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AFJO> Atelier de formation des journalistes en techniques de lobbying et de plaidoyer

L’inclusivité des femmes dans le secteur des médias est une préoccupation

 

DSCF0638Les médias, quatrième pouvoir, disposent des moyens de persuasion et d’influence sur les décideurs. C’est pourquoi ils sont appelés à lutter pour que le quota de trente pour cent (30%) de représentativité des femmes soit respecté et à plaider pour aller au-delà de ce taux.

 

L’Association des femmes journalistes du Burundi (AFJO), a organisé un atelier de formation des journalistes des différents médias du pays, du 13 au 14 juin 2017, à la Maison de la presse. Dans son mot d’ouverture des activités, Yolande Nintunze, vice-présidente de l’AFJO a souligné que les femmes ne sont pas suffisamment représentées dans le secteur des médias burundais. « L’inclusivité des femmes dans le secteur des médias est une préoccupation des décideurs au niveau mondial et qui ne peut trouver de véritable solution dans le concours des médias, sans que les professionnels des médias n’en prennent conscience », a-t-elle précisé.
Selon une étude menée par l’Association des femmes rapatriées du Burundi (Afrabu) en 2016, le secteur des médias se trouve sur la liste de ceux qui sont en souffrance avec un taux de 6%. Un taux loin en dessous de la moyenne générale de 30%. Et selon l’étude de l’AFJO durant la même année, dans tous les médias burundais, aucune femme n’occupe le poste de directeur général, et sauf la directrice du journal Le Renouveau, aucune autre femme au poste de directrice n’est en charge de la gestion de l’information dans les médias.

Des actions sont nécessaires

Pour résoudre ce problème, il faut que des actions soient menées. C’est dans cette optique alors que l’AFJO a organisé l’atelier pour amener les journalistes à mieux connaître et maîtriser les techniques de lobbying et de plaidoyer afin que, grâce à leur quatrième pouvoir, ils puissent amener les décideurs à songer à améliorer le quota de représentativité et de participation des femmes dans les instances de prise de décisions. Le souhait de l’AFJO étant d’arriver à un taux de 50% dans le monde des médias burundais.
Mme Nintunze a ajouté que la déclaration de Pékin et la plateforme d’action des Nations unies sur les femmes adoptée en 1995 prévoient deux objectifs stratégiques : Parler aux femmes de mieux s’exprimer et de mieux participer à la prise de décisions dans les médias et les nouvelles technologies de communication ; promouvoir une image équilibrée et non stéréotypée des femmes dans les médias.
Jean Bosco Nkunzimana
(Stagiaire)

 

 

Point de presse> Préparatifs du 55e anniversaire de l’indépendance du Burundi

Opération commune propre afin de fêter dans la propreté la plus absolue

 

DSC 0557La célébration du 55e anniversaire de l’indépendance nationale aura lieu dans toutes les communes du pays à l’exception de la mairie de Bujumbura. Cela ressort du point de presse animé par le président du comité national des fêtes, Zéphyrin Maniratanga.

 

Le Burundi célèbrera le 1er juillet 2017, le 55e anniversaire de son indépendance sous le thème : « L’unité et la vigilance pour le maintien de la sécurité, voie sûre pour consolider notre indépendance nationale ». Selon Zéphyrin Maniratanga, les cérémonies débuteront par le dépôt des gerbes de fleurs au monument de l’indépendance dans les communes et puis suivra le défilé.
Dans la mairie de Bujumbura, ce sera au Mausolée du prince Louis Rwagasore et à la Place de l’indépendance pour le dépôt des gerbes de fleurs avant le défilé proprement dit au stade prince Louis Rwagasore. Pour ce qui est du parking des véhicules des invités d’honneur, ce sera au mess des officiers au boulevard du 28 novembre. Il y aura une navette par bus du mess des officiers au stade prince Louis Rwagasore à partir de 7 heures 30 minutes et du stade prince Louis Rwagasore au mess des officiers à partir de 14 heures.
En ce qui concerne le défilé proprement dit, cinquante-cinq personnes par institution vont défiler pour symboliser le 55e anniversaire de l’indépendance. Ce sera un défilé sans sacoches pour les dames. Un prix du meilleur défilant sera octroyé à l’institution qui se sera bien comportée pendant le défilé. Dans le même sens, la province qui se sera distinguée dans la construction des œuvres du 55e anniversaire se verra octroyée un prix distinctif à la même occasion. Pendant les cérémonies, il est demandé aux invités d’honneur y compris les journalistes d’être en tenue de ville ou en tenue traditionnelle d’apparat.
Comme le 1er juillet de cette année coïncide à un samedi, il est vivement recommandé d’avoir une pensée pour le pays et pour les hommes et femmes qui se sont battus jusqu’à sacrifier leurs vies afin que le pays puisse recouvrer son indépendance. C’est alors dans cette atmosphère de recueillement et de nationalisme que le travail d’inauguration des cinquante-cinq œuvres retenues parmi 362 œuvres au total se fera du lundi 3 juillet jusqu’au mois de décembre 2017 dans tout le pays. Ce programme concerne les écoles, les marchés communautaires, les centres de santé, les bâtiments administratifs, les stades et bien d’autres oeuvres.
M. Maniratanga a fait savoir qu’à partir de ce jour, il est lancé une opération commune propre afin de fêter le 55e anniversaire dans la propreté la plus absolue.

Eric Mbazumutima

 

Assemblée nationale> Questions orales adressées au ministre en charge de la culture

La détérioration des mœurs, une grande préoccupation pour le pays

 

DSC 0484Dans sa séance plénière du mercredi 14 juin 2017, le ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture, Jean-Bosco Hitimana, a répondu aux questions posées par les parlementaires. Ces questions étaient surtout en rapport avec la culture burundaise et le nouveau jeu de netball. Cette séance était dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda.

 

La langue nationale et la culture burundaise se détériorent au fur et à mesure. C’est pour cela que les Burundais doivent préserver leurs mœurs qui les ont toujours caractérisés. Ainsi, la culture se transmet de génération en génération.

Mise en place d’une maison de la culture

Parmi les questions posées au ministre en charge de la culture, il y avait celle en rapport avec la détérioration de certains mœurs observée ces jours-ci (l’éducation des enfants, l’accoutrement, certains comportements des jeunes ou des adultes, gestion des fêtes au sein des familles, etc). Répondant à cette question, le ministre Hitimana a indiqué que la détérioration des mœurs est une grande préoccupation pour le pays.
C’est dans cette optique que ledit ministère a élaboré un cadre juridique portant création, mission, organisation et fonctionnement d’une Maison de la culture. Trois grands secteurs sont concernés à savoir l’Académie Rundi, la mémoire du passé, les métiers d’art de l’époque. « La Maison de la culture sera une réponse à ce grand problème. Elle sera dotée de connaissances et de moyens suffisants », a-t-il dit. Son ministère a aussi mis en place une politique culturelle nationale dans le sens de promouvoir la culture burundaise.
Pour ce qui est de l’accoutrement, le ministre en charge de la culture a précisé qu’il faut un habillement décent partout et en tout lieu. « Nous avons beaucoup interpellé les fonctionnaires pour lesquels il existe une note circulaire. Pour cela, des sanctions administratives peuvent être prises à leur encontre en cas de manquement à un bon habillement décent ».

Certaines irrégularités sont observées dans le netball

Concernant le netball, les parlementaires ont exprimé leurs inquiétudes sur certaines irrégularités observées pour cette nouvelle discipline. Aussi, que cette dernière est seulement réservée aux femmes car on remarque des hommes qui pratiquent ce sport. Pour les députés, on remarque des fois que le président de la fédération est aussi entraîneur de telle ou telle équipe. C’est aussi le même cas observé chez les arbitres. Face à cette inquiétude, Jean-Bosco Hitimana a fait savoir qu’il s’agit d’un problème observé également au sein des autres fédérations sportives.
Pour lui, cela est dû à la loi sur les activités sportives qui n’est pas très claire dans la mesure où il existe trois versions de cette loi. Le constat fait est que cette loi n’existe pas. « Il s’agit d’une loi qui a été manipulée, c’est pour cette raison que des conflits d’intérêt sont souvent observés au niveau des fédérations », a-t-il souligné. Quant au sport de netball, il est joué en même temps par les hommes et les femmes, d’après la conclusion sortie d’une réunion tenue à Sidney en 2015 par la Fédération internationale de netball. Ainsi, la fédération nationale de netball doit vulgariser cette directive afin que ce soit un jeu pour tout le monde.
Les questions posées par les parlementaires ont eu des réponses satisfaisantes de la part du ministre en charge de la culture.
Yvette Irambona

 

Fête Nationale > Cinquante-cinquième anniversaire de l’indépendance du Burundi

Les préparatifs vont bon train

 

DSC05486Le Burundi célèbre le 1er juillet de chaque année, l’anniversaire de son indépendance. Cette année, le pays célèbre le 55e anniversaire de son indépendance par laquelle il a accédé le 1er juillet 1962. C’est une fête qui se célèbre dans une joie immense, et qui mérite des préparatifs. Dans le centre ville, des activités variées liées à ce grand jour sont menées.

 

Les Burundais, à travers tout le pays, commémore le 55e anniversaire d’une chose qu’ils ont acquise après des années de douleur. C’est précisément l’indépendance qui a permis au peuple de gérer les affaires de son propre pays, et d’en finir avec le joug du colonisateur. Comme cette fête doit se passer dans un climat d’ambiance et de fierté, il faut mener des actions visant à l’agrémenter. Ainsi, comme on le constate, les militaires et les policiers se préparent pour exhiber la joie d’être dans un pays réellement indépendant. Ils préparent un défilé qui va accompagner d’autres activités culturelles prévues pour rendre agréable ce jour. A cette occasion, on danse, on chante, on rit, on fait tout ce qui permet de manifester sa joie. Ailleurs, des actions de rendre propre la ville vont bon train. Des gazons dans les espaces publics sont arrosés de même que les fleurs. Les herbes et les gazons qui commençaient à grandir en désordre en hauteur sont coupés. On voit également des femmes qui balaient les chaussées et les boulevards. Tout cela montre que le jour du 1er juillet n’est réellement pas pour le Burundi et son peuple un jour comme les autres. La raison pour laquelle, tout le peuple burundais vivant dans le pays ou à l’étranger se prépare pour manifester la joie de pouvoir savourer les fruits de son travail, et ceux que son pays offre.

Alfred Nimbona

 
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