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LES FEMMES FONCTIONNAIRES DE L’ASSEMBLEE NATIONALE > Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme

Elles ont apporté une assistance à l’hospice sainte Elisabeth

 

Les femmes membres de l’Association des femmes fonctionnaires de l’Assemblée nationale (Affanabu) ont apporté une aide constitué des ustensiles, des vivres et des produits de lessives dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la présence de la femme le mardi 31 mars 2015. Cette visite a été rehaussée par la première vice-présidente de l’Assemblée nationale.

 

DSC06120Les femmes fonctionnaires de l’Assemblée nationale lors de leur visite à la Maison sainte Elisabeth ont été accueillies par des chants et danses des hommes et femmes hébergés à cet hospice. La responsable de l’hospice, Sœur Collète Murimbane a vivement remercié cette association qui a pensé à partager la journée internationale de la femme avec les personnes âgées. Elle a souligné que ce qu’ils peuvent offrir en retour est une prière au Bon Dieu pour bénir leurs bienfaiteurs. Elle a émis un souhait que les maisons des personnes âgées soient initiées dans toutes les provinces du pays car, la demande que la maison sainte Elisabeth reçoit dépasse de loin sa capacité d’accueil.

Les activités de l’hospice sont bénéfiques pour le pays

La première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mo-Mamo Karerwa a encouragé les responsables de l’hospice pour l’initiative louable qu’elles ont entreprise de prendre en charge les personnes âgés. Selon elle, cet hospice tenu par des religieuses est un honneur pour les femmes. « Souvent, je réfléchie et je me demande ce que serait la vie de ces personnes âgées si Dieu ne vous avait pas inspiré cette initiative. Que Dieu vous bénisse. Quand à nous, nous ne ménagerons aucun effort pour vous soutenir.», a dit Mme Karerwa. Elle a expliqué que l’Affanabu a constaté que les activités de cet hospice sont bénéfiques pour le pays en général, pour les familles des bénéficiaires et pour les personnes âgées en particulier. Elle a également encouragé les femmes fonctionnaires de l’Assemblée nationale pour leur geste de solidarité.
La Maison sainte Elisabeth héberge 13 hommes et 37 femmes. Selon la responsable de l’hospice, il y a une longue liste d’attente des personnes âgés ou avec handicap qui ont demande l’hébergement et chaque jour, il y a une demande de plus.
Grâce-Divine Gahimbare

 

Bururi> Les conséquences des pluies torrentielles

Les véhicules obligés de faire un détour de 21 km supplémentaires

 

La province de Bururi a été sévèrement touchée par les pluies torrentielles. Les communes Burambi et Buyengero sont les plus touchées, a fait savoir Gloriose Nimenya, gouverneure de la province. Le bulant fait état de six morts dont cinq corps retrouvés flottant sur la rivière Dama et un corps retrouvé à Buyengero.

 

DSC 7330« Nous sommes bloqués et nous n’avons plus où passer suite aux conséquences des pluies torrentielles. Sur la route Buju-mbura Rumonge, la partie Kijejeti et Nyaruhongoka s’étendant sur 3 km est impraticable bien que des initiatives visant la réouverture sont en cours », dit la gouverneure. Le pont Ruzibazi sur la route Rumonge-Makamba est également menacé de s’écrouler avec comme conséquence la fermeture temporelle de la route.
Pour arriver à Bujumbura, les véhicules se verront obligés de contourner et faire un détour de 21 km supplémentaires par Mugamba-Buruhukiro en passant par la zone Butete. Cela, dit la gouverneure, aura comme conséquence la hausse des prix de transport. Cette route est capitale dans la vie des habitants de la province de Bururi. Tenez, dit la gouverneure, elle permet la circulation des biens et marchandises. Ceux qui nécessitent les soins urgents sont évacués à travers cette route, sans compter les services connexes comme le petit commerce qui vont en subir le coup.
Des hectares de champs de manioc ont été immergés dans l’eau sur Dama, raconte Mme Nimenya. Cela, souligne-t-elle, vient s’ajouter aux récoltes qui ont été emportées. C’est un drame au drame. Elle a interpellé les bienfaiteurs pour venir en aide à la population des communes Burambi et Buyengero menacées de famine. Tous leurs biens ont été détruits ou emportés, à côté du quotidien précaire des ménages.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Un nouveau moyen de transport des passagers a été développé sur le lac Tanganyika entre les localités de Kijejete et Nyaruhongoka. Les pirogues de pêche assurent désormais la liaison entre les deux localités. Des parkings à l’image de ceux des véhicules ont été instaurés. Des disputes de leadership des parkings entre les piroguiers sont remarquables au point de désorienter les passagers. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. Entre 1 000 et 1 500 FBu est le coût du ticket par passager. Les piroguiers indiquent que malgré la catastrophe qu’ils déplorent, cette situation leur a procuré une activité supplémentaire. « Chaque pirogue a une capacité de quinze personnes, soulignent-ils. Nous sommes conscients du danger et on prend garde pour éviter la surcharge parfois observée qui pourrait entrainer des pertes en vies humaines ».
S’il est vrai que certaines catastrophes sont inévitables, des dégâts peuvent être limités. Les habitations et les infrastructures publiques se trouvant à moins de cinq mètres du littoral devraient être délocalisées. Elles sont non seulement menacées par l’éboulement des montagnes surplombant la RN3 mais également par la montée probable des eaux du lac vu le changement climatique.
Charles Makoto

 

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE> Cérémonies de clôture de l’exercice dénommé « African support 15-1»

Réhabilitation du bloc d’urgences et de réanimation à l’hôpital militaire de Kamenge

 

Sous le haut patronage de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, Jolke Oppewal, le ministère de la Défense nationale a célébré le mardi 31 mars 2015, les cérémonies de clôture de l’exercice dénommé « African support 15-1». Dans le cadre de la coopération néerlando-burundaise, un bloc d’urgences et de réanimation de l’hôpital militaire de Kamenge a été réhabilité par un détachement de l’armée néerlandaise.

 

DSC 2076Dans son discours, le directeur général de l’hôpital militaire de Kamenge, général de brigade Marc Nimburanira, a informé que dans le cadre de l’exercice dénommé « African support 15-1» l’hôpital a choisi la réhabilitation d’un bloc d’urgence et de réanimation parce que ça rentre dans l’objectif qu’il s’est fixé. Cet objectif est de s’élever jusqu’au niveau 3 qui permettra d’accueillir les militaires qui sont actuellement déployés dans les missions de maintien de la paix en Somalie, en République centrafricaine et ailleurs. Ce niveau 3 permettra à l’hôpital militaire de Kamenge d’accueillir les patients civils, militaires et étrangers qui vont solliciter les services dudit hôpital. Les travaux faits rentrent dans le programme général de l’hôpital militaire.
M. Nimburanira a fait savoir que la réhabilitation a été faite dans l’objectif d’avoir un département des urgences et celui des réanimations avec une structure qui répond aux normes de ces deux départements. Le coût de ces activités de réhabilitation serait difficile à estimer du fait que les travaux ont été effectués par les mains des militaires néerlandais. Ils ont procédé à la construction des murs, ont mis les plafonds, et ont fait le raccordement d’électricité et de l’eau, on ne pourrait pas évaluer le coût de ces activités. M. Nimburanira apprécie les jolis locaux qui ont été réalisés audit hôpital. Au stade actuel, l’aide que l’hôpital a reçu notamment la réhabilitation de ce bâtiment est satisfaisante mais il manque les équipements qui seront utilisés dans ces départements.
Signalons que les cérémonies se sont terminées par la remise des certificats de participation aux militaires aussi bien burundais que néerlandais qui ont participé dans ces activités.
Ezéchiel MISIGARO

 

COMMUNE MUHUTA > Pluies torrentielles

Le gouvernement prendra en charge les funérailles des victimes

 

Deux personnes mortes, dix portées disparues et plus de six cent maisons détruites, tel est le bilan des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la commune Muhuta l’après midi du dimanche 29 mars 2015. Le chef de l’Etat qui s’est rendu sur les lieux, le matin du lundi 30 mars 2015, a indiqué que le gouvernement se joint aux familles éprouvées dans ces moments difficiles.

 

DSC 7317Cette tragédie liée au changement climatique, a dit Pierre Nkurunziza, n’est pas un phénomène nouveau et propre au Burundi. Les pays notamment le Malawi, le Haïti et les Etats-Unis en ont eu et continuent l’expérience malheureuse. Il a remercié les équipes de secours qui, dans l’immédiat ont fait tout pour limiter les pertes en vies humaines. Il a également félicité le travail des médiats qui ont alerté les bienfaiteurs, le gouvernement et tous les acteurs afin de venir en aide aux sinistrés.
Chercher un abri et répondre à d’autres besoins de première nécessité comme la nourriture, l’eau potable constitue la première préoccupation du gouvernement. «Nous allons nous pencher sur cette situation lors du conseil des ministres le mercredi 31 mars 2015. S’il s’avère nécessaire, nous ferons appel à la solidarité nationale. Ce n’est pas la première fois qu’un tel malheur arrive et ce n’est pas la dernière », a dit le Chef de l’Etat. L’important, a-t-il ajouté, est de prouver que dans une telle situation les Burundais se montrent unis.
Dans de circonstances pareilles, a dit le président, l’urgence consiste à chercher les corps des disparus et de les identifier. Cela permet de les enterrer dignement. Le gouvernement, comme cela a été le cas à Gatunguru, prendra en charge les funérailles des victimes. Il va également accompagner les sinistrés jusqu’à leur réinsertion dans la vie normale.

Une catastrophe épouvantable

C’était dans l’après midi du dimanche 29 mars 2015 qu’une forte pluie a commencé à tomber, raconte un habitant de la localité de Nyaruhongoka. Elle s’est amplifiée vers 15h. Là, dit-il, des montagnes, des rochers, des troncs d’arbres ont été charriés par de violents courants d’eau en provenance des montagnes surplombant la route Bujumbura-Rumonge. Bonjour le calvaire! Des maisons ont été rasées, raconte notre interlocuteur, montrant à l’équipe de journalistes de différents médias un étendu des roches sur une surface d’environ un hectare. Une catastrophe épouvantable, dit-il. Un enfant qui dormait dans une maison détruite a été enseveli par ces pierres, pointant du doigt une partie de la moustiquaire suspendu dans les décombres d’une chambre à coucher. Le pont de la rivière Nyaruhongoka était détruit à telle enseigne que pour un piéton, le traverser relevait de l’exploit. C’est aussi le cas des ponts de Gahoma, Mwambuko et Kavugangwe qui ne seront plus d’usage avant qu’ils soient complètement reconstruits.
La localité de Rutunga, toujours sur la Rn3, est rayée presque de la carte. Des maisons se sont retrouvées immergées dans le lac Tanganyika, d’autres entièrement détruites, les rochers ayant remplacé les habitations. L’église méthodiste, l’école fondamentale, l’école primaire et le collège communal de Rutunga ont été détruits et les bancs pupitres, les portes et une partie de la toiture flottaient sur le lac.
Les habitants sur trois km à partir de la localité Kijejeti et Nyaruhongoka sont dans la désolation totale, a dit l’administrateur de la commune Muhuta, Jonathan Nkeshimana. Il remercie le gouvernement pour avoir dépêché les équipes de secours et pour les travaux d’urgence consistant à dégager la route. Il a appelé la population de sa commune à être solidaire avec les sinistrés. Les habitants ont perdu les leurs et tous leurs biens, dit-il. Ils méritent le soutien de tous en commençant par les plus proches. Un appel au secours a été lancé à l’endroit des bienfaiteurs afin de venir en aide à la population qui a perdu tous les biens matériels, des champs et cultures. Quatre membres du gouvernement s’étaient rendus sur les lieux du drame. Il s’agit du ministre de l’Energie et des mines, de la ministre en charge du Transport et de l’agriculture, ainsi que du ministre chargé de l’environnement. L’entreprise chinoise CHICO était à l’œuvre pour essayer de dégager la route dans la localité de Kijejeti.
CHARLES MAKOTO

 

 
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