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Gire> Gestion de l’eau

La femme joue un rôle important

 

La notion de gestion des ressources en eau ne se limite pas à l’eau potable ou à celle des rivières. Elle comprend tous les aspects physiques naturels des ressources en eau de surface et souterraine, y compris les variations dans le temps et l'espace. Les femmes jouent un rôle crucial dans l'approvisionnement, la gestion et la préservation de l'eau.

 

DSC08250La Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) est définie comme une philosophie holistique de la gestion des ressources en eau qui cherche à intégrer la planification, le développement et la gestion traditionnelle des ressources en eau dans tous les secteurs d'utilisation
Selon Evariste Sinarinzi, spécialiste en gestion intégrée des ressources en eau, le but global de la Gire est de réaliser l'utilisation intégrale et durable à travers des politiques, institutions et instruments de contrôle appropriés et des mesures d'encouragement économiques et financières.
Il fait remarquer que la femme est parfois oubliée dans la gestion de l’eau, alors qu’elle est la plus sollicitée dans son utilisation.

Elles ne sont pas sensibilisées sur son bon usage

Au Burundi, ce sont les femmes qui s’occupent de puiser l’eau, de la vaisselle, de la culture dans les marais. Et pourtant, elles ne sont pas suffisamment sensibilisées pour son bon usage.
En matière de lutte pour le développement économique et social, les défis auxquels sont confrontés un nombre croissant de pays sont de plus en plus liés à l'eau. La gestion intégrée des ressources en eau permet d'aider les pays à faire face aux problèmes liés à l'eau de manière efficace.
La coordination des activités dans le secteur de l'eau doit inclure la femme. Cela est d’autant plus vrai que l'eau douce est une ressource limitée et vulnérable ; essentielle pour préserver la vie, le développement et l'environnement.
L'exploitation et la gestion de l'eau doivent se fonder sur une approche participative, impliquant les utilisateurs, les planificateurs et les décideurs à tous les niveaux, y compris les femmes.
M. Sinarinzi souligne que l'eau a une valeur économique dans toutes ses utilisations concurrentes et doit donc être reconnue comme un bien économique.
La femme tant rurale que citadine doit avoir des notions sur la protection de la qualité de l'eau et des écosystèmes aquatiques ; de la fourniture d'eau salubre pour la boisson, la production alimentaire, le développement rural et l'assainissement. La gestion intégrée des ressources en eau doit toujours s'opérer dans un cadre où s'équilibrent les besoins économiques, environnementaux et sociaux.
Yolande Nintunze

 

FEMUSCABU> Son objectif

Appuyer techniquement les mutuelles de santé des caféiculteurs

 

La rédaction de la presse quotidienne  «Le Renouveau» s’est dernièrement entretenue avec  Juvénal Ciza Secrétaire exécutif  de la fédération  des mutuelles de santé des caféiculteurs du Burundi (Femuscabu) sur le rôle de cette dernière. Elle appuie techniquement ces dernières et les renforce mutuellement.

 

DSC 4121Initiée en 2008 par la Confédération nationale des associations des caféiculteurs du Burundi (Cnac-Murima w’isangi) et «Appui au développement intégral et à la solidarité sur les collines (Adisco), la Femuscabu (Fédération des mutuelles de santé des caféiculteurs du Burundi) a été agréée en août 2014. Elle a été mise sur pied par les caféiculteurs qui éprouvaient du désir à faire face à leurs problèmes sanitaires. Lesdites mutuelles ont été initiées dans les bassins caféicoles de Mumirwa, Kayanza, Kirundo, Muyinga, Ngozi, Kirimiro, etc. Elles ont été organisées en unions selon la région : on a alors cinq unions relatives à ces bassins caféicoles. En 2012, ces unions ont été organisées pour mettre en place un autre cadre de renforcement mutuel au niveau national qui est la création de la Femuscabu. Cette dernière totalise actuellement vingt-trois mutuelles de santé. La sensibilisation à l’adhésion aux mutuelles continue et très prochainement d’autres mutuelles vont adhérer.
La fédération va appuyer techniquement ces mutuelles implantées à travers tout le pays, notamment et surtout en ce qui concerne la recherche des outils de gestion de ces dernières. L’appui institutionnel, le coaching des organes des mutuelles et l’apprentissage des personnes chargées de gérer les fonds de ces mutuelles. La Femuscabu fait le plaidoyer auprès des formations sanitaires qui sont plus proches des ces mutuelles pour que les membres de ces dernières se fassent soigner dans lesdites formations. Elle fait également le suivi régulier des frais de fonctionnement et de prestations pour prendre des mesures conséquentes s’il y a une mutuelle qui risque de tomber en faillite.

Ezéchiel MISIGARO (Stagiaire)

 

 

COMMUNE MBUYE> Planification familiale

Une affaire de tout un chacun

 

La rédaction du journal Le Renouveau du Burundi s’est entretenue avec certains habitants de la commune Mbuye sur la planification familiale. Ils ont fait savoir qu’ils sont sensibilisés sur ses bienfaits et qu’ils y adhèrent.

 

DSC 0919Médiatrice Manindabire, un habitant de la colline Masama en commune Mbuye dans la province de Muramvya est une femme mariée depuis quatre ans et mère d’un fils de deux ans.
Elle a fait savoir qu’elle et son mari ont décidé ensemble de mettre au monde trois enfants espacés de quatre ans. Elle a révélé qu’ils n’utilisent aucune méthode, mais plutôt qu’elle s’entend avec son conjoint.
Selon elle, ils ont été inspirés par les conflits fonciers, les conflits familiaux, etc., qui s’observent dans les familles nombreuses, sans mettre de côté d’autres problèmes comme les maladies, la malnutrition et la fragilité des mères qui mettent au monde beaucoup d’enfants sans espacer les naissances.
Édith Hatungimana de la colline Nyakijwira dans la même commune, quant à elle, a dit que les animateurs sociaux formés dans les centres de santé aident beaucoup dans la sensibilisation autour d’eux, dans leur entourage ou quand ils se rencontrent dans des réunions, sur l’importance et les bienfaits de la planification familiale.

Se confier au personnel soignant

Elle a également souligné qu’en plus des séances de sensibilisation, ces animateurs sociaux leur recommandent chaque fois de se confier au personnel soignant afin qu’ils les aident et leur prodiguent des conseils sur la façon de s’y prendre.
Notre interlocutrice a en outre suggéré au gouvernement d’arrêter une décision recommandant à chaque famille de mettre au monde au plus trois enfants. Cela du fait qu’il a été constaté que l’évolution de la démographie au Burundi ne va pas de pair avec celle de son économie. Le constat est par contre que la démographie sans cesse galopante est à la base de tueries, de la perturbation de la sécurité et d’autres maux de tout genre.
Anastasie Nibogora de Buyaga, en commune Mbuye fait partie des animateurs sociaux. Elle a fait savoir qu’elle et ses collègues sensibilisent à travers les témoignages.
Toutefois, elle a révélé que beaucoup se plaignent des effets indésirables causés par les contraceptifs, mais qu’elles leur conseillent toujours de faire recours aux agents de la santé.
Toutes nos interlocutrices sont revenues sur la réticence des hommes qui constitue un obstacle majeur à ce grand projet de planification familiale.

Bénigne Gahimbare

 

Personnes accidentées> Leur accueil dans les hôpitaux publics

Les premiers soins doivent être donnés dans 48 heures

 

Dans certains hôpitaux publics, les personnes accidentées sont obligées de payer une caution avant d’être reçues pour bénéficier des premiers soins. Cependant, la ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida a affirmé que les hôpitaux publics savent qu’ils doivent donner les premiers soins sans exiger la caution pendant 48 heures.

 

DSC06658L’ampleur des accidents de route est telle qu’ils font beaucoup de victimes. Ces dernières sont amenées dans des structures de soins pour y être soignées. Lorsqu’elles y arrivent, il leur est exigé une caution pour les accueillir afin de bénéficier des premiers soins. Dans certains cas, ces personnes accidentées peuvent être rejetées parce qu’elles ne peuvent pas payer la caution. Ces personnes disent qu’elles ne comprennent pas comment les gens qui sont sensés protéger la santé de la population ne s’aquittent pas de leur devoir. Aussi, ils se demandent pourquoi ils leur exigent une somme d’argent très élevée alors qu’ils savent que l’accident est imprévisible, que les parentés de la personne accidentée peuvent avoir ou ne pas trouver cet argent. Ils se posent alors la question de savoir qui vient avant l’autre, entre l’argent et la vie d’une personne en danger.

Toute personne accidentée a droit aux premiers soins

La ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Sabine Ntakarutimana a réagi sur la manière dont les personnes accidentées sont accueillies dans certains hôpitaux publics. Elle a fait savoir que lorsqu’un accidenté arrive dans une structure de soins, il est recommandé aux personnel soignant de lui donner les premiers soins durant 48 heures. Cela est décidé pour sauver la vie de ces personnes accidentées mais également pour donner le temps à leurs proches de chercher l’argent afin de payer les frais que le malade consomme pendant son séjour d’hospitalisation.
Elle a cependant signalé que comme certaines structures de soins ont l’autonomie de gestion, elles peuvent être rigoureuses et demander une caution avant. Mais, elle rappelle que l’idéal est que toute personne accidentée a droit aux premiers soins.

Rose MPEKERIMANA

 
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