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SHANGHAI> Première exposition internationale d’importation de la Chine

S’opposer au protectionnisme pour construire une économie mondiale ouverte

 

DSC0190Cent-septante-deux pays, régions et organisations internationales et plus de 3 600 sociétés de différents pays sont présentes à la première  Exposition internationale d'importation de la Chine (China International Import Expo, CIIE) qui se tient à Shanghai sous le thème «Une nouvelle ère, un avenir partagé », ce lundi 5 novembre 2018. Elles y sont pour présenter leurs réalisations en matière de développement devant plus de   400 000 acheteurs chinois et étrangers participant à cet événement historique pour explorer des accords commerciaux. Le président chinois, a appelé le monde entier à s’opposer au protectionnisme pour atteindre la mondialisation économique

 

Dans son discours, le président chinois, a invité le monde entier à  s'engager à l'ouverture et s'opposer au protectionnisme et à l'unilatéralisme pour construire une économie mondiale ouverte. Selon lui, l'économie mondiale traverse un profond ajustement au moment où le protectionnisme et l'unilatéralisme renaissent. La mondialisation économique fait face à des obstacles, et, le multilatéralisme et le système de libre-échange sont menacés. Les incertitudes et les instabilités abondent encore provoquant ainsi l’augmentation des risques et des défis. «Pour faire face à un tel monde aussi complexe, nous devons voir la tendance sous-jacente et renforcer la confiance en notre avenir grâce à l’ouverture et à la coopération en travaillant ensemble, a-t-il annoncé.Pour arriver à un développement partagé, il a indiqué  que  tous les pays  devraient améliorer leur croissance innovante en accélérant la transformation des facteurs de croissance  avec l’objectif principal de la poursuite  d’un développement inclusif dans l’intérêt de tous. «Si la croissance économique de la Chine au cours des 40 dernières années a été réalisée, c’esr grâce à un engagement en faveur de l’ouverture», a-t-il informé. De même,  a poursuivi le président chinois, le développement de grande qualité de l’économie chinoise à l’avenir ne peut être garanti que par une plus grande ouverture. 

Modèle de l'économie mondiale

La Chine n'arrêtera pas ses efforts pour poursuivre une économie mondiale ouverte. Pour élargir son ouverture, la même autorité a mentionné que la Chine intensifiera ses efforts de plusieurs  manières, à savoir la facilitation de l’environnement commercial de classe mondiale, le potentiel d'augmentation des importations et la  continuation d'élargir l'accès au marché. Ici, le président Xi, a indiqué que les importations de biens et de services de la Chine devraient dépasser respectivement 30 000 milliards et 10 000 milliards dollars américains au cours des 15 prochaines années. «Nous espérons ainsi créer pour le monde entier une plate-forme de coopération ouverte», a-t-il souligné.Tenant compte de la variété des produits exposés, la dite exposition est un modèle de l'économie mondiale. Il y a une variété de produits de qualité allant des machines-outils allemands, aux produits artisanaux du Soudan du Sud et du café de l’Ethiopie, en passant par des robots japonais, des équipements médicaux américains, du vin australien et des produits agricoles brésiliens. La CIIE ouvre un nouveau chapitre dans le monde des exportations. Maintenant, tout le monde est convaincu qu’il peut élargir ses horizons de marché en Chine eu égard à la population de celle-ci pouvant ainsi déterminer le pouvoir d’achat. La Chine a été le deuxième plus grand importateur de produits au monde pendant neuf années consécutives. 

Vincent Mbonihankuye (à Shanghai)

 

Présidence de la République > Audiences accordées à dix ambassadeurs

Ils venaient présenter leurs lettres de créance

 

DSC 0274Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a reçu en audience, le mardi 6 novembre 2018, au palais présidentiel de Ngozi, dix nouveaux ambassadeurs plénipotentiaires de leurs pays au Burundi. Ils venaient présenter au chef de l’Etat leurs  lettres de créance les accréditant en ces fonctions.  Il s’agissait des ambassadeurs du Royaume des Pays-Bas, de la République fédérative du Brésil, de l’Australie, de la Malaisie, de la république de Corée du Nord, du Ghana, du Soudan, de Thaïlande, du Mozambique et du Soudan du Sud.   

 

Après ces audiences, le porte-parole adjoint du président de la République, Alain Diomède Nzeyimana, a indiqué à la presse que tous ces ambassadeurs ont remercié le président de la République pour avoir choisi la province de Ngozi pour le déroulement de cette activité.  Selon eux, cela a été une oppportunité, pour la plupart de ceux qui visitent le Burundi pour la première fois, de voir la beauté du Burundi mais aussi de voir les Burundais  qui sont en train de travailler pour développer leur pays; mais aussi un Burundi qui est différent de ce que leurs médias racontaient ;  c’est un pays paisible, un pays en sécurité.

Les pays africains peuvent se développer ensemble 

Selon M. Nzeyimana, pour les pays d’Afrique, leurs ambassadeurs et le chef de l’Etat ont été unanimes que les pays africains en général ont presque une même culture, une même histoire parce qu’ils ont tous été colonisés mais aussi ont une même vision et une même orientation de pouvoir développer l’Afrique. « Donc, ils étaient unanimes sur le fait que, comme la plupart des pays africains ont un sous-sol riche et une urgence de pouvoir se développer et de voir les citoyens améliorer leurs conditions de vie, ils peuvent se développer ensemble ».  On citerait le Mozambique qui était,  dans le passé, contributeur de troupes qui  ont aidé à la mise en application de l’Accord global de cessez-le-feu. 

Certains ambassadeurs avaient un message spécifique

Selon toujours le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, quelques ambassadeurs étaient venus avec des messages spécifiques. C’est par exemple les Pays-Bas (Hollande) qui est un pays qui a donné des formations à la nouvelle force de police et de l’armée, juste après la signature de l’accord global de cessez-le-feu. « C’est donc un pays qui a aidé à la mise en application de cet accord global de cessez-le-feu mais aussi la mise en application de l’Accord de paix et de réconciliation d’Arusha. C’est donc un pays qui a fait le contraire de ce que la Belgique a fait, un pays qui est venu diviser la population burundaise ». La Corée du nord est aussi venue avec un message spécifique. Ayant des relations avec le Burundi qui  durent presque cinquante ans, la plupart des relations sont  dans le cadre militaire, dans le cadre de la paix et de la sécurité.  « Donc, c’est un pays qui est aujourd’hui en train d’élargir les horizons diplomatique, et qui, désormais, compte aussi continuer les relations importantes avec le Burundi ». Selon M. Nzeyimana, ce pays a aussi félicité le gouvernement du Burundi qui a pu démontrer son combat contre l’impérialisme. L’ambassadeur de l’Australie a aussi vivement remercié le gouvernement du Burundi pour sa contribution pour le retour de la paix et la sécurité en Somalie à travers l’Amisom. Le Brésil qui est intéressé par la production du Coton, qui est de bonne qualité, veut aussi développer des relations dans le sport, c'est-à-dire l’athlétisme et le football. « Ils vont continuer à former les cadres sportifs burundais pour que, à leur tour, ils viennent entraîner les jeunes sportifs burundais ».En définitive, le président de la République a invité tous ceux qui veulent investir au Burundi de consulter le nouveau  Plan national de développement pour qu’ils puissent voir les chapitres qui les intéressent, que ce soit dans l’agriculture,  la santé, l’éducation, les infrastructures, etc. 
Astère Nduwamungu

 

PREMIERE VICE-PRESIDENCE> Supprimer la traite des personnes au Burundi

La traite des êtres humains est un crime qui nous concerne tous

 

DSC 0354Le mardi 6 novembre 2018, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a procédé à l’ouverture d’un atelier consultatif sur l’élaboration d’un plan d’activités intégré visant à prévenir  et à supprimer la traite des personnes au Burundi. Il a appelé tous les responsables concernés à renforcer la lutte contre les réseaux des trafiquants organisés, grâce à une gestion efficace des frontières. 

 

Dans son allocution, la cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations au Burundi (OIM), A.J. Morgen, a dit que la traite des êtres humains est un fléau qui touche chaque pays dans le monde. Elle a indiqué que les femmes, les enfants et les hommes victimes de la traite subissent des formes d’exploitation qui portent atteinte à leur dignité et à leurs droits fondamentaux, ils endurent des violences et des traumatismes irréversibles. Elle a ajouté que l’OIM œuvre étroitement avec tous ses partenaires pour que les migrations s’effectuent dans l’ordre et dans le respect de la dignité humaine. « Au Burundi, l’OIM couvre plusieurs aspects de la migration dont la réinstallation des réfugiés, la matrice de suivi des déplacements, les besoins d’assistance en abris et la santé. La lutte contre la traite des êtres humains reste une de nos tâches principales », a-t-elle précisé.Dans son discours d’ouverture de cet atelier, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a fait savoir que l’atelier s’inscrit dans le cadre d’une consultation sur l’élaboration d’un Plan  d’activités intégré à prévenir et à éradiquer la traite des personnes au Burundi, conformément à la volonté du chef de l’Etat exprimée à travers la promulgation de la loi n° 1/28 du 29 octobre 2014 portant prévention et répression de la traite des personnes et protection des victimes de la traite. 

Travailler en synergie

« Pour lutter contre les réseaux des trafiquants, il convient de travailler en synergie avec les partenaires techniques et financiers impliqués dans la lutte contre la traite des personnes et la protection des victimes, et les pays de transit, afin d’éradiquer les réseaux, accompagner les victimes avec une grande priorité accordée aux mineurs et aux femmes », a déclaré M. Sindimwo. Il a rappelé que pour y arriver, les responsables des corps de police et les procureurs généraux constituent la clé de voûte de la répression. Cela parce qu’ils ont la possibilité de mener la poursuite des trafiquants. Il leur a demandé de faire preuve de pragmatisme dans ce travail, tout en respectant la loi.Pour M. Sindimwo, le gouvernement du Burundi est aux côtés de tous les partenaires qui s’efforcent de lutter contre ce fléau, l’OIM en particulier, et réaffirme qu’il est fermement résolu à respecter les obligations internationales et les droits de l’Homme, qu’il est conscient du degré élevé de l’interdépendance entre les nations quand il s’agit de faire face à des défis communs. « Pour cela, dit-il, le gouvernement s’engage à identifier les efforts pour prévenir, combattre et éradiquer la traite des êtres humains et lutter contre tous ceux qui exploitent les personnes vulnérables. La traite des êtres humains est une forme grave de criminalité et une violation intolérable des droits fondamentaux de l’Homme »

On ne peut pas rester indifférent

Gaston Sindimwo appelle tous les responsables concernés à renforcer la lutte contre les réseaux criminels organisés, grâce à une gestion efficace des frontières, à une coopération accrue et à la mise en œuvre des cadres juridiques et institutionnels prévus par la loi y relative. « Dans ce monde caractérisé aujourd’hui par la globalisation, nous ne pouvons pas rester indifférents et silencieux devant une telle tragédie qui se déroule dans le monde. C’est pour cette raison qu’il est indispensable que l’opinion publique soit informée correctement, d’où les médias ont un grand rôle à jouer », s’est-il exprimé.  M. Sindimwo n’a pas manqué d’encourager les responsables de la justice et de la police pour les efforts déployés dans la lutte contre cette criminalité.

Jean Bosco Nkunzimana

 

Assemblée nationale> Préparatifs de la 9e édition des jeux interparlementaires

Elle est prévue au mois de décembre

 

DSC04966Le Burundi va abriter au mois de décembre les jeux interparlementaires de la Communauté est-africaine (CEA). C’est dans cette optique que le comité d’organisation comprenant différentes délégations des pays membres de la CEA s’est réunie le mardi 6 novembre 2018 dans les enceintes de l’Assemblée nationale pour mieux se préparer à la bonne organisation de ces jeux. 

 

D’après Alexis Badian Ndayihimbaze, porte-parole de l’Assemblée nationale, la CEA organise chaque année les jeux interparlementaires. En 2018, c’était le tour du Soudan du Sud, mais ce pays a signalé son incapacité d’organiser ce genre de compétitions. Les présidents des parlements de la CEA ont pris cette question en mains et ont décidé que cette compétition se déroule au Burundi.La délégation burundaise a échangé avec les délégations de l’EALA (Assemblée législative des Etats de l’Afrique de l’Est) surtout en ce qui concerne tout le nécessaire pour le bon déroulement de cette 9e édition. Il s’agit, entre autres, des terrains de jeux (football, basketball, netball, volleyball, etc.) ainsi que les infrastructures d’accueil comme les hôtels. La délégation rwandaise, absente à cette réunion, informe qu’elle se joint au reste de la délégation pour les préparatifs de ces jeux interparlementaires. Mais nous attendons que le Rwanda confirme sa participation à cette édition, a souligné M.Ndayihimbaze.

La province de Ngozi, choix de la délégation burundaise

Le porte-parole de l’Assemblée nationale a également indiqué que les dates de déroulement de ces jeux vont être décidées lors de cette réunion. Ces parlementaires de l’EALA vont ensuite faire une descente sur terrain pour faire le constat de l’état des lieux de ces différentes infrastructures. Le parlement burundais propose que ces jeux interparlementaires de l’EALA se déroulent au chef-lieu de la province de Ngozi car, a-t-il expliqué, toutes les conditions sont réunies pour que cette province accueille cette compétition. Il sera possible que certains matches se déroulent à Bujumbura, d’autres à Ngozi, dans la mesure où plusieurs disciplines vont être jouées lors de cette compétition, mais c’est aux participants à cette réunion de prendre la décision, a-t-il ajouté.                                                     

Yvette Irambona

 
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