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ROUTE> Impact des « poids lourds » sur la RN1

Des mesures urgentes s’avèrent nécessaires

 

En février 2014, le pays a connu une catastrophe naturelle suite à une pluie diluvienne. Celle-ci, avec tempête dévastatrice, a endommagé tout ce qui se trouve sur son passage, les ponts et routes n’ayant pas été épargnés. Et certains usagers de cet axe comme les « poids lourds » empruntant le corridor nord ont été contraints de contourner par la RN7.

 

DSC 1100La crise actuelle qui secoue la capitale depuis plus d’un mois affecte aussi le bon fonctionnement des réseaux routiers interurbains. Mais le problème du réseau routier est antérieur à cette période. En février 2014, le pays a connu une catastrophe naturelle suite à une pluie diluvienne qui a endommagé tout ce qui se trouve sur son passage. Les ponts et routes n’ont pas étaient épargnés.
Mais, il a été constaté que la RN1 a enregistré beaucoup de dégâts importants entraînant la suspension temporaire de l’utilisation de cette route par les «poids lourds». On a obligé ces « poids lourds » transportant les marchandises, ainsi que les camions- citernes, les camions remorques et semi –remorques d’emprunter la RN7.
Pour ce faire, le gouvernement et ses partenaires nationaux et internationaux ont vite réagi dans la remise en état de ces routes endommagées. Cependant, la crise sociopolitique qui sévit dans la capitale depuis un mois est intervenue au moment où les travaux n’étaient pas encore bien achevés. Malheureusement la nouvelle voie RN7 est bloquée au passage de ces camions par les manifestants au niveau d’Ijenda et obligeant ces derniers à retourner au passage habituel c’est –à –dire sur RN1.
Le retour de ces camions est venu non seulement perturber l’achèvement des travaux déjà entamés, mais aussi ces dernies ont endommagé davantage les parties non encore réfectionnées à une vingtaine de kilomètre de la capitale Bujumbura avant d’arriver à Kinama de la commune Mubindi.
A voir l’impact négatif exercé par ces camions sur cette route, des mesures urgentes s’avèrent nécessaires et urgentes pour limiter les dégâts. Il serait utile d’anticiper pour prévenir l’irréparable car un jour la partie routière restante au passage peut céder au surpoids de ces poids lourds et par la suite occasionner des dégâts énormes.

ROBERT GILBERT SAYUMWE(Stagiaire)

 

Alimentation>Notions de base en nutrition

L’alimentation a toujours constitué la préoccupation majeure de l’Homme

 

La nutrition est l’étude de tout le processus de transformation des aliments en nutriments, leur utilisation par le corps humain pour assurer la croissance et la santé. L’alimentation doit être équilibrée et diversifiée pour assurer ses apports en micronutriments.

 

Léonidas Barihuta, nutritionniste au programme national intégré d’alimentation et de nutrition (Pronianut), a fait savoir qu’il existe de nombreux nutriments différents, répartis en deux catégories, à savoir les macronutriments et les micronutriments.
L’organisme puise son énergie dans les sucres (ou glucides), les corps gras (ou lipides) et les protéines. Ces trois nutriments énergétiques forment la classe des macronutriments. L'organisme peut également puiser son énergie dans l'alcool (ou éthanol), mais celui-ci n'entre pas nécessairement dans un régime recommandé, contrairement aux trois nutriments précédents.
Les micronutriments sont quant à eux des nutriments dont l'organisme a besoin en petites quantités mais dont le rôle est essentiel pour son fonctionnement et son maintien en bonne santé.
Ces micronutriments doivent être obligatoirement apportés par l'alimentation.
À l’échelle mondiale, les trois formes les plus communes de malnutrition par carence en micronutriments concernent les carences en fer, en vitamine A et en iode. Ces trois formes de malnutrition touchent au moins un tiers de la population mondiale, essentiellement dans les pays en développement.

Des fibres alimentaires

M.Barihuta a indiqué que l’alimentation a toujours constitué la préoccupation majeure de l’Homme. Ce dernier cherche à diversifier sa nourriture pour assurer ses apports en micronutriments. Mais cela n’est pas le cas dans tous les coins du monde. Différentes enquêtes menées révèlent que plus de 2 milliards de la population dans le monde souffrent de carences en micronutriment et la presque totalité provient des pays en voie développement.
La carence en micronutriment est présente partout où existe une sous-alimentation due à une insuffisance quantitative et où l’alimentation est peu diversifiée.

Nécessaire au bon fonctionnement

M. Barihuta a révélé qu’un nutriment essentiel est un élement nécessaire au bon fonctionnement d'un organisme vivant. On parle bien sûr de nutriments nécessaires au fonctionnement habituel du corps humain mais que ce même corps ne peut pas fabriquer par lui-même. Mais les nutriments sont nécessaires à tout organisme vivant.
Dans la catégorie de nutriments essentiels figurent les vitamines, les minéraux alimentaires, les acides gras essentiels et les acides aminés.

Lucie Ngoyagoye

 

INSALUBRiTE> Ex-marché central de Bujumbura

La vente des fruits et légumes pollue l’environnement

 

Les déchets biodégradables sont observés dans certains endroits de la capitale, en l’occurrence dans les marchés. Ils sont souvent causés par les vendeuses des fruits et légumes qui jettent n’importe où et n’importe comment les ordures de leurs produits. Elles sont pour la plupart constituées d’épluchures de bananes, d’oranges, de feuilles des choux, …

 

DSC08082Les vendeuses des fruits et légumes causent l’insalubrité des marchés. Il par exemple suffit de visiter par l’exemple les alentours du marché « Buyenzi city market » communément appelé «Chez Sioni » et de l’ex-marché central de Bujumbura pour s’en rendre compte.
Tenez ! Quand les vendeuses des fruits et légumes étalent leurs produits que ce soit dans les marchés ou les autres lieux publics, elles y laissent beaucoup d’ordures. Ce qui donne du fil à retordre aux travailleurs de la mairie de Bujumbura chargés de l’évacuation des déchets sur l’ensemble des artères de la capitale. Au lieu de faire tout simplement face à la poussière et à l’enlèvement de quelques papiers, ils s’affairent aux déchets biodégradables jetés par-ci, par-là. Ils prennent, à cet effet, beaucoup de temps à les évacuer. Conséquence, on observe des montagnes d’immondices qui jonchent certains coins des avenues des quartiers de la municipalité de Bujumbura.
Derrière le Palais des Arts et à l’aile est de l’ex-marché central de Bujumbura, les immondices sont toujours présentes dans la mesure où les Services techniques municipaux (Setemu) sont débordés malgré les efforts consentis pour les évacuer. Il est difficile pour ces services de rendre régulièrement salubres aussi bien les quartiers que les différents marchés de la capitale Bujumbura.
S’il est vrai que la mairie de Bujumbura a mis à la disposition du public des poubelles publiques, il est aussi vrai que ces dernières sont souvent débordées à tel point que les ordures se déversent à leurs alentours. Il serait plutôt souhaitable de demander aux vendeuses des fruits et légumes de rassembler leurs ordures, quitte à les transporter loin de la ville. De cette manière, les agents des Services techniques municipaux auraient une tâche facile. Et cela dans le souci de rendre toujours propre notre capitale d’autant plus que la population a besoin de respirer un bel air, une des sources de bonne santé.
Masta Shabani

 

Les violences faites aux femmes> Cas d’une femme hospitalisée à l’hôpital militaire

Les victimes ont souvent peur de porter plainte

 

Certaines femmes victimes de violences conjugales se retrouvent à l’hôpital souvent sans garde malade et leurs dossiers laissés sans suite. C’est le cas de S.N, une femme rencontrée à l’hôpital militaire de Kamenge, mutilée par les coups de machettes de son mari.

 

Au premier regard, on croirait à un accident. Mais il n’en est pas un. Ce sont des blessures dues aux coups de machettes infligés par son mari dans une dispute conjugale. Ayant requis l’anonymat par peur, S.N. est mère de six enfants et vit avec son mari en province de Cibitoke. Quand on l’a trouvée à l’hôpital militaire de Kamenge dans le service Chirurgie, elle était gardée par sa sœur. Mais comme elle est exigeante et qu’elle demande beaucoup de soins a cause de son bras droit coupé au niveau du coude, la sœur n’a pas pu être patiente et l’a laissée là, seule. Elle nous a fait savoir que pour elle, le problème n’est pas qu’elle soit seule, mais plutôt qu’elle souffre à cause des blessures sur tout le corps et que maintenant elle ne pourra plus vaquer à ses activités par ses propres moyens.
Quant à savoir le sort réservé à son mari, la femme a dit qu’elle n’a plus revu son mari après avoir reçu les coups. « J’ai eu peur de porter plainte car il pourrait me retrouver et me tuer. Je voudrais rester en vie pour élever mes enfants », a fait remarquer la dame. En plus, ses voisins qui se sont présentés à l’hôpital pour lui rendre visite, lui ont formellement interdit de porter plainte. Dans la province de Cibitoke où la polygamie est une réalité criante , les femmes doivent s’habituer à cette situation. C’est du moins ce qu’a fait savoir notre interlocutrice. Dans cette localité, les femmes subissent des violences conjugales mais leurs cas n’apparaissent pas dans la justice car elles ne se présentent pas pour porter plainte. Ainsi, les maris fautifs restent libres.
N’eut-été l’appui de certaines associations en faveur des femmes, S.N. serait laissée à elle seule. Et elle n’est pas la seule à subir une telle injustice et à être obligée de se taire. Les gardes malades trouvés sur place ont condamné le comportement du mari responsable de cet acte ignoble. Certains ont même recommandé qu’il soit puni de façon exemplaire pour qu’il ne puisse plus recommencer les mêmes actes sur une autre femme.

Blandine NIYONGERE

 
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