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Parlement >Départ du Premier vice-président de l’Assemblée nationale et du Deuxième vice-président du Sénat pour l’Ouganda

Ils vont participer au séminaire régional sur les objectifs du développement durable

000az2000az3Conduite par le Premier vice-président de l’Assemblée nationale,Agathon Rwasa, une délégation parlementaire a pris l’avion dans la matinée du 28 février 2017 à destination de Kampala en Ouganda. Ils sont allés prendre part au séminaire régional sur les objectifs du développement durable (ODD) pour les parlementaires d’Afrique subsaharienne qui va se tenir du 1er au 03 février 2017 en Ouganda. Il était accompagné du Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo.

Selon le communiqué reçu de la part du service chargé de presse, communication et relations publiques à l’Assemblée nationale, au cours de ce séminaire, différents thèmes seront abordés dont : « une gouvernance efficace, élément primordial du développement durable; atteindre un développement durable en luttant contre les changements climatiques ; garantir à tous une bonne santé et le bien- être au moyen des objectifs du développement durable (ODD); mobiliser des ressources pour la mise en œuvre des objectifs du développement durable (ODD) en Afrique subsaharienne » ; etc.
D’après le même communiqué il est indiqué que, ce séminaire sera le moment propice pour parler du rôle des parlements dans la mise en œuvre des objectifs du développement durable (ODD). Il sera également l’occasion de rendre compte des avancées, des failles et des enseignements tirés de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il sera aussi question de présenter les objectifs du développement durable (ODD) et leurs cibles tout en incluant une référence régionale qui permettra de mesurer les progrès futurs.
Au cours de ce séminaire, les participants vont aborder les manières dont les parlements peuvent garantir, avec l’aide de partenaires au développement, les ressources financières et non-financières nécessaires à la mise en œuvre des stratégies nationales et régionales relatives aux objectifs du développement durable (ODD). Ledit communiqué souligne également qu’au cours de ces assises, les engagements clés en matière de coopération pour le développement et les processus correspondants seront aussi mis en relief.

Astère Nduwamungu

 

Editorial> La loi, rien que la loi

Nous ne sommes pas encore le 8 mars, journée internationale de la femme, mais la femme burundaise a déjà fait parler d’elle. Elle a fait parler d’elle, samedi dernier, à travers des marche-manifestations pacifiques organisées à travers tout le pays pour dire non à l’amnistie des putschistes demandée par quelques Burundais présents au dialogue inter-burundais récemment tenu à Arusha. Des slogans portés à bout de bras dénonçant tous les agissements négatifs contraires aux aspirations et aux exigences démocratiques du peuple burundais pouvaient se résumer ainsi : « Non au pouvoir obtenu à l’issue des coups de force, non à l’impunité, oui et toujours oui à un pouvoir issu des urnes ».
C’est dans le cadre du Forum national des femmes que les marche-manifestations ont été organisées pour s’élever avec force contre l’impunité qui perpétue le crime, contre l’irrespect de la loi, sources de dérives dangereuses pour la vie de la nation. L’intérêt de la nation ne pouvant se confondre dans la satisfaction des intérêts particuliers, le Forum national des femmes exige que la loi, rien que la loi, soit appliquée contre tout ce qui est de nature à compromettre la démocratie, cette dernière ne trouvant dans la seule loi qu’un moyen de la conforter. Quel serait l’avenir du pays si celles et ceux en charge de l’élaboration des lois ne s’attachaient pas attentivement à leur application ? En organisant, à travers tout le pays, des marche-manifestations pacifiques contre l’impunité des crimes, le Forum national des femmes, et tout le peuple burundais à travers lui, appelaient ceux qui les gouvernent à trouver des solutions justes aux situations dangereuses pour la démocratie par l’application de la loi. Nous avons, pour l’heure, un seul droit, et le plus grand est celui d’actionner la Constitution. Nous sommes arrivés aujourd’hui, sied-il de le rappeler, à un moment où, en aucun cas, nous ne pouvons plus répondre à des jeux politiques dépassés dans le temps et qui ignoraient des responsabilités Constitutionnelles. Il faut se souvenir, parce que le peuple a, lui-même, sa mémoire, qu’on ne peut marier « la carpe et le lapin ». Cela est inconcevable. Si, dans le passé, on a connu des désagréments, c’est parce que l’on fût, aussi, incapable de s’entendre et de choisir ce qui est le plus efficace pour le pays et pour les citoyens, c’est-à-dire le développement politique et institutionnel dont l’issue est la démocratie répondant en écho aux justes attentes du peuple burundais. Coups d’Etat et démocratie sont incompatibles.
Appliquer la loi, c’est fondamentalement prendre option pour les principes démocratiques que le peuple burundais a voulus ainsi : une mise en place d’un exécutif à la tête duquel se trouve le chef de l’Etat, détenteur des pouvoirs qui lui assurent des compétences de prendre des décisions qui engagent le destin de la nation, exerçant un contrôle sur le fonctionnement des institutions, prenant option pour la construction d’institutions modernes, aptes à prendre en charge les problèmes massifs de la société burundaise ; un parlement véritablement représentatif du peuple burundais, c’est-à-dire naturellement traversé par les différenciations qui le caractérisent et qui, donc, a en son sein des sensibilités politiques différentes assumant pleinement ses missions de législateur et de contrôle.
Appliquer la loi, c’est poser à la fois un acte courageux et honnête : la recherche des responsables des crimes, de ceux qui les commanditent et la détermination de leurs responsabilités. Les victimes n’ont-elles pas droit à la vérité et à la justice ? Il est important, actuellement et pour l’avenir, de construire une société meilleure dans laquelle se forment des consciences droites et réceptives aux exigences de la loi pour que grandissent des hommes et des femmes soucieux et capables de réaliser un ordre social juste pour leur conduite responsable. C’est l’application de la loi qui engendre la paix et l’instaure entre les hommes.
La mémoire du peuple burundais gardera le souvenir douloureux des cicatrices laissées par les violences interethniques de 1965, 1972, 1988 et 1993. Si la loi avait été appliquée dans toute sa rigueur, on n’en serait pas arrivé là. Le pays se serait senti plus solide et plus uni. Samedi dernier, le Forum national des femmes nous a apporté un message : protégeons la démocratie par la force de la loi.

Louis Kamwenubusa

 

Parlement burundais> Message du parlement de la république du Burundi suite à la déclaration du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, réuni à Québec du 1er au 4 février 2017

00azertSuite à la déclaration du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, réuni à Québec du 1er au 4 février 2017, le Parlement de la République du Burundi voudrait présenter à la Communauté nationale et internationale l’évolution positive de la situation politique et sécuritaire réelle qui prévaut en République du Burundi depuis le 26 avril 2015.

1. L’année 2015 a été caractérisée notamment par des malentendus sur l’organisation des élections et une polémique sur la légalité de la candidature du Président Pierre Nkurunziza.

2. Une opposition radicale et quelques organisations de la société civile, cachées derrière ce qu’elles appelaient le refus d’une candidature du Président Pierre Nkurunziza à un « troisième mandat », ont organisé des manifestations qui se sont vite transformées en une insurrection violente qui a occasionné de nombreux morts et blessés graves dans certains quartiers de la capitale Bujumbura, des déplacements des populations vers les pays voisins et/ou occidentaux, des destructions méchantes des biens appartenant à l’Etat ou à de paisibles citoyens.
Les organisateurs dudit mouvement insurrectionnel ont reçu le soutien d’un groupe de militaires et policiers qui a organisé un coup d’Etat le 13 mai 2015 pour renverser les Institutions démocratiquement élues en 2010.
La majorité des organisateurs de ce mouvement insurrectionnel et du coup d’Etat déjoué ont fui le pays, les uns vers les pays limitrophes, les autres, vers l’Occident.

3. Loin d’être une crise de mandat, le problème fondamental était la mauvaise interprétation de la Constitution du Burundi entre les membres de la classe politique, la société civile, les confessions religieuses malgré l’arrêt de la Cour Constitutionnelle de la République du Burundi rendu le 04 mai 2015 et le jugement rendu par la Cour de la Communauté Est Africaine en date du 19 juillet 2015 confirmant tous la légalité de la candidature du Président Pierre Nkurunziza.

4. L’installation en 2015 des institutions démocratiquement élues a consacré le retour à la normale dans le pays.

Sur le plan politique,

5. Toutes les délégations qui ont déjà visité le Burundi pour s’enquérir de la situation de paix et de sécurité qui y prévaut, notent avec satisfaction les avancées réalisées depuis le 26 avril 2015 jusqu’aujourd’hui.

6. A la sortie de l’audience à la Présidence de la République du Burundi, le 09 septembre 2016, l’Administrateur Représentant le Burundi à la Banque Mondiale, Monsieur Louis René Larose a fait savoir que « le Burundi est un pays digne d’être soutenu si on tient compte de ses réalisations et de la paix qui est une réalité. Nous pouvons le témoigner par notre visite sur terrain ».

7. Du 25 au 26 février 2016, une mission d’information sur la situation politique et sécuritaire a été effectuée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement mandatés par l’Union Africaine. Leurs Excellences Chefs d’Etats et de Gouvernements de la République d’Afrique du Sud, de la République du Gabon, de la République du Sénégal, de la République Islamique de Mauritanie et de la République Fédérale d’Ethiopie ont eu des entretiens avec les autorités burundaises, les représentants des partis politiques et des organisations de la société civile, les anciens Chefs d’Etat ainsi que les leaders religieux.

8. A l’issue de leur mission effectuée en République du Burundi, les Chefs d’Etat et de Gouvernement mandatés par l’Union Africaine ont déclaré que la situation politique et sécuritaire est bonne et qu’il convient de privilégier le dialogue politique pour trouver un compromis aux problèmes qui divisent encore les Burundais.

9. Du 22 au 25 juin 2016, une délégation du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine a effectué en République du Burundi une mission et a déclaré à la fin de cette mission que l’évolution positive de la situation politique et sécuritaire au Burundi a poussé l’Union Africaine à renoncer à son projet d’envoyer la Mission Africaine de Prévention et de Protection au Burundi (Maprobu) en République du Burundi.

10. Du 23 au 27 novembre 2016, une délégation du Parlement Panafricain a effectué une mission au Burundi pour se rendre compte par elle-même de la situation politique et sécuritaire qui prévalait dans le pays. En sa séance plénière tenue le 12 mai 2015 à Midland en République d’Afrique du Sud, le Parlement Panafricain a recommandé à l’Union Africaine et aux Nations Unies de soutenir « les principales institutions nationales burundaises créées pour trouver des solutions aux conséquences des conflits, en particulier la Commission Nationale de dialogue interburundais, la Commission Vérité et Réconciliation, ainsi que le système judiciaire du Burundi ».
Le Parlement de la République du Burundi rappelle que le dialogue politique inter-burundais fondé sur le respect de la Constitution burundaise et les Accords d’Arusha répondant aux objectifs indispensables de paix et de réconciliation nationale souhaité par le Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie est organisé aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Au niveau interne, le dialogue est piloté par la Commission Nationale de Dialogue inter-burundais (CNDI) qui a déjà produit son rapport, tandis qu’au niveau externe, il est piloté par la facilitation désignée par la Communauté Est Africaine qui vient d’organiser sa 4ème session à Arusha, en République Unie de Tanzanie. Les participants à cette session ont noté avec satisfaction les avancées positives déjà réalisées. En outre, certains leaders politiques qui avaient pris le chemin de l’exil et qui ont participé à la session d’Arusha tenue du 16 au 18 février 2017, ont décidé de rentrer au pays pour contribuer davantage à la consolidation de la paix et de la sécurité au Burundi.

11. S’agissant de la situation carcérale, des mesures allant dans le sens de désengorger les prisons ont été prises. Ainsi, Son Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi a ordonné la libération de plus de deux mille cinq cent prisonniers, venant s’ajouter à d’autres prisonniers libérés en 2015 et en 2016 tel que l’indiquent les données ci-dessous :

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Parmi les 2247 prisonniers libérés, figurent 1612 ayant quitté les prisons en l’application du Décret N° 100/01 du 3 janvier 2017 portant mesure de grâce présidentielle.

S’agissant de la liberté d’expression,

12. Les médias émettent sur tout le territoire national, à l’exception de trois d’entre eux qui font face à une enquête judiciaire pour leur participation au coup d’Etat du 13 mai 2015.

13. Ainsi 20 radios locales publiques et privées, 4 radios communautaires, 7 Radio-télévisions émettent sur le territoire du Burundi, 2 agences de presse locales, 24 journaux périodiques publics et privés, 17 sites internet, 12 associations et organes professionnels de la presse sont opérationnels.

14. Tous ces cadres d’expression et d’information sont pris et considérés au même pied d’égalité quant à leur agrément et fonctionnement. Pour tous ceux qui veulent mettre en place un médium au Burundi et qui le demandent, l’autorisation est accordée par le Conseil National de Communication (CNC) après avoir rempli les conditions exigées. En cas de dérapage, le CNC fait recours à la loi.
Sur le plan sécuritaire

15. La sécurité est bonne sur tout le territoire national même dans les quartiers où le mouvement insurrectionnel avait provoqué des dégâts humains et matériels depuis le 26 avril 2015. Les crimes et délits commis au Burundi sont déférés devant l’autorité compétente conformément à la loi burundaise en vigueur.

Les forces de défense et de sécurité composées dans l’esprit d’équilibre et à la lettre des Accords d’Arusha (50% hutu et 50% tutsi) maintiennent la paix et la sécurité sur tout le territoire national du Burundi.

16. Le Parlement de la République du Burundi a mis en place une Commission Spéciale chargée de vérifier le respect des équilibres constitutionnels au sein des corps de défense et de sécurité.

Sur le plan humanitaire,

17. Le Burundi s’est vu imposer des sanctions injustes par certains de ses partenaires extérieurs. Cela affecte énormément la population dans des domaines variés comme la santé, l’éducation, l’appui au développement durable. C’est pourquoi le Burundi a besoin d’un soutien économique au moment où un effectif important des Burundais qui avaient fui vers les pays voisins regagnent progressivement et volontairement leur pays natal.

S’agissant du mouvement de retour des réfugiés,

Le Parlement de la République du Burundi invite le Bureau de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie à constater que même les leaders politiques qui s’étaient réfugiés dans certains pays de l’Occident regagnent paisiblement la terre natale. Quatre personnalités politiques ont déjà regagné le pays. Il s’agit de l’ancien Président de la République du Burundi, le Sénateur Sylvestre Ntibantunganya, l’ancienne Deuxième Vice-Présidente de la République du Burundi et Présidente du Parti ADR Imvugakuri, Madame Alice Nzomukunda, l’ancien député Mathias Basabose et l’ancien député et président du parti Alide, Monsieur Joseph Ntidendereza.
Le Parlement de la République du Burundi invite le Bureau de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie à encourager plutôt d’autres personnalités politiques encore en exil d’emboîter le pas à ces quatre figures politiques pour regagner leur pays natal.


18. Tenant compte des chiffres disponibles au ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique, jusqu’au 31 décembre 2016, plus de 100 000 Burundais avaient déjà regagné le Burundi sur environ 265 000 Burundais qui étaient en exil.

19. Le Parlement de la République du Burundi trouve que le Bureau de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie exagère en disant qu’il y a une détérioration de la situation au Burundi au moment où même plus de 52 465 réfugiés congolais se sentent en paix et en sécurité au Burundi.

20. Le Parlement de la République du Burundi demande que l’aide humanitaire accordée par l’Union Européenne soit destinée à toute la population burundaise dans son ensemble, c’est-à-dire les Burundais réfugiés et ceux restés au pays. Car, priver de l’aide humanitaire aux Burundais restés au Pays et augmenter cette aide en faveur des Burundais en exil pourrait être interprété comme un encouragement à quitter le Burundi, pour enfin arriver à confirmer que le pays connaît des problèmes sécuritaires qui poussent une partie de sa population à l’exil.

S’agissant des libertés de réunion, d’opinion, d’association et de religion,

21. Le Burundi s’est doté d’un arsenal juridique définissant l’exercice des libertés publiques à savoir :

- La Constitution de la République du Burundi ;
- La loi N°1/28 du 05 décembre 2013 portant réglementation des réunions et manifestations sur la voie publique ;
- La loi N° 1/16 du 10 septembre 2011 portant révision de la loi N°1/006 du 26 janvier 2003 portant organisation et fonctionnement des partis politiques ;
- La loi N°1/35 du 31 décembre 2014 portant cadre organique des confessions religieuses;
- Loi N°1/02 du 27 janvier 2017 portant cadre organique des associations sans but lucratif ;
- Loi N° 1/01 du 23 janvier 2017 portant modification de la loi N° 1/011 du 23 juin 1999 portant modification du décret-loi N° 1/033 du 22 août 1990 portant cadre général de la coopération entre la République du Burundi et les Organisations Non-Gouvernementales Etrangères ;
- Il existe aussi d’autres cadres légaux notamment ceux régissant la liberté d’activité syndicale des travailleurs, les coopératives, etc.

Dans ce sens, le Ministère ayant l’intérieur dans ses attributions a déjà agréé:

- plus de 6500 associations sans but lucratifs dont plus de 100 associations ont été agréés depuis le mois de janvier 2016 ;
- plus de 40 partis politiques ;
- plus de 550 confessions religieuses au Burundi.

Quant au respect des libertés publiques,

22. Le cadre légal ci-haut cité définit les conditions de leur exercice et les services relevant du Ministère ayant l’intérieur dans ses attributions à veiller au respect des lois en vigueur. Ainsi, 25 des Associations Sans But Lucratif ont vu leurs activités suspendues car elles ont passé outre leurs engagements en s’associant aux partis politiques dans certaines activités en violation de la loi. Après les enquêtes du Ministère Public, seules 10 associations sont toujours poursuivies pour leur rôle présumé dans le Coup d’Etat du 13 mai 2015.

23. Les partis politiques et autres associations sont libres de tenir les réunions de leurs membres sur tout le territoire national conformément à la loi burundaise.

24. Dans le souci de remplir convenablement leurs missions de représenter le peuple, les Parlementaires effectuent régulièrement des descentes dans tout le pays pour s’enquérir de l’état des lieux. La paix est une réalité au Burundi.

25. Le Parlement de la République du Burundi réitère son souhait de bienvenue à une délégation du Bureau de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie pour se rendre compte de la réalité dans le pays au lieu de se ressourcer auprès des individus et organisations ayant comme objectif le parachèvement de la déstabilisation des Institutions démocratiquement élues.

Fait à Bujumbura, le 23 /2/2017

Le Président du Sénat Du Burundi
Très Honorable Révérien Ndikuriyo

Le Président de L’Assemblée Nationale du Burundi
Très Honorable Pascal Nyabenda

 

CNDD-FDD> Dîner de gala offert au corps diplomatique et consulaire accrédité au Burundi

Evolution de la situation politico-sociale au Burundi

001abLe secrétaire général du parti CNDD-FDD, Evariste Ndayishimiye, a offert le vendredi 24 février 2017 à Gitega un dîner de gala aux leaders des partis politiques agréés au Burundi et aux membres du corps diplomatique et consulaire accrédité au Burund.i Au cours du dîner, il y a eu échange de toast sur le thème Evolution de la situation politico-sociale au Burundi.

Dans son allocution, Evariste Ndayishimiye a indiqué que l’unité du peuple burundais et la cohésion sont devenus une réalité. Les corps de défense et de sécurité sont devenus réellement républicains et œuvrent pour l’intérêt de tous les citoyens. En outre, a-t-il dit, le retour de la démocratie a permis la mise en place des institutions démocratiques qui répondent aux aspirations du peuple par le fait qu’elles sont issues de sa volonté. «Nous affirmons sans risque de nous tromper que le génocide ne peut pas avoir lieu au Burundi, car il n’a été laissé aucune faille qui puisse permettre ni sa préparation ni sa mise en œuvre. En effet, a expliqué le secrétaire général du CNDD-FDD, les institutions sont composées de manière que ceux qui y prennent partie viennent de tendances et d’ethnies diverses. Certes, a-t-il dit, «des détracteurs égoïstes ne manquent pas. Ils vont essayer de diviser les citoyens mais leurs plans seront toujours voués à l’échec. Ils vont essayer d’orchestrer des crimes organisés, mais leur dessein restera vain».
Concernant la stratégie de diabolisation des jeunes affiliés au parti CNDD-FDD, M. Ndayishimiye a indiqué que les jeunes imbonakure ne sont pas une milice. En effet, a-t-il poursuivi, les problèmes liés à la jeunesse sont traités par les jeunes dans leur cadre approprié. L’appellation des ligues affiliées aux partis politiques est un signe de grande culture démocratique au sein des formations politiques au Burundi, car cela donne plus de chance à des groupes distincts d’exercer librement et pleinement leurs droits politiques. Ainsi, on peut donner des exemples, l’Uprona compte en son sein les organisations des femmes UFB et des jeunes JRR, le Frodebu compte en son sein la Gedebu comme l’organisation des jeunes… « C’est pour vous dire que les jeunes Imbonerakure, contrairement à ce que les autres disent, ce sont des jeunes garçons et jeunes filles qui œuvrent pour la nation ».

Respecter la souveraineté nationale
Au point de vue du dialogue inter-burundais, le patron du parti CNDD-FDD a déclaré qu’étant un parti ayant gagné les élections de 2015, le CNDD-FDD soutient le dialogue initié par le gouvernement non seulement à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de pays, tout en soutenant sans réserve la facilitation de son excellence Benjamin Mkapa dans ce dialogue. Dans cette perspective, il a demandé aux diplomates présents de continuer à appuyer le Burundi dans ce processus de dialogue tout en respectant la souveraineté nationale.
Il a rappelé que nul n’ignore que la démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Pour cela, le parti CNDD-FDD souhaite que toutes les doléances exprimées par le peuple burundais lors du processus de dialogue inter-burundais soient respectées par les décideurs. C’est dans cette perspective que le gouvernement du Burundi a déjà analysé un projet de décret portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la commission nationale chargée de proposer le projet d’amendement de la constitution de la république du Burundi .
Selon lui, le parti CNDD-FDD estime que personne ne devrait s’inquiéter outre- mesure de la révision de la constitution du fait que la proposition émane avant tout des propositions d’acteurs politiques de 2013 lors du dialogue de Kayanza. Deuxièmement il a annoncé que cette idée est soutenue par le dialogue inter-burundais et les responsables des partis politiques et autres couches sociales. « C’est un processus d’amendement qui doit être le plus transparent possible », a-t-il réitéré.

Appuyer le gouvernement burundais dans le processus de rapatriement des réfugiés
Concernant la question des réfugiés, il a dit que le parti CNDD-FDD souhaite que l’année 2017 soit une année de retour au pays natal pour nos compatriotes qui ont fui le Burundi, car, a-t-il affirmé, la paix et la sécurité sont une réalité au Burundi. C’est pourquoi le gouvernement et la population sont prèts à les accueillir et à les faire cheminer dans la préparation des élections de 2020. Il a profité de cette occasion pour remercier ceux qui sont déjà revenus malgré les rumeurs décourageantes rependus par les ennemis de la paix. «Nous vous demandons, mesdames, messieurs les diplomates, d’appuyer notre gouvernement dans le processus de rapatriement de tous les Burundais en exil.»
M. Ndayishimiye a indiqué que les commanditaires des actes terroristes, des gens qui ont décidé que le Burundi devait périr pour mettre la pression sur le gouvernement de la République du Burundi et ainsi parachever le coup d’Etat manqué du 13 mai 2015 sont confortés par la complicité de certains pays qui narguent les institutions judiciaires du pays. Que cette année soit un nouveau départ en matière de lutte anti-terroriste. Nous trouvons absurde, hypocrite, paradoxale et utopique, la déclaration d’une littérature anti-terroriste et pro démocratique au moment où, dans les coulisses, des appuis multiformes ne cessent d’être octroyés aux fauteurs de trouble qui sèment la zizanie et la discorde dans le monde au détriment du gouvernement responsable engagé bec et ongle à en découdre avec le terrorisme et asseoir un Etat de droit. « C’est pourquoi nous vous demandons d’appuyer le gouvernement de la république du Burundi dans la lutte contre l’impunité dans notre pays. Il a dit que le parti CNDD-FDD les encourage à continuer à se conformer aux instruments internationaux qui régissent les relations internationales.

Visite touristique
Quant à l’ambassadeur de la Républiques Sud-africaine au Burundi qui a pris la parole au nom des autres diplomates, il a déclaré que les problèmes des Burundais seront résolus par les burundais eux-mêmes. Ce diplomate a annoncé qu’il faut que les Burundais sachent que ce n’est pas le facilitateur Mkapa qui va décider à leur place. En effet, selon lui, ni la communauté internationale ni l’Union africaine, ni la communauté de l’Afrique de l’Est ne pourront trouver une solution durable aux problèmes politiques que connaît le Burundi. «Les Burundais ont seulement besoin d’être accompagnés dans leur dialogue », a-t-il dit.
Pour le président du parti Uprona, Abel Gashatsi, qui a parlé au nom des autres leaders politiques, il a demandé à la facilitation de rapatrier au plus vite le dialogue interburundais dans le but ultime de se l’approprier et réunir toutes les conditions pour que les refugiés puissent rentrer. Il a aussi demandé au ministère de l’Intérieur et de la formation patriotique de renforcer le conseil d’arbitrage chargé de résoudre à l’amiable, en collaboration avec le forum permanent de dialogue des partis politiques, les problèmes qui naissent entre les partis politiques.
Signalons qu’avant ce dîner de gala, dans le but de montrer à ces diplomates le niveau de sécurité du Burundi et ses potentialités politiques, le secrétaire général du parti au pouvoir, accompagné des présidents et représentants des partis politiques agréés au Burundi, ont effectué avec eux un voyage touristique qui les a menés en commune Rutovu à la source du Nil et à la pyramide de la source du Nil ainsi qu’en province de Rutana en commune Musongati aux différentes chutes de Shanga, avant de mettre le cap sur Gitega.

Vincent Mbonihankuye

 
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