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Ministère de la Défense nationale> Inauguration officielle de la clinique militaire Akabanga (Climak)

Elle est dédiée au suivi du VIH-sida

 

Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Général major Pontien Gaciyubwenge, et l’ambassadeur des Etats-Unis au Burundi, Dawn Liberi, ont procédé le vendredi 30 janvier 2015, à l’inauguration officielle de la clinique militaire Akabanga. Cette dernière est dédiée au suivi du VIH-sida.

 

DSC 5123Dans son discours de circonstance, le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Général major Gaciyubwenge, a exprimé ses remerciements, sa profonde gratitude au gouvernement américain à travers son ambassadeur, pour ce don précieux et appréciable qui marque une fois de plus, les bonnes relations américano-burundaises.
Le ministre Gaciyubwenge a réaffirmé que cette clinique vient à point nommé en complément des activités du centre Akabanga, qui a, à son actif, beaucoup de réalisations et de succès grâce au soutien combien louable de PSI-Burundi. A cet effet, il a demandé aux utilisateurs de la clinique et aux bénéficiaires d’en faire bon usage et de l’entretenir minutieusement et régulièrement.

Un centre au service des soldats et leurs familles

DSC 5118L’ambassadeur des Etats-Unis au Burundi, Dawn Liberi, quant à elle, a indiqué que le gouvernement des Etats-Unis a déboursé plus de 840 000 dollars américains dans la construction, l’équipement de bureau, les fournitures médicales et le matériel de laboratoire pour cette infrastructure médicale moderne. «Les nouvelles infrastructures serviront nos soldats et leurs familles en toute dignité et offriront des soins de santé pour que nos forces de défense restent en bonne santé que ce soit à la maison, à l’étranger ou à leur retour au Burundi», a-t-elle précisé.
Mme Liberi a également fait savoir que, depuis 2005, le programme PEFAR (Plan d’urgence du Président pour la lutte contre le sida) au Burundi, à travers Usaid et le ministère de la Défense, est l’un des principaux donateurs dans la lutte contre le VIH et le sida, fournissant plus de 67 millions de dollars en soutien au Burundi.
Cette nouvelle clinique comprend un laboratoire, une salle d’attente/réception, des salles de soin, des bureaux pour les conseillers, une pharmacie et une salle de conférence pour la formation/sensibilisation.
Yvette Irambona

 

LAC TANGANYIKA > La jacinthe d’eau

Elle menace des êtres vivants aquatiques

 

Le lac Tanganyika constitue pour le Burundi une source précieuse de richesses diversifiées. Il est alors impérieux de le protéger contre tous les éléments destructeurs.

 

DSC 2789Il y a bien des années que le lac Tanganyika a été envahi par certaines plantes aquatiques du côté du Burundi. Parmi celles-là, on peut citer la jacinthe d’eau. Casimir Harerimana, spécialiste en sciences de l’environnement précise que la jacinthe d’eau est une plante aquatique envahissante avec un taux de croissance grandissant. Cela est dû à la présence de quelques nutriments comme l’azote et le phosphore. Ces nutriments proviennent des eaux usées d’origine domestique rejetées dans les caniveaux et qui par après se jettent dans le lac Tanganyika. La croissance rapide de la jacinthe d’eau permet à ses feuilles de couvrir une très grande partie des eaux du lac. Cette couverture va empêcher l’oxygène provenant de l’air ambiant de pénétrer dans l’eau. L’absence de cet oxygène va provoquer la putréfaction de certains êtres vivants qui s’y trouvent, d’où le dégagement d’une odeur nauséabonde. En outre, les poissons fuient cet endroit par suite de manque d’oxygène, ajoute M. Harerimana. On va assister à la multiplication des bactéries anaérobies à cet endroit, qui sont des bactéries dont le préferendum est l’absence de l’oxygène, ajoute Dr Harerimana.

Lutte préventive et lutte curative

Des méthodes existent pour lutter contre la prolifération de ces plantes envahissantes. Il s’agit, entre autres, de la lutte préventive et de la lutte curative, a dit le Dr Harerimana. La première consiste à faire le renforcement de la surveillance des rejets des eaux usées domestiques et industielles. Il est également nécessaire de traiter les eaux usées avant de les rejeter dans les milieux récepteurs. On doit ainsi construire des stations d’épuration des eaux usées. M. Harerimana a indiqué que la deuxième méthode consiste à arracher mécaniquement ces plantes.
A la question de savoir si ces méthodes sont faciles à mettre en application, M. Harerimana fait savoir qu’il y a des outils disponibles à cet effet. Il s’agit notamment du Code de l’eau et les normes de rejet des eaux usées. En plus de cela, il faut organiser une formation à l’endroit des gens assermentés chargés de mettre en application ces outils.

Martin Karabagega (stagiaire)

 

Hôpital militaire de Kamenge > Qualité des services publics

Un bon accueil dans un hôpital propre

 

L’hôpital militaire de Kamenge est parmi les cinq hôpitaux de référence au niveau national. Il travaille à la satisfaction des demandes, car le personnel soignant est compétent mais surtout disponible et régulier. Des témoins rencontrés sur les lieux (patients, garde-malade) qui le fréquentent soulignent que si tous les hôpitaux de la place travaillaient de la sorte, les malades seraient soulagés. Le directeur général dudit hôpital dit quant à lui que chacun est guidé par cette devise : « Un bon accueil dans un hôpital propre ».

 

nimbur« Solliciter les soins médicaux à l’hôpital militaire de Kamenge vous fait penser à l’ancien temps où tout était organisé », a indiqué Pasteur Mbayahaga, garde-malade, âgé de 65 ans, rencontré à ce centre de soins.Le droit à la santé y est une réalité. Le service est suffisamment organisé à tel point que même les moins doués peuvent s’orienter facilement. Il apprécie surtout l’accueil, l’orientation et la disponibilité du personnel.
« Les moments où il faut mettre sa fierté de côté et supplier presque à genoux pour qu’on s’occupe de vous, et mettre la main au portefeuille pour faire avancer son dossier sont révolus » , affirme Janvière Inarukundo , patiente trouvée sur les lieux.
Pour elle, toute personne malade dispose de droits fondamentaux dans son parcours de patient. Elle informe ceux qui ne fréquentent pas cet hôpital qu’un dialogue responsable et adulte est établi avec le personnel soignant. Au-delà des règles juridiques, la relation basée sur la confiance mutuelle et la collaboration est là.
Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), «la possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique et sociale».

S’inspirer de l’expérience des autres

Un pays avec une administration publique bien organisée, rapide et transparente est un élément essentiel dans la bonne gouvernance, la promotion des investissements et des affaires. Pour Dr Marc Nimburanira, directeur général dudit hôpital, leurs services sont disponibles vingt -quatre heures sur vingt-quatre, et sept jours sur sept.
Le système de deux gongs qu’ils utilisaient avant n’était pas rentable surtout avec le charroi zéro. Selon toujours Dr Nimburanira, le début est difficile mais, peu à peu, les employés s’y habituent et trouvent que cet horaire est profitable pour eux.
La première équipe commence à 7 h pour terminer à 15 h. La seconde commence à 15 h pour rentrer à 19 h. La dernière travaille de 19 h au petit matin. Et cela permet au personnel de s’organiser autrement en marge des heures de service.
A la question de savoir si le personnel a bien accueilli un tel changement, Dr Nimburanira nuance. Au début, il était réticent mais avec la détermination de l’hiérarchie, il a fini par comprendre que c’était pour le bien de tout un chacun.
Les services connexes comme le laboratoire et la Mutuelle de la Fonction publique sont disponibles, de même que les médecins spécialistes.
Notre interlocuteur a souligné que cette organisation du travail a occasionné un meilleur rendement pour l’hôpital et surtout pour les malades.
Attendre indéfiniment dans les salles d’attente la personne supposée vous recevoir alors que cette dernière est en train d’avoir une longue causette privée avec un(e) ami(e) ou un membre de la famille, au téléphone ou au bureau pour enfin en sortir vous dire qu’il est midi, donc qu’il faut revenir soit plutard à 15 h soit le jour suivant n’avantage personne, souligne notre source. En plus, la file d'attente pour ensuite voir la personne venue trente minutes après vous immédiatement servie parce qu’elle connaît ou a été envoyée par celui qui est haut placé n’honore pas le service.

L’accueil a une place de choix

« Un bon accueil dans un hôpital propre, tel est la devise de cet hôpital ». Pour y arriver, chacun fait de son mieux afin d’accomplir sa tâche. Il revient aux responsables de toujours rappeler, sensibiliser et interpeller.
L’informatisation du dossier médical grâce au logiciel « open clinic » qui corrige des fuites au niveau des finances, facilite la tâche des uns et des autres et limite les tricheries. Les patients qui s’y présentent pour la première fois obtiennent une carte d’identification, qui coute une fois pour toute 1 000 FBu et utilisée chaque fois que de besoin.
De l’avis du Dr Nimburanira, il importe de montrer aux employés à tout moment que le désordre et la saleté sont intolérables.
Les allers-retours inutiles entre bureaux, juste parce que M. X vous a envoyé chez Mme Y, et Mme Y vous renvoie dans le bureau de M Z, pouvant à son tour vous renvoyer au point de départ dans le meilleur des cas ou dans un autre département dans le pire, ne peuvent pas s’observer à l’hôpital militaire de Kamenge.

Une technologie de pointe

L’hôpital avance avec sa technologie de pointe. Il y a beaucoup de spécialités, quelques équipements et l’hopital pense déjà à investir dans des équipements de haute qualité.
Il importe que les militaires envoyés dans différents pays (Somalie, Soudan, République Centrafricaine) une fois qu’ils ont besoin des soins puissent en avoir à cet hôpital.

Yolande Nintunze

 

HOPITAL MILITAIRE DE KAMENGE> Cérémonies de clôture de l’activité « Exercices rapides de formation médicale »

Quarante-neuf lauréats ont reçu des certificats de formation

 

Quarante-neuf lauréats de l’Hôpital militaire de Kamenge à l’activité dite « Exercices rapides de formation médicale » ont reçu les certificats au cours des cérémonies de clôture. Cette formation a été organisée par l’armée américaine stationnée en Afrique et la Force de défense nationale (FDN).

 

DSC07574Les cérémonies de clôture de la formation médicale des infirmiers et médecins de l’Hôpital militaire de Kamenge ont eu lieu le vendredi 30 janvier 2015. Cette formation a durée deux semaines d’exercices conjoints.
Ildephonse Habarurema, secrétaire permanent du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants, a indiqué que la mise en application des connaissances acquises sera bénéfique non seulement pour la FDN et la population burundaise, mais aussi pour les contingents et les populations des pays amis dans les diverses missions de maintien de la paix dans lesquelles le Burundi s’est engagées. Il a également félicité l’Hôpital militaire de Kamenge pour le partenariat avec le personnel médical de l’armée américaine. Il a, en outre, exprimé sa gratitude pour diverses formes d’assistance que le gouvernement américain, à travers son ambassade au Burundi, ne cesse d’apporter audit ministère.

Un signe de partenariat solide en matière de sécurité

Dawn Liberi, ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique au Burundi, a, quant à elle, mentionnée que cette deuxième formation médicale est une prolongation du partenariat solide en matière de sécurité qui unit le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et le Burundi et dont se réjouissent les deux pays. Mme Liberi a également exprimé sa satisfaction aux docteurs et infirmiers expérimentés et autres métiers y relatifs car leur contribution à la paix régionale est la preuve de leur détermination que tous les Burundais partagent quant à la recherche de la paix et la stabilité de toute l’Afrique de l’Est.
L’activité dite « Exercices rapides de formation médicale » est la deuxième organisée à l’Hôpital militaire de Kamenge par l’armée américaine stationnée en Afrique et la FDN. Le but de cette deuxième formation médicale est de renforcer les capacités des médecins militaires burundais qui seront appelés à administrer des soins aux soldats de maintien de la paix en Somalie et en République centrafricaine.
Eric Mbazumutima

 
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