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CENI> Validation des répertoires communaux

Pour se préparer aux élections générales de 2020

 

DSC02754La Commission électorale nationale indépendante  (Ceni) a  organisé,  le  vendredi 21 juin 2019, une réunion de validation des répertoires communaux des centres d’inscription pour les élections générales de 2020. L’objectif de cette activité était d’actualiser les centres qui peuvent être fonctionnels pendant le processus électoral. 

 

Le lancement de l’activité de validation des répertoires communaux des centres d’inscription a débuté par 9 communes de la province de Bujumbura et 3 communes de la province de Bujumbura mairie. Pour la province de Bujumbura, il s’agit des communes Isare, Mutambu, Mugongo-Manga, Mukike, Mutimbuzi, Kabezi, Mubimbi, Kanyosha et Nyabiraba. Pour la province de Bujumbura-Mairie, il s’agit des communes Muha, Mukaza et Ntahangwa.Cette réunion a rassemblé les administrateurs communaux, les chefs de zone et les intervenants dans le domaine de l’éducation qui avaient identifié les lieux d’inscription notamment les écoles, les églises et bien d’autres.Le président de la Ceni, Pierre Claver Kazihise, a indiqué que l’objectif de cette activité est d’actualiser les répertoires communaux des centres d’inscription pour la préparation des élections de 2020. Ces centres serviront d’inscription et de vote pour les dites élections. L’inscription concernera les personnes qui n’ont pas pu s’inscrire pendant les récentes élections du  référendum constitutionnel. « Les centres de vote sont extrêmement importants dans les élections », a-t-il souligné. D’après lui, ces centres tiennent compte de la proximité des citoyens. M.  Kazihise a mentionné que ces centres avaient été identifiés dans le processus électoral antérieur mais qu’il faut connaître ceux qui sont actuellement fonctionnels pour que l’on puisse effectivement les utiliser. Il a fait savoir qu’ils seront prochainement communiqués de façon claire et définitive. Sur 9 911 collines, 185 d’entre-elles n’avaient pas de centres d’inscription.Il a signalé que la même activité de validation des répertoires communaux se poursuivra  dans  d’autres  communes  du pays du 24 au 26 juin 2018. Enfin,  le calendrier électoral sera communiqué au public le 28 juin 2019, a-t-il conclu.

Eric Mbazumutima

 

Editorial> Le peuple burundais dans l’attente du 57e anniversaire de son indépendance

Progressivement et sûrement, le peuple burundais s’achemine vers la célébration, le 1er juillet prochain, du 57e anniversaire de son indépendance sous le thème : «  Soutenir l’indépendance nationale ». C’est, en effet, le 1er juillet 1962 que le peuple burundais accéda à la souveraineté nationale à la fois dans la joie et dans la douleur. Dans la joie, parce qu’il venait d’entrer, par la grande porte, dans le concert des nations en se débarrassant d’une administration coloniale belge qui divisa pour régner, en inoculant le venin de la haine dans le tissu social burundais. Les violences interethniques qui ont malheureusement jalonné l’histoire de notre pays, sont toutes scellées du sceau de l’ancien pouvoir colonial belge qui ne rêvait que d’un Burundi toujours divisé. Dans la douleur, parce que le peuple burundais venait de perdre le Prince Louis Rwagasore, père et héros de l’indépendance nationale, lâchement assassiné le 13 octobre 1961, par l’administration coloniale belge. Le Prince Louis Rwagasore réclamait l’indépendance immédiate au regard des malheurs indescriptibles que le peuple burundais endurait sous la colonisation belge dont le débarras fut un grand soulagement à travers tout le pays. Les seuls à n’avoir pas senti ce soulagement étaient des traitres burundais voués à la cause belge, appartenant au parti Démocrate Chrétien (PDC), un parti fantoche par lequel le colonisateur passa pour assassiner le Prince Louis Rwagasore qui ne cherchait pacifiquement que l’indépendance de ses concitoyens et de leur unité, unité qui sera mise à rude épreuve lors des violences interethniques répétitives dont la genèse et la responsabilité sont, rappelons-le, à chercher dans l’administration coloniale belge.Progressivement et sûrement, le peuple burundais s’achemine vers la célébration, le 1er juillet prochain, du 57e anniversaire de son indépendance sous le thème : «  Soutenir l’indépendance nationale ». C’est, en effet, le 1er juillet 1962 que le peuple burundais accéda à la souveraineté nationale à la fois dans la joie et dans la douleur. Dans la joie, parce qu’il venait d’entrer, par la grande porte, dans le concert des nations en se débarrassant d’une administration coloniale belge qui divisa pour régner, en inoculant le venin de la haine dans le tissu social burundais. Les violences interethniques qui ont malheureusement jalonné l’histoire de notre pays, sont toutes scellées du sceau de l’ancien pouvoir colonial belge qui ne rêvait que d’un Burundi toujours divisé. Dans la douleur, parce que le peuple burundais venait de perdre le Prince Louis Rwagasore, père et héros de l’indépendance nationale, lâchement assassiné le 13 octobre 1961, par l’administration coloniale belge. Le Prince Louis Rwagasore réclamait l’indépendance immédiate au regard des malheurs indescriptibles que le peuple burundais endurait sous la colonisation belge dont le débarras fut un grand soulagement à travers tout le pays. Les seuls à n’avoir pas senti ce soulagement étaient des traitres burundais voués à la cause belge, appartenant au parti Démocrate Chrétien (PDC), un parti fantoche par lequel le colonisateur passa pour assassiner le Prince Louis Rwagasore qui ne cherchait pacifiquement que l’indépendance de ses concitoyens et de leur unité, unité qui sera mise à rude épreuve lors des violences interethniques répétitives dont la genèse et la responsabilité sont, rappelons-le, à chercher dans l’administration coloniale belge.C’est contre vents et marées que le peuple burundais accéda à son indépendance dont il va célébrer le 57e anniversaire, en ayant toujours à l’esprit cette longue et cauchemardesque nuit coloniale qui accoucha de tous les séismes sociaux que notre pays a connus. C’est grâce au patriotisme hors du commun du Prince Louis Rwagasore que le peuple burundais chantera à l’unisson, le 1er juillet prochain, « Burundi Bwacu, Burundi buhire » au lieu de l’hymne national belge « La Brabançonne » qui était, pendant la longue et pénible période coloniale, exécuté sous la chicotte et autres travaux forcés déshonorants. C’est grâce à son courage exceptionnel et à sa vision que nous célébrerons le 57e anniversaire de notre indépendance, en rendant un hommage toujours mérité à ce vaillant prince sans lequel la domination belge allait se perpétuer à notre grand malheur.Comme nous y invite le thème choisi pour célébrer cet heureux anniversaire, soutenons notre indépendance nationale en la consolidant dans la paix et la sécurité aussi cimentées, avec toujours la ferme détermination à faire échec aux visées néocoloniales de nos déstabilisateurs prêts à nous ravir notre indépendance et notre souveraineté. Grâce à la politique clairement affirmée des institutions démocratiquement élues, le peuple burundais, indépendant et souverain, ne fera qu’avancer.

Louis Kamwenubusa

 

INSTITUTION DE L’OMBUDSMAN> Déclaration du mercredi 19 juin 2019

En rapport avec le briefing sur le Burundi au Conseil de sécurité de l’Onu

 

IMG 0012L’Ombudsman burundais a sorti une déclaration le mercredi 19 juin 2019 relatif au briefing sur le Burundi au conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (Onu) du 14 juin 2019 à New York. Smail Chergui,   commissaire paix et sécurité de l’Union africaine a demandé la réouverture du dialogue interburundais. 

 

Dans sa déclaration, l’Ombudsman burundais a dit que le briefing sur le Burundi est pour permettre la réconciliation dans ce pays et qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Pour l’Institution de l’Ombudsman et au regard de la situation actuelle, l’Ombudsman burundais a précisé que ce briefing a été demandé par certains pays, qui, pourtant sont au courant des avancées réelles auxquelles est arrivé le Burundi en termes de paix, de sécurité et de réconciliation. Cette demande  étonne autant que la déclaration de Smail Chergui. Même si le briefing ne donne pas lieu à une résolution, cette démarche montre qu’il y a encore des pays ou des organisations qui n’entendent pas laisser le Burundi jouir pleinement de sa souveraineté. Il a remercié et a encouragé les pays qui ont compris les aspirations des Barundi et ont exprimé la vérité sur la réelle situation au Burundi. Il les a encouragés à rester toujours objectifs et impartiaux. Pour l’Ombdsman burundais, si au dernier round des négociations, la participation des acteurs n’a pas été escomptée, les circonstances qui en ont été la cause sont connues des différents protagonistes.Selon l’Ombudsman burundais, au regard de la situation qui prévaut, un débat pareil au conseil des Nations unies sur le Burundi n’est d’aucun intérêt à part qu’il paraît être un déni des efforts consentis par le peuple burundais et son gouvernement, ainsi que les acteurs pacifistes de la politique burundaise. De même, le discours de Smail Chergui lancé à moins d’un an des échéances électorales de 2020 va à l’encontre des parties prenantes qui se préparent déjà pour ce rendez-vous important pour le peuple burundais. Ce discours risque de retenir en exil les hommes et les femmes politiques qui avaient l’intention de rentrer au pays pour se préparer à prendre part à ces élections.Pour terminer, il a signalé qu’il est essentiel de noter que les instruments nécessaires pour ces élections se mettent progressivement en place. Tout le monde y compris les partenaires du Burundi devrait s’interdire à toute action de saboter le processus électoral. L’institution de l’Ombudsman appelle toutes les parties prenantes, le gouvernement en tête, les partis politiques, les organisations de la société civile, les confessions religieuses, ainsi que les partenaires du Burundi, de s’impliquer pour que les élections puissent se dérouler en toute transparence et dans un climat de paix..

Aline Nshimirimana

 

ASSEMBLEE NATIONALE> Séance plénière du mercredi 19 juin 2019

Le projet de loi régissant les fondations d’utilité publique au Burundi adopté à l’unanimité

 

DSC 1075Sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, les députés burundais se sont réunis en séance plénière au Palais des congrès de Kigobe,  pour analyser et adopter le projet de loi régissant les fondations d’utilité publique au Burundi, le mercredi 19 juin 2019. Ce projet de loi a été adopté à l’unanimité.

 

 

Au cours de cette séance plénière, le gouvernement était représenté par la ministre de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, qui était venue donner des éclaircissements. Dans son exposé des motifs, la ministre Kanyana a fait savoir que de l’époque de la tutelle belge à nos jours, le régime juridique applicable aux fondations au Burundi reste fixé par le décret régissant les établissements d’utilité publique édicté le 19 juillet 1926.  Alors que le législateur belge lui-même  a depuis longtemps procédé  à la refonte de la loi dont dérive le décret actuellement régissant les fondations au Burundi, il s’avère incompréhensible de constater que notre pays continue d’appliquer des dispositions d’un décret vieux de 91 ans, a dit Mme Kanyana.La mise en place de ce nouveau régime  juridique, a fait remarquer Mme Kanyana, est motivée par le souci des pouvoirs publics d’instaurer un environnement juridique favorable à la mobilisation des ressources en faveur des activités d’intérêt général dans des domaines variés. La réglementation actuelle en matière de fondations fait état de très nombreuses lacunes qu’il faudrait combler. Il ne s’agit pas d’une simple révision du texte en vigueur mais de sa refonte en vue de mettre en place une loi propre à notre pays, a indiqué Mme Kanyana.Après le rapport de la commission de la justice et des droits de la personne humaine sur ce projet, les députés ont posé des questions à la ministre pour avoir des éclaircissements. A la question de savoir s’il n’y aura pas des initiateurs des fondations qui peuvent les utiliser pour le blanchiment d’argent, Mme Kanyana a indiqué qu’il est facile de les détecter. Celui qui le fera va en tirer les conséquences et cette fondation sera fermée. Après les questions des députés, des amendements de fond et de forme ont été faits. Sur quatre vingt-six députés présents et onze procurations, ce projet de loi régissant les fondations d’utilité publique au Burundi a été adopté à l’unanimité.

Martin  Karabagega 

 
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