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VIH-sida>Atelier sur l’implication des hommes dans le programme d’élimination de nouvelles infections

L’actualisation des textes régissant l’union conjugale pourrait diminuer le nombre d’infectés

La Première dame du pays a effectué une descente dans la province de Bururi, le mercredi 8 octobre 2014, où elle a participé dans un atelier de mobilisation des leaders politiques, religieux et les élus locaux sur l’implication des hommes dans l’élimination de nouvelles infections au VIH-sida. Au cours de cet atelier, il a été remarqué que l’inégalité entre les sexes et  les normes de genre continuent d’être des facteurs déterminant chez les femmes et filles dans le risque de contracter le VIH.

 

DSC 0496Dans son mot d’ouverture de l’atelier, la Première dame du pays, Denise Nkurunziza,  a indiqué que l’organisation des Premières dames d’Afrique dans la lutte contre le sida (Opdas)  a pour objectifs d’éliminer définitivement le virus du sida ainsi que de sensibiliser les leaders politiques, religieux et les élus locaux pour qu’ils puissent s’impliquer avec fermeté dans la lutte contre le sida. Mme Nkurunziza a réprouvé le comportement de certaines personnes qui continuent  à appliquer la discrimination des personnes atteintes du sida. Cela a des effets néfastes car les gens ont peur d’aller se faire dépister, a-t-elle souligné. Elle a signifié que cet atelier va offrir de nouvelles opportunités dans la lutte contre le sida car les participants à cet atelier sont issus de différentes organisations. Pour Denise Nkurunziza, les hommes devraient comprendre la nécessité d’accompagner leurs femmes dans les consultations prénatales.

Une diminution du sida dans la province  de Bururi

Le gouverneur de la province de Bururi, Gloriose Nimenya, a quant  à elle, donné quelques chiffres qui témoignent l’existence  du VIH-sida dans sa province. Sur les 83 sites de dépistage dans toute la province,35 668 personnes qu’on a dépistées pour l’année 2013, le nombre des contaminés était de 322. Elle a fait savoir que electronic cigarette drops les statistiques ont montré que le nombre des contaminés en termes de pourcentage atteint 1,5%. La diminution progressive des personnes infectées est le résultat des efforts conjugués entre le personnel médical, l’administration, les religieux et l’implication forte des personnes vivant avec le VIH-sida. En outre, Dr Cloé Ndayikunda, secrétaire permanente au ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida a remercié la Première dame de son engagement dans la lutte contre le fléau du sida car l’Opdas dont elle est représentante au Burundi a été créée dans le but de soutenir et chercher les moyens pour aider les projets de lutter contre le sida.

L’actualisationdes textes régissant l’union conjugale pourra diminuer le nombre des infectés

Comme il a été remarqué que les personnes vivant avec le VIH ont peur de leur entourage, il est intéressant de sensibiliser la population afin qu’elle puisse comprendre  que les malades du sida sont comme toutes les personnes non contaminées. A cet effet, Dr Ndayikunda a interpellé toute la population burundaise à s’investir dans la lutte contre toute discrimination faite à l’endroit des personnes vivant avec le sida. Elle a en plus demandé aux corps de police et judiciaire de tout faire pour lutter efficacement toute forme de violence basée sur le genre.

Pourquoi l’implication des hommes dans la lutte contre le sida ?

Selon Richard Manirakiza, directeur –adjoint du Cep/PNLS, la nécessité d’impliquer les hommes dans la lutte contre le sida permettra de renforcer la prévention du partenaire non encore infecté, et de comprendre  la pertinence des conseils PTME donnés en couple par rapport à ceux donnés à la femme seule. Cela favorise également l’observance  dans la prise des ARV. L’objectif de la PTME-è TME est de réduire efficacement le VIH-sida et dans la mesure du possible de l’éliminer.
Appolinaire Nimubona

 

DOSSIER> Journée internationale dédiée à la santé mentale

« Sans santé mentale et sans bien-être, il n’y a pas de vraie santé »

 

Depuis 1992, la date du 10 octobre est considérée  par la Fédération mondiale pour la santé mentale comme un événement annuel.   Au Burundi,  Les différents intervenants dans le domaine de la santé mentale trouvent que cette journée devrait être consacrée à l'éducation et à la sensibilisation du public sur la santé mentale. Tous les intervenants dans le domaine de la prise en charge des maladies mentales interpellent le gouvernement à prendre la santé mentale comme une priorité.

 

DSC06288La Journée mondiale de la santé mentale vise essentiellement à sensibiliser l’opinion sur les problèmes de santé mentale. A cette occasion, les discussions franches sur les troubles mentaux ainsi que les investissements dans les services de prévention, de promotion et de traitement  sont encouragés. Cette année, le thème retenu est « Sans santé mentale et sans bien-être,  il n’y pas de vraie santé ».
D’après les termes de références fournis par le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, à l’occasion de cette journée, les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), montrent que les individus atteints de troubles mentaux, et en particulier ceux qui sont placés en établissement, présentent des taux de mortalité par cancer et par cardiopathie plus élevés que la population générale. D’après les chiffres, les personnes âgées dépressives seraient exposées à un risque excédentaire de cancer de 88 % et les hommes dépressifs à un risque de cardiopathie accru de 70 %. La même source indiqué que ce thème vient à point nommé car, bien qu’il existe des interventions qui permettent de réduire la détresse physique et mentale des individus et des pertes qu’il cause à la société, l’on constate qu’il subsiste une proportion importante de personnes atteintes de troubles mentaux qui ne bénéficient pas de traitement dont elles auraient besoin.
 Un constat partagé par le directeur du Centre  neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK), frère Hyppolite  Manirakiza.  Il trouve que sans bien-être, on ne  peut pas prétendre à une bonne santé mentale.   Il regrette que la santé mentale soit pensée seulement une fois par an. Selon lui, la santé mentale devrait être prise au sérieux vu le passé qu’a traversé le pays.  Hyppolite Manirakiza, trouve que la santé et le bien-être sont fortement liés. « Le bien- être de la population  inclut beaucoup de facteurs  notamment  la sécurité, l’emploi, le logement, etc. Ce qui  est la base pour avoir une bonne santé mentale », souligne-t-il.

Un accès aux soins  de santé mentale difficile

La santé mentale est  confrontée à différents défis. Faute de moyens financiers suffisants,  beaucoup d’activités visant  notamment la prise en charge et le suivi des malades victimes des troubles psychiques ne sont pas possibles. Hyppolite Manirakiza reconnaît que des initiatives en la matière ont été prises par le ministère de la Santé publique. Il s’agit  notamment de l’élaboration de la Stratégie nationale de santé mentale mais qui, malheureusement, n’est pas mise en œuvre.
L’accès aux soins de santé mentale est un casse-tête. En effet, explique le directeur général du CNPK, la plupart des personnes souffrant des troubles mentaux sont pauvres. Même ceux qui ne le sont pas ne peuvent pas tenir pendant longtemps.  En effet, explique-t-il, le traitement est cher et long.  Un constat que partage Générose Gahungu qui ajoute que l’accès aux soins et aux traitements reste un handicap dans le secteur de la santé mentale car les médicaments sont très chers. Elle a précisé que les  médicaments pour les malades mentaux devraient passer par la Centrale d’achat des médicaments (Camebu), comme les autres médicaments. Aussi, comme les médicaments sont chers, le gouvernement devrait commander les médicaments génériques pour que tout le monde ait accès aux médicaments.
Le  manque de médecins spécialistes en matière de psychiatrie est un handicap qui freine l’amélioration de la santé mentale au Burundi. La pauvreté est  un autre handicap dans la prise en charge de la maladie mentale. Car, beaucoup d’abandons du traitement sont dus au manque de moyens surtout que cette maladie se traite pendant une  longue durée, a dit Mme Gahungu.
A cela s’ajoute le manque d’intégration des services de santé mentale dans les structures sanitaires de base. Les centres neuropsychiatriques disponibles (Bujumbura, Gitega et Ngozi) ne peuvent pas couvrir tous ceux qui présentent des troubles mentaux sur l’étendue du pays.   Même ceux qui ont eu la chance  d’atteindre ces centres, ne sont pas suivis par les services traitants  une fois rentrés. Le plus grave est que leurs familles ne les accompagnent pas, regrette M. Manirakiza. L’autre défi  soulevé concerne  le  fait que les personnes souffrant des troubles mentaux atteignent les structures de soins tardivement.

Il faut une politique de prévention des maladies mentales

D’après Hyppolite Manirakiza,  pour  prévenir les maladies mentales, il devrait y avoir une politique de prévention de ces maladies. La population doit être informée sur l’existence des maladies mentales, sur leur prise en charge en famille. Les proches des victimes des troubles mentales doivent comprendre que  ces derniers ont besoin d’amour, d’attention et  de  compréhension.  Aussi, poursuit-il, une politique communautaire doit être mise en place pour que chacun sente qu’il a un rôle à jouer dans la prévention des maladies mentales.
Joselyne Miburo du service de la promotion de la santé mentale au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida,  indique que la santé mentale est transversale.  Elle explique que les facteurs déclenchant tels que le mal-être, la consommation d’alcool, la pauvreté, nécessitent une collaboration quant à la prévention.  D’après elle, chacun est interpellé à agir pour prévenir les troubles mentaux.

Etre solidaire avec les malades mentaux

Selon la représentante légale du centre Twagurumutima, une association œuvrant pour la prise en charge psychosociale et médicale des personnes affectées par les troubles mentales, Générose  Gahungu, la Journée internationale de la santé mentale est une journée de détente dans ce centre. C’est une occasion de rencontre entre les malades mentaux, les familles et les amis afin de montrer la solidarité. C’est une occasion  d’inviter tout le monde à être solidaire envers les malades mentaux. Comme il y a encore la stigmatisation des personnes ayant des troubles psychiques, cette journée est une occasion aussi de montrer qu’il y a des personnes qui pensent au moins  aux malades mentaux. Ainsi, ces derniers ont l’opportunité de s’exprimer et de partager le repas avec les personnes normales. A cette occasion, les malades organisent des jeux, des chants contenant des messages de sensibilisation et des conseils à l’endroit des malades mentaux et leurs familles. Mme Gahungu a indiqué que cette journée est aussi un moment  de rappeler que la santé mentale devrait être une priorité. « Il y a toujours l’ignorance de la maladie mentale. La population n’est pas assez informée de cette  maladie», signale- t-elle.  Des séances de sensibilisation sur cette maladie sont nécessaires dans tous les secteurs.  Si quelqu’un a un trouble psychique, c’est toute la famille qui souffre, fait remarquer Mme Gahungu.

Une forex signal journée de plaidoirie

Générose Gahungu a reconnu que le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a fait des progrès  en matière de la prise en charge médicale des malades mentaux, mais qu’il y a toujours un chemin à parcourir. C’est pourquoi cette journée reste une occasion de plaidoirie concernant la mise en œuvre de la Stratégie nationale de la santé mentale.

La société a une part de responsabilité

Bon nombre de personnes craignent les maladies mentales et les comprennent mal. Cette crainte pourra disparaître lorsque la société sera mieux informée.  Pour Mme Gahungu, la société a une part de responsabilité dans le traitement et la prise en charge de la maladie mentale. Tout le monde regarde curieusement les malades mentaux qui sont dans la rue mais personne ne pense à les aider, même les membres de leur famille. Les préjugés et les stigmatisations persistent encore face aux maladies mentales du fait qu’il y a des malades qui se trouvent isolés et victimes de discrimination. Ce phénomène participe  aussi à un décalage très péjoratif entre la survenu des symptômes et la consultation. Cela est dû souvent au fait que les malades et leurs proches nient l’existence de la maladie mentale. Le refus de cette maladie augmente sa gravité. Mme Gahungu a rappelé que la maladie mentale est une maladie comme les autres. Et la société devait soutenir ceux qui sont atteints de troubles mentaux pour leur bien-être. Ainsi, il est nécessaire de sensibiliser toute la population que le malade mental doit garder sa dignité. Pour garder cette dignité, la société doit jouer un rôle très important.
Ainsi, Mme Gahungu croit que la maladie mentale n’a pas de place dans la société burundaise, sinon la prise en charge aurait  été facile. Une personne qui a des troubles mentaux peut être traitée et peut contribuer elle aussi au développement du pays.

Beaucoup de cas de troubles mentaux chez les jeunes

Mme Gahungu a mis en garde les parents d’être prudents dans le suivi de leurs enfants,  car actuellement, on       observe beaucoup  de cas de troubles mentaux  chez les jeunes. Le plus souvent, ces troubles sont causés par la prise de drogues et d’alcool. Le dialogue est le seul moyen de prévenir la prise de drogues. En effet, la société doit être vigilante à l’endroit des jeunes d’aujourd’hui afin de sauver l’avenir de demain et savoir aussi que les drogues constituent actuellement  une menace pour la société. Aux  éducateurs, elle leur demandé  de renforcer les efforts dans le suivi de ces jeunes lorsqu’ils sont à l’école.  Elle a insisté que le gouvernement devrait prendre comme une priorité la santé mentale  car c’est toute la société qui va souffrir.  

L’épilepsie, une maladie chronique

Générose Gahungu déplore le fait que beaucoup de gens confondent l’épilepsie à une maladie mentale. Ainsi, l’épilepsie est une  maladie chronique du système nerveux central la plus fréquente. Le mot est issu du grec et signifie « attaque », « être saisi » ou « être pris par surprise ».  Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), environ 5% de la population mondiale auront subi au moins une fois dans leur vie des symptômes épileptiques. Une personne peut avoir subi une crise d’épilepsie sans toutefois être épileptique.
Notre source a signalé que normalement l’épilepsie est une maladie traitable dans toutes les structures de soins de santé.  Mais, malheureusement, la prise en charge de cette maladie est devenue compliquer alors que cela ne devrait pas être le cas. C’est dans cette optique qu’elle a invité tout un chacun à ne pas avoir peur de cette maladie car elle est  traitable même si elle reste une maladie chronique. Pour les petits enfants de moins de quatre ans, cette maladie peut guérir.  A la question de savoir que si les médicaments contre cette maladie sont disponibles dans toutes les structures de soins, elle a répondu qu’elle doute que ces médicaments soient disponibles car il y a ceux qui font recours au centre Twagurumutima en disant que ces médicaments sont absents dans plusieurs structures de soins.
La représentante légale du centre Twagurumutima n’a pas oublié de donner  des conseils aux malades et à leurs proches. Elle a dit que tout malade doit savoir comment vivre positivement avec la maladie. Cela est possible si les malades arrivent à accepter la maladie au lieu de la nier. En ce qui concerne leurs proches, il faut toujours accompagner leur malades et surtout éviter de les considèrer comme des menaces.   Concernant les responsables des centres psychiatriques, elle a indiqué que la longue durée dans les centres bloque la réinsertion sociale du malade. C’est pourquoi il est nécessaire d’éviter de longues durées d’hospitalisation. Selon notre source, l’emprisonnement des malades à cause du non paiement est une chose qui ne devrait pas arriver  chez les malades mentaux.  Cette situation peut provoquer des rechutes du fait qu’ils restent avec les autres malades.

Des actions du gouvernement

Le ministère en charge de la santé a déjà entrepris beaucoup d’actions allant dans le sens de la promotion de la santé mentale ainsi que dans sa prise en charge, fait remarquer Joselyne Miburo, chargée du service de la promotion de la santé mentale. A titre d’exemple, elle a cité l’élaboration des politiques et des stratégies en matière de la santé mentale ; le renforcement des capacités ; le plaidoyer dans l’investissement dans ce secteur, etc.
Réagissant sur le manque de services de santé mentale dans les structures sanitaires de base, Mme Miburo reconnaît qu’il n’y en a pas assez sur le territoire national, mais elle indique  que le ministère de la Santé publique est en train d’implanter ces services petit à petit.  En 2012, un centre neuropsychiatrique a été ouvert à Gitega un autre à Ngozi l’a été au cours de cette année en cours. Un projet pilote a été déjà initié à l’hôpital de Kibuye dans la province de Gitega.  Comme les moyens sont limités, l’intégration des services de santé mentale dans les structures sanitaires de base va se faire petit à petit, souligne Mme Miburo.  Elle a en plus ajouté que la population commence à comprendre que la maladie mentale se traite à l’hôpital et non chez les charlatans comme c’était le cas les années antérieures. Ce qui est une étape franchie. Concernant le budget dont dispose le CNPK, notre source a reconnu qu’il n’est pas suffisant. Elle a expliqué que vu les besoins qui sont énormes, le ministère de la Santé publique que essaie de répartir le budget disponible. «  Mais la volonté y est tout de même », déclare-t-elle.
Concernant le défi relatif au manque de médecins psychiatres, Joselyne Miburo trouve que les malades mentaux ne devraient pas en souffrir pour autant. Pour elle, il y a moyen de renforcer les capacités des médecins généralistes et des infirmiers dans le domaine de la santé mentale. D’ailleurs, certaines régions ont déjà reçu des formations comme la province sanitaire de               Kirundo.

Dossier réalisé par Lyse Gahimbare et Fidès Ndereyimana

 

ENTRETIEN> Sur les violences faites aux femmes rurales

« Un mal qu’on doit nécessairement combattre »

 

Il est remarqué ces derniers jours des violences un peu partout au Burundi où surtout les femmes du milieu rural sont assassinées par leurs maris. Des actions doivent être menées pour que chacun puisse comprendre que l’action non violente commence chez soi, dans les ménages afin d’éviter les conflits familiaux en édifiant une culture de non violence et de paix pour éradiquer les causes des conflits  et de l’intolérance par des actions d’éducation et de sensibilisation.

 

DSC07694Les mauvaises pratiques observées aujourd’hui sont, selon Anne Spès Nishimwe, coordinatrice du Collectif des associations et ONG féminines du Burundi (Cafob), liées d’une part à la détérioration de notre culture qui fait qu’on ne respecte plus la femme.  « Auparavant, la femme avait un titre d’honneur et pour dire les choses très sérieuses l’on citait le nom de sa mère » a-t-elle indiqué.  D’autre part, elle a expliqué qu’il s’agit des conséquences liées à la guerre qui a saccagée notre culture ainsi que la pauvreté qui augmente le nombre de viols à travers les vols Online Poker ou les tueries pour des intérêts divers.
 Selon Mme Nishimwe, les conséquences pourront s’aggraver si rien n’est fait aussi bien pour les enfants issus des mères touchées par ces violences, que pour le pays. Elle a précisé que l’enfant qui est né et qui a grandi dans les conditions de blessures de sa mère, est d’abord un élément gênant de cette dernière et par conséquent l’enfant ne bénéficiera pas d’une bonne éducation de la part de sa maman. Il va grandir avec un cœur dur. Ce qui va se répercuter, dans le futur,  sur sa vie sociale.

Retrouver la dignité de la femme

Anne Spès Nishimwe a recommandé de revoir la structure visant enfin à retrouver la dignité de la femme. Une question qui est pertinente non seulement pour la femme ou la famille mais aussi pour le pays. Comme ce phénomène est fréquent surtout en milieu rural, la coordinatrice du Cafob a invité les familles de trouver,  en cas de désaccord, les moyens de résoudre les conflits sans faire recours à la violence.
Rosine MUGISHA

 

Genre et création d’emploi> Association Lumière du savoir

Les femmes sont capables de réaliser des projets durables

 

Face au chômage qui est aujourd’hui un casse-tête pour le gouvernement et la jeunesse, l’association « Lumière du savoir » a apporté sa contribution. Elle a initié une école de création d’emploi dont l’enseignement est de qualité. Avec plus de trente employés, l’école fait vivre les familles de ces derniers et leurs parentés.

 

DSC 0049Selon Ancille Nduwimana, représentante légale de l’association Lumière du savoir, le projet de création d’une école fait vivre plusieurs familles en plus de sa contribution à l’enseignement de qualité. « Nous étions des enseignants  et avons pensé à créer une association puis une école que nous projetons faire une école d’excellence » a fait savoir Mme Nduwimana. A partir de l’année scolaire 2011-2012, l’école a ouvert ses portes et compte actuellement un personnel de trente-quatre personnes. « Notre école apporte  un soutien significatif au gouvernement dans sa politique de l’éducation pour tous », a informé Mme Nduwimana. Yvette Munezero, une enseignante à  cette école que la rédaction du Renouveau a contactée, a indiqué être satisfaite dudit projet. « Durant ces trois dernières années, je parviens à vivre et faire vivre ma famille grâce au l’emploi m’accordé par l’école Arche des connaissances », a-t-elle affirmé.

Les écoles privées ont besoin d’être appuyées pour améliorer leurs services

A la question de savoir si le gouvernement à son tour appuie l’école, Mme Nduwimana a plutôt fait appel au gouvernement du Burundi. Elle a insisté sur le fait que le matériel didactique est tellement cher que le gouvernement devrait aider par exemple dans l’achat des ordinateurs où accorder l’exonération du matériel importé. Toutefois, elle a remercié le ministère ayant l’enseignement de base dans ses attributions pour l’attention qu’il a réservée à l’école au moment de son agrément. Aux organisations féminines, Mme Nduwimana demande un soutien dans la mesure du possible. Elle demande à toutes les femmes de ne pas se sous-estimer et ainsi penser à créer l’emploi pour contribuer au développement de leur pays. La femme est un pilier du développement, a-t-elle conclu.

Amédée Habimana (Stagiaire)

 
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