Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

ENTRETIEN> Sur les violences faites aux femmes rurales

« Un mal qu’on doit nécessairement combattre »

 

Il est remarqué ces derniers jours des violences un peu partout au Burundi où surtout les femmes du milieu rural sont assassinées par leurs maris. Des actions doivent être menées pour que chacun puisse comprendre que l’action non violente commence chez soi, dans les ménages afin d’éviter les conflits familiaux en édifiant une culture de non violence et de paix pour éradiquer les causes des conflits  et de l’intolérance par des actions d’éducation et de sensibilisation.

 

DSC07694Les mauvaises pratiques observées aujourd’hui sont, selon Anne Spès Nishimwe, coordinatrice du Collectif des associations et ONG féminines du Burundi (Cafob), liées d’une part à la détérioration de notre culture qui fait qu’on ne respecte plus la femme.  « Auparavant, la femme avait un titre d’honneur et pour dire les choses très sérieuses l’on citait le nom de sa mère » a-t-elle indiqué.  D’autre part, elle a expliqué qu’il s’agit des conséquences liées à la guerre qui a saccagée notre culture ainsi que la pauvreté qui augmente le nombre de viols à travers les vols Online Poker ou les tueries pour des intérêts divers.
 Selon Mme Nishimwe, les conséquences pourront s’aggraver si rien n’est fait aussi bien pour les enfants issus des mères touchées par ces violences, que pour le pays. Elle a précisé que l’enfant qui est né et qui a grandi dans les conditions de blessures de sa mère, est d’abord un élément gênant de cette dernière et par conséquent l’enfant ne bénéficiera pas d’une bonne éducation de la part de sa maman. Il va grandir avec un cœur dur. Ce qui va se répercuter, dans le futur,  sur sa vie sociale.

Retrouver la dignité de la femme

Anne Spès Nishimwe a recommandé de revoir la structure visant enfin à retrouver la dignité de la femme. Une question qui est pertinente non seulement pour la femme ou la famille mais aussi pour le pays. Comme ce phénomène est fréquent surtout en milieu rural, la coordinatrice du Cafob a invité les familles de trouver,  en cas de désaccord, les moyens de résoudre les conflits sans faire recours à la violence.
Rosine MUGISHA

 

Genre et création d’emploi> Association Lumière du savoir

Les femmes sont capables de réaliser des projets durables

 

Face au chômage qui est aujourd’hui un casse-tête pour le gouvernement et la jeunesse, l’association « Lumière du savoir » a apporté sa contribution. Elle a initié une école de création d’emploi dont l’enseignement est de qualité. Avec plus de trente employés, l’école fait vivre les familles de ces derniers et leurs parentés.

 

DSC 0049Selon Ancille Nduwimana, représentante légale de l’association Lumière du savoir, le projet de création d’une école fait vivre plusieurs familles en plus de sa contribution à l’enseignement de qualité. « Nous étions des enseignants  et avons pensé à créer une association puis une école que nous projetons faire une école d’excellence » a fait savoir Mme Nduwimana. A partir de l’année scolaire 2011-2012, l’école a ouvert ses portes et compte actuellement un personnel de trente-quatre personnes. « Notre école apporte  un soutien significatif au gouvernement dans sa politique de l’éducation pour tous », a informé Mme Nduwimana. Yvette Munezero, une enseignante à  cette école que la rédaction du Renouveau a contactée, a indiqué être satisfaite dudit projet. « Durant ces trois dernières années, je parviens à vivre et faire vivre ma famille grâce au l’emploi m’accordé par l’école Arche des connaissances », a-t-elle affirmé.

Les écoles privées ont besoin d’être appuyées pour améliorer leurs services

A la question de savoir si le gouvernement à son tour appuie l’école, Mme Nduwimana a plutôt fait appel au gouvernement du Burundi. Elle a insisté sur le fait que le matériel didactique est tellement cher que le gouvernement devrait aider par exemple dans l’achat des ordinateurs où accorder l’exonération du matériel importé. Toutefois, elle a remercié le ministère ayant l’enseignement de base dans ses attributions pour l’attention qu’il a réservée à l’école au moment de son agrément. Aux organisations féminines, Mme Nduwimana demande un soutien dans la mesure du possible. Elle demande à toutes les femmes de ne pas se sous-estimer et ainsi penser à créer l’emploi pour contribuer au développement de leur pays. La femme est un pilier du développement, a-t-elle conclu.

Amédée Habimana (Stagiaire)

 

COMMUNE URBAINE DE BUYENZI> Empiètement des parcelles

Des édifices sur les caniveaux aggravent l’état d’hygiène

 

La presse quotidienne  « Le Renouveau » a visité la commune urbaine de Buyenzi  le lundi 6 octobre 2014 pour se rendre compte de la situation d’empiètement des parcelles. Cet empiètement va jusqu’à construire des maisons
au-dessus des caniveaux. Ces maisons font que le nombre de personnes dans les parcelles augmente, entraînant ainsi la précarité de l’hygiène.

 

DSC 0438Dans la commune urbaine de Buyenzi, le problème de logement est une préoccupation majeure, disent les habitants interrogés. On trouve dans une même parcelle un nombre de personnes variant entre quarante et quatre-vingts. Dans ce cas de surpopulation, les conditions d’hygiène deviennent déplorables, ajoutent-ils. Selon toujours les habitants interrogés, la demande de  maisons à louer est accrue dans cette localité. C’est la raison  qui pousse les propriétaires des parcelles à augmenter le nombre de chambrettes en construisant dans l’espace interdit. Le souci de gagner de l’argent pousse  les propriétaires à dépasser les limites de leurs parcelles et à construire dans l’espace public.  Ils construisent sur les fils électriques et les tuyaux d’eau de la Regideso et cela devient une source de mécontentement pour eux lorsque la Regideso exige que ces maisons soient détruites pour ses travaux d’entretien. Les investissements supplémentaires utilisés pour ériger ces maisons  deviennent une peine perdue lorsque ces maisons sont démolies.

Le nombre de locataires augmente et la salubrité en souffre

Les pièces construites sur la surface empiétée font que le nombre de locataires augmente. Cela implique l’accroissement excessif des personnes dans la parcelle déjà surpeuplée. Cet état de  promiscuité et de surnombre engendre la précarité de la salubrité des ménages, disent les personnes interrogées. Il est difficile d’entretenir une latrine qui est utilisée par quatre-vingts personnes. Même si elle est bien entretenue, elle dégage des odeurs nauséabondes  parce que les déjections dépassent sa capacité. Le  cas le plus répugnant, c’est quand ces latrines débordent et que la journée passe sans que les services chargés de vidange aient  évacué les déchets. Les déchets de cuisines pour certains ménages sont jetés dans les caniveaux aggravant ainsi l’état d’hygiène dans cette commune. Ces personnes interrogées demandent au gouvernement de prendre en main la question du logement et de l’hygiène pour le bien-être de la population.

EZECHIEL MISIGARO
(STAGIAIRE)

 

 

CENTRE ANTI-MALARIA >Célébration de son dixième anniversaire

«Il a le rêve d’éradiquer un jour le paludisme au Burundi»

 

L’association Action de lutte contre la malaria (Aluma) a célébré le samedi 4 octobre 2014, le dixième anniversaire du centre anti-malaria St François d’Assise. Cet événement a été marqué par une messe d’action de grâce et c’était  une occasion de dire « merci » à tous les partenaires tant nationaux qu’internationaux du travail accompli pour le bon fonctionnement dudit centre.

 

DSC07662Après la messe, une visite guidée à laquelle était conviée l’ambassadeur de France au Burundi a été organisée.  Dans son discours de circonstance, le représentant légal d’Aluma, Albert Mbonerane, a exprimé les sentiments de gratitude au gouvernement burundais pour avoir accordé le terrain où est érigé le centre; l’ambassade de France au Burundi qui a financé sa construction; le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida d’avoir accordé un don de véhicule et qui contribue, d’une part, en donnant des médicaments contre le paludisme et d’autre part dans l’amélioration de la prise en charge et le renforcement des capacités. Il a aussi remercié tous ceux qui interviennent d’une façon ou d’une autre en faveur de Aluma.
 

La première cause de mortalité

Le représentant légal a indiqué que Aluma a eu l’idée de créer le centre anti-malaria parce qu’auparavant l’association recevait des aides constituées de médicaments. Ces derniers étaient distribués aux structures de santé et sans être rassuré qu’ils atteignent les bénéficiaires, a-t-il expliqué. Ainsi le centre fut créé en 2004 et a eu le choix de traiter une seule maladie (le paludisme) qui constituait la première cause de mortalité. En effet, le rapport Médecin sans frontière (de 2002 et 2003) montrait que beaucoup de gens meurent du paludisme parce qu’ils n’ont pas accès aux soins de santé.
 Albert Mbonerane a été amené à mettre en place un centre pour accueillir les gens « indigents » afin de contribuer à sauver les vulnérables. Il a alors rappelé que depuis mai 2004 jusqu’au 30 septembre 2014, le centre a déjà  accueilli   près  de 249 000 patients  dont 47 malades du paludisme. Une somme de 400 FBu pour les adultes et de 300 FBu (jusqu’en 2009) pour les enfants est exigée pour être soigné, y compris les médicaments. Il a précisé que les difficultés enregistrées, durant les dix ans, sont surtout celles liées à des gens qui n’ont pas encore compris que le paludisme est une maladie qui guérit vite si on se fait soigner. Le manque de financement est un défi majeur pour développer d’autres projets du centre.                                         
ROSINE  MUGISHA

 
Ouvrir