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SANTE> Lancement officiel de la Semaine santé mère-enfant

Le vaccin, un droit pour chaque enfant et une obligation pour les femmes enceintes

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a procédé, le lundi 13 avril 2015 dans la province de Muyinga en commune Gashoho, au lancement officiel de la semaine nationale dédiée à la Santé mère-enfant (SSME) premier passage, édition 2015, couplée à la semaine africaine de vaccination 5ème édition. Les différentes allocutions étaient centrées sur la sensibilisation des parents pour la vaccination de leurs enfants.

 

DSC 0874Dans son allocution de circonstance, le Secrétaire permanent au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Dionise Nizigiyimana, a indiqué que le Burundi est l’un des pays qui a le taux de mortalité le plus élevé chez les enfants et les femmes qui accouchent. Il a cité les statistiques de l’année 2010 où 96 sur mille enfants, de moins de cinq ans, ont perdu leur vie après la naissance et 500 sur cent milles femmes sont mortes en donnant naissance.
Il est vrai, a-t-il dit, qu’un grand nombre des parents font vacciner leurs enfants mais malgré cela la mortalité chez les enfants et les mères qui accouchent reste toujours élevée. Le grand objectif, pour cette année 2015, sera de diminuer considérablement ces décès. C’est triste pour l’Etat, a-t-il laissé entendre, de constater qu’il y a encore des enfants qui meurent à cause des maladies contre lesquelles le pays dispose des vaccins.
Parmi les maladies qui tuent parfois les enfants de moins de 5 ans, il y a celles qui sont causées par le manque d’hygiène. Dionise Nizigiyimana a pour cela demandé à la population de veiller à la propreté afin de se protéger contre ces maladies. Il a, par ailleurs, rappelé que le développement durable ne sera pas possible pour une population qui n’a pas la bonne santé.
Selon Dionise Nizigiyimana, les activités prévues au cours de cette semaine (du 13 au 17 avril), sont entre autres la supplémentation en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois ; la vaccination de la deuxième dose du vaccin antirougeoleux chez les enfants âgés de 18 à 23 mois ; le déparasitage à l’albendazole (des vers intestinaux) chez les enfants de 1 à 14 ans et chez les femmes enceintes au 2ème et 3ème trimestre de la grossesse et la sensibilisation sur l’intérêt de la consultation prénatale précoce et sur l’importance du carnet de santé mère-enfant.

Vaccination: une intervention efficace

Selon Johannes Wedenig, représentant de l’Unicef, la vaccination permet d’éviter de 2 à 3 millions de décès par an et de protéger les enfants non seulement contre les maladies pour lesquelles des vaccins existent (la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole) mais aussi contre les maladies comme la pneumonie et la diarrhée à rotavirus, qui restent parmi les principales causes de mortalité des enfants de moins de cinq ans.
Cependant, a-t-il fait remarquer, un enfant sur cinq échappe encore à la vaccination : on estime qu’en 2013, 21,8 millions de nourrissons dans le monde n’ont pas reçu de vaccins.
Pour Johannes, les partenaires du système des Nations unies sont à côté du Burundi pour relever le défi d’atteindre chaque enfant et chaque mère par les interventions visant l’amélioration de la santé néonatale, maternelle et infantile en général, et par les interventions de la semaine santé mère-enfant en particulier. « L’objectif est de garantir aux enfants du Burundi un avenir meilleur qui fera d’eux des adultes épanouis contribuant au développement du pays », a-t-il indiqué.

Kazadi MWILAMBWE

 

 

Genre> Sensibilisation des leaders communautaires sur la santé reproductive et les conséquences de l’avortement

Pour montrer les avantages de mener une vie sexuelle responsable

 

Le Cofem (Centre ombre de la femme) a organisé le mardi 14 avril 2015 un atelier de sensibilisation et d’échange en faveur des leaders communautaires sur la santé de la reproduction et les conséquences de l’avortement. L’objectif de cet atelier est de montrer à la population en général et aux femmes et filles en particulier les avantages de mener une vie sexuelle responsable.

 

DSC 2362En organisant cet atelier, nous voulons interpeller toute la population en général d’être consciente des problèmes causés par la forte démographie. Certaines personnes ont toujours pensé qu’avoir beaucoup d’enfants, c’est une richesse gratuite donnée par Dieu. Tels sont les propos recueillis auprès de la directrice du Cofem, Espérance Ntirampeba. Mais, a-t-elle indiqué, cette version n’est plus une réalité, car le Burundi connaît une forte démographie et par conséquent, il y a un problème de manque de terres cultivables.
Mme Ntirampeba a précisé que pour lever ce défi, les burundais doivent faire recours à la planification familiale en utilisant les méthodes contraceptives. Elle a ajouté que le cofem a invité les leaders communautaires pour qu’à leur tour ils aillent sensibiliser la population sur l’utilisation lesdites méthodes.

Des rumeurs sur les méthodes contraceptives ne sont pas vérifiables

Quant aux rumeurs sur l’utilisation de ces dernières, elle a rappelé qu’une personne qui veut utiliser l’une de ces méthodes doit aller dans une structure de santé. « C’est là qu’elle reçoit des conseils et propositions de ce qu’elle doit choisir selon sa constitution biologique », a-t-elle annoncé. Elle a fait remarquer que ceux qui propagent des rumeurs sur l’utilisation des méthodes contraceptives sont des gens qui ne veulent pas recevoir des informations fiables auprès des structures de santé et préfèrent ramasser ici et là des nouvelles qui ne sont pas vérifiables.
La directrice du Cofem a en outre signalé que l’utilisation des méthodes contraceptives prévient des avortements clandestins. Elle a rappelé que des enquêtes ont montré que beaucoup de femmes et jeunes filles ont succombé parce qu’elles ont avorté d’une façon clandestine.
Elle a pour ce faire interpellé le gouvernement d’élargir les séances de sensibilisations en montrant à la population les conséquences de la forte démographie mais aussi des avortements clandestins.

Rose Mpekerimana

 

ABUBEF> Début de la semaine santé mère-enfant

Au premier jour, peu nombreux ont répondu au rendez-vous

 

La 1ère édition 2015 de la semaine mère-enfant a débuté le lundi 13 avril 2015 dans tous le pays. A l’association burundaise pour le bien être familial (Abubef), les activités ont commencé tout comme dans les autres centres de santé publics ou les autres sites choisis à cette fin. Au premier jour, peu nombreux ont répondu au rendez-vous.

 

DSC06185Lorsque le journal « Le Renouveau » s’est passé à l’Abubef, il a constaté que quelques mères étaient venues pour les vaccins de leurs enfants. Mais les activités ont commencé avec un peu de retard à cause du matériel qui n’est pas arrivé à temps. Selon la responsable du service de vaccination, Médiatrice Ndayipfukamiye, c’est difficile pour la première journée mais il y a aussi la mentalité des habitants de la mairie de Bujumbura qui pense qu’ils nourrissent leurs enfants avec les aliments comprenant de la vitamine A. Pour le déparasitage, certains disent qu’ils donnent de l’albendazole à leurs enfants tous les trois mois. A cela, Mme Ndayipfukamiye a indiqué que si le pays organise une campagne de vaccination, c’est-à-dire qu’il avait constaté la nécessité de le faire et pour le bien être de la mère et de l’enfant. C’est pourquoi elle a interpellé toute la population, surtout les habitants de la mairie de Bujumbura de répondre à cette activité très importante pour la santé de la mère et de l’enfant. En plus, il y a des parents qui n’ont pas des moyens suffisants pour nourrir leurs enfants des aliments comprenant de la vitamine A nécessaire pour l’organisme. Aussi, tous les parents ne donnent pas de l’albendazole à leurs enfants chaque trimestre. Mais à cause de l’entourage, ces derniers font comme les autres.
Pour la sensibilisation du carnet de santé mère –enfant qui est nouveau pour cette campagne de la 1ère édition, Mme Ndayipfukamiye a précisé que dans tous les centres de santé, on continuera à donner ce carnet. La nouveauté de ce carnet est qu’on prescrira en même temps l’évolution de la santé de la mère dès la consultation prénatale et de la croissance de l’enfant. Il faut signaler qu’à l’Abubef, on continue aussi à donner les autres vaccins de routine.
FIDES NDEREYIMANA
ROBERT-GILBERT SAYUMWE (Stagiaire)

 

 

Santé> Semaine santé mère-enfant couplée à la semaine africaine de vaccination

Les parents ainsi que leurs enfants viennent au compte gouttes

 

Le ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida a organisé du lundi, 13 avril au jeudi 16 avril 2015, une semaine santé mère-enfant couplée à la semaine africaine de vaccination. Au site du centre de santé de Ngagara, les parents n’ont pas encore répondu massivement.

 

DSC07587Au centre de santé de Ngagara, les activités ont débuté avec retard car les parents avec leurs enfants viennent au compte goutte. Les activités prévues au cours de cette période consiste à l’administration de la vitamine A aux enfants de 6 à 11 mois, de la vitamine A ainsi que de l’albendazole 200 mg aux enfants de 12 à 23 mois, de la Vitamine A et de l’albendazole 400 mg aux enfants de 24 à 59 mois, de l’albendazole 400 mg aux enfants de 5 ans à 14 ans ainsi que l’albendazole 400 mg aux femmes enceintes à partir du 2ème trimestre de la grossesse.
Pour les infirmiers qui étaient en train d’exécuter ces activités, ils ont indiqué que les parents ont l’habitude de ne pas venir nombreux le premier jour. Ils attendent le dernier jour, c’est là où on remarque une longue file d’attente pour recevoir le vaccin. Ils ont également fait savoir que comme la campagne de vaccination a été organisée pendant la période de l’école, les élèves reçoivent le vaccin à l’école.
Certains parents ne voient pas l’importance de ces campagnes de vaccination organisées en dehors des vaccins ordinaires. Ils font seulement ces vaccins ordinaires et laissent tomber celles qui sont organisées dans des campagnes spéciales. Mais d’autres parents ont révélé qu’ils saluent le programme du gouvernement qui organisent régulièrement ces campagnes de vaccination afin d’améliorer la santé maternelle et infantiles. Malgré que les gens soient sensibilisés à travers les radios ou même dans les églises, d’autres parents ont dit qu’ils n’étaient pas au courant de cette campagne.

Lucie Ngoyagoye

 

 
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