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PROVINCE de NGOZI> Réunion du chef de l’Etat avec les représentants de différentes institutions de la région Nord

Les échanges ont été centrés sur la fraude, la corruption et la moralisation de la société

 

aaaaahhy Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza a tenu, le vendredi 31 mars 2017, une réunion à l’intention des représentants des administratifs, de défense, de sécurité et de la justice des cinq provinces de la région nord à savoir Ngozi, Kayanza, Muyinga , Kirundo et Cankuzo. Les échanges dans cette réunion étaient centrés sur la fraude ; la corruption ainsi que sur la moralisation de la société.

 


Le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, Alain Diomède Nzeyimana, a indiqué qu’au cours de cette réunion, qui s’est tenue à huis clos, la question de la corruption et de la fraude a été au centre des débats parce que le chef de l’Etat a donné l’exemple qu’avec la crise de l’année 2015, plusieurs personnalités du pays ont été corrompues. M. Nzeyimana a ajouté que ladite réunion a vu la participation des ministres en charge de la Justice, de la Défense nationale; de la Sécurité publique et de l’Intérieur ainsi que les organes comme l’anti corruption et le service national de renseignement. Tous ont compris que la pratique de la corruption et de la fraude détuit la société.

Tolérance zéro aux cambrioleurs des biens publics

Concernant les éléments focaux qui sont liés à la corruption et la fraude, M. Nzeyimana a précisé que le chef de l’Etat a beaucoup souligné le cas des pierres précieuses, des médicaments, des vivres ainsi que de l’argent qui appartient à la population. « Désormais, il y aura tolérance zéro à l’égard tous les gens qui veulent s’approprier des biens publics. A cela, dans un délai d’un mois au plus, le chef de l’Etat a demandé qu’il faut insérer dans le code pénal une clause précisant que, une fois que quelqu’un sera attrapé en flagrant délit, les mesures y appropriées seront prises au niveau de la justice pour punir très sévèrement les commanditaires», a mentionné M. Nzeyimana. Ce dernier a dit également qu’on a donné l’exemple très récent des commerçants de Kayanza qui ont été attrapés en train d’exporter illégalement le coltan vers le Rwanda, mais que les magistrats de Ngozi les ont libérés immédiatement après un coup de téléphone.

Faire du bien pour préparer un bon terrain à nos enfants

M. Nzeyimana a informé que les participants à cette réunion ont finalement échangé sur ce qu’on a appelé moralisation de la société. « Quand quelqu’un naît, il grandit et vieillit. Durant tout le parcours de sa vie, il a besoin d’une aide d’autres personnes pour son développement. Donc, il faut faire du bien pour préparer un bon terrain à nos enfants », a insisté le chef de l’Etat.
Pour inciter les gens à faire du bien, M. Nzeyimana a informé que le chef de l’Etat a précisé que cette question revient aux leaders du pays parce que, si quelqu’un travaille bien, il faut l’encourager. Mais, en cas erreurs, il faut prodiguer des conseils et, s’il faut des punitions, il faut aussi les donner. Le chef de l’Etat a également signalé qu’il faut chaque fois se conformer beaucoup plus à la culture burundaise. Car, s’agissant des questions de comportement et d’habillement, le chef de l’Etat a affirmé que la façon dont les Burundais se comportent est totalement différente de celle des étrangers.

Avit Ndayiragije

 

 

COMESA> Vingt-deuxième réunion du comité des gouverneurs des banques centrales des pays membres

 

Permettre la stabilité macroéconomique et financière et la création d’un environnement propice à l’investissement

 

aqqse La banque centrale du Burundi a accueilli et organisé du 29 au 30 mars 2017 la 22e réunion du Comité des gouverneurs des pays membres du Common market for eastern and south Africa (Comesa). Les actions des banques centrales du Comesa permettront la stabilité macroéconomique et financière et créeront un environnement propice à l’investissement.

 

 Le ministre du Commerce, de l’industrie et du tourisme, Pélate Niyonkuru dans son allocution d’ouverture, a rappelé que les participants à la réunion sont invités à examiner l’état d’avancement du programme de l’intégration monétaire du Comesa avec l’objectif d’améliorer sa mise en œuvre. Ce qui est crucial pour rendre cette zone une région de la stabilité du système macro-financier.
Mme Niyonkuru a ajouté que la performance des économies de la région du Comesa a continué avec une croissance économique moyenne de 6,0 % en 2015, ce qui est légèrement inférieur à une moyenne de 6,5% observée en 2014. La raison principale de ce ralentissement de croissance est la faible demande et la réduction des prix des matières premières mondiales, ce qui a affecté les pays riches en ressources naturelles.
La récente augmentation du taux d’intérêt directeur aux Etats-Unis pourrait également avoir une incidence négative sur les économies de la région par le biais des sorties de capitaux et des dépréciations importantes des monnaies. Afin de faire face à ces grandes incertitudes, Mme Niyonkuru a signalé que les décideurs de la région du Marché commun de l’Afrique orientale et australe doivent trouver un juste équilibre entre l’ajustement budgétaire et les réformes axées sur la croissance.
Et de dire que le rôle des banques centrales pour faire face à ces défis est inestimable. Leurs actions permettront la stabilité macroéconomique et financière et créeront un environnement propice à l’investissement et à la croissance. Elle s’est réjouie que le système des paiements et règlements régionaux, à voir les avantages qu’il offre, est devenu plus opérationnel. Mme Niyonkuru a rassuré que l’institut monétaire du Comesa est en train de faire un excellent travail à travers notamment le renforcement des capacités et la stabilité du système financier.

Ezechiel Misigaro

 

ASSEMBLEE NATIONALE>Audience accordée au Président de la configuration Burundi de la commission de consolidation de la paix à l’Onu

Le développement des secteurs de l’agro-élevage, la santé et l’éducation au menu des échanges

 

aaaqszLe Président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda a reçu en audience l’ambassadeur Jürg Lauber, président de la configuration Burundi de la commission de consolidation de la paix de l’Onu (Organisation des Nations unies) le mercredi 29 mars 2017. Ils ont échangé sur les modalités d’appuyer le Burundi dans sa lutte contre la pauvreté. Les secteurs de l’agro-élevage, la santé et l’éducation vont être appuyés par la commission de consolidation de la paix de l’Onu.

 

A la sortie de l’audience, l’ambassadeur Jürg Lauber a annoncé qu’il était venu échanger avec le président de la chambre basse du parlement burundais sur les modalités d’accompagner le Burundi dans le cadre de la consolidation de la paix. Il a ainsi indiqué que la commission de la consolidation de la paix de l’Onu va appuyer trois domaines en rapport avec la sécurité alimentaire et l’amélioration du bien-être de la population. Il a fait remarquer que les secteurs de l’agro-pastoral, la santé publique et l’éducation seront prioritaires.

La communauté internationale est prête à accompagner le Burundi dans le développement

Le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda a, quant à lui, fait savoir que cette personnalité de l’Onu était porteuse du messaga : « La communauté internationale voudrait accompagner le Burundi dans son chemin vers le développement, pourvu que le pays manifeste son souhait d’être accompagné», a-t-il dit. L’honorable Nyabenda a précisé que pour sa part, il a indiqué à Jürg Lauber que les Burundais sont en lutte contre la pauvreté et qu’ils ne peuvent pas ne pas accepter des appuis des pays et organisations amis du Burundi.
Le président de l’Assemblée nationale a également indiqué que le président de la configuration Burundi de la commission de consolidation de la paix de l’Onu lui a fait part des préoccupations de certains pays et organisations. Ceux-ci disent que la récente loi sur les Organisations non-gouvernementales ne leur accorde pas des facilités. A ce souci, M. Nyabenda a dit qu’il a expliqué à son hôte que ces dernières pourraient s’entretenir avec les ministères sectoriels tels que le ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique ainsi que le ministère ayant dans ses attributions la coopération internationale. Et ce, dans le but de discuter afin de revoir la loi si cela s’avère nécessaire.
Le président de l’assemblée nationale accompagné de ses deux vice-présidents a offert des cadeaux à leur hôte ainsi qu’à sa délégation.

Amédée Habimana

 

Province de Bujumbura> Descente du Deuxième vice-président de la République dans le district sanitaire de Kabezi

Les médicaments sont disponibles indépendamment de la gravité du paludisme

 

DSC 0137Le Deuxième vice-président de la République du Burundi, Joseph Butore, a effectué le jeudi 9 mars 2017 une descente dans le district sanitaire de Kabezi dans le cadre du suivi des interventions menées pour lutter contre la flambée des cas de paludisme dans certaines provinces du pays.

 

La descente a débuté par une visite guidée dans différents services des structures de soins à savoir le Centre de santé de Mutumba, le Centre de santé de Kabezi ainsi qu’à l’Hôpital de Kabezi. Dans les objectifs spécifiques de cette descente, il était entre autres question de se rendre compte des réalités de prise en charge des patients souffrant du paludisme, examiner le niveau d’implication des administratifs et des partenaires, etc.
Après cette visite, M. Butore a fait savoir que dans le district sanitaire de Kabezi, la malaria est une réalité. Mais les patients qui se présentent aux structures de santé sont bien accueillis, les médicaments sont disponibles indépendamment de la gravité de la maladie. Lors de cette visite, le Deuxième vice-président de la République a constaté que la situation n’est pas si alarmante comme les gens le pensaient. Ce qui est très important, c’est que les partenaires techniques sont prêts à accompagner le Burundi dans tous ses efforts en ce qui concerne la lutte contre cette maladie. Une autre information est qu’il y a des périodes où les cas de malaria sont plus nombreux. C’est aussi une occasion de se rassurer de la capacité de toutes les structures d’intervention, etc.
M. Butore a révélé qu’à travers cette descente, on est confiant parce que les stocks des médicaments sont disponibles, les partenaires et le gouvernement rassurent aussi, le personnel soignant est également suffisant. Une mesure salutaire a été prise au niveau du ministère en charge de la santé publique de procéder au redéploiement du personnel soignant. Ce dernier a quitté l’administration centrale pour appuyer les districts et les centres de santé. Ces mesures vont peut être donner des résultats plus positifs. Une autre dimension est que certains patients ne s’adressent pas à temps aux structures de soins. Le Deuxième vice-président de la République a profité de l’occasion pour faire un appel à tout citoyen burundais de consulter les médecins le plus tôt.
A la fin de la descente, M. Butore a assisté les malades de ces différentes structures de santé en leur donnant 20 kg de farine de boullie, 200 sachets de lait ainsi qu’une tonne et demi de riz.
Lucie Ngoyagoye

 
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