Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Editorial> Après de loyaux services rendus au pays, la monarchie s’effaça le 28 novembre 1966

Il y a 51 ans, un jeune capitaine du nom de Michel Micombero, seulement âgé de 26 ans, mettait fin à la monarchie, en renversant le roi Ntare V qui se trouvait au Congo où il s’était rendu pour participer, le 25 novembre 1966, aux cérémonies marquant le premier anniversaire de l’avènement au pouvoir du président Joseph Désiré Mobutu. Fils du Mwami Mwambutsa IV, Charles Ndizeye venait d’être intronisé le 1er septembre 1966 en province de Muramvya, commune Kiganda, non loin du confluent des rivières Mucece et Nyavyamo, selon les rites prescrits.D’après les informations lues à la pressothèque des Publications de presse burundaises, c’est le 28 novembre 1966, entre 18h30’ et 19 h 00’ locales que le capitaine Michel Micombero déclara déchu le Mwami Ntare V, proclama la République et lui-même comme Chef d’Etat. Le gouvernement congolais fut fou de rage. Pourquoi, se demanda-t-il, ce Micombero a-t-il déposé le Mwami pendant qu’il était notre hôte ? L’acte était considéré comme inamical par les autorités politiques congolaises et le peuple congolais. Le Mwami Ntare V resta quelques temps au Congo, puis rejoignit ce qui restait encore de sa famille en Europe. Il regagnera son pays natal pour y être exécuté dans la soirée du 29 avril 1972.

Après de loyaux services rendus au Burundi de l’époque pré-coloniale au 28 novembre 1966, la monarchie s’effaça et laissa la place à la République.Le Mwami Ntare V fut donc exécuté dans le contexte des violences inter-ethniques qui s’abattirent sur le pays le 29 avril 1972 et qui portèrent la haine ethnique à son paroxysme. La situation politique intérieure marquée par un régionalisme à outrance n’était pas étrangère à ces violences, qui emportèrent beaucoup de vies humaines surtout dans l’ethnie hutu. Ceux qui ont lu l’histoire du Burundi affirment que le pouvoir politique de l’époque avait vu venir le danger et qu’il n’a rien fait pour l’éviter. C’est ce même pouvoir qui a fait croire à l’opinion nationale et internationale que le Mwami Ntare V avait été emporté par l’ouragan, de 1972, alors que son exécution a été  minutieusement préparée. On recherchera toujours sa tombe sans la trouver.Le génocide de 1972 aurait pu donc être évité dans un Burundi où les Hutu et les Tutsi n’apparaissent guère comme deux ethnies distinctes, mais qui se présentent plutôt comme une seule ethnie que l’histoire a volontairement ou involontairement séparée, à une certaine époque, en maintenant ses deux parties pacifiquement côte à côte pour qu’elles soient complémentaires, comme on peut le lire dans le livre de Marc Manirakiza intitulé : « La fin de la monarchie burundaise ».La crise de 1972 a été le menu servi à un peuple beaucoup plus uni qu’on ne le croit généralement.

Louis Kamwenubusa

 

Mairie de Bujumbura> Inauguration du bureau de l’association des natifs de Cibitoke

Les natifs sont appelés à s’atteler aux travaux de développement de leur zone

00adcLe Premier-vice président de la République, Gaston Sindimwo, a inauguré le samedi 25 novembre 2017, le bureau  de l’Association des natifs pour le développement de la zone Cibitoke(Anadezoci). Les natifs sont appelés à s’atteler aux travaux de développement de leur zone et éviter de prêter oreille aux gens mal intentionnés.

Le président de l’Anadezoci, Augustin Barigozi, a fait savoir que l’objectif de cette association est de multiplier les projets de développement de cette zone précisant que le sport et la culture doivent  être mis en avant. Il a remercié le président de la république du Burundi qui a donné l’idée de créer les associations des natifs.  Maintenant que la paix et la sécurité règnent dans la zone Cibitoke, M. Barigozi a demandé un soutien matériel afin que les natifs s’attèlent aux travaux de développement.Pour le Premier-vice président de la République Gaston Sindimwo, il n’y a pas de personne qui puisse développer la zone que les natifs eux-mêmes.

C’est pourquoi il les a invités à faire tout leur possible pour développer leur zone. Il a appelé les jeunes de la zone Cibitoke à continuer à renforcer la paix et la sécurité pour que tout le monde se rende compte que  la crise de 2015 a servi de  leçon. Il leur a demandé de renforcer la quadrilogie pour sauvegarder davantage la paix et la sécurité, car c’est le seul  moyen d’atteindre le développement durable. Ainsi, M. Sindimwo a pris l’occasion pour féliciter les natifs de la zone Cibitoke pour avoir été  les premiers à ouvrir le bureau de travail de leur association et a invité les associations des natifs des autres zones de la mairie de Bujumbura de leur emboîter le pas.  Il a indiqué que l’association des natifs ne vient pas pour remplacer les administratifs de la zone, elle vient plutôt pour bien collaborer avec ces derniers dans les travaux de développement de la zone. Il faut signaler que dans l’après-midi du 25  novembre 2017, le Premier-vice président de la République s’est joint à la population de la zone Buyenzi pour assister à la finale de la  coupe des vétérans des équipes des zones Nyakabiga et  Buyenzi. C’est l’équipe de la zone Nyakabiga qui a remporté la victoire.

 Fides Ndereyimana

 

Burundi-Kenya> Départ du Premier vice-président de la république du Burundi

Il va participer aux cérémonies d’investituredu président kenyan Uhuru Kenyatta

0aaa000Le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a pris l’avion à destination de Nairobi au Kenya, le lundi 27 novembre 2017. Selon son porte- parole, Evelyne Maniragaba, M. Sindimwo est allé représenter le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, dans les cérémonies d’investiture du président récemment élu au Kenya, Uhuru Kenyata. Cette visite témoigne des relations d’amitié et de coopération que les deux pays entretiennent, selon toujours Mme Maniragaba. 

Alfred Nimbona

 

Presidence de la Republique >Audience accordée au représentant de l’Eglise orthodoxe copte au Burundi

La permission d’avoir une église au Burundi, au menu des échanges

0aa00Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a reçu en audience, le samedi 25 novembre 2017, le représentant de l’Eglise orthodoxe copte au Burundi dans les domaines de l’éducation et de la santé, le père Daoud Lamei. Il est de nationalité égyptienne et était en compagnie de l’ambassadeur de ce pays au Burundi. L’objet de cette visite était de demander au chef de l’Etat la permission d’avoir une église orthodoxe copte au Burundi. Ils ont également passé en revue de la coopération bilatérale entre le Burundi et l’Egypte.

 
A la sortie de cette audience, le père Lamei a indiqué à la presse qu’il était venu solliciter auprès du chef de l’Etat la permission d’avoir une église au Burundi pour la congrégation de l’église orthodoxe copte. Selon lui, il a également rassuré le chef de l’Etat que cette église va continuer à donner son appui et à assurer ses services dans les domaines de la santé et de l’éducation. Selon le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, Alain Diomède Nzeyimana, cette audience  a été une occasion pour le chef de l’Etat de présenter ses condoléances au peuple égyptien après  l’attaque des terroristes perpétrée dans une mosquée qui a fait des centaines de morts. A propos de la demande de ces visiteurs d’avoir une église ici au Burundi, M. Nzeyimana a souligné que le président de la République leur a demandé de passer par toutes les procédures légales pour se faire inscrire au sein du ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique pour que cette permission leur soit accordée. Ils lui ont ainsi expliqué qu’il sera érigé un hôpital à côté de cette église afin de continuer à assurer et renforcer leurs activités qu’ils exercent au Burundi dans le domaine de la santé.  Le chef de l’Etat les a ainsi informés que, dans le secteur de la santé, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes reçoivent des soins de santé gratuitement et que, dans le secteur de l’éducation, les enfants de l’école primaire reçoivent une scolarité gratuite. Ils ont également échangé sur les relations de coopération entre le Burundi et l’Egypte et ont constaté qu’elles sont au beau fixe. D’où ils se sont engagés  à les renforcer davantage.
Astère Nduwamungu

 
Ouvrir