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ELEVAGE> Déménagement des vaches de Rukoko

Pour des raisons de protection de l’environnement

 

La localité de Rukoko située en commune de Gihanga, en province de Bubanza est connue comme un lieu de transhumance. Ainsi, des bétails y ont été transférés pour y être élevés en toute tranquillité. Mais ces vaches ont été dernièrement déplacées vers Gihungwe pour des raisons, dit-on de protection de l’environnement.

 

DSC02651-1Selon le directeur des forêts au ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Félix Ngendabanyikwa, la décision de déménagement des vaches de Rukoko a été inspirée par les aspects généraux considérés au niveau international. Ces aspects sont notamment la montée de la température de 2°c tous les 20 ans, ce qui fait qu’on doit faire attention et être rigoureux dans les surveillances à faire, ainsi que dans les comportements à adopter en fonction des situations dans lesquelles on est. A cet effet, a-t-il précisé, il y a des activités qui étaient permises dans le temps et qui ne le sont plus actuellement et où les autorités habiletées sont obligées de prendre des décisions conséquentes pour des questions d’intérêt général.
M. Ngendabanyikwa a en outre indiqué que le ministère ayant l’environnement dans ses attributions et le ministère en charge de l’agriculture sont en train de voir comment les éleveurs qui ont beaucoup de vaches de race locales puissent les convertir en race améliorée. Cela, a-t-il explicité, va faciliter leur gestion, étant donné que cette zone de Rukoko est un lieu public et non pour certains individus. En plus, a-t-il ajouté, compte tenu des conséquences néfastes liées aux changements climatiques, des précautions adéquates doivent être prises pour la protection de l’environnement, afin de faire face aux impacts liés à ces changements climatiques.
Toutefois, il tranquillise les éleveurs que les mesures en cours de discussions ne vont pas les déstabiliser, ou handicaper leurs activités. Car, a-t-il dit, l’élevage contribue beaucoup au développement du pays et à l’accroissement de son économie.

Bénigne Gahimbare

 

 

COMIFAC >Réunion préparatoire de la 8ème session

Le Burundi va assurer la présidence de la commission

 

Le ministère de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme a organisé le lundi 5 janvier 2015, une réunion avec ses partenaires œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement. C’était dans le but de la préparation de la 8ème session du conseil des ministres de la Commission des forêts de l’Afrique (Centrale). Celle-ci se tiendra à Bujumbura du 14 au 16 janvier 2015.

 

DSC02646Le ministre de l’Eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Jean Claude Nduwayo, a fait savoir que l’objet de ladite réunion est d’annoncer les grandes orientations par rapport à la session prévue du 14 au 16 janvier 2015. Mais également, a-t-il ajouté il sera question, de solliciter l’engagement tant financier que technique des participants pour la tenue sans faille de la session, ainsi que l’accompagnement du Burundi pendant tout son mandat à la tête de la Comifac.
M. Nduwayo a par la suite précisé que conformément aux statuts de la Comifac, une session ordinaire des ministres se tient une fois les deux ans. C’est pendant ces assises, a-t-il souligné, qu’il y a passation de témoins de présidence de cette commission entre les pays qui se succèdent. Pour le cas présent, c’est le tour du Burundi qui va prendre la relève de la République du Tchad.
Selon Félix Ngendabanyikwa, coordinateur national de la Comifac et directeur des forêts au ministère ayant l’environnement dans ses attributions, le Burundi va bénéficier de pas mal de choses pendant la période où il sera à la tête de cette commission.
Il a indiqué qu’en défendant les intérêts des membres de la commission, le Burundi va profiter pour défendre d’une façon particulière les intérêts du pays. Il a cité notamment notamment les projets qui, ayant été déposés dans le fond forestier du bassin du Congo et n’ayant pas été pris en considération, seront priorisés pendant les deux ans de présidence.
Signalons que la Comifac s’occupe du secteur forêt et environnement à travers son objectif principal de «conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers ». Et cette institution est constituée de 10 pays qui sont le Burundi, le Rwanda, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Tchad, le Cameroun, la Guinée Equatoriale, la République centrafricaine et Sao Tomé et Principe.
BENIGNE GAHIMBARE
MARTIN KARABAGEGA (Stagiaire)

 

AFFLUENTS DU LAC TANGANYIKA> Etat de pollution dans la commune Rumonge

Les paramètres témoignent du phénomène de pollution

 

Certains paramètres analysés sur les rivières Murembwe, Dama et Munege, dans la commune Rumonge ont des teneurs dépassant les normes de rejet acceptables dans l’environnement. C’est ce qui ressort de l’analyse dernièrement effectuée sur certains affluents du lac Tanganyika.

 

Les paramètres qui ont été analysés sont la matière en suspension (MES), l’arsenic (As), la demande biologique en oxygène sur cinq jours ( DBO5 ) et la demande chimique en oxygène ( DCO).
Les eaux des rivières Murembwe, Dama et Munege ont des teneurs en As hors normes. Elles accusent également une très forte charge bactérienne (Coliforme et E.Coli). Les eaux de la rivière Munege ont une très grande teneur en matière organique biodégradable traduite par la DBO5 contrairement aux deux autres rivières.
Selon les normes kenyanes de décharge des eaux usées dans l’environnement utilisé par le laboratoire des eaux africaines ayant analysé les échantillons d’eau, le potentiel d’hydrogène (PH), la teneur en matières dissoutes totales (TDS), en manganèse, en orthophosphates, en brome, en cadmium et en plomb de ces cours d’eau analysés satisfont aux normes de qualité de l’eau acceptables dans l’environnement.
Par contre la teneur en As de Murembwe, Dama et Munege est élevée au-delà des normes acceptables dans l’environnement. La DCO de la rivière Munege dépasse les normes de rejet acceptables dans l’environnement. Les trois affluents ont une très forte contamination bactérienne. Ces bactéries peuvent avoir des effets néfastes divers sur la biodiversité aquatique comme les maladies infectieuses. Elles contiennent également une très forte concentration en E.Coli, ce qui témoigne d’une grande contamination fécale de ces eaux exposant ainsi les utilisateurs aux maladies des mains sales à transmission fécale-orale.
Au regard des paramètres analysés, aucun des trois affluents ne répond à tous les normes de rejet acceptables dans l’environnement. Certains paramètres, MES, DBO5, DCO, As, ont des teneurs dépassant les normes de rejet dans certains affluents du lac Tanganyika. D’autres paramètres, Coliformes totaux et E.Coli ont des valeurs dépassant les normes de rejet dans tous les affluents du lac Tanganyika du sud du Burundi au nord du lac Tanganyika. Ces paramètres dont les valeurs dépassent les normes témoignent du phénomène de pollution des affluents et du lac Tanganyika avec des effets négatifs sur la biodiversité aquatique et sur la santé humaine des populations.
Les activités anthropiques essentiellement sur les bassins versants et dans la plaine littorale du lac Tanganyika ne respectant même pas la zone tampon de cent cinquante mètres sont les principales causes de dégradation de la qualité physico-chimique des eaux de rivières qui se déversent dans le lac Tanganyika. Il s’agit notamment des déversements des effluents des usines d’extraction d’huile de palme, des savonneries, des eaux résiduaires industrielles, des eaux usées domestiques, agricole,… Les changements climatiques contribuent également dans la dégradation de cette qualité du fait de l’intensification de pluies torrentielles déterminant une plus forte érosion et envasement des rives et des embouchures.
L’état actuel de la pollution, telle que l’indiquent les résultats d’analyse des eaux des affluents, recommande tout un chacun et spécialement les intervenants à respecter la zone tampon de 150 m , aménager les bassins versants du lac Tanganyika, compléter les analyses de la qualité physico-chimique des eaux par des échantillonnages d’eau suffisamment biens distribuées dans le temps et dans l’espace, éviter le danger d’importer l’eau de boisson et léguer aux générations futures un environnement sain et un lac Tanganyika aux eaux répondant aux normes environnementales.
Eric Mbazumutima

 

Commune urbaine de Musaga> Pénurie d’eau

Un bidon coûte entre 300 et 500 FBu

 

Depuis quelques semaines, les habitants de la commune urbaine de Musaga font face à une pénurie d’eau. S’il y en a, c’est soit sur les bornes publiques, soit dans les ménages pendant la nuit et ce, durant quelques minutes. Cette pénurie affecte le côté financier puisqu’un bidon qui coûtait entre 100 et 150 FBu se trouve entre 300 et 500 FBu. Les habitants demandent à la Régideso de servir leurs quartiers avant que les maladies liées au manque d’hygiène ne les attaquent.

 

DSC 2445Selon Alice Irakoze, une habitante du quartier Kinanira I en commune urbaine de Musaga, depuis quelques semaines, les habitants de ce quartier font face à un manque d’eau. La rédaction du journal Le Renouveau l’a trouvée près du bureau communal à 9h35 sur une borne publique y faisant queue à la recherche de l’eau. Elle dit que c’est un casse-tête étant donné que sans l’eau, il n’y a pas de vie. D’après Richard Nininahazwe, habitant Kinanira I, c’est entre 7 h et 4 h seulement que l’eau coule dans les robinets chez lui et ce, pendant quelques minutes. Ce qui n’est pas facile pour lui puisque ce sont des heures très avancées de la nuit où il est difficile de s’en apercevoir. Il pense que s’il y a eu une panne au niveau de la Régideso, il vaudrait mieux procéder à la réparation dans les meilleurs délais, à défaut de quoi les habitants courent le risque d’attraper les maladies liées au manque d’hygiène.
Selon Eric Muhimpundu qui se charge de vendre l’eau dans les ménages, c’est une occasion de gagner de l’argent pour lui puisque le prix par bidon est revu à la hausse. Ainsi, dit-il, il est passé de 100 à 300 ou 500 FBu selon la distance.

Les conséquences ne sont pas négligeables

D’après l’officier de police principal, Nicolas Nikoyagize, chef du poste de police de la commune urbaine de Musaga, le manque d’eau affecte dangereusement la vie des policiers et des prisonniers enfermés au cachot de la commune. Ainsi, précise-t-il, les latrines destinées aux prisonniers sont bouchées il y a longtemps. Les policiers et les prisonniers sont obligés d’utiliser une même latrine qui se trouve à cent mètres du cachot. M. Nikoyagize dit que cela présente des dangers d’évasion des prisonniers mais aussi des problèmes d’hygiène.
L’administrateur communal de Musaga, Alexandre Bigirimana, dit que c’est normal ; tantôt il y a de l’eau, tantôt il n’y en a pas. Mais l’idéal serait d’en avoir en permanence. Il demande à la population de gérer rationnellement le peu qu’il y a. S’agissant des latrines des prisonniers, il indique que la commune a déjà engagé un plombier pour les réparer.
La rédaction du Renouveau n’a pas pu avoir l’avis des services en charge de l’eau à la Régideso pour savoir l’origine de cette pénurie.
AMEDEE HABIMANA
JEAN BOSCO NDUWAYEZU (STAGIAIRE)

 
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