceni comme l’extrait du casier judiciaire, Pierre Claver Kazihise s’est exprimé : « Nous avons promis d’étudier la question mais nous n’avons pas promis que l’on retire un quelconque document. Nous avons promis de voir dans quelles mesures on pourrait faciliter la présentation de la candidature dans le respect de la loi ». Nous avons déjà étudié la question et avons échangé, et effectivement, nous avons des pistes pour pouvoir faciliter la tâche tout en respectant les dispositions légales en vigueur. Nous allons échanger avec les concernés dans la réunion de ce vendredi et tout le monde va voir que c’est possible de présenter les candidatures avec une certaine facilité mais toujours dans le respect des dispositions légales, a-t-il poursuivi. S’agissant de l’article 133 qui précise que « nul ne peut être candidat sur plus d’une liste ni dans plus d’une circonscription électorale », la question est de savoir si cela est valable à toutes les instances politiques. Le président de la Ceni a affirmé que cela est tout à fait valable dans la mesure où les différents scrutins sont indépendants les uns des autres. Ainsi, « lorsqu’on se fait élire au niveau de l’élection présidentielle, c’est une élection tout à fait différente avec une élection de député ou législative. C’est aussi indépendant d’une élection au niveau des conseils communaux ».Ne pas se mettre sur deux listes signifie qu’on ne peut pas être candidat député dans une circonscription de Makamba par exemple et être candidat dans la circonscription de Kirundo parce que « c’est dans une même élection législative, et on ne peut pas être candidat sur deux listes ».   

Pas encore d’accréditation pour les observateurs internationaux

Mais, pour les élections qui auront lieu le même jour c’est-à-dire l’élection présidentielle, des députés et des conseils communaux, ces trois élections indépendantes l’une de l’autre vont avoir lieu le même jour. Pour M.Kazihise, cela veut dire effectivement que quelqu’un peut être candidat sur une liste, être candidat aux élections communales et pourquoi pas à l’élection présidentielle. Ces sont des élections tout à fait distinctes mais qui ont lieu le même jour. La disposition est applicable et elle sera appliquée.Pour ce qui est des observateurs internationaux, le président de la Ceni a indiqué qu’il n’y a pas encore de demande d’accréditation mais « nous savons qu’il y a par exemple au niveau sous-régional, des réunions programmées pour en discuter. S’il y a des demandes d’accréditation nous allons les examiner. Que ce soit des observateurs nationaux ou internationaux, il y a une réglementation à laquelle ils doivent obéir ». C’est par rapport à cette réglementation qu’ils seront acceptés pour pouvoir suivre les élections. Nous attendons qu’ils manifestent leur intérêt à pouvoir venir observer les élections. Nous avons toujours publié ce que nous faisons et les intéressés sont informés et peuvent venir participer à ce processus, a conclu Pierre Claver Kazihise.                                                                                         

Yvette Irambona

 

CEA> Réunion des commissaires généraux des offices des recettes

Pour échanger les expériences et releverles défis ensemble

0000 audace2En marge d’une réunion de deux jours qui s’est tenue au Burundi par les commissaires généraux des offices des recettes de la Communauté-est africaine, un communiqué a été sorti par ces derniers. C’est dans le but d’évaluer ensemble les performances réalisées et voir ensemble comment relever les défis auxquels ces pays font face dans le domaine des recettes.

Cette réunion des commissaires généraux des offices des recettes de la Communauté est-africaine se tient régulièrement deux fois par an. Cette année c’est le Burundi qui a été le pays hôte de ladite réunion qui a duré deux jours. « En termes de performances, nous avons constaté que dans tous les pays de la sous-région, la collecte des recettes a augmenté en moyenne de 11%. Ce qui est une bonne performance pour tous les pays de la communauté », dit Audace Niyonzima, commissaire général de l’Office burundais des recettes. Mais, ils ont pu identifier les défis auxquels ils font face et qui nécessitent  de mettre en commun les efforts pour y faire face. C’est notamment les défis en rapport avec le système informatique intégré. On a constaté qu’il faut mettre en place une équipe conjointe pour développer un système informatique intégré. Cela permettra de réduire les coûts d’acquisition et les coûts de maintenance pour faciliter l’échange d’information entre les pays partenaires.Il a  également été question d’analyser le problème du territoire douanier unique. On a constaté qu’il y a  des cas de détournement au niveau des transits. M. Niyonzima a indiqué qu’Il est donc nécessaire de mette en place une équipe conjointe pour analyser comment juguler cette fraude qui  est effectuée dans les territoires douaniers uniques afin de  maximiser les recettes. Il y a aussi eu analyse de la question en rapport avec les données qui sont exploitées par les offices. Il faut mettre en place une équipe pour développer une politique de données qui permet de prendre des décisions étant  bien informées. Ils ont enfin analysé la question en rapport avec l’audit interne sur le staff des offices sur leur style de vie. On s’est basé sur l’expérience du Kenya qui a présenté comment ils font les enquêtes sur le personnel des agents et les cadres des impôts et des douanes.  S’il advient qu’il y ait des détournements qui sont observés, ces biens sont recouvrés et ramenés au trésor. Une équipe sera mise en place pour travailler ensemble sur cette question. Un comité sera inséré dans l’organigramme des différents comités afin de faire face à tous ces défis pour maximiser les recettes.

Blandine Niyongere

 

Cooperation > Séance d’échanges et d’informations

Le corps diplomatique a été invité à dire la vérité sur le Burundi

Le ministre des Affaires étrangères, Ezéchiel Nibigira, a organisé, le vendredi 31 janvier 2020, une réunion d’échanges  et d’informations  avec les chefs de mission diplomatiques et consulaires accrédités au Burundi ainsi que les chefs d’agences onusiennes et représentants des organisations internationales au Burundi. Il leur a donné des informations sur les différents secteurs de la vie nationale.

 
Dans son discours, le ministre Nibigira a indiqué que l’année qui vient de commencer voit pointer à l’horizon les élections générales et que les préparatifs vont bon train pour garantir à la communauté nationale et internationale la tenue des élections libres, démocratiques, transparentes, inclusives et apaisées. Parlant des candidats à l’élection présidentielle, le ministre Nibigira a indiqué que ce n’est plus une utopie, le président  actuel ne va pas se présenter à la prochaine élection présidentielle. « Comme il n’a cessé de le répéter, il vient de prouver au monde entier, plus particulièrement à ceux qui voulaient l’inculper abusivement, que c’est quelqu’un qui tient à sa parole et qui donne de la valeur à ce qu’il dit et ce qu’il fait ». Et de les inviter à aller dire à leurs pays et leurs sièges, aux agences et aux organisations qu’ils représentent, que le Burundi vient de faire preuve d’une maturité politico-diplomatique sans égal et que l’alternance démocratique est aujourd’hui une réalité. Ainsi, compte tenu de l’expérience du passé où la jeunesse a été victime des manipulations politiciennes, le ministre Nibigira a indiqué qu’une Banque des jeunes a été créée en vue de permettre à ces derniers de se procurer des crédits pour financer leurs projets de développement. Signe qui montre que le gouvernement veille à ce  qu’ils ne soient pas encore une fois mal utilisés. 

Le programme Cantines scolaires est à saluer

Le ministre Nibigira a partagé avec les participants que dans le domaine social et humanitaire, l’éducation a connu un progrès considérable suite à l’instauration du programme Cantines scolaires soutenu par le Programme alimentaire mondial (Pam). Selon lui, depuis la mise en œuvre de ce programme, le taux d’abandon scolaire a sensiblement diminué. « Dans les écoles où le Pam appuie ce programme, une réduction de 11 à 7 % des abandons scolaires a été enregistrée entre 2007 et 2019. Aussi le taux de scolarisation est passé de 5 à 14 %». Le ministre des Affaires étrangères n’a pas manqué de mentionner que sur le plan multilatéral, le Burundi maintient sa position conforme à la Charte de l’Onu qui stipule que tous les Etats membres sont souverains. « Le Burundi estime que la souveraineté des Etats constitue le pilier d’un système international raisonnable et s’insurge contre son maintien à l’agenda du Conseil de sécurité des Nations unies sans motif ni raison valable ». 

Le Burundi a choisi la voie de la paix

A propos des problèmes d’ordre sécuritaire liés aux agressions répétitives du Rwanda que le Burundi subit depuis 2015 à 2019, le ministre Nibigira a indiqué  que le Burundi a choisi la voie de la paix à travers les canaux diplomatiques mais que le gouvernement a le devoir de protéger ses citoyens, ses frontières et ses intérêts.  Il a d’ailleurs démenti les rumeurs faisant état d’expression de volonté du gouvernement rwandais de vouloir normaliser les relations avec le Burundi, qui aurait été annoncée par le ministre rwandais des Affaires étrangères. « Nous l’avons appris comme tout le monde sur les réseaux sociaux et nous réservons aucune suite aux rumeurs ». 

Astère Nduwamungu

 

PROVINCE DE CANKUZO> Séance de moralisation de la société

Le chef de l’Etat exhorte les Burundais à cultiver l’amour de la patrie

DSC 0108Le président de la République, Pierre Nkurunziza a animé une séance de moralisation de la société, le vendredi 31 janvier 2020, à l’endroit de la population de la province de Cankuzo. Il a demandé à tout un chacun de fournir un effort supplémentaire pour développer le pays et cultiver l’amour de la patrie.

 Tenue sur la colline Muremera en commune Kigamba de la province de Cankuzo, la séance de moralisation de la société a été organisée à l’endroit des élus, des administratifs et des natifs de la province de Cankuzo. Les activités ont débuté par les présentations de deux conseillers à la présidence, suivies par les enseignements du chef de l’Etat.

Après la séance qui s’est tenue à huis-clos, le chef de l’Etat, selon son porte-parole, Jean Claude Karerwa Ndenzako, a fait savoir que la campagne de moralisation de la société est venue dans le cadre de redynamiser l’éducation traditionnelle où le père de famille rencontrait ses enfants autour du feu pour les apprendre à distinguer le bien du mal.  Le président de la République  a profité de cette occasion pour exhorter les Burundais à cultiver l’amour de la patrie comme cela a été le cas pour nos ancêtres. Il a demandé à tout un chacun de fournir un effort supplémentaire pour développer le pays.Il a demandé aux Burundais de se réveiller du sommeil dans lequel les colons les ont plongés et de comprendre que l’Afrique en général et le Burundi en particulier regorge de ressources humaines, minières et matérielles et qu’ils doivent veiller à ces ressources pour qu’elles ne soient pas spoliées par les occidentaux. Le chef de l’Etat burundais a, enfin, insisté sur la notion de vision. Il a demandé aux Burundais d’avoir une vision à long terme et surtout d’émuler la vision des ancêtres burundais qui mettaient en avant la prospérité du Burundi et l’avenir de leurs progénitures et surtout d’éviter de trahir leur pays qui ne les a jamais trahi.A la fin de la moralisation, le président de la République a reçu, de la part de la population de Cankuzo, cinq vaches, quatre chèvres, cinq lapins, quatre moutons et des paniers remplis de vivres. Cette journée a coïncidé avec la clôture de la troisième tournée du chef de l’Etat dans les provinces du pays. Il a promis de poursuivre la campagne de moralisation de la société après de son mandat présidentiel, a rapporté son porte-parole. Le chef de l’Etat a terminé sa décente dans la province de Cankuzo en visitant l’orphelinat Notre Dame de Lourdes des sœurs Bene Bernadette, situé sur la colline Muremera en commune Kigamba de la province de Cankuzo. Il a offert à cet orphelinat un don composé de pagnes, de couvertures et de sacs de riz.

Eric Mbazumutima

 
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