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CENTRE DE GESTION DES DECHETS ELECTRIQUES ET ELECTRONIQUES> Techniques de démontage

Elles doivent être suivies avec honnêteté

 

Un déchet électrique ou électronique est un déchet d’un équipement fonctionnant grâce à des courants électriques ou à des champs électromagnétiques. Il fonctionne soit avec une prise électrique, soit avec une pile ou un accumulateur. La diversité de sa composition demande des techniques de démontage afin d’éviter les dégâts.

 

Au Burundi , il existe des pratiques d’élimination inappropriées de ces déchets consistant souvent à les brûler à l’air libre ou à les jeter en pleine nature. Cela engendre beaucoup de répercussions sur la santé et l’environnement. Pour ce, Glice Burundi (Great lakes initiative for communities empowerment Burundi) a mis en place un centre sis au quartier Carama en commune urbaine de Kinama qui a la tâche de les traiter. Ce centre a commencé ses activités en 2010 après son agrément. Pour démonter ces déchets ramassés, on sépare les plastiques des métaux. Les plastiques subissent le recyclage ici au Burundi. Les métaux et d’autres éléments contenant des produits chimiques comme les cartes mères, les batteries et les écrans sont emballés pour être acheminés en Belgique. Avant cet acheminement, il est impératif de répertorier ces déchets. Le répertoire consiste à faire la désignation, à indiquer la marque et le modèle. On doit également les peser, on marque la provenance et le numéro de série. Cette opération doit être faite pour chaque élément, a précisé le directeur général de Glice, Roger Ouedraogo. Il a aussi indiqué que du mois de juillet 2014 à aujourd’hui, le centre a déjà ramassé 10 tonnes de déchets.

Un manque d’informations

La plupart des industries qui fabriquent les ordinateurs, les postes téléviseurs et les téléphones portables sont basées en Europe. Quand on achète un de ces éléments, l’entreprise qui l’a fabriqué ajoute au prix réel de vente une somme variant entre 5 et 8 euros comme taxe de fin de vie de cet élément, a indiqué M. Ouedraogo. Pour réclamer cette somme , on doit envoyer ce déchet à l’entreprise qui l’a fabriqué accompagné impérativement de son numéro de série. Si cela n’est pas fait l’entreprise garde cet argent et le consomme. Les gens jettent donc dans la nature ces déchets par manque d’informations nécessaires, précise M. Ouedraogo. Le Burundi va bientôt passer du système de télévision analogique au système numérique cette année. Cela signifie que la population burundaise va abandonner beaucoup de téléviseurs d’ancien modèle et le Burundi aura un travail énorme pour les traiter, a-t-il noté. 

Martin Karabagega (stagiaire)

 

Hydraulique rurale> Réformes entreprises dans le secteur de l’eau potable

Cette denrée assure le bien-être de la population rurale

 

La direction générale de l’Agence burundaise de l’hydraulique rurale (AHR) a organisé une conférence de presse, le mardi 27 janvier 2015, pour informer l’opinion publique sur l’état des lieux des réformes entreprises par le gouvernement du Burundi dans le secteur de l’eau potable. Ces dernières visent principalement la décentralisation des procédures d’implantation d’un ouvrage hydraulique en milieu rural.

 

 
DSC 5000S’adressant à la presse, le directeur général de l’Agence burundaise de l’hydraulique rurale, Jacques Dusabumwami a indiqué que les dix dernières années ont été marquées par une forte augmentation des investissements dans la mise en place des infrastructures d’eau potable. Cela a été rendu possible grâce aux différents financements du gouvernement et des partenaires œuvrant dans le secteur de l’eau potable.

Réalisations depuis la mise en place de l’AHR.

Parmi ces réalisations, M. Dusabumwami a signalé que la population des provinces de Cankuzo, Rutana et Ruyigi avait accédé à l’eau potable grâce au projet d’AEP rurale qui a été financé par la coopération allemande via la banque KFW. Dans cette même rubrique, la population des provinces de Bururi, Gitega, Muramvya et Kayanza ainsi qu’une partie des quartiers du nord de la capitale Bujumbura a accédé à l’eau potable grâce au projet PREIHMR. A part ces réalisations, le gouvernement du Burundi a initié un projet de construction des infrastructures hydrauliques dans le cadre des travaux de développement communautaire.

Le manque de suivi et l’absence de gestionnaires permanents parmi les défis du programme d’adduction d’eau
Malgré les efforts du gouvernement, quelques problèmes ont été relevés dans ce programme d’adduction d’eau potable en milieu rural. Cela est dû à une crise politique que le Burundi a connue pendant une période décennale. Les principaux problèmes sont principalement liés au manque de suivi du service de l’eau potable par les communes propriétaires des infrastructures publiques d’AEP, le vandalisme dans certaines localités ,le paiement du prix du service de l’eau potable réalisé par une partie des usagers sans que des mesures conséquentes soient prises par les Régies communales de l’eau (RCE) et les communes maîtres d’ouvrage ainsi que l’absence de gestionnaires permanents dans beaucoup de RCE, a-t-il souligné. A propos de ces problèmes, le directeur général d’AHR a fait savoir que des mesures de protection des infrastructures hydrauliques, des projets d’adduction d’eau potable sur une grande partie du pays ainsi que la gestion de ce patrimoine ont été prises.

Appolinaire Nimubona

 

RIVIERE KANYOSHA> Non application des mesures de sa protection

Les constructions environnantes sont menacées

 

La rivière Kanyosha constitue un danger pour la population environnante. Les habitants demandent aux autorités compétentes de remédier à cette situation.

 

SAM 0257D’après la population qui habite tout près de la rivière Kanyosha, les menaces causées par cette rivière sont de deux raisons : les eaux de pluies abondantes en provenance des collines et l’extraction du sable et du gravier faite par certaines gens.
Selon les habitants, personne ne peut empêcher la pluie de tomber. Pour remédier à cela, la plantation des arbres sur ses bords limiterait les dégâts. Le grand problème est posé par les gens qui extraient du sable et du gravier d’une manière anarchique. Les habitants demandent aux autorités compétentes de les arrêter.
Les extracteurs du sable et du gravier ont également déploré leur acte illégal qu’ils posent malgré eux. « Même si nous faisons cela, nous avons pitié de ces habitants mais, nous ne pouvons pas faire autrement car c’est notre moyens de survie », ont-ils indiqué. Ils ajoutent également qu’un camion de sable coûte entre 5 000 et 6 000 FBu tandis que celle du gravier coûte 12 000 FBu. Ils paient une taxe de 2 000 FBu à l’Office burundais des recettes (OBR) et 3 000 FBu à la Mairie par camion chargée. « Parmi nous, il y’a même ceux qui passent cinq ans sans aller rendre visite leurs parents à l’intérieur du pays à cause du manque de moyens. Nous préférons faire cela au lieu d’aller voler ou de faire de la mendicité sur la route », ont-ils expliqué. Ils demandent au gouvernement que, si ce dernier veut leur intedire l’extraction du sable dans cette rivière, il leur cherche une occupation. Ainsi, disent-ils, «nous sommes des burundais comme les autres».
Avit NDAYIRAGIJE (Stagiaire)

 

MALADIES TROPICALES NEGLIGEES > Les actions pour leur éradication

Le Burundi est sur la voie de les éliminer

 

Les maladies tropicales négligées sont dans la plupart des cas rencontrées, dans les pays se trouvant entre les deux tropiques, ainsi que dans les pays en voie de développement où on rencontre la population à faible revenue et le Burundi en est un. A cet effet, le Burundi via le ministère ayant la santé publique dans ses attributions a élaboré un plan national stratégique pour lutter efficacement contre ces maladies.

 

DSC06967Dr Onésime Ndayishimiye, directeur du Programme national intégré de lutte contre les maladies tropicales négligées et la cécité, a indiqué que dans le but de lutter contre ces maladies, le ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida a créé en 2007 un programme qui s’occupe de ces maladies. Son rôle principal, est de faire une plaidoirie afin d’impliquer tout le monde dans cette lutte. Ce programme a également la mission de faire la coordination des intervenants dans ce domaine et de faire un rapportage des données qui va servir de requête auprès des partenaires intervenants dans ce domaine.
Il a en outre révélé que le ministère a élaboré un Plan stratégique national de lutte contre ces maladies qui est en train d’être mis en œuvre. Et il a rassuré que d’ici peu , trois maladies de ce groupe sont sur le point d’être éradiquées. Ces maladies sont l’onchocercose, la bilharziose et le trachome.

Une cartographie a été faite

Le directeur du programme a précisé que pour y arriver, ils ont fait, dès la création du programme, une cartographie de ces maladies dites négligées. Celle-ci a été suivie par la collecte de données épidémiologiques de base, pour voir la prévalence de ces maladies. Ce qui a d’ailleurs facilité les actions de lutte contre ces maladies. Ces dernières ont consisté en traitement de masse, en l’information, éducation et communication et en la promotion de l’hygiène et assainissement.
Il a également souligné que des évaluations régulières sont effectuées pour voir l’impact que ces trois actions menées ont fait sur la prévalence de ces maladies ou l’intensité parasitaire. Ainsi, chaque année, un examen biologique est effectué pour voir si la prévalence de ces maladies et l’intensité parasitaire ont diminué. « Et cela sur tout le territoire national, car des sites sentinelles ont été créés pour cela », a-t-il conclu.

Bénigne Gahimbare

 
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