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Municipalité de Bujumbura> Boulevard de l’Unité

Son état mérite une attention particulière

 

Le Boulevard de l’Unité séparant la commune urbaine de Kamenge et la commune urbaine de Ngagara est menacé par de gros trous à la hauteur presque de la gare du Nord. Pour éviter des lamentations de la part des conducteurs, les pouvoirs publics devraient envisager les travaux de réfection sur le tronçon défectueux. Cela limiterait les accidents liés aux manœuvres dangereuses.

 

Le Boulevard de l’Unité situé dans la commune urbaine de Kamenge mérite une attention particulière de la part des pouvoirs publics dans la mesure où sa défectuosité stresse plus d’un usager. Le quotidien « Le Renouveau » l’a observé le vendredi 24 avril 2015, lors de son passage à cet endroit.
Tenez ! Quand on quitte la gare du Nord pour se rendre au chef-lieu de la commune urbaine de Kamenge, les conducteurs des véhicules sont obligés de ralentir presque à 10 km/h à cause de gros trous qu’on y trouve. Cette situation est d’autant plus déplorable que l’endroit dont il est question se situe au croisement du Boulevard d’Afrique conduisant dans la commune urbaine de Ngagara et du Boulevard de l’Unité.
Nous avons vu des véhicules faire des zigzags pour se frayer un chemin. Cela présente un danger évident lié au risque d’accident. Un véhicule qui chercherait à dépasser risque d’être percuté par un autre se trouvant dans la situation des zigzags.
La mairie de Bujumbura par le biais de ses Services techniques municipaux (Setemu) devrait envisager des travaux de réfection à la hauteur du tronçon défectueux. Surtout lorsqu’on sait que celui-ci approche le carrefour où passent tantôt des véhicules en provenance du centre ville en direction de l’intérieur du pays, tantôt des véhicules en provenance de Ngagara vers Kamenge.
Remarquons que, s’il faut réhabiliter la partie du Boulevard de l’Unité qui est défectueuse, il faudrait penser au même moment à boucher les trous jonchant la bifurcation de ces deux Boulevards. Ce qui permettrait aux véhicules de circuler facilement tout en évitant d’éventuels embouteillages et encombrements en ces lieux. Cela éviterait également aux conducteurs d’être à tout moment stressés chaque fois qu’ils y arrivent.
Masta Shabani

 

Lutte contre le paludisme>PNILP

Eradiquer le paludisme d’ici 2020

 

Le Burundi est situé dans la zone de prédilection du paludisme à cause des conditions climatiques environnementales favorables au développement rapide du parasite et ses vecteurs, à cause de longues périodes de transmission supérieures à six mois, de la pauvreté et du niveau d'instruction bas.

 

Le paludisme, a dit le directeur du programme national intégré de lutte contre le paludisme (PNILT) ,Dr Herménégilde Nzimenya, est un problème de santé publique et un fardeau socio-économique qui sévit au Burundi sous forme endémo-épidémique. Ces derniers temps, on observe une recrudescence de ce fléau. Les provinces les plus concernées par cette recrudescence sont Ngozi, Muyinga, Kirundo, Kayanza, Cankuzo, Gitega et Cibitoke .

La culture du riz, un des facteurs favorisant

Dr Nzimenya évoque la culture récente du riz dans ces provinces qui favorise la multiplication des moustiques. A cela s’ajoutent la non utilisation du moustiquaire imprégné d’insecticides, les raisons économiques, etc..
La connaissance du comportement trophique des femelles d’anophèles est très importante dans la lutte contre le paludisme.
La fabrication des briques et des tuiles favorise également la multiplication des moustiques à une certaine période de l’année.
Notre interlocuteur évoque aussi l’ignorance ou la négligence de la population en ce qui concerne l’usage des moustiquaires imprégnés.
Il a parlé du changement de comportement des moustiques en fonction des changements climatiques et des conditions économiques.
La population doit être sensibilisée pour opérer des choix nécessaires et responsables.
Il faut noter que la durée de vie des moustiques est de quatre à cinq semaines et leur reproduction est très rapide, ce qui fait que le paludisme continue à faire des ravages malgré les efforts fournis.

Certains moustiques préférent le sang humain

Le directeur du PNILP souligne que certains moustiques piquent à l’intérieur des habitations (endophages) et d’autres, à l’extérieur ( exophages).
Après la prise de sang, certains moustiques se reposent à l’intérieur des habitations (endophiles) et d’autres à l’extérieur ( exophiles).
S’agissant de la prise de sang, certains moustiques préfèrent le sang humain (anthropophiles) et d’autres le sang des animaux – domestiques/sauvages (zoophiles).
Un vecteur du paludisme (à craindre) sera celui qui fait de l’endophage et qui est anthropophile.

Une activité maximum à minuit

Selon les enquêtes entomologiques conduites depuis les années 1990, trois vecteurs majeurs du paludisme ont été trouvés dont l’Anophelesgambiaes.s.
D’autres vecteurs mineurs ont aussi été identifiés : An. marchalli, An. moucheti, A.ziemanni, A. Coustani, An. squamosus et An. Maculipalpi.
Les vecteurs du paludisme sont antropophiles, endophiles et endophages avec activité maximum à minuit.

Renverser la tendance
Il importe de renverser la tendance des indicateurs de morbidité et de mortalité liées au paludisme, par le suivi de la résistance des vecteurs aux insecticides; la formation/recyclage du personnel du PNILP en entomologie; le suivi de la résistance des parasites aux médicaments antipaludiques ainsi que la mobilisation des financements pour la lutte contre le paludisme.
La prise en charge des cas de paludisme dans les structures de soins doit aussi être renforcée.
La réalisation de l’enquête MIS combinée à l’EDS pour actualiser les indicateurs, ainsi que le renforcement de la recherche opérationnelle et la collaboration avec les institutions de recherche aura un impact positif dans cette lutte.

La lutte en fonction des facteurs influençant

L’homme, le vecteur moustique et le parasite surtout le falciparum (86%) pour le cas du Burundi, sont les trois piliers qui influencent cet état de choses. Dans 86 % des cas, le responsable du paludisme est P. falciparum. Pour arriver à éradiquer la malaria, il faut agir sur ces piliers. L’homme doit être sensibilisé afin qu’il change de comportement selon son environnement (gestion de l’eau, changement climatique, activités économiques, etc.). Il faut fermer les portes et les fenêtres à partir de 17h.
Notre interlocuteur a précisé que le Burundi est situé dans la zone de prédilection du paludisme à cause des conditions climatiques environnementales favorables au développement rapide du parasite et de ses vecteurs, à cause de longues périodes de transmission supérieures à six mois, de la pauvreté et au niveau d'instruction bas.
Il promet de combattre le parasite avec différentes substances, soit par traitements curatifs, soit par prophylaxie. La priorité est réservée aux femmes enceintes et aux jeunes enfants de moins de 5 ans.
Pour lui, si chacun fait ce qu’il doit faire, le paludisme sera éradiqué au Burundi d’ici 2020.
YOLANDE NINTUNZE

 

COMMUNAUTE MUSULMANE> Atelier de sensibilisation sur la lutte contre le sida

Des mesures conséquentes s’avèrent nécessaires

 

Le Centre islamique pour la promotion de la santé en collaboration avec le Ministère de la Santé publique et de lutte contre le sida, organise du 22 au 24 avril 2015, avec le soutien de l’Onusida, un atelier de sensibilisation à l’intention des leaders, prédicateurs et femmes de la communauté musulmane sur leur rôle en matière de lutte contre le sida.

 

DSC 7927Selon Alain Parfait Bimenyimana, coordinateur du centre Islamique pour la promotion de la santé, l’objectif de cette activité est de sensibiliser et rappeler la communauté musulmane qu’elle est face à un danger réel qu’est la pandémie du sida.
Il a fait savoir que les prédicateurs peuvent contribuer à la lutte contre cette maladie à travers leur enseignement, étant donné qu’ils sont en contact avec leurs fidèles cinq fois par jours. De même, a-t-il ajouté, les femmes aussi ont un rôle incontournable dans cette lutte et surtout dans la prévention, en ce sens qu’elles s’occupent de l’éducation des enfants dès leur jeune âge. En plus, elles sont invitées à s’impliquer davantage et à agir pour la promotion de la santé en général et dans la lutte contre le sida en particulier.
Il a également souligné qu’au cours de cette activité, les femmes leaders vont être sensibilisées sur les droits et devoirs qui les régissent tel que prescrites par la communauté musulmane.
M. Bimenyimana a révélé que durant ces trois jours, une journée est réservée aux prédicateurs masculins et les deux restants aux femmes. Cela du fait que les femmes musulmanes restent privées de l’information parce qu’elles sont obligées de rester souvent à la maison.
M. Bimenyimana a en outre souligné que la loi musulmane permet la polygamie et le mariage précoce, ce qui accroit la propagation de cette pandémie. Selon l’EDS 2010, la séroprévalence par religion a montré que la religion musulmane vient en tête avec 5.4 % alors que les catholiques sont à 1.5% et les protestants à 1.9%. « A cet effet, nous sommes appeler à agir face à cette situation en prenant des mesures conséquentes tout en respectant les enseignements de la communauté musulmanes », a-t-il fait remarquer.
De ce fait ces prédicateurs et les femmes musulmanes ont un grand rôle a joué au sein de la communauté.
Bénigne GAHIMBARE

 

Santé> Situation du paludisme dans le monde

La prévalence du paludisme a nettement diminué en Afrique subsaharienne

 

Le nombre de cas de paludisme et de décès continue à baisser de manière considérable au niveau mondial. La population ayant part aux principales interventions antipaludiques est toujours plus nombreuses au fil des ans et par conséquent, le nombre de vies sauvées ne cesse d’augmenter.

 

DSC07609Dans son exposé lors de l’atelier media à l’occasion de la 8ème journée mondiale de lutte contre le paludisme tenu le lundi, 20 avril 2015, Dismas Baza, chargé de programme paludisme et maladies tropicales négligées à l’organisation mondiale de la santé(OMS) a fait savoir que la transmission du paludisme est active dans les six régions de l’OMS. Au niveau mondial, la population susceptible d’être infectée par le parasite et de développer la maladie s’élève à 3,2 milliards. Selon les dernières estimations, 198 millions de cas de paludisme et 584 000 décès ont été recensés en 2013. La maladie sévit plus particulièrement dans la région Afrique de l’OMS, 90% des décès au niveau au niveau mondial y sont enregistrés, et parmi les enfants de moins de 5 ans qui représentent 78% du nombre total de décès.
Dr Baza a indiqué que les nouvelles données révèlent que la prévalence de l’infection parasitaire a nettement diminué en Afrique subsaharienne depuis 2000. La prévalence moyenne de l’infection chez les enfants âgés de 2 à 10 ans y a chuté, passant de 26% en 2000 à 14% en 2013, soit une diminution relative de 48%.
Entre 2000 et 2013, la mortalité liée au paludisme a diminué de 47% dans le monde et de 54% dans la région Afrique. Chez les enfants de moins de 5 ans, elle est estimée en baisse de 53% dans le monde et de 58% dans la région Afrique. Si la baisse annuelle observée au cours des 13 dernières années se poursuit, la mortalité due au paludisme devrait chuter de 55% au niveau mondial et de 62% dans la région de l’Afrique. Chez les enfants de moins de 5 ans, elle devrait diminuer de 61% au niveau mondial et 67% dans la région d’Afrique.
Lucie Ngoyagoye

 
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