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Assemblée nationale > Séance plénière du mercredi 9 août 2017

Adoption du projet de loi organique portant sur l’Observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité

 

DSC 2439Dans leur séance plénière du mercredi 9 août 2017 présidé par Pascal Nyabenda, les députés ont analysé et adopté le projet de loi organique portant mission, composition, organisation et fonctionnement de l’Observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Ce projet a été présenté par Pascal Barandagiye, ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique.  

 

Dans son exposé des motifs, le ministre Barandagiye a indiqué qu’à l’heure actuelle, force est de constater que certains conseils nationaux sont fonctionnels et très actifs à l’instar du Conseil national de sécurité et du Conseil national de la communication tandis que d’autres ne le sont pas ou n’existent pratiquement pas.  C’est le cas de l’Observatoire national pour la prévention  et l’éradication du génocide, des crimes de guerres et des crimes contre l’humanité régi actuellement par la loi n°1/014 du 22 septembre 2003. 

La mission confiée à l’Observatoire est d’un grand intérêt public

« A part que l’observatoire prévue dans la loi précitée n’est pas fonctionnel, cette même loi n’est plus adaptée à la Constitution actuellement en vigueur dans notre pays qui a été approuvée par le référendum  du 28 février 2005 et qui porte la date de sa promulgation par le président de la République le 18 mars 2005 », a-t-il souligné.Vu l’importance de l’Observatoire sur la gouvernance démocratique, Pascal Barandagiye a précisé que le présent projet de loi vient mettre à jour la loi de 2003 qui a été promulguée sous la Constitution de transition afin de l’adapter à la Constitution de la république du Burundi actuellement en vigueur. Parmi les questions posées par les députés, il y a celle en rapport avec la motivation de cet observatoire pour qu’il soit efficace, étant donné que le mandat des membres de l’observatoire est gratuit. Face à cela, le ministre Barandagiye a fait savoir qu’il ne faut pas entendre les motivations en termes d’argent. La motivation première est la mission confiée à l’Observatoire qui est d’un grand intérêt public. Aussi, a-t-il poursuivi, à l’article 12, il est mentionné que l’Etat prend en charge les dépenses liées au déplacement et au séjour à l’occasion de réunions et activités organisées par l’Observatoire national, tandis que l’article 21 précise que le gouvernement met à la disposition de cet Observatoire les moyens nécessaires à son fonctionnement. 

Complémentarité avec la CVR

Concernant les institutions ayant compétence pour saisir l’Observatoire, le ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique a dit que l’Observatoire est consulté par le président de la République, le gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat. « Lorsque l’une des institutions précitées saisit l’Observatoire, les résolutions et recommandations adoptées sur saisine sont adressées à l’institution qui a requis l’avis tandis que des copies sont réservées aux autres institutions ayant compétence pour saisir l’Observatoire ».Certains députés ont souligné le retard dans la mise en place de cet Observatoire et qu’il aurait été mis en place avant la CVR (Commission vérité et réconciliation. Pour M.Barandagiye, on ne pouvait pas attendre le travail de la CVR. Pour cela, il y aura une collaboration entre ces deux commissions, et ces dernières seront complémentaires.Ayant reçu des éclaircissements sur les questions posées, 106 députés (102 présents et 4 procurations) ont adopté ce projet de loi organique moyennant les amendements de forme et de fond proposés.

Yvette Irambona

 

Première vice- présidence de la république > Audience accordée à l’envoyée spéciale des Pays-Bas dans la région de Grands-Lacs

Elle était porteuse de deux messages

 

DSC 0543Le Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a reçu en audience, le mercredi 9 août 2017, l’envoyée spéciale des Pays-Bas au Burundi, Katya Lasseur. Elle est porteuse de deux messages et elle a indiqué que son pays va continuer à soutenir le Burundi dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, etc. 

 

A la sortie de l’audience, Mme Lasseur a indiqué à la presse qu’elle a eu un entretien ouvert et franc avec le Premier vice président de la République sur les relations bilatérales entre le Burundi et les Pays-Bas.  Selon elle, les échanges ont été centrés, en particulier, sur le dialogue interburundais mené par la sous-région sous la facilitation de l’ancien  président tanzanien, Mkapa. Elle a également indiqué qu’ils se sont aussi concentrés sur la situation au Burundi. Elle a aussi présenté le message de son gouvernement  qui était que les Pays-Bas restent aux côtés des Burundais avec le programme de développement en dépensant environ quarante millions d’euros par an dans les secteurs de santé, de l’agriculture, etc. Mme Lasseur indique qu’en tant qu’envoyée spéciale, sa mission est de faire avancer le processus politique et d’essayer de trouver, avec les partenaires internationaux et tous les Burundais concernés, une sortie de crise par la voie du dialogue. Selon le porte-parole du Premier vice -président de la République, Evelyne Maniragaba, Mme. Lassseur était porteuse d’un message  qui dit que son gouvernement s’est engagé à continuer à soutenir le Burundi dans différentes secteurs de développement dont la santé, l’agriculture, etc. L’autre message stipulait que son gouvernement soutient le dialogue interburundais d’Arusha et qu’il souhaite que ce dialogue prenne fin afin que tous les hommes politiques puissent bien se préparer pour les élections de 2020.  Selon Mme Maniragaba,  le premier vice-président de la République a, à son tour, apprécié la façon dont les Pays-Bas collaborent avec les Burundais et leur a aussi remercié  d’ avoir continué à soutenir le Burundi même au cours de l’année 2015. Il a aussi  indiqué que  le gouvernement du Burundi soutient toujours le dialogue interburundais d’Arusha comme d’habitude.  
ASTERE NDUWAMUNGU

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE>Conseil des ministres du mercredi 9 août 2017

Le projet de loi portant réglementation de l’exploitation du tambour au niveau national et international, un des onze points à l’ordre du jour

 

Sous la présidence du chef de l’Etat Pierre Nkurunziza, le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 9 août 2017. Onze point étaient inscrits à l’ordre du jour. Parmi ceux-ci, le projet de décret portant déclaration provisoire d’utilité publique du terrain destiné à la construction d’un aérodrome à Kabamba en commune Gashikanwa dans la province de Ngozi et le projet de décret portant réglementation de l’exploitation du tambour au niveau national et international.

 

D’après le document reçu de la part du secrétariat général du gouvernement, ledit Conseil a analysé différents projets de décret, projets de loi et projets d’ordonnance. C’est notamment le projet de décret portant déclaration provisoire d’utilité publique du terrain destiné à la construction d’un aérodrome à Kabamba en commune Gashikanwa dans  la province de Ngozi. Le Conseil a également analysé le projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’Accord de prêt n° 12744P par le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) et prêt n° Badea/24 mai 2017 entre la république du Burundi et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) relatif au projet d’aménagement et de bitumage de la route nationale n° 16, Bururi-Mahwa-Gitega  “Phase 1 : Bururi-Gakuba » signé respectivement les 15 et 24 mai 2017. Le projet d’ordonnance ministérielle portant fixation des modalités de mise en œuvre du projet de modernisation des services de contrôle technique automobile, de contrôle de pollution des véhicules et de l’octroi des autorisations de transport par Global smart technologies Burundi-S.A.Le Conseil des ministres du mercredi 9 août 2017 a aussi analysé le projet de loi portant réorganisation et promotion des activités physiques et sportives, le projet de décret portant création, missions, organisation et fonctionnement de la Maison de la culture au Burundi ainsi que le projet de décret portant réglementation de l’exploitation du tambour au niveau national et international.Le projet de décret portant création et modalités de gestion du Fonds du service universel des TIC (technologie de l’information et de la communication) au Burundi a également été analysé. L’autre projet de loi qui a été analysé est celui régissant le personnel civil prestant dans les services du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants. Le projet de loi portant cadre organique des droits des personnes handicapées a également été analysé.Le Conseil a également analysé le projet d’ordonnance ministérielle portant organisation et fonctionnement des centres d’enseignement des métiers et centres de formation professionnelle public, ainsi que le projet de loi portant fixation des conditions d’ouverture et agrément des centres d’enseignement des métiers et des centres de formation professionnelle. 

AMEDEE HABIMANA

 

Chine> Coopération

L’échange des peuples, une occasion de batir une coopération solide

 

Blandi 31L’Afrique, une terre de nos ancêtres comme on aime le dire, est devenue un endroit où tout le monde se sent chez lui. Avec les lieux touristiques, pourtant non exploités en totalite mais qui procurent du repos et du calme, la plupart des européens, asiatiques et américains, n’hésitent pas à prendre le large pour y passer des vacances. Il en est de  même pour les investisseurs. Cela renforce les échanges entre les peuples et la coopération qui, de surcroît, va dans le cadre du gagnant- gagnant.

 

C’est aussi l’avis de certains africains, étudiants et hommes d’affaires, vivant temporairement en Chine. Certains étudiants burundais rencontrés à cet effet apprécient la formation académique reçue en Chine, pour la simple raison que c’est l’endroit idéal pour accomplir ses recherches de par les compétences des professeurs et les richesses des infrastructures. Ainsi, professeurs d’université, jeunes étudiants et hommes d’affaires africains, chacun y trouve son compte.Dans ce même cadre, des journalistes africains  venus pour le programme de CAPC (China africa press center), un programme de longue durée,  apprécient les échanges faits entre la Chine et l’Afrique. N’étant pas très connu par certains peuples africains, c’est une occasion pour ces journalistes de faire connaitre et de découvrir ce qu’est ce pays continent. Mais aussi transmettre à leurs compatriotes le secret qui se cache derrière sa réussite. C’est pour cela que tout est bon pour s’intégrer dans ce milieu : participer aux festivals, organiser des sorties dans les différentes provinces et lieux historiques de la Chine, participer à des séances de séminaire et surtout effectuer des visites non guidées  pour découvrir cette terre tant éloignée mais convoitée par ceux qui la connaissent désormais et qui veulent en apprendre plus, les Africains. Une chose est sûre : Le travail, l’accueil de l’autre, la compréhension mutuelle et la coopération gagnant-gagnant sont de bons systèmes politiques adoptés par le gouvernement chinois. Il est évident que, pour la Chine, « on réussit ensemble ou on coule ensemble », comme dirait l’écrivain africain. Le monde est devenu un village en construction  où la part et la contribution de chacun sont importantes pour la réussite de l’accomplissement.
Blandine Niyongere

 
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