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Portrait> Les nouveaux commissaires de la CNIDH

Qui sont-ils ?

Gilbert Bécaud Njangwa et Rose Ntawe ont été élus par l’Assemblée nationale dans sa séance plénière tenue le mercredi 13 septembre 2018. Ils vont remplacer deux commissaires qui vont bientôt terminer leur mandat à la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH).

Les deux commissaires nouvellement élus par la chambre basse du Parlement ont exercé différentes fonctions dans la vie du pays, notamment en ce qui concerne la protection des droits humains, un des critères qui leur a permis d’être élus au poste de commissaires à la CNIDH.

 

Qui est Gilbert Bécaud Njangwa ?

14béD’après son curriculum vitae, Gilbert Bécaud Njangwa est actuellement représentant des organes à savoir l’Observatoire national des élections et des organisations pour le progrès (Onelop-Burundi) ; la Fondation jeunesse pour l’éducation, la prévention et le traitement des drogués (FJEPTD) ; l’Université international libre d’Afrique (Unilaque-Burundi) et le Lycée africain. Il a été également représentant légal de la Plateforme intégrale de la société civile pour l’efficacité de l’aide au développement (Pisc-Burundi) et directeur général du Bureau d’études « Equipe professionnelle pour l’amélioration des capacités organisationnelles » (Epaco consulting). Il fut aussi professeur assistant de l’Institut supérieur de gestion et de management (ISGM) et coordinateur adjoint du Comité de suivi stratégique du CCM-Burundi.M. Njangwa est expérimenté dans le domaine d’observation des élections ; le domaine de résolution pacifique des conflits et dans le maintien de la paix ; le domaine de la prévention de la violence contre les femmes et l’inégalité de genres dans les opérations de maintien de la paix ainsi que dans les techniques d’enquêtes et de monitoring en matière de violation  des droits de l’Homme. Il a aussi de meilleures connaissances dans la résolution internationale des conflits et la conduite des opérations humanitaires contemporaines, principes d’intervention et de gestion.Comme formation universitaire, M. Njangwa est détenteur d’un master I en Sciences et techniques de développement. Il est également diplômé de graduat en Droit et en sciences et techniques de développement. 

Qui est Rose Ntawe ?

14 roNée en 1960, Rose Ntawe est ressortissante de la colline Mihama, commune Gatara dans la province de Kayanza.Détenteur d’un diplôme de licence en Langues et littératures anglaises, Mme Ntawe est directrice générale des Organisations internationales et les ONG étrangères au ministère des Affaires étrangères. Elle a également été directrice générale de la Francophonie et de l’intégration régionale au même ministère. Elle a occupé les postes de conseiller aux vice-présidences de la République et au ministère des Affaires étrangères. Elle fut premiere conseillère d’ambassade du Burundi à Dar-es-Salaam. Mme Ntawe a aussi occupé les postes de coordonnatrice régionale principale à la Commission nationale de réhabilitation des sinistrés (CNRS) et déléguée du Burundi auprès du Secrétariat général de la Communauté est-africaine (CEA). Dans ses activités civiques, Rose Ntawe est présidente et membre fondatrice de « Women in action for peace in Burundi » (Wap-Burundi) et de l’Association des femmes burundaises pour la citoyenneté (Afeci). Elle est également membre des associations, entre autres, l’Association des femmes pour la paix; l’Association des commerçants du Burundi (Acobu) ; le Noyau du Réseau des leaders burundais (BLTP) et l’association Centre de résolution pacifique des conflits, de réconciliation et de développement (CERPD). Elle a aussi initié des rencontres      « Femmes burundaises en dialogue ».Gilbert Bécaud Njangwa et Rore Ntawe vont remplacer respectivement Gamaliel Nkurunziza et Joséphine Niyonzima qui vont terminer leur mandat au mois d’octobre 2018.
Eric Mbazumutima

 

Sénat> Point de presse animé par le Deuxième vice-président, Anicet Niyongabo

Les organisations non gouvernementales étrangères devront respecter l’équilibre dans les recrutements

1400aaaaaaaLe Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo, a animé un point de presse le jeudi 13 septembre 2018. Il s’est exprimé sur le respect des équilibres ethniques et du genre dans le recrutement des fonctionnaires des organisations non gouvernementales étrangères opérant au Burundi. Il dit qu’une équipe de sénateurs va effectuer une descente sur terrain pour vérifier que ces organisations se conforment à la loi y relative.


Dans le point de presse que le Deuxième vice-président du Sénat a animé le jeudi 13 septembre 2018, il rappelle que les ONG étrangères sont régies par la loi N°1/01 du 23 janvier 2017 portant modification de la loi N°1/011 du 23 juin 1999 portant modification du décret-loi N°1/033 du 22 août 1990 portant cadre général de coopération entre la république du Burundi et les ONG étrangères. En vertu de l’article 18, alinéa 5, M. Niyongabo dit que   « le recrutement du personnel local doit se faire dans le respect des équilibres et de genre prescrits dans la constitution de la république du Burundi ». De cette disposition, il ressort qu’en matière de recrutement du personnel, les ONG étrangères sont astreintes aux mêmes principes que l’administration publique burundaise. M. Niyongabo dit qu’il sied de rappeler que la constitution du Burundi en son article 148, dispose que l’administration est largement représentative de la nation burundaise et doit refléter la diversité de ses composantes. Les pratiques qu’elle observe en matière d’emploi sont basées sur les critères d’aptitude objectifs et équitables ainsi que sur la nécessité de corriger les déséquilibres et d’assurer une large représentation ethnique, régionale et de genre. La représentation ethnique dans les entreprises publiques est pourvue à raison de 60% au plus pour les Hutu et 40% au plus pour les Tutsi. 

Le Sénat veut effectuer une vérification du respect de la loi

De façon plus générale, dit M. Niyongabo, l’article 6 de la loi régissant les ONG étrangères dispose que les activités de ces ONG étrangères  (ONGE) doivent être en harmonie avec la loi burundaise et s’inscrire dans les programmes et priorités du gouvernement du Burundi. L’article 17 de la même loi précise que ces organisations et leurs personnels s’engagent à travailler conformément aux lois et règlements en vigueur au Burundi. « La vérification et le contrôle du respect de ces dispositions sont du ressort du Sénat de la république du Burundi », la Constitution le dit bien dans sont article 192, alinéa 5. Ainsi, pour accomplir cette mission constitutionnelle, le Sénat a mandaté une équipe de sénateurs pour effectuer des descentes dans les différentes ONGE pour se rendre compte de la situation réelle en ce qui concerne le respect des équilibres ethniques et de genre dans la composition de leurs personnels respectifs. M. Niyongabo dit que le Sénat rappelle que, en vertu de l’article 38 de la loi les régissant, toutes les ONGE agréées disposaient d’un délai de 6 mois pour se mettre en conformité avec les dispositions de ladite loi. Cette dernière ayant été promulguée le 23 janvier 2017, le Sénat estime qu’il a laissé suffisamment de temps à ces ONGE pour se mettre en conformité avec elle et aux ministères concernés pour faire appliquer la loi. Il appelle le ministère des Affaires étrangères et celui de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local à collaborer avec l’équipe des sénateurs dépêchée sur terrain.  Il dit avoir confiance que les ONGE vont appliquer la loi sans attendre l’usage des sanctions. 

Alfred Nimbona

 

Sénat > Questions posées au ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage

La stabulation permanente permettra la mise en application du projet de l’Etat «Ewe Burundi urambaye»

Lors de la session plénière sur l’analyse et l’adoption du projet de loi portant stabulation permanente et interdiction de la divagation des animaux domestiques et de la basse-cour, au Sénat du Burundi, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema a répondu à quelques questions. 
A la question qui concerne le délai de grâce pour les éleveurs, le ministre a dit que trois ans suffisent pour que tout éleveur ait déjà planté les semences fourragères tant de graminées que des légumineuses.Concernant la façon dont le gouvernement va veiller à ce qu’il y ait assez de semences fourragères, et à ce que des unités de fabrication d’aliments du bétail soient répandues dans différentes régions et que la commercialisation des produits d’élevage soit assurée pour pouvoir mettre aisément en application cette loi, M. Rurema a fait savoir que le gouvernement veille à cela, car la disponibilisation et la diversification des semences fourragères, la multiplication des unités de fabrication du bétail et la commercialisation des produits d’élevage sont parmi les défis que les politiques ainsi que les stratégies nationales et sectorielles cherchent à relever.

« Cela transparait clairement par exemple dans les deux programmes du Plan national d’investissement agricole qui sont respectivement : l’accroissement durable de la production agricole, animale et halieutique (dans ses sept sous programmes sur huit) et la valorisation de la production et facilitation de l’accès au marché (dans ses trois sous programmes). Donc, cette loi vient appuyer la mise en œuvre des différents objectifs du gouvernement du Burundi car elle vise aussi l’augmentation des produits animaux.»Guide Rurema a ajouté que le gouvernement encourage les initiatives privées en matière de promotion de ces unités de fabrication et cherche à ce que ces unités soient multipliées et répandues dans différentes régions. Il a signalé qu’il existe déjà quelques unités de fabrication d’aliments à Bujumbura (ex : Alcovit et Mola Plus),à Gitega (Mutoyi, Centre Gitega « Karikurubu Lucien » ) et à Ngozi ( centre de Vyerwa.) M. Rurema a enfin signalé que ce projet de loi vient mettre en application le projet de l’Etat «  Ewe Burundi urambaye », un projet de planter les arbres sur toutes les montagnes.

Olivier Nishirimbere

 

Ambassade de Chine au Burundi> Réception offerte à l’occasion du dernier sommet de Beijing 2018 du FCSA

Une occasion de revenir sur les profits des conclusions dudit sommet pour l’Afrique et le Burundi

13 0ajjjjjjjAprès la clôture du sommet de Beijing 2018 du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) qui s’est tenu du 3  au 4 septembre 2018, l’ambassade de la République populaire de Chine au Burundi, a organisé une réception à l’endroit de différents hauts cadres du gouvernement burundais ainsi que de différents responsables et professionnels  des médias œuvrant au Burundi. L’ambassadeur de Chine au Burundi a profité de l’occasion  pour revenir sur les avantages des recommandations issues de ce sommet pour l’Afrique et pour le Burundi.
Dans son discours de circonstance, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burundi, Li Changlin, a indiqué que cette réception a été organisée dans le but  d’informer les  différentes hautes autorités  burundaises  sur les principales recommandations et promesses tenues par la Chine lors de ce sommet du FCSA, ainsi que sur ses avantages à l’endroit des pays africains en général et le Burundi en particulier. M. Li a d’abord indiqué que lors du sommet de FCSA, les participants ont adopté la déclaration de Beijing  et le plan d’action 2019-2021. Il a ensuite dit que le premier document relate le principal consensus  pour l’avenir de coopération  entre la Chine et  l’Afrique, et les deux parties se sont entendues sur la défense du multilatéralisme, d’une économie mondiale ouverte et d’une opposition  à l’unilatéralisme et au protectionnisme.

« Travaillons en étroite collaboration pour renforcer notre coopération gagnant-gagnant» « Dans le cadre de la  coopération gagnant-gagnant,  un mémorandum d’entente sur l’initiative  nommé « Ceinture  et route » a été également signé par tous les participants dudit sommet du FCSA, lequel avait comme thème central : Construisons une communauté de destin par la coopération gagnant-gagnant », a rappelé Li Changlin. S’agissant des éléments saillants du discours qui a été prononcé  par le président chinois lors de l’ouverture de ce sommet, M. Changlin  a signalé que le président chinois a précisé les cinq principes dans le développement des relations entre la Chine et l’Afrique. Il s’agit de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures africaines,  ne pas imposer notre volonté à l’Afrique et ne pas chercher des intérêts politiques égoïstes dans notre coopération en matière d’investissement et de financement, etc. Pour ce qui est de la construction d’une communauté de destin, il dit que le président a beaucoup insisté sur les six domaines dans lesquels les deux parties devront s’engager. Il s’agit par exemple du partage de responsabilité, de la prospérité culturelle et l’harmonie entre l’Homme et la nature, etc.  M. Changlin a terminé son discours en affirmant qu’avec toutes les recommandations, les accords en entente  et conclusions issues dudit sommet, la République populaire de Chine, à travers  leurs ambassades a promis d’accélérer la coopération sino-africaine par une coopération gagnant-gagnant.
« Un gros profit: les huit initiatives pris dans ce sommet, coïncident avec les objectifs du PND burundais »Quant à Bernard Ntahiraja, assistant du ministre des Affaires étrangères, qui a également représenté le gouvernement, il a salué les efforts engagés par la République populaire de Chine  dans le but de soutenir l’Afrique en général et le Burundi en particulier dans  les projets de développement durable.  S’agissant des différentes recommandations et initiatives qui ont été mises en place par la République populaire de Chine dans le  but de renforcer la coopération gagnant-gagnant entre ces deux parties, M. Ntahiraja  a affirmé que le Burundi va en tirer profit  parce que les huit initiatives majeures prises pour développer  l’Afrique coïncident avec  les objectifs du plan national de développement qui a été récemment adopté par le gouvernement du Burundi.  M.  Ntahiraja  a enfin remercié très vivement le gouvernement chinois pour les différents dons qui ont été accordés au gouvernement burundais pour que ce dernier  puisse renforcer le développement  dans les différents secteurs qui constituent la vie nationale.Avit Ndayiragije

 
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