Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

Politique nationale de santé 2005-2015> Evaluation

Des progrès ont été réalisés mais les défis subsistent

 

Le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a mis en place une Politique nationale de la santé de 2005 jusqu’en 2015. Des progrès importants ont été réalisés mais des défis subsistent, et il ne faut pas baisser la garde.

 

 
DSC01161Selon Dr Longin Gashubije, directeur général de la planification au ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, les principal constat est qu’il y a des avancées significatives notamment dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile. En 2005, la mortalité des enfants de moins de 5 ans était de 184 pour 1 000 naissances et aujourd’hui, elle est de 96 pour 1 000. Pour ce qui est de la mortalité maternelle, « nous étions à 1 100 pour cent mille naissances vivantes et aujourd’hui, nous sommes à 500. On a une réduction de plus de la moitié », a-t-il souligné.
En plus de cela, il y a eu une réduction significative des infections liées au VIH-sida, à la tuberculose et au paludisme. Mais pour que tout cela se réalise, il a fallu organiser le système de santé notamment par la mise en place des districts sanitaires dans le cadre de la décentralisation notamment pour approcher les services à la population, a indiqué M.Gashubije. Pour lui, cela a permis de sauver des vies par l’organisation de la référence contre référence et de disponibiliser les médicaments proches de la population.

Les défis sont de plusieurs ordres

D’après Dr Gashubije, il y a eu des défis dans la mesure où en 2005, le pays était toujours en guerre. Pour cela, il y avait une réticence du personnel de santé à prester dans les milieux reculés pour des raisons de sécurité, mais également, pour des raisons pécuniaires parce que les salaires du personnel sont trop bas. Mais, depuis 2006, il y a eu la mise en œuvre de la Stratégie de financement basée sur la performance qui a permis de renforcer la motivation du personnel à aller vers les milieux reculés.
Le constat est qu’en 2006, 80% de médecins prestaient en ville, aujourd’hui, ils sont à 50%. Des avancées ont été observées en termes de coordination des partenaires car en 2005, il n’y a en avait pas mais à partir de 2007, il y a eu le cadre de coordination des partenaires pour la santé et le développement qui a permis de mobiliser des financements mais aussi, d’éviter les doubles emplois au niveau des partenariats.
Les autres défis sont liés entre, à la rupture de stock des médicaments qui a été parfois observée notamment suite au fait que le Burundi dépend fortement de l’extérieur. « Nous n’avons aucune usine qui produit des médicaments. Pour cette raison, on a connu des ruptures de stock ce qui a probablement occasionné certains décès ». L’autre défi aura été le manque d’infrastructures et d'équipements mais depuis 2005, il y a une dynamique de construction de centres de santé qui aujourd’hui, ont atteint un niveau significatif. Ils sont passés de 500 en 2005 à 900 en 2013.
Il faut sauvegarder les acquis, maintenir les résultats déjà atteints mais aussi à penser à innover.
Yvette Irambona

 

BASSIN DU LAC VICTORIA> Réunion avec les journalistes

Pour leur sensibilisation

 

Le Projet de gestion environnementale du bassin du lac Victoria phase II (LIVEMP II)-Burundi a organisé le vendredi 5 décembre 2014 une réunion à l’intention des journalistes s’occupant des questions en rapport avec la protection de l’environnement. C’était dans le but de les informer et les sensibiliser sur les activités dudit projet au Burundi.

 

Selon Gilbert Ngendahabona, chargé de communication dans le projet LVEMP II, les journalistes ont la voix qui porte loin. Raison pour laquelle ils ont été mobilisés afin qu’ils donnent leur contribution en accompagnant le projet dans les activités lui allouées. Mais, a-t-il ajouté, cela n’est possible que s’ils sont suffisamment informés, conscientisés et sensibilisés sur les actions qui sont en train d’être menées par le projet.
En effet, ledit projet en cours d’exécution au Burundi et dans d’autres pays de la CEA est une initiative des Etats de la communauté de l’Afrique de l’Est qui se partagent le bassin du lac Victoria.
Il a indiqué que le projet a été créé dans l’objectif de faire une gestion collaborative des ressources transfrontalières, de la protection du lac Victoria, mais également pour le développement de la population de la zone d’action du projet.
M. Ngendahabona a en outre révélé que le projet, à la fois régional et national, est exécuté dans quatre provinces du pays qui sont Gitega, Mwaro, Karusi et Kirundo. Ces provinces, a-t-il explicité, sont traversées par les grandes rivières qui se déversent dans le lac Victoria via la rivière Kagera. Il a fait savoir que le Projet de gestion environnementale du bassin du lac Victoria est un service public qui vise le développement de la population. A cet effet, toutes les activités du projet sont exécutées en étroite collaboration avec l’administration et la population de la zone d’intervention. Cette dernière en bénéficie à travers les activités- financées dans le cadre de sous-projets.
Quant à l’aménagement et la protection des cours d’eau qui sont d’ailleurs le but prioritaire du projet, le chargé de communication a précisé qu’on s’appuie sur le Code de l’eau du Burundi. Celui-ci, en son article 5, chapitre 1er, délimite le domaine public hydraulique. Il stipule que la zone tampon pour le lac Tanganyika doit avoir une largeur de 150 m, 50 m pour les autres lacs du pays 50 m et 25 m pour les rivières.
BENIGNE GAHIMBARE

 

INONDATIONS> Rivière Nyabagere

Elle menace les infrastructures avoisinantes

 

Le canal conduisant les eaux de la rivière Nyabagere vers le lac Tanganyika mérite d’être curé tout en envisageant de réhabiliter le pont se trouvant sur la chaussée d’Uvira. C’est pour éviter les dégâts comme on l’avait vécu aux mois de février et avril 2014.

 

DSC07929Les infrastructures avoisinant la rivière Nyabagere notamment les bâtiments abritant la société « Savonor», le pont qui se trouve sur la Chaussée d’Uvira et les champs sont en voie d’être menacées par la rivière Nyabagere et si l’on n’y prend pas garde, il y a lieu de craindre le pire. C’est du moins l’observation du quotidien Le Renouveau lors de son passage à cet endroit le 5 décembre 2014.
Selon les propos recueillis sur place, cette rivière avait tendance à déborder le jeudi 4 décembre 2014. Ce débordement serait lié aux dernières pluies qui s’étaient abattues sur la capitale Bujumbura. L’on se souviendra qu’une partie du pont avait été emportée par la rivière Nyabagere lors des pluies de février et avril 2014. A cette période, la chaussée d’Uvira était impraticable. Tous les véhicules qui devaient emprunter le tronçon étaient obligés de faire un long détour.
Il fut une période où les habitants de la zone Gatumba et ceux du quartier Kajaga étaient contraints de prendre deux bus pour parvenir à destination. Les bus quittaient le parking de Gatumba jusqu’à la hauteur de la société « Savonor». Les passagers étaient obligés de prendre un second bus qui les conduisait à Gatumba ou à Kajaga.
Cette situation n’a pas cependant pas duré longtemps. Les services habilités sont parvenus à aménager une issue de secours avant de permettre aux usagers de la chaussée d’Uvira de l’emprunter. Et depuis lors, rien n’est fait pour réhabiliter le pont Nyabagere.
Il serait urgent de penser déjà à réhabiliter ce pont qui demeure important pour notamment la population locale, mais surtout pour les touristes à la découverte de la beauté du Burundi à partir du Delta de la Rusizi ou qui cherchent à passer la nuit dans les hôtels se trouvant sur le littoral du lac Tanganyika.
Il ne faut pas attendre que les pluies soient encore abondantes pour intervenir. Les travaux ne concerneraient pas seulement le pont, mais aussi le curage du canal conduisant les eaux de Nyabagere vers le lac Tanganyika.
De cette manière, les eaux pluvieuses couleraient sans causer de dégâts.
Masta Shabani

 

L’image et la place de la femme>Dans les médias


Les médias véhiculent une image stéréotypée des femmes

 

Dans les médias, les femmes occupent une place peu satisfaisante. Selon une étude faite par l’AFJO (Association des femmes journalistes du Burundi), les médias véhiculent une image stéréotypée des femmes. Pour pallier ce problème, la présidente de l’association, Agathonique Barakukuza, interpelle les professionnels des médias pour améliorer l’image que véhiculent les médias au sujet de la femme en eu donnant une image qui reflète la réalité.

 

DSC06813bLa présidente de l’AFJO, Agathonique Barakukuza, a fait savoir que dans les vingt médias qui ont fait l’objet de l’étude de 2010 de l’AFJO, les femmes journalistes représentent une moyenne de 37,35%. Sur 41 présentateurs, 31 sont des hommes, soit 75%, contre 10 femmes, soit 25%. Sur 274 reporters, les femmes représentent 26% contre 74% pour les hommes. Dans les nouvelles, 66% des personnes présentées comme des victimes sont des femmes, selon l’étude.

Les faiseurs d’opinion et les acteurs politiques sont plutôt des hommes
Mme Barakukuza a indiqué que malgré la présence des femmes dans les différents secteurs de la vie nationale, les acteurs politiques et autres faiseurs d’opinion sont des hommes. « Il est donc remarquable qu’il est rare que les femmes leaders, qui pourraient être des modèles, intéressent les médias. Quand les femmes apparaissent sous les feux de l’actualité, c’est souvent sous leur rôle de victime, de femme violée et battue, de femme qui a faim», a-t-elle signalé.
Elle a précisé que des chiffres qui montrent la place de la femme dans les médias, l’on en déduit que les femmes sont sous -représentées dans les médias burundais, aussi bien au niveau des présentateurs et des reporters qu’à celui des intervenants dans les émissions. Cette sous représentation est davantage accentuée lorsqu’il s’agit des fonctions de prise de décisions dans les médias.
Pour pallier ce problème, la présidente de l’AFJO demande aux professionnels des médias d’accroître la place de la femme dans les médias sur les plans qualitatif et quantitatif tant au niveau des présentateurs et des reporters qu’au niveau des intervenants dans les informations. Elle les interpelle pour améliorer l’image qui est véhiculée par les médias au sujet de la femme en donnant d’elle une image qui reflète la réalité.
ROSE MPEKERIMANA

 
Ouvrir