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CENTRE ANTI-MALARIA >Célébration de son dixième anniversaire

«Il a le rêve d’éradiquer un jour le paludisme au Burundi»

 

L’association Action de lutte contre la malaria (Aluma) a célébré le samedi 4 octobre 2014, le dixième anniversaire du centre anti-malaria St François d’Assise. Cet événement a été marqué par une messe d’action de grâce et c’était  une occasion de dire « merci » à tous les partenaires tant nationaux qu’internationaux du travail accompli pour le bon fonctionnement dudit centre.

 

DSC07662Après la messe, une visite guidée à laquelle était conviée l’ambassadeur de France au Burundi a été organisée.  Dans son discours de circonstance, le représentant légal d’Aluma, Albert Mbonerane, a exprimé les sentiments de gratitude au gouvernement burundais pour avoir accordé le terrain où est érigé le centre; l’ambassade de France au Burundi qui a financé sa construction; le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida d’avoir accordé un don de véhicule et qui contribue, d’une part, en donnant des médicaments contre le paludisme et d’autre part dans l’amélioration de la prise en charge et le renforcement des capacités. Il a aussi remercié tous ceux qui interviennent d’une façon ou d’une autre en faveur de Aluma.
 

La première cause de mortalité

Le représentant légal a indiqué que Aluma a eu l’idée de créer le centre anti-malaria parce qu’auparavant l’association recevait des aides constituées de médicaments. Ces derniers étaient distribués aux structures de santé et sans être rassuré qu’ils atteignent les bénéficiaires, a-t-il expliqué. Ainsi le centre fut créé en 2004 et a eu le choix de traiter une seule maladie (le paludisme) qui constituait la première cause de mortalité. En effet, le rapport Médecin sans frontière (de 2002 et 2003) montrait que beaucoup de gens meurent du paludisme parce qu’ils n’ont pas accès aux soins de santé.
 Albert Mbonerane a été amené à mettre en place un centre pour accueillir les gens « indigents » afin de contribuer à sauver les vulnérables. Il a alors rappelé que depuis mai 2004 jusqu’au 30 septembre 2014, le centre a déjà  accueilli   près  de 249 000 patients  dont 47 malades du paludisme. Une somme de 400 FBu pour les adultes et de 300 FBu (jusqu’en 2009) pour les enfants est exigée pour être soigné, y compris les médicaments. Il a précisé que les difficultés enregistrées, durant les dix ans, sont surtout celles liées à des gens qui n’ont pas encore compris que le paludisme est une maladie qui guérit vite si on se fait soigner. Le manque de financement est un défi majeur pour développer d’autres projets du centre.                                         
ROSINE  MUGISHA

 

Pollution> Les déchets solides non biodégradables

Un danger réel

 

Le journaliste environnemental Ildéphonse Baragasika  indique que les déchets solides non biodégradables font  partie des dangers qui menacent la biodiversité burundaise. Ils restent longtemps dans la nature  et tuent les animaux qui les avalent.  Ils bouchent les caniveaux, bloquent l’eau de pluie et entraînent le débordement des ces derniers et la destruction des infrastructures publiques.

 

DSC 0427D’après  M. Ildefonse Baragasika ,  les déchets non biodégradables empêchent l’eau et les éléments gazeux prolifiques au sol de s’infiltrer  et la collusion de leur matière chimique tue les microorganismes du sol.
Aux déchets non biodégradable, s’ajoutent les déchets biomédicaux (seringue, pincement, membres du corps imputés, bouteille à sérum etc.) en provenance pour la plupart des centres de santé, des dispensaires et des hôpitaux privés de la capitale et les métaux lourds dont le plomb qui est un produit cancérigène en provenance des usines de peintures et du carburant lors de lavage des véhicules et les déchets ménagers.
Il fustige le manque d’unité de gestion de tous ces déchets qui sont répendus dans la nature et qui se déversent dans le lac Tanganyika qui devient un dépotoir de tous ces déchets lors de la pluie.
D’après M.Baragasika, des mesures de ramassage des bouteilles et des sacs en plastique devraient être prises à l’endroit des entreprises de fabrication car ils constituent une menace évidente pour la santé humaine et environnementale. En matière environnementale le grand pollueur doit être le grand payeur.

Si rien n’est fait, le pire est à craindre

Pour M. Baragasika, il est défendu de construire dans les marais au moment où la question d’attribution des parcelles riveraines de la rivière Muha fait couler  beaucoup d’encre et de salive.   On dirait que nous n’avons pas tiré de leçons des maisons qui s’écroulent au quotidien tout le long des rivières Ntahangwa et Kanyosha, en attribuant des parcelles tout au long de Muha », estime M. Baragasika.
Répondant à la question de savoir s’il y a  lieu de craindre le scénario de février 2014, l’environnementaliste déplore le fait que rien n’a été fait pour protéger l’érosion sur les montagnes surplombant la ville de Bujumbura.  Il indique que le traçage des courbes de niveau  et la plantation des haies antiérosifs permettraient l’infiltration des eaux de ruissèlement qui emportent sur leur passage les alluvions du sol  contenant les éléments nutritifs dont les plantes ont besoin et partant, éviter les inondations récurrentes de la ville de Bujumbura et l’appauvrissement du sol.
 Si rien n’est fait, le pire est à craindre comme la montée des eaux du lac Tanganyika qui aurait comme conséquence, l’inondation des côtes et la destruction des biens et des personnes, des maladies cancérigènes etc.
Charles Makoto (Stagiaire)

 

Jeunesse sans frontière contre le sida >Formation des journalistes

Offrir aux jeunes des opportunités d’information sexuelle et reproductive

 

L’association Jeunesse sans frontière contre le sida a organisé une formation des journalistes en matière de santé sexuelle et reproductive. Gabby Bugaga, représentant légal de cette association et un des  organisateurs de ladite formation,  a dit que cette dernière vise la  sensibilisation des professionnels des médias sur le  droit de la santé sexuelle et reproductive dans les services de santé et de lutte contre le sida.

 

DSC 0248-1Permettre aux journalistes de bien maîtriser le droit de la santé sexuelle et reproductive afin de servir de relais dans le souci de rendre la lutte intégrée  contre le VIH-sida effective, tel est le but de la formation des professionnels des médias et des journalistes de santé  organisé à Bujumbura le jeudi 2 octobre 2014.

Les jeunes et les  adolescents ont des droits qu’il faut respecter

L’information et les conseils sur le développement au moment de l’adolescence et sur les modes de vie saine, y compris la santé sexuelle et reproductive sont indispensables pour réduire le nombre de jeunes victimes des maladies sexuellement transmissibles.
Pour Richard Manirakiza, directeur adjoint du CNLS, l’accès aux soins de santé de qualité est un droit dont les jeunes doivent jouir.
Les aptitudes et les possibilités fondamentales permettant de gagner sa vie; la scolarité fonctionnelle ; un environnement sain y compris pour les loisirs et une  alimentation saine constituent un des droits fondamentaux pour les jeunes, surtout ceux de 14 à 24 ans.
Richard Manirakiza a signalé que plus de 3 000 personnes sont  sensibilisés à travers trois  concerts avec les stars burundaises de la musique par des chansons sur les grossesses des adolescentes et le planning familial. Ces concerts sont organisés pendant les grandes vacances.
Les journalistes affirment recevoir des notions originales sur la façon de donner une information en matière de santé sexuelle et reproductive. C’est le cas des minorités sexuelles. Il importe de ne pas les stigmatiser afin de les stimuler à ne pas opérer en cachette.
Les parents et les éducateurs sont invités à parler des questions sexuelles aux jeunes.

Yolande Nintunze

 

Commune urbaine de NGAGARA > Etat d’avancement des travaux de pavage de la voirie

Ils sont au stade des travaux de finition pour la plupart des avenues

 

La presse quotidienne « Le Renouveau » a visité, le mardi 30 septembre 2014, la voirie de la commune urbaine de Ngagara, Quartier 7, pour voir l’état d’avancement des travaux de pavage. D’après les ingénieurs sur le chantier ces derniers touchent  à leur fin sauf l’avenue Bukemba qui n’est pas encore pavée parce que les clôtures des maisons de cette avenue sont construites au-deçà des limites des parcelles. La société Getra attend la décision du service foncier pour les démolir afin d’entamer les travaux sur cette avenue.

 

DSC 0350-1Selon les ingénieurs rencontrés sur place, l’entreprise Cetra  a commencé les travaux de pavage dans la commune urbaine de Ngagara Quartier 7 au mois de décembre 2013. Arrivés sur les lieux, on y trouve des hommes et des femmes de différents âges qui exécutent diverses tâches. Certains étalent du sable sur les voies déjà pavées, d’autres posent des pierres sur celles dont le pavage est en cours.  Il y a une autre catégorie qui creuse les caniveaux  avec des maçons derrière les construisent. Nos sources ont fait savoir que les travaux sur ces voiries sont presqu’à la fin. Néanmoins, les travaux de pavage de l’avenue Bukemba sont bloqués parce que les clôtures des maisons de cette avenue sont construites au deçà des limites des parcelles. La société attend la décision du service foncier pour les démolir afin d’entamer les travaux.

Le salaire a beaucoup servi aux ouvriers même s’il est maigre
 

Les travaux de construction des dos d’âne sont en cours  sans oublier la canalisation des eaux de pluie jusqu’à la rivière Nyabagere. Les panneaux de signalisation  manquent aussi sur ces voiries. Il faut signaler que le pavage des voiries a entraîné la perturbation du courant électrique dans ce quartier puisque les travaux exigent quelques fois la déstabilisation des fils de la Regideso. Les ouvriers de ce chantier se réjouissent du salaire même s’il est maigre. Selon eux, les revenus leurs ont permis d’acheter de matériel scolaire et les uniformes ainsi que de payer le minerval. Ces revenus leur permettent également de se procurer quotidiennement de la nourriture sans oublier le paiement du loyer. Le pavage de ces voiries a un avantage socio-économique aussi bien pour les habitants du quartier que pour les employés du Cetra.
Ezéchiel Misigaro
(Stagiaire)

 
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