Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Burundi Nature Action > Présentation des résultats du projet Recabiota

Pour fournir la situation environnementale et les menaces auxquelles fait face la biodiversité du lac Tanganyika

 

Le Burundi nature action (BNA) a présenté les résultats obtenus dans le cadre du projet Restauration et conservation de la biodiversité du lac Tanganyika, le 10 Avril 2015. L’objectif est de présenter les résultats obtenus dans le cadre du projet Recabiota.

 

DSC 2027Dans son mot d’ouverture de l’atelier, le représentant du ministre en charge de l’Environnement, Emmanuel Ndagijimana, a fait savoir que le lac Tanganyika est un écosystème d’un intérêt vital pour le pays, raison pour laquelle le gouvernement du Burundi se préoccupe beaucoup de sa protection afin de lui permettre de continuer à jouer son rôle économique pour le Burundi.
Emmanuel Ndagijimana a en outre indiqué que l’atelier offre une occasion pour le BNA d’evaluer l’impact déjà produit et peut-être aussi d’identifier les outils déjà rendus disponibles pour la protection du lac Tanganyika.

La biodiversité menacée suite à diverses sources de pollution

Athanase Nsabiyumva, qui a présenté un exposé sur la biodiversité du lac Tanganyika a fait savoir que le lac Tanganyika regorge d’espèces dont certaines n’existent nulle part ailleurs. Il a montré que les espèces vivant dans le lac Tanganyika sont menacées par la pollution due à plusieurs causes, notamment les eaux usées qui s’y jettent directement, l’agriculture sur les zones tampons et les toilettes installées sur le rivage. Athanase Nsabiyumva a montré que les petits poissons meurent suite à des déchets qui atteigent leur zone de reproduction. Il est souhaitable que tout le long du lac, à au moins 150 m, il ne s’y trouve aucune végétation, propose-t-il.
Au cours de l’atelier, il était aussi question de fournir aux décideurs politiques des informations relatives à la situation environnementale et aux menaces auxquelles est confrontée la biodiversité dans la zone du projet Recabiota, de présenter l’état de la pollution des eaux des affluents du lac Tanganyika, et de sensibiliser les entreprises à la limitation de leur pollution.
Lyse Gahimbare

 

ISCAM-DSS> Inauguration de l’immeuble genre

Un témoignage éloquent du respect de l’intégration genre

 

Le ministère de la Défense nationale et des anciens combattants en collaboration avec le DSS (Développement du secteur de sécurité) a procédé le vendredi 10 avril 2015 à l’inauguration de l’immeuble genre au sein de l’Iscam (Institut supérieur des cadres militaires). Cet immeuble est un signe éloquent qui montre que l’armée burundaise tient compte de l’intégration genre.

 

DSC 7645Dans son discours de circonstance, la première dame du pays, Denise Nkurunziza a fait savoir que l’immeuble genre qui vient d’être inauguré témoigne pour la génération actuelle et future que l’armée burundaise tient réellement compte de l’intégration genre. Elle a indiqué que l’entrée des filles dans le corps de défense nationale apporte une valeur ajoutée dans l’amélioration de la promotion de la femme burundaise et de son autonomisation.
Elle a saisi l’occasion pour saluer le leadership de la force de défense nationale pour les efforts fournis dans le domaine de l’intégration genre en son sein. Elle l’a par conséquent encouragé d’aller de l’avant, car, beaucoup reste à faire dans le domaine de l’intégration genre au sein de l’armée dans le souci de donner à la femme burundaise la meilleure place. La femme burundaise est porteuse des valeurs de paix, de dialogue et aspire à une certaine forme de réussite sociale, professionnelle et citoyenne.

Le ministère de la Défense nationale est satisfait du pas déjà franchi dans le domaine de l’intégration genre

Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Général Major Pontien Gaciyubwenge, a quant à lui annoncé que l’intégration du genre dans la FDN (Force de défense nationale) n’a d’autres buts que de concourir à la réalisation des conditions matérielles viables permettant le bien-être et le développement des potentialités des jeunes filles, futures cadres de la FDN. Il a signalé que cet immeuble de trois niveaux a la capacité d’accueil de 104 personnes. Le coût total de ce bâtiment est de 998 123 008 FBu sans compter les efforts et sacrifices des uns et des autres, consentis dès la conception du projet jusqu’à son inauguration.
C’est dans cette optique qu’il a remercié toutes les personnes et institutions qui ont tout fait pour arriver à un résultat palpable qui est l’immeuble susmentionné.
Le général major Gaciyubwenge a enfin interpellé les usagers de l’immeuble genre à le garder jalousement en l’entourant de tous les soins en termes d’entretien.
ROSE MPEKERIMANA

 

Genre> Participation de la femme handicapée dans le processus électoral

Elles font face à différents défis

 

Les femmes handicapées peuvent jouir les mêmes droits autant que d’autres personnes bien portantes. Entre autres le droit d’élire et de se faire élire. Cependant, elles font face à différents problèmes pour accéder à ce droit. C’est pour cette raison qu’elles demandent au gouvernement de leur faciliter l’accès à la réprésentation dans les instances de prise de décisions.

 

La présidente de l’association des femmes handicapées « Les vaillantes », Anne-Marie Nduwimana, a fait savoir que les femmes handicapées peuvent faire toutes les activités que d’autres personnes normales. Elle a indiqué qu’une femme en situation de handicap a le droit de participer dans le processus électoral. Elle a rappelé qu’avant de participer pleinement dans ce processus, il faut qu’elle se sente en elle-même qu’elle est capable d’élire et de se faire élire. Elle a ajouté qu’une femme en situation dehandicap peut se faire enrôler, comme elle peut proposer sa candidature pour représenter les autres dans les instances de prise de décisions.

Différents facteurs sont à l’origine du faible taux de participation des femmes handicapées dans le processus électoral

Mme Nduwimana a néanmoins affirmé que les femmes handicapées font face à différents défis pour participer dans le processus électoral. Elle a signalé que, pour qu’elles soient enrôlées, on leur exige la carte nationale d’identité. Or, beaucoup d’entre elles n’en ont pas car, lorsqu’elles sont handicapées depuis la naissance, certains de leurs parents avaient honte de les faire enregistrer à l’état civil. Par la suite, au moment où elles atteignent l’âge adulte elles ne peuvent pas en avoir parce qu’elles n’ont pas d’attestation de naissance. Par conséquent, elles n’ont pas le droit d’aller se faire enregistrer.
La présidente de « Les Vaillantes » a ajouté que certaines femmes handicapées n’accèdent pas aux sites d’enrôlement ou aux bureaux de vote parce qu’elles ont un handicap majeur. D’autres encore ne peuvent pas arriver sur terrain pour faire la propagande afin de se faire élire.
Pour cette raison, Mme Nduwimana demande au gouvernement de faciliter les femmes handicapées en mettant en place les bureaux de vote tout près d’elles. Elle lui demande aussi de copter les femmes handicapées pour qu’elles aient la chance de participer dans les instances de prise de décision. Elle appelle enfin toutes les femmes handicapées à sortir de leurs cachettes pour participer dans le processus électoral.
ROSE MPEKERIMANA

 

ATELIER MEDIA> Semaine santé mère-enfant, 1ère édition 2015

Pour améliorer la santé maternelle et infantile

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a organisé, le jeudi 9 avril 2015, un atelier médias sur la Semaine mère-enfant, 1er passage, édition 2015, couplée à la Semaine africaine de vaccination, 5e édition. Cette semaine est prévue du 13 au 16 avril 2015 et le lancement officiel se fera en commune Gashoho dans la province de Muyinga.

 

DSC 7591Selon le directeur des Programmes et projets de santé, Dr .Népomucène Gahungu, cette activité revêt une importance capitale dans l’amélioration de la santé maternelle et infantile. Il a indiqué que selon l’enquête démographique de santé réalisée en 2010, le taux de mortalité infanto-juvénile était de 96/1 000 naissances vivantes et la mortalité maternelle était de 500/100 000 naissances vivantes. Ces taux peuvent être réduits par l’organisation adéquate des activités de prévention comme les semaines dédiées à la santé de la mère et de l’enfant. Ainsi, les campagnes de ce genre sont des occasions très importantes pour offrir à tous l’accès aux services de prévention.

Les activités prévues pour cette semaine

Dr Gahungu a précisé que les activités prévues pour cette semaine sont l’administration de la vitamine A des enfants de 6 à 59 mois, le déparasitage à l’albendazole aux enfants d’une année jusqu’à 14 ans et tous les écoliers quel que soit l’âge. Il y aura aussi le déparasitage des femmes enceintes à partir du 2e et 3e trimestre de la grossesse. Il est prévu aussi la vaccination de rattrapage contre la rougeole, deuxième dose, pour les enfants âgés de 18 à 23 mois. Dr Gahungu a indiqué qu’il y aura supplémentation en micronutriments pour les enfants de 6 à 23 mois des provinces de Cibitoke et Ngozi. Il est prévu dans les provinces de Ngozi, Cibitoke, Bururi et Gitega la collecte d’au moins 2 400 poches de sang. La sensibilisation des parents ou tuteurs qui amènent les enfants aux sites de distribution sur l’importance du carnet de santé mère-enfant et la consultation prénatale précoce est à l’ordre du jour de la semaine. Il faut rappeler que toutes ces activités se dérouleront dans toutes les centres de santé publics et autres sites choisis à cette fin par les autorités administratifs en collaboration avec les autorités sanitaires.
Pour Dr Gahungu, cette semaine est une opportunité pour sensibiliser et prester en faveur du bien-être de la mère et de l’enfant. C’est pour cette raison que le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida interpelle toute la population à répondre massivement à cette activité. Les journalistes, quant à eux, sont invités à contribuer dans la sensibilisatoin sur cette activité d’une importance capitale pour la population.
Fides Ndereyimana

 
Ouvrir